R EVUE DE STATISTIQUE APPLIQUÉE
B. C YFFERS
Mise sous contrôle de machines à paqueter la poudre à priser
Revue de statistique appliquée, tome 5, n
o1 (1957), p. 67-76
<
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MISE SOUS CONTROLE
DE MACHINES A PAQUETER LA POUDRE A PRISER
par
B. CYFFERS
Ingénieur
des Manufactures del’Etat
Cet article expose l’étude
préliminaire
trèssimple,
basée sur l’analyse dela variance,
entreprise
dans le but de mettre sous contrôle des machines à paqueter lapoudre
àpriser,
et la manièreE dont le contrôle a étéorganisé.
.
La consommation des tabacs à
priser,
bienqu’en
décroissance continuelle,est encore, à l’heure actuelle, de l’ordre de 50 tonnes par mois. La fabrication est assurée par une seule Manufacture
possédant,
entre autresmatériels,
quatre machines à paqueter.La
production
d’une machine, en marche normale, est de 24 tonnes par mois. Le nombre de machines en fonctionnement est engénéral
de deux,quel- quefois
trois; laquatrième
est en révision(la
corrosivité duproduit paqueté exige
une révisioncomplète après
un maximum de 6 mois demarche).
PRINCIPE DU DOSAGE
Le tabac à
priser
est mis en vente sous forme depaquets cubiques
de 50grammes. Les doses de 50 grammes sont déterminées
volumétriquement
de lamanière suivante :
La
poudre, après
avoir traversé un tamisvibrant,
tombe sur unplateau
à 6alvéoles tournant autour d’un axe vertical. Le fonddes
alvéoles,
mobile,s’éclipse
au moment ou un fouloir introduit la
poudre
dans le sac depapier.
Le volume de s alvéoles est calculé de manière
à c or re spondr e
à un peu moins de 50 grammes.On
règle
lepoids
enagissant
surl’épaisseur
de la couche depoudre qui
recouvre le
plateau.
Cette couche estégalisée
par uneréglette horizontale, réglable
en hauteur. Letrop plein de poudre
estéjecté du plateau
et recueilli dansune caisse par l’intermédiaire d’une
gouttière.
La cadence de. la machine est d’environ 50
paquets
à la minute. A leur sortie de lamachine,
les paquets de 50 g. sontgroupés
par 20 en un paquet de groupe- ment de 1kilogramme.
BUT DE
L’ÉTUDE
De
longue date,
J le seul contrôle effectué était un contrôleempirique
de lamoyenne, basé sur la
pesée
de paquets degroupements
entiers. On laissait au mécanicien le soin,de surveiller larégularité
despoids
des paquets individuels . Nous nous sommesproposés
d’instaurer un contrôle par carte de contrôle de la moyenne et de ladispersion.
En ce
qui
concerne ladispersion,
nous avons de suite décidéd’adopter
uncontrôle basé sur l’intervalle de variation w2o déterminé sur 20 paquets consé-
cutifs,
Jc’est-à-dire,
enfait,
la différence depoids
entre lepaquet
leplus
lourdet le
paquet
leplus léger
à l’intérieur d’un mêmegroupement.
Le choix de W20
peut surprendre.
On conseillegénéralement
de ne paspréle-
ver
plus
de 12objets lorsqu’on
utilise l’étendue comme indice dedispersion .
Certes, laperte
d’informationqu’entraine l’emploi
de w2o, parrapport
à l’infor- mationqu’on pourrait
obtenir en retenant lespoids
individuels des 20 paquets de l’échantillon(en
calculantl’écart-type, par exemple)est
assez considérable. Maisce choix se
justifie psychologiquement :
w~,de par
sa définition : différence entre lespoids
extrêmes à l’intérieur d’un mêmegroupement,
a un sens bien concretpour le
personnel
de maitrise et lepersonnel
ouvrier.Le
premier problème
à résoudre a donc été le suivant :quel
est le w20 que l’onpeut
considérer comme "normal"? Sa connaissancepermettra
de calculer les limites de surveillance et de contrôle de ladispersion.
Le second
problème
concerne le calcul des limites de contrôle pour la carte de la moyenne : eneffet,
l’intervalle de variation étant déterminé sur 20paquets consécutifs,
il est à craindre que des variations incontrôlables de densité de lapoudre
dans letemps
n’entrainent des fluctuations dupoids
moyensupérieures
àcelles que l’on
peut
attendred’après
le calcul àpartir
du w20 moyen.CHOIX DE LA
MÉTHODE -
ANALYSE DE LA VARIANCELa
première idée qui
vient àl’esprit, lorsqu’ondésire
contrôler une machine par cartes, consiste à effectuerplusieurs prélèvements successifs,
à mesurersur chacun d’eux le
poids
moyen et l’étendue et àporter
lespoints
obtenus surune carte des moyennes et une carte des
étendues,
afin de voir sur la machineest "sous contrôle" .
Dans le cas
présent,
cette méthodeprésente
des inconvénients . En effet :- les
dosages volumétriques
depoudre
étant effectués par 6 alvéolesdifférents,
elle nepermet
pas de déceler une influencepossible
des alvéoles sur la dis-persion.
On
risquedonc d’accepter
unedispersion supérieure
àcelle que l’onpourrait atteindre;
par suite, J de fixer pour la moyenne des limitestrop larges,
J et ainsid’estomper
les fluctuations de la moyenneimputables
aux variations de densité de lapoudre.
Il convient donc
d’employer
une méthode de travailqui
permette de déceler les deux effetspossibles :
- l’effet "alvéole"
- l’effet
"temps" .
On est conduit à effectuer une
analyse
de variance "à deuxdimensions",
Jc’est-à-dire
pratiquement,
à effectuerles opérations
suivantes :prélever
un cer-tain nombre de paquets
consécutifs,
les peser dansl’ordre,
J inscrire lespoids
dans 6 colonnes successives, J
chaque
colonnecorrespondant
à unalvéole.
Si le nombre de colonnes est
imposé,
le nombre delignes
est à notre librechoix. Le but étant de déceler un "effet
possible
deslignes" correspondant
auxvariations de densité de
la poudre
dans letemps,
ilimporte de
couvrir unepériode
de fabrication assez
grande,
sans toutefois être conduit à des calculstrop longs.
En
définitive,
J nous avonsprélevé
400paquets consécutifs, correspondant
à 8- 10minutes de fabricaticn.
EXPÉRIENCES -
CALCULS -RÉSULTATS
De tels
prélèvements
ont été effectués pour les deux machines(n °
1 et n°3)
en état de marche au moment de l’étude.
Nous
reproduisons
la feuille de calcul relative à la machine n° 3, afind’emontrer la
simplicité
des calculsqui
ont été effectués entièrement à la main.Les 6 colonnes
correspondent
aux 6 alvéoles . Les 66lignes correspondent
à 66 tours consécutifs duplateau
à alvéoles. Lespoids
sont inscrits endécigram-
mes,
l’origine
étantprise
à 510décigrammes.
Le
principede l’analyse
de lavarianceconsiste àreprésenter
l’effetpossible
"alvéoles"
(en
nombre6) par 6 paramètres
Oi(i
= 1,2, J ...,6)
et l’effetpossible
"lignes" (en
nombre66)
par 66paramètres Àj (j
= 1, J 2, ...,66)
et à écrire uneobservation xij
(alvéole
i,ligne j)
sous la forme :J 1 -
M
est unparamètre
commun à toutes lesobservations,
cequi permet
d’astreindre lesai
etÀj
aux conditions :Sij
estsupposé
distribué en loi deLaplace-Gauss,
J autour d’une moyenne nulle,avec une variance
("résiduelle" ) a- 2. Les
eij sontsupposés indépendants.
L’équation d’analyse
de la variance s’écrit :où k = nombre de
lignes
= 66et n = nombre de colonnes = 6
Elle revient à
décomposer
la comme des carrés autour de la moyennegéné- r ale : ~ (xij - x)2
en 3 termes 1IJ
-
k (Xio - X-)
terme dû aux alvéoles1
-
n
J- 7)
terme dû auxlignes
-
¡: e~j ,
terme résiduel dont on tire une estimation absolument correcte de laJ ij
variance
2.
Le calcul de chacun de ces termes se fait de la manière suivante :
1 )
S(xij - x)2 :
on adressé,
sur lapartie
droite de la feuille decalcul ,
l’histo g ramme
des396
mesures. Un nouveauchangement d’origine,
fixant le 0à 17
permet
un calculrapide
de la somme des carrés centrés :(le
total des mesures, avec la nouvelleorigine,
J est de -51).
Ce terme
dépend
de396-1
= 395degrés
de liberté.2) k
1(Xio - x)2.
On a fait les totaux par colonne. Puis, J poursimplifier
lescalculs,
on aadopté
comme nouvelleorigine
1.122(=
17 X66).
Sur les deuxlignes
suivantes
figurent
les totauxaprès
lechangement d’origine, (une ligne
pour lespositifs,
uneligne
pour lesnégatifs).
On vérifie que la somme des nombresfigurant
sur ces deuxlignes
estégale
à - 51.La dernière
ligne
donne les carrés de ces nombres et le total de ces carrés :34.885.
En définitive le terme
k (Xio - x)2
a pour valeur :Il
dépend
de 6 - 1 = 5degrés
de liberté.3) n (xoj - x)2 .
On aopéré
de la même manière :J
- calcul de s totaux par
ligne
-
changement d’origine :
102 = 17 X 6- les nouveaux totaux,
après changementd’origine figurent
dans les deux colonnes suivantes(positifs
etnégatifs).
- on vérifie que leur somme est
égale
à - 51.- les carrés
figurent
dans la dernière colonne.Le terme calculé a pour valeur :
Il
dépend
de 66 - 1 = 65degrés
de liberté.Le tableau
d’analyse
de la variance s’établit ainsi : Machine n ° 3Une étude
analogue,
sur la machine n° 1, conduit au tableau suivant : Machine n° 1Quelles conclusions
peut-on
tirer de l’examen de ces deux tableaux?a)
EFFETALVÉOLÉS -
Il est inutile
d’appliquer
le test de Snédécor pour conclure que, dans la machine n° 1, l’effet alvéole est hautementsignificatif.
P l h. 0 3 l t
1 04 ,
3985 52 0 7 1... ni...
Pour la machine n°
3, le rapport en cicj. ~ 2,07
estlégèrement
inférieur à5 0, 5184
la valeur
figurant
dans la table deSnédecor, point 5%,
à l’intersection de la colonne 5 et de laligne
325.L’effet alvéoles
n’apparaitpas
comme vraimentsignificatif
pour cette machine.b)
EFFET LIGNES -Il
apparait
commesignificatif
pour la machine n° 3, comme peusignificatif
pour la machine n ° 1.
On peut en déduire
qu’il
existe trèsprobablement
un "effetlignes",
c’est-à-dire une variation de la densité de la
poudre
dans letemps .
Il est d’ailleurs vrai-semblableque
si l’étudeavaitporté surun
nombre de paquetsplus grand,
c’est-à-dire sur une
période
de fabricationplus longue,
l’ "effetlignes"
serait apparuplus
net. De toutemanière,
il est intéressant de constater que la somme des carrés dûe à ceteffetprend
sensiblement lamême valeur p our
les deux machines.RESIDU -
Dans les deux cas, le carré moyen résiduel est inférieur au carré moyen calculé à
partir
de la somme totale des carrés. Comme le contrôle de ladisper-
sion sera basé sur l’étendue observée sur 20 paquets
consécutifs,
il convient de calculer le w que l’oncherchera à maintenir, àpartir
de la variance résiduelle.Ainsi, pour la machine n° 3, le w2o moyen
qui
servira à l’établissement de la carte de contrôle sera calculé par la formule :3,735
50, 5184 = 26,5 décigrammes
et non par : --
3,735
59, 3226
= 28,8décigrammes,
le coefficient
numérique
3,735 étant lerapport
del’espérance mathématique
dew2o à
l’écart-type
pour une distributionnormale,
rapportreprésenté générale-
ment par le
symbole d2o.
Mais, ce
qui
doit attirer leplus l’attention,
c’est la différence degrandeur
des deux variances résiduelles pour les 2 machines. Il ressort de là que dans cette variance entrent d’autres facteurs de variation que ceux étudiés
(alvéoles,
densité de la
poudre),
etqu’en conséquence,
il est certainementpossible
d’amé-liorer la
dispersion,
tout au moins celle de la machine n° 1.Après
cetteétude,
laligne
d’actionapparait
nettement :- réviser la machine n° 1,
- établir des cartes de contrôle de
l’étendue,
enacceptant provisoirement,
comme normale, une étendue de
2,6
grammes à l’intérieur d’un paquet degroupement.
-
préciser
les limites àadopter
pour la carte de la moyenne,puisqu’un
effet"temps"
existe;,
Voyons
comment ont été résolus ces troispoints . RÉVISION
DE LA MACHINE N° 1L’analyse
de la variance a fait ressortir un "effet alvéoles" considérable.De
plus,
elleapermis
d’identifier les alvéolesresponsables
de cet état de chosesl’alvéole n° 5 et l’alvéole n° 6.
Aussi avons-nous
procédé
à la mesure des cotes des sixalvéoles,
avec lepressentiment
de trouver :- pour l’alvéole n° 5 un volume
trop petit
et- pour l’alvéole n° 6 un volume
trop grand.
Mais
aussiprécisesque
furenteffectuéeslesmesures,
les volumes apparurentidentiques
pour les six alvéoles . Ce résultat sembla aupremier
abord en contra-diction avec celui de
l’analyse statistique.
Après
un examen minutieux de lamachine,
ons’aperçut
que letrop plein
depoudre
s’écoulait mal par lagouttière prévue
à cet effet. Il se formait un amasde
poudre
auhaut de cettegouttière,
et detemps
à autre, de lapoudre
était entrai-née dans les
paquets
par le dessous duplateau.
Il suffit de
remplacer
lagouttière
d’évacuation par une autre depente plus raide,
en métalplus lisse, graissée légèrement
detemps
à autre à l’huile deparaffine,
pour que l’ "effet alvéole"disparût.
Ainsi,
ceproblème, qu’on s’apprêtait
à résoudre enajustant
les alvéoles aucentième de
millimètre,
le fut en réalité par la mise en forme d’uneplaque
delaiton à coups de maillet.
A
CONTRÔLE
DE LA DISPERSIONPour
chaque machine,
il estprélevé quotidiennement
4paquets
de groupe- ment dans le courant de lajournée.
Une fiche hebdomadaire est ouverte par machine; dansla première
colonne sont inscritsles poids : 50,0 - 50,1 - 50,2
...etc , .. de
décigramme
endécigramme.
Les 20 paquets de
poudre
d’un mêmegroupement
sontpesés
un à un, lespoids
sont inscrits sous formed’histogramme
dans une colonne. On en déduitaisément le w2o
qu’on reporte
sur la carte de contrôle des étendues.Après
l’instauration de cecontrôle,
les intervalles de variation ont eu ten- dance àdiminuer,
et ils se maintiennentdepuis
autour de1,7
gramme.CONTRÔLE
^ DE LA MOYENNEEn
réalité,
nous n’avonsjamais
établi de carte de contrôle de la moyenne à proprementparler.
Une
première
étude aconsistéàpeser
touslespaquets
degroupement
sortant d’une machinependant
unejournée,
à dresserl’histogramme
despoids
et à encalculer
l’écart-type, après s’être assuré, endressantungraphique chronologique,
que le
poids
moyen n’avait pas subi "d’àcoups"
au cours de lajournée.
L’écart-type
trouvé fut de l’ordre de 5 grammes , valeursupérieure
à cellequ’on
était endroit d’attendre
d’après
les résultats des tableauxd’analyse
de la variance :ainsi pour la machine
n"3, l’écart-type
résiduel estde l’ordre de0,7
gramme, etl’écart-type
dupoids
despaquets
de groupement devrait être de0,7 20
=3, 1
grammes. Ce fait
peut
être considéré comme résultantprincipalement
des varia-tions de densité de la
poudre
dans le courant de lajournée,l’étude statistique portant
sur 8 minutes de fabricationayant
faitapparaitre
une influencepossible
de ce facteur.
On a
disposé,
à côté dechaque machine,
une balance à lecturedirecte,
devant le cadran delaquelle
onpeut déplacer
une fourchette mobile à deuxdents,
l’écartement des deux dentscorrespondant
sensiblement à 20 grammes(4
écarts-type s ) .
A
chaque changementde
fourniture(papier cellophane, papier
bulle de paque-tage, papier
kraft degroupement),
on détermine lepoids
de la tare, et onrègle
la fourchette pour que le
poids
moyen net depoudre
dans lespaquets
soit de50,5
grammes .Il suffit de peser de temps à autre des
paquets
degroupement
pour s’assurer que lepoids
reste entre les limites . Cedispositif permet
de voir, en mêmetemps
que l’on
procède
à la mesure, si celle-ci estcomprise
entre les limites de con-trôle. L’inconvénient
estqu’il
ne laisse aucune trace écrite.Toutefois,
la facilitéet la
rapidité
de la mesure incitent lepersonnel
àprocéder
à de nombreusespesées
dès que l’une d’elles s’écarte un peu dupoids théorique.
De ce fait lepoids moyenestdevenuassez
stable. Pour mesurer sastabilité,
nous avonsadopté
le
principe
suivant :Sur la fichehebdomadaire d’une
machine, utiliséepour
le calcul del’étendue,
ou
figurent
les résultats de20prélèvements (4
parjour,
5jours ouvrables),
nousdressons
l’histogramme généralde
ces 2 0prélèvements (400 paquets)
et calculonsl’écart-typedes poids des paquets.
SoitSp
cetécart-type.
On trouve parexemple :
Sp
=0,
54 gramme .D’autre
part,
on calcule le w20 moyen pour lasemaine,
soit parexemple : 1, 7
gramme.Supposons qu’au
cours de la semaine, lepoids
moyen despaquets
soit restéparfaitement
stable.L’écart-type
de ladispersion
despoids
serait, pour lasemaine, SW
=w~0 ,
soit dansl’exemple
considéré de~
=0,455
gramme.semaine, SW = 3,755
soit dansl’exemple
considéré3,735 0,455
gramme. °On trouve
toujours
pourSp
une valeursupérieure
àSw,
et onpeut
dire que lerapport Sp
"mesure" la stabilité de la moyenne. Avec les valeursnumériques
~w
envisagées,
cerapport
est de1, 18.
Plus ilserapprochede
I,plus
lepoids
moyena été stable .
On observe couramment,
actuellement,
desrapports SSP de
l’ordre de1, 05
à
1,10 qui
nousparaissent
satisfaisants.W
.
CONCLUSIONS
Nous avons
exposé
la manière dontfutorganisé
le contrôle dupaquetage
de lapoudre
àpriser.
Les méthodesutilisées, tantpour
le calcul des limites de contrôle de ladispersion,
que pour le contrôle de la moyenne, différentlégèrement
desméthodes
employées
habituellement. Nous neprétendons
pasqu’elles
sont meil-leures,
elles nous ont seulement paru mieuxadaptées
au casparticulier
étudié.Un fait est certain: l’instauration d’un contrôle
statistique
se traduittoujours
par une amélioration sensible de la
qualité
et par une économie : la moinsgrande dispersion
despoids
despaquets
a entrainé une diminution dupoids
moyen.Enfin,
la manière dont futréglée
la machine n°1,
pourlaquelle
un effet"alvéole" avait été
décelé,
montre avecquelle prudence
doivent êtreinterprétés
les résultats d’une étude
statistique.
Ceci confirme que lastatistique
constitueun
guide extrêmement p récieux, mais qu’elle
ne peutapporter
laclé deproblèmes
d’ordre
mécanique.
MACHINE POUDRE R.V.P. n° 3 POIDS DE
396
PAQUETSCONSÉCUTIFS
xCALCUL
DE 4 (xij - x)2
IJ