Chimie inorganique (L2 – CH04Y030)
Chimie Minérale
●
Rémi Losno
●
[email protected]
●
Recherche en chimie de l'environnement à l'IPGP (1 rue Jussieu Paris 5
ème)
– Interaction atmosphère-océan, atmosphère- continent
– Impact climatique du cycle des métaux
– voir: http://www.ipgp.fr/fr/losno-remi et
http://www.ipgp.fr/fr/bge/biogeochimie-environnementale
2
Plan du cours
●
Atome (rappels et compléments): Slater, Tableau périodique, Électronégativité,
●
Chimie du Solide
–
Liaison ionique
–
Liaison covalente, métaux
●
Alcalins, alcalino-terreux et halogènes
●
Oxydes et métallurgie
–
Solide métallique, oxyde, échange d'oxygène
–
Diagramme d'Elingham
–
Introduction à la métallurgie
●
Evolution chimique, chimie nucléaire
Organisation
●
Pédagogie
– 12 h de cours (6 séances, 8h30-10h30 jeudi zoom)
– 12 h de TD (6 séances, 3 groupes)
– 8 h de TP (2 séances, 4-6 groupes)
– Clip Vidéo pendant la dernière séance de cours
●
Modalité de contrôle des connaissances
– Examen à la fin du semestre 75%
– Note de TP 25%, 2 TPs + Clip
4
Les atomes (beaucoup de rappels)
L'atome
●
Z protons de charge +e
●
A nucléons, A-Z neutrons
●
Z électrons de charge -e
– atome électriquement neutre
– électrons disposés en couches
●
Masse dans le noyau, volume et contact avec
l'extérieur par les électrons.
6
L'atome d'hydrogène Z=1
Ou: n,l,m = R n,l (r) Y l,m (,)
Si on pose = 2 Z r / n a°, alors on obtient la série d'équations suivantes
(avec a°, rayon de Bohr, 53 pm)
E= Z²E°/n² E°= - me 4 /2h²
Fonctions radiales
8
Orbitales
s, p, d, f provient de propriétés spectroscopiques, on peut y ajouter un moyen mnémotechnique.
●s: sphérique (sharp)
●p: plan (principal)
●d: dual (diffuse)
●f: ? (fundamental)
Orbitale et fonction d'onde
●
Fonction d'onde: Champ scalaire dont le carré décrit la densité de probabilité de présence de l'ensemble
des électrons (plusieurs électrons)
●
Orbitale
– Champ scalaire identique à une fonction d'onde monoélectronique.
– approximation orbitalaire: la fonction d'onde
électronique d'un atome polyélectronique est la juxtaposition d'orbitales remplies avec des
électrons.
10
Atome polyélectronique
RÈGLE DE HUND : Dans un niveau d’énergie dégénéré on occupe d’abord tous les sous-niveaux par des électrons
de spin parallèle
●
On se base sur le modèle "hydrogénoïde"
●
On remplit les cases quantiques suivant la règle de Klechkovski, qui connaît cependant des
exceptions.
●
On applique le principe d'exclusion de Pauli, pas plus de 2 électrons et de spin opposés dans la même orbitale.
●
On garde en mémoire le phénomène de
répulsion inter électronique
Les orbitales dans l'ordre de Klechkowski
1s 2s 2p 3s 3p 4s 3d 4p 5s 4d 5p 6s 4f 5d 6p 7s 5f
12
Exemple: configuration électronique du fer
26 Fe: 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 6
18 Ar: 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6
26 Fe: [Ar] 4s 2 3d 6
Electrons de valence Electrons de coeur
Couches pleines couche K couche L couche M
Couches électroniques
Couches K et L du fer (Fe, Z=26)
14
Tableau périodique: familles
Lignes et colones
s p
d
n=1
16 P r e m i è r e é n e r g i e d 'i o n i s a t i o n ( e V )
B C
NO
A l S i
S cT iV C rM nFeC oN iC u G a
G e
Y Z rN bM oT cR uR hP d A g
I n S nS bT e
L aC eP rN dP mS mE uG dT bD yH oE rT mY b L u
H fT aW R eO sIr P tA u H g
T lP bB iP o R n
R a A c S
P
Z n C d
S e A s
H C l B r I
F
B a C s S r
X e
R b K r A r
C a K M g
N a N e
B e
L i H e
0 , 0 0 5 , 0 0 1 0 , 0 0 1 5 , 0 0 2 0 , 0 0 2 5 , 0 0 3 0 , 0 0
Z
M M + + e -
Ei (eV)
1
L i
0 . 0 0 2 0 . 0 0 4 0 . 0 0 6 0 . 0 0 8 0 . 0 0 1 0 0 . 0 0 1 2 0 . 0 0 1 4 0 . 0 0 1 6 0 . 0 0 1 8 0 . 0 0
H H e L i B e B C N O F N e N a M g A l S i P S C l A r K C a S c T i V C r M n F e C o N i C u Z n G a G e A s Z
eV
E i1 ( e V ) E i2 ( e V ) E i3 ( e V )
18
Règles de Slater
Electron
d’origine n-2, n-3... n-1 n n+1, n+2...
s,p // d // f
s,p 1 0.85 0.35 // 0 //0 0
d 1 1 1 // 0.35 // 0 0
f 1 1 1 // 1 // 0.35 0
E=− E° Z*2/n*2 avec E°= 13.59eV
n* = n pour n = 2 ou 3 ; n* = 3,6 pour n=4 et n* = 4 pour n = 5.
r = 21.5 ( n*2/Z*) + 14.8 n* + 22.5 pm
Tableau Calcul
Programme SLATER
Rayon atomique
20
Rayons ioniques
Liaisons entre atomes: rappels
●
Indice de liaison
●
Paramagnétisme, diamagnétisme
●
Force de la liaison
●
Énergie de liaison
●
moment dipolaire
●
Modèles de Lewis, LCAO
22
Rappel: LCAO
Liant
Antiliant
Définition électronégativité
●
Dissymétrie du nuage électronique dans la liaison A-B (HF par exemple)
●
Polarisation de la liaison
●
Moment dipolaire
●
L'intensité du moment dipolaire dépend de la différence d'électronégativité
F H
électrons
m
sité électronique croissante
24
Moment dipolaire
●
Vecteur, comme une boussole, s'applique à une liaison comme à une molécule.
●
Dans le modèle de Lewis, les moments dipolaires de chaque liaison s'additionnent pour donner le moment dipolaire de la molécule
●
Caractère ionique partiel, donne la quantité
d'intensité de liaison apporté par l'attraction résultant
de la dissymétrie des charges
Échelles d'électronégativité
●
Définition atomique pure:
– Mulliken ½ (Ea + Ei), force sur e
-●
Définition mixte atomique molécule homonucléaire
– Allred-Rochow Z*/r², r est le rayon covalent soit ½ de la longueur de liaison A-A, force sur e
-●
Définition moléculaire pure
– Pauling , part ionique dans l'énergie de liaison.
µ = A - B
√ E − √ E E
26
Electronégativité de Mulliken
χ = 0.317 E i + E A
2 E en eV
E A : affinité électronique*
M - M + e -
*: Parfois nommé "électro-affinité"
Affinité électronique
H Be N Ne Al S K Ti Mn Ni Ga Se Rb Zr Tc Pd In Te Cs Ce Pm Gd Ho Yb Ta Os Au Pb At Ra Pa Pu 0.00
0.50 1.00 1.50 2.00 2.50 3.00 3.50 4.00
EA (eV)
Element (Z croissant)
EA en eV
28
Comparaison E A et E i
H Be N Ne Al S K Ti Mn Ni Ga Se Rb Zr Tc Pd In Te Cs Ce Pm Gd Ho Yb Ta Os Au Pb At Ra Pa Pu 0.00
5.00 10.00 15.00 20.00 25.00 30.00
EA (eV) Ei1 (eV)
Allred-Rochow et Pauling
= 3590 Z*/r² + 0.744 ( r en pm)
Pauling
A - B = 0,102 H = 2.22
Δ= E A −B − √ E AA E BB E enkJ .mol −1
30
Electronégativité
0.00 0.50 1.00 1.50 2.00 2.50 3.00 3.50 4.00 4.50
H
Li Be
B C
N O
F
Na Mg
Al Si
P S
Cl
KCaScTiVCrMnFeCoNiCuZnGaGeAs Se
Br
RbSrYZrNbMoTcRuRhPdAgCdIn SnSbTeI
CsBaLaCePrNdPmSmEuGdTbDyHoErTmYbLuHfTaWReOsIr
PtAuHgTlPbBiPo At
FrRaAcThPaUNpPuAmCm
Electronégativité
Allred & Rochow Pauling
Z 0.500.70
0.901.10 1.301.50 1.701.90 2.10
K Ca
ScTi V CrMn
FeCoNi Cu ZnGa
Electronégativité
0.00 0.50 1.00 1.50 2.00 2.50 3.00 3.50 4.00 4.50
H
Li Be
B C
N O
F
Na Mg
Al Si
P S
Cl
KCaScTiVCrMnFeCoNiCuZnGaGeAs Se
Br
RbSrYZrNbMoTcRuRhPdAgCdIn SnSbTeI
CsBaLaCePrNdPmSmEuGdTbDyHoErTmYbLuHfTaWReOsIr
PtAuHgTlPbBiPo At
FrRaAcThPaUNpPuAmCm
Electronégativité
Allred & Rochow Pauling
Mulliken
Z
32
Le solide cristallin
Auguste Bravais: 1811-1863
Johann
Wolfgang von Goethe
Hauy
Laue
Bragg Röntgen Thomson 1912
A voir
●
Définition d'un cristal
– Les 14 réseaux de Bravais (1850)
●
Cristal métallique
●
Solide ionique cristallin
– Multiplicité, coordinance
– Compacité
●
Energie réticulaire
– Cycle de Born-Haber
– Constante de Madelung
●
Défauts cristallins
34
Le cristal
●
Maille
●
Translation suivant x, y et z
●
Paramètre de maille
– a (cube a suivant x, a suivant y, a suivant z)
– a et c (a suivant x et y, c suivant z)
Réseaux de Bravais
subaru.univ- lemans.fr
36
Cristal métallique
●
Liaison métallique
●
Empilements compact (cfc, hc) ou non (c, cc)
●
Compacité
38
Bandes
Bande conduction
Gap
Niveau de Fermi
40
Semiconducteur dopé
N P
Empilement compact
Mg: ABABABAB.... Au: ABCABCABC...
42
44
46
Réseaux cristallins, exemples
Hexagonal compact e.g.: Ti, Zn, Mg, Cd Cubique face centrée
(compact)
e.g.: Al, Ni, Ag, Cu, Au
a a
Cubique centré
e.g.: Fe, V, Nb, Cr
Cristal ionique
●
Modèle des sphères dures.
– Réseau de cations, d'anions.
– Sites pour les contre-ions.
●
Énergie Réticulaire
– Cycle de Born-Haber
– Constante de Madelung
●
Défauts cristallins
– Schottky (Absence anion ou cation)
– Frenkel (Cation ou anion déplacé)
– Centre F (électron piégé)
48
Modèles de cristaux ioniques
●
Cubique face centrée, cfc (fcc)
– Halite (NaCl): cfc (fcc), sites o
– Blende (sphalerite ZnS); cfc (fcc), ½ site t
– Fluorite (CaF2): cfc, sites t
●
Cubique simple, CsCl: c, sites c
●
Hexagonal
– Wurzite
– Rutile
Halite: NaCl Chlorure de césium
50
Les sites
●
Cubique (8) type CsCl
●
Octaédrique (6) type Halite
●
Tétraédrique (4) type blende, würtzite, fluorite
Par Benjah-bmm27 — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2068452
Blende (sphalérite)
Würtzite (polymorphe de la blende)
52
Limites des rayons
●Les 2 rapports r+/r- et r-/r+
doivent être supérieurs à cette limite, ou inférieurs à son
inverse... (respectivement 1.37, 2.44 et 4.44)
●La tolérance augmente quand la coordinence diminue
Rutile (TiO 2 )
Maille
quadratique
54
L'énergie réticulaire (Er) ou "Lattice Enthalpy" (LE)
●
-Er est l'énergie (enthalpie) à fournir à une mole de cristal pour le transformer en un gaz d'ions infiniment dilué. Er est négatif*.
– Différent de enthalpie de formation.
●
Valeurs de Er
– Mesure avec le cycle de Born-Haber
– Calcul avec le modèle des sphères dures:
constante de Madelung
*: On peut cependant trouver des tables où les valeurs de Er sont inscrites en nombres positifs avec donc la définition opposée (cf. les énergies de liaison). Il faut savoir que la condensation du gaz d'ions est toujours exothermique.
Cycle de Born-Haber
NaCl(s) Na(s) + 1/2 Cl2 Na(g) + 1/2 Cl2
Na(g) + Cl Na+ + Cl + e-
Na+ + Cl-
Er = -786 kJ/mol
Energie
-EA,Cl- = -355 kJ/mol Ei,Na+= 502 kJ/mol
121 kJ/mol (- ½ ECl-Cl) 107 kJ/mol
(Lsub Na)
- ΔH°fNaCl= 411 kJ/mol
Halite NaCl
56
Constante de Madelung
Chaîne linéaire zA = -e
zC = e r°
V = − e
24 π ϵ
0r
0Constante de Madelung
Chaîne linéaire zA = -e
zC = e r°
V = − e
24 π ϵ
0r
0r° r°
V =−2 e
24 π ϵ
0r
058
Constante de Madelung
Chaîne linéaire zA = -e
zC = e r°
V = − e
24 π ϵ
0r
0V =−2 e
24 π ϵ
0r
0+2 e
24 π ϵ
02 r
0−2 e
24 π ϵ
03 r
0+ ....= − e
24 π ϵ
0r
0( 2 ln 2)
r° r°
V =−2 e
24 π ϵ
0r
02r° 2r°
3r° 3r°
Constante de Madelung
Chaîne linéaire zA = -e
zC = e r°
V = − e
24 π ϵ
0r
0V =−2 e
24 π ϵ
0r
0+2 e
24 π ϵ
02 r
0−2 e
24 π ϵ
03 r
0+ ....= − e
24 π ϵ
0r
0(2 ln2 )
r° r°
V =−2 e
24 π ϵ
0r
02r° 2r°
3r° 3r°
Facteur
géométrique
60
Constante de Madelung
Cristal Constante de
Madelung Coordinence
Halite
1.748 6:6
CsCl
1.763 8:8
Fluorite
2.519 8:4
Blende
1.638 4:4
Würzite
1.641 4:4
z
acharge de l'anion z
ccharge du cation
E r = z a z c e 2
4 π ϵ 0 r 0 M N a
r°
Constante de Madelung bis
Cristal Constante de
Madelung Coordinence
Halite 1.748 6:6
CsCl 1.763 8:8
Fluorite CaF2 5.038 8:4
Blende ZnS 6.552 4:4
Würzite ZnS 6.564 4:4
E
r= − e
24 π ϵ
0r
0M ' N
aVous pouvez encore trouver écrites des valeurs de constantes de Madelung où le produit |za| zb y est intégré. Les valeurs y sont moins générales et moins
parlantes.
Ca2+ F- Zn2+ S2-
62
Energie réticulaire
●
NaCl: -780 kJ/mol mesuré, -766 calculé
●
CuCl: -993 kJ/mol mesuré, -904 calculé
●
NaI: -705 kJ/mol mesuré, -692 calculé
●
CuI: -963 kJ/mol mesuré, -833 calculé
Le modèle des sphère dures sous-estime systématiquement l'énergie réticulaire car il ne tient pas compte de la covalence, négligeable pour NaCl, ~20% de l'énergie pour CuI
Une façon équivalente d'exprimer ce résultat est de considérer que la
sphère dure se transforme en une forme non sphérique et molle
Défauts cristallins (entropie)
●
Schottky:
– absence d'un anion et/ou d'un cation
– remplacement par charge multiple ou compensation (exemple Na
+par Mg
2+)
– Anti-Schottky: ion en plus
●
Centre F: électron piégé dans un site cationique
●
Frenkel: cation déplacé (parfois anion) générant une paire de défauts
– Lacune
– Interstitiel
64
Alcalins, alcalino-terreux et halogènes
Les alcalins
66
Abondance
●
Na 2.6% (halite NaCl) K 2.4% (carnallite KCl.MgCl
2.6H
2O)
●
Li, Rb et Cs très peu dans les silicates
●
Fr: pas d'isotope stable, 22 mois pour
223Fr
Utilisation
●
Na-Pb plomb tétralkyl
●
NaOH, Na
2CO
3, Na
2SO
4, Na
4SiO
4●
K
2SO
4(engrais)
●
Li pour alkyl lithium, Li
+soigne la schizophrénie.
●
Li dans les batteries d'accumulateur, les piles.
68
Forme courante
●
M
+, parfois covalent surtout pour Li
●
Li
+voisin de Mg
2+par son champ de force Z*/r
●
K
+ressemble à NH
4+●
Rb
+ressemble à Tl
+et un peu Ag
+Préparation
●
Na et Li par électrolyse de sels fondus (eutectique CaCl
2+NaCl vers 600°C)
●
K, Rb et Cs par réaction des chlorures avec Na en phase gaz à contre courant, puis distillation.
●
NaCl, le plus stable des chlorures
70
Le lithium
http://sufiy.blogspot.fr/2010/03/lithium- abcs-by-rick-mills-tnrv-czxv.html
NaClKCl
KMgCl3·6(H2O)
Plateau du Puna
Extraction par échange
d'ions
72
74
Solide ionique
●
CsCl, coordinance 8
●
NaCl, coordinance 6
●
Formation des solides ioniques: adaptation de la taille des anions et des cations
●
MOH, bases fortes sauf LiOH (covalence)
●
Ions et cristaux incolores
●
Défauts F (trou+électron)
Réactivité
●
2 Li + ½ O
2→ Li
2O
●
2 Na + O
2→ Na
2O
2●
K, Rb, Cs → MO
2●
effet de taille, les gros cations sont stabilisés par les gros anions
●
Li + 3/2 N
2→ LiN
3(azoture de lithium)
76
Solubilité
●
Sels de Na solubles, sauf
NaZn(UO
2)
3(CH
3CO
2)
9,6H
2O (uranyl acétate de sodium)
●
K
+, Rb
+, Cs
+, perchlorates (ClO
4-) insolubles
●
Dissolution dans NH
3liquide
– Na → Na
++ e
-(solution bleue)
Solvatation
●
Li
+tétraédrique
●
Rb
+et Cs
+octaédrique
●
Na
+et K
+les deux
●
Plusieurs sphères d'hydratation, augmentation du nombre de molécules d'eau quand la taille de l'ion diminue.
La solvatation est l'arrangement de molécules de solvants autour d'une espèce, ici un cation alcalin, dans une structure avec une énergie par molécule de solvant
intermédiaire entre une liaison ionique ou covalente et une interaction intermoléculaire.
Quand il y a beaucoup de molécules de solvant impliquée, la somme de toutes les
78
Li+ Na+ K+ Rb+ Cs+
Ri (pm) 60 66 133 148 169
RHydratation (pm) 340 276 232 228 228
n H2O 25.3 16.6 10.5 10 9.9
Mobilité (S.cm2.mol‑1)* 33.5 43.5 64.6 67.5 68
ΔH°hydr (kJ/mol)
[ΔH°hydr] par molécule
[20.5]519 406
[24.5] 322
[30.7] 293
[29.3] 264
[26.7]
Hydratation
*: mesures de conductibilité
Organo-métalliques
●
Li-C covalent, voir Be-C et Mg-C
●
Na-C ionique
80
Les alcalino-terreux
Quelques utilisations
●
Ca très abondant dans des concentrations de carbonates biogéniques et de gypse
(évaporites)
●
Le calcium dans le bâtiment
– Oxyde de calcium CaO dans le ciment et le béton
– Contruction en pierre calcaire (CaCO
3)
– Le plâtre de Paris CaSO
4, 0.5 H
2O forme du gypse (CaSO
4, 2 H
2O) avec de l'eau.
Éclat rouge en pyrotechnie (Sr)
82
Mode de préparation des matériaux
●
Chaux (CaO)
– calcination à 900°C du carbonate de calcium
– CaCO
3→ CaO + CO
2●
Plâtre (CaSO
4.0.5H
2O)
– Chauffage du gypse
●
Prise du ciment à béton et mortier
– CaO + SiO
2+ H
2O → CaH
2SiO
4(mortier C-S-H)
En matériaux métallique
●
Le magnésium
– obtenu par électrolyse du chlorure anhydre fondu.
– allié à l'aluminium, il forme un alliage léger et résistant (duralumin). Les profilés en
"aluminium" sont en fait fabriqués avec cet alliage.
●
Le béryllium
– Grande transparence aux rayons X mous
– Très toxique
84
Les halogènes
Propriétés
●
Forment X
-et de bonnes liaisons ioniques avec les alcalins.
●
La taille des atomes et des anions augmente quand Z augmente.
●
Les molécules X
2sont oxydantes (facilité d'ionisation en anion et faiblesse de la liaison X-X) avec une force décroissante entre F
2et I
2.
●
Cl
2utilisé comme antiseptique dans les eaux potables et les piscines, parfois remplacé par I
2.
●
Utilisés en chimie organique: synthèse et polymères
(PVC).
86
Chimie des oxydes
Acidité de Lux & Flood
●
Echange de l'espèce O
2-●
Acide: accepteur d'ion oxyde
●
Base: donneur d'ion O
2-●
CaO + SiO
2= CaSiO
3= Ca
2++ SiO
32-Ca
2+O
2-SiO
2O
2-88
Enthalpie libre
Cherchons à faire la réaction:
M
xO
y→ x M + y/2 O
2Cette réaction a une enthalpie libre de réaction égale à ΔG°
red(pour réduction) pour les oxydes métalliques, la valeur de ΔG°
redest presque toujours positive (sauf pour l'or et le platine).
la réduction de M doit donc est poussée par une réaction concomitante avec une valeur d'enthalpie libre négative pour que le bilan soit favorable à une telle
réaction. Pour cela on commence par normaliser toutes les réactions d'oxydation sur une mole de dioxygène:
M
zi+ O
2= M
ziO
2avec z= 2x/y, on obtient alors une série de valeurs de ΔG°
oxinormalisées à une mole de dioxygène, et pour la plupart négative (réaction inverse de la réduction).
On peut alors écrire
z'M' + M
zO
2= M'
z'O
2+ z M avec une enthalpie libre ΔG° = ΔG°'
ox- ΔG°
oxM
'réduira l'oxyde de M si ΔG°'
oxest plus bas que ΔG°
ox.
Echelle d'enthalpie libre
ΔG°
oxM M"
M'
M" ne réduit pas l'oxyde de M
M' réduit l'oxyde de M
ΔG°>0
ΔG°<0
On notera une similitude avec la définition des E° qui quantifient le pouvoir Oxydant en solution aqueuse.
E° est une valeur de
ΔG°
ox normalisée à l'échange d'un seul électron.ΔG°
ox dépend de la température:ΔG°(T) = ΔH°(T) – T ΔS°(T)
90
Variation de l'enthalipe libre avec la température: diagramme d'Ellingham
ΔG°
oxT
500 K 3000 K
M"
M
ΔG°>0
ΔG°<0
M" réduit l'oxyde M" ne réduit pas de M
l'oxyde de M
Température d'inversion
Changement de phase pour M
92
P
CO= P
CO2à l'équilibre l'oxyde de fer n'est pas réduit à 1500°C si les pressions partielles de CO et CO2 sont égales
2 CO + O2 = 2 CO2 MO2 + 2 CO = M + 2 CO2
K= (PCO2/PCO)²
PCO = 10 PCO2
à l'équilibre l'oxyde de fer est réduit en fer à 1500°C si la pression partielle de CO2 est dix fois plus faible que la pression partielle de CO
2 CO + O2 = 2 CO2
94
Georges Chaudron (1891-1976)
http://www.uqac.ca/chimie_ens/Thermochimie/Chap_htm/CHAP_11.html
Courbes de Chaudron
C + CO
2= 2 CO
Le haut fourneau
96
Haut fourneau
"moderne"
98
Reconstruction contemporaine d'un bas fourneau "Antique":
opérations en "batch" discontinus.
Chimie nucléaire
Evolution chimique
100
Noyau, isotope, élément
Noyau atomique 10-14 à 10-15 m Contient 99.9% de la masse de l'atome
Assemblage de protons (+e) et de neutrons (Chadwick, 1932)
Electron, 0.05 uma (8 10
--26g), charge -e (1,6 10
-19C), 10
-10m
Z: nombre de protons dans le noyau et nombre d'électrons dans l'atome caractérise l'élément
A-Z: nombre de neutrons dans le noyau
Même Z, A différent: même élément mais isotopes
Isotopes stable et instables
Zones de stabilité nucléaires:
● les noyaux stables sont en noir.
● Les noyaux représentés en couleur évoluent spontanément vers la stabilité en noir: c'est la radioactivité nucléaire. Perte de e-
(rayonnement -), de e+ (rayonnement +) d'une particule pour les gros noyaux. Cette perte s'accompagne de l'émission d'autres particules dont souvent un photon
La composition du noyau en proton et neutron ne peut pas être quelconque. La proportion de neutrons dans le noyau augmente avec Z. Elle est à peu près de 50% pour les noyaux dits "légers"; elle monte à 70% pour l'uranium.
102
A – Z
Z 160
130
80
β +
β - α
84Po, At, Rn, Fr, Ra, Ac, Th, Pa, U
Masse isotopique
La masse d'un atome est toujours inférieure à la somme des masses de ses constituants "libres". La différence est entre 0.1 et 1%.
● Masse de 2H (2D): 2.01410 uma
● 2H c'est 1 proton, un neutron et un électron
● Masse proton: 1.00727644 uma
● Masse neutron: 1.00866500 uma
● Masse électron: 0.00054858 uma
● La somme fait: 2.01649 uma 1 atome de 12C a pour masse 12 uma.
1 uma c'est 1.660565510-27 kg
104
Nomenclature des atomes
●
A chaque Z correspond un élément avec un nom et un symbole.
●
Il existe une liste consensuelle de symboles et de noms faisant correspondre chaque valeur de Z
– Z= 1; H, hydrogène (hydrogen)
– Z= 26; Fe, fer (iron)
●
Le nom des éléments a une origine historique.
Masse isotopique
La masse d'un atome est toujours inférieure à la somme des masses de ses constituants "libres". La différence est entre 0.1 et 1%.
● Masse de 2H (2D): 2.01410 uma
● 2H c'est 1 proton, un neutron et un électron
● Masse proton: 1.00727644 uma
● Masse neutron: 1.00866500 uma
● Masse électron: 0.00054858 uma
● La somme fait: 2.01649 uma La variation de masse est de -0.12%
1 atome de 12C a pour masse 12 uma.
1 uma c'est 1.660565510-27 kg
Une bonne approximation (à 1%) de la masse d'un isotope
exprimé en uma (ou en g/mol) est son nombre de masse A.
106
Énergie de cohésion du noyau
●
Le défaut de masse peut se convertir en énergie :
∆E = ∆m c²
●
Pour comparer les atomes les uns aux autres, on définit le défaut de masse (ou l'énergie de cohésion) par nucléon
∆E / A
108
L'énergie par nucléon diminue
La masse par nucléon diminue aussi:
E = mc²
A graphical
representation of the semi-empirical binding energy formula. The binding energy per nucleon in MeV (highest numbers in dark red, in excess of 8.5 MeV per
nucleon) is plotted for various
nuclides as a function of Z, the atomic number (y- axis), vs. N, the number of
neutrons (x-axis).
The highest
numbers are seen for Z = 26 (iron).
Z
A-Z
110
Interactions nucléaires
●
Répulsion électrostatique entre les protons
– Portée sans limite
– Intensité décroissant avec la distance
●
Attractions par "l'interaction forte" entre les nucléon
– Courte portée
– Intensité croissante avec la distance
●
Energie: bilan de la répulsion et de l'attraction
Masse molaire isotopique et élémentaire
L'abondance isotopique naturelle pour un élément est sa composition isotopique relative observée sur Terre. Ce dernier point a fait l'objet de discussions très
récentes:
http://www.iupac.org/web/ins/214-1-85
Voir aussi le document pdf qui liste les masses et abondances isotopiques
●La masse molaire d'un atome est la masse d'une mole de cet atome.
●La masse molaire d'un élément est la masse d'une mole d'atomes de cet élément (même Z) dans les proportions isotopiques naturelles.
Définition de la mole:
C'est le nombre NA d'atomes de 12C formant une masse de 12.000...g ouC'est le rapport entre 1 g et 1 uma: NA = 1g/1uma
NA est aussi appelé nombre d'Avogadro; NA = 6,02214076 1023 mol-1. L'écriture
112
Masse molaire isotopique et élémentaire
Masse molaire du cadmium Cd, 112.41 g/mol.
Attention, il n'y a pas de masse atomique élémentaire pour les éléments comportant plusieurs isotopes.
106Cd 105.906458 1.25%
107Cd
108Cd 107.904183 0.89%
109Cd
110Cd 109.903006 12.49%
111Cd 110.904182 12.80%
112Cd 111.902757 24.13%
113Cd 112.904401 12.22%
114Cd 113.903358 28.73%
115Cd
116Cd 115.904755 7.49%
Calcul de la masse élémentaire
M Cd = M 106 Cd * % 106 Cd + M 108 Cd
* % 108 Cd + M 110 Cd *% 110 Cd + ...
Table d'abondance naturelle
114
Nucléosynthèse stellaire
12
C
13
N
13
C
14
N
15
O
15
N
p
p e+
p
e+
pCycle CNO 26.73 MeV
Cycle CNO
116
Cycle CNO
Bilan 28 Mev
Supernovae
118
A b o n d a n c e s
1 , 0 0 E - 0 3 1 , 0 0 E - 0 2 1 , 0 0 E - 0 1 1 , 0 0 E + 0 0 1 , 0 0 E + 0 1 1 , 0 0 E + 0 2 1 , 0 0 E + 0 3 1 , 0 0 E + 0 4 1 , 0 0 E + 0 5 1 , 0 0 E + 0 6 1 , 0 0 E + 0 7 1 , 0 0 E + 0 8 1 , 0 0 E + 0 9 1 , 0 0 E + 1 0 1 , 0 0 E + 1 1
H L i B N F N a A l P C l K S c V M n C o C u G a A s B r R b Y N b T c R h A g In S b I C s
N u m é r o a t o m i q u e S y s t è m e S o la ir e ( a t o m e s )
C r o u t e e n m o l
0 , 0 1 0 , 1 1 1 0 1 0 0
L a C e P r N d P m S m E u G d T b D y H o E r T m Y b L u
He burning
www.indiana.edu/~geol116/week2/earthcomp.jpg
120 www.indiana.edu/~geol116/week2/earthcomp.jpg