RAPPORT MENSUEL DE PROTECTION- REGION DE LA BOUCLE DU MOUHOUN N°6
22 892
PDI Région de la BM
392 15
Réfugiés en Région BM
17
Victimes directes d’incident sécuritaire et de
protection
288
Personnes sensibilisées sur le
COVID-19
36
Personnes à besoin spécifique identifiées
dont 6 assistées
Figure 1: Réalisation de focus groups à Di
Contexte/Points saillants
Au cours du mois de Juillet 2020, sur le plan sécuritaire, la région de la Boucle du Mouhoun a connu une légère hausse en termes d’incidents de protection comparativement au mois de Juin 2020. Elle a été marquée par des flux de populations (réfugiés) venus du Mali, par des viols, des enlèvements, des violences physiques, un assassinat et une présence massive d’Individu armés non identifiés dans les localités de Bourasso (Kossi) ; Toéni et Gomboro (Sourou).
Au total 10 incidents sécuritaires et de protection ont été recensés dans la région avec 1 incident signalé dans la province des Balés et 4 dans le Mouhoun. Il s'agit des enlèvements, des attaques, des viols, la violence physique, un meurtre.
Il a été enregistré un renfort de Forces de Défense et de Sécurité d’une quarantaine d’hommes à Di. En plus de Toéni et Gomboro, Di devient de plus en plus la cible des attaques en témoignent les récentes attaques perpétrées sur la commune. L’axe Tougan-Di n’est pratiquement plus emprunté les jours ordinaires sauf les jours de marché, jour favorable aussi souvent pour les attaques.
Le couvre-feu demeure dans les provinces d’intervention (Kossi et Sourou) de 22h à 4h du matin.
Sur le plan sanitaire, les populations peinent à respecter les mesures barrières à la propagation du corona virus. Cela se perçoit à travers le non-respect des mesures tel le port du cache-nez, l’utilisation des dispositifs de lave-main ; le respect de la distanciation social.
Aucun cas de COVID n’a été enregistré au cours de ce mois dans la région de Boucle du Mouhoun.
Situation de protection
ZONES COUVERTE DANS LA PERIODE SOUS RAPPORT
Au cours du mois de Juillet 2020, les activités du monitoring ont concerné les localités de la commune de Bourasso (lekuy, Nekuy, Kodougou), Djibasso (Berkoue, Kieme, parakuy, Kie), Nouna (Simbadougou, Tombodougou,Saint-Jean et Konankoira), Madouba (Dina, Madouba, Bokuy) et Bomborokuy, Kassoum, Kiembara, Tougan, Lankoué, Di, Lanfièra .
Le monitoring à distance a été utilisé au besoin pour les communes de Toéni et Gomboro.
Les zones à risque sont : Toéni, Gomboro, Barani, Sono et Kombori et Di qui sont tous situées dans la bande frontalière avec le Mali. Ces zones sont considérées comme à risque à cause de la recrudescence des attaques et de la présence des HANI.
CARACTERISTIQUES DES MOUVEMENTS DE POPULATION
Les mouvements sont en général pendulaires. Ainsi courant fin juin 2020, début juillet 2020 on a signalé un important mouvement de la population du village de Gomé (Commune de Toéni) vers la commune de Tougan à la suite d’une série d’intimidations et de sommation des HANI de quitter les lieux. Le nombre de personnes touchées s’élève à 780 dont un total de 300 femmes et 190 filles.
Il a également été signalé le déplacement à titre préventif d’une famille venant du village de Louta, localité située à une quinzaine de kilomètre de Toéni vers Tougan. Et récemment on a signalé la venue du Mali d’une soixantaine de réfugiés maliens dans la commune de Di. Ces réfugiés seraient venus du village de Darsalam, commune de Ouonkoro,cercle de Bankass dans la région de Mopti.
Dans la vie courante les déplacés font des mouvements pendulaires vers leurs zones d’origine pour s’assurer de la stabilité des lieux, chercher des vivres et effets restant ou même chercher des terres cultivables. Les PDI qui retournent dans les localités d’origine sont généralement les « bras valides » et les raisons de ces mouvements restent la recherche de la terre cultivable. Cependant, les femmes et les enfants restent dans les localités d’accueil (pas de statistique) . En outre, les raisons varient le plus souvent mais on retient que les déplacements s’effectuent après une attaque donc de l’insécurité de la zone. Les populations se déplacent donc par peur d’être la cible des attaques.
Sécurité physique et personnelle
SITUATION SECURITAIRE DANS LES ZONES COUVERTES
INCIDENTS DE PROTECTION DANS LES ZONES SOUS COUVERTURE
Comparativement au mois de Juin 2020, les incidents sécuritaires et de protection enregistrés ont connu une légère baisse sur les deux provinces d’intervention. Mais au niveau régional, les incidents ont connu une légère hausse. Sur 11 incidents enregistrés en Juin 2020, le mois de juillet enregistre 10 incidents dont 1 dans les Balés et 4 dans le Mouhoun.
L’économie des incidents se présente ainsi :
N Localités Dates Description de
l’incident
Personnes affectées
Actions entreprises et/ou préconisées
1 Barani/ Yalankoro 26/06/2020 Attaque suivie de meurtre de 6 personnes par des HANI dans le village de Yalankoro
(Barani)
06
personnes
Intensifier les activités de monitoring Plaider pour la sécurisation des zones Alerte aux autres acteurs 2 Barani/ Torokoto 27/06/2020 Enlèvement suivi
de meurtre d’un boucher et de son fils par des HANI qui seraient venus sur des chevaux
02 Intensifier les activités de monitoring Plaider pour la sécurisation des zones Alerte aux autres acteurs 3 Bourasso/
Diamasso
04/07/2020 Enlèvement de 4 hommes dont le conseiller
villageois et trois personnes au domicile du conseiller par des binômes armés.
Mais fort
heureusement ils ont été relâchés par la suite
04 Plaider pour la sécurisation des personnes et des biens
dans la
province de la Kossi
Partage d’alerte
4 Nouna 06/07/2020 Viol d’une fille de 11 ans de la classe de CE1 par un vieux de 53 ans séropositif.
L’auteur est aux arrêts
01 Référencement
pour une prise en charge médicale et juridique Ecoute psychosociale 5 Tougan 14/07/2020 Viol d’un garçon
talibé de 11 ans
01 Référencement
pour une prise en charge médicale.
Ecoute psychosociale 6 Tougan/ Daka 14/07/2020 Meurtre d’une
femme qui a été
01 N/A
décapitée par son mari
7 Tougan 20/07/2020 Viol d’une fille de 18 ans par un
homme qui
aurait pris la fuite vers la Côte d’Ivoire. Le cas n’a pas été signalé aux autorités
compétentes très tôt. C'est après environ 72h que le cas a été signalé
01 Référencement
pour une prise en charge médicale par la santé
Assistance en cash et écoute psychosocial par INTERSOS
8 Djibasso 22/07/2020 Meurtre d’un
homme dont l’identité reste inconnue et dont le corps a été retrouvé entre Djibasso et Kie
01 Plaider pour la sécurisation des zones
9 Doumbala/ Zékuy 04/07/2020 Enlèvement de 04 hommes par des HANI. Ils sont sans nouvelles.
04 Intensifier les activités de monitoring Plaider pour la sécurisation des zones Partager l’alerte 10 Gomboro/Tangage 23/07/2020 Enlèvement d’un
homme de 43 ans en partance pour Ouahigouya. Il a été enlevé à une trentaine de km de Gomboro
01 Intensifier les activités de monitoring Plaider pour la sécurisation des zones Partager l’alerte
Tableau récapitulatif des incidents
PROBLEMES SPECIFIQUES A CERTAINS GROUPES A RISQUE
Au regard des risques élevés de conflits intercommunautaires (Peuhl-Dogon) créant un climat de peur généralisée au sein des populations, il est noté une augmentation de la stigmatisation au sein de la population. Selon les informations récoltées lors des focus groups, les communautés à risque de stigmatisation sont les Kadoo ou dogon et les peuhls. Il semble que cette situation a pris sa source depuis le Mali selon les termes de certains déplacés internes. Malgré les tentatives de réconciliation la tension est toujours vive entre ces deux ethnies.
SGBV
La promiscuité des logements ajoutée au surpeuplement des habitants partageant la même espace augmentent le risque des VBG. En plus, les mouvements des « bras valides » à la recherche de terres cultivables laissent les filles et femmes restées dans la zone d’accueil vulnérables sans protection de leur famille et face aux violences.
En sus, les trois (3) récents cas de viol enregistrés dans les deux provinces d’intervention et les quatre (4) au niveau du Mouhoun sont un indice de la recrudescence des viols. A cela, s’ajoute le cas de féminicide (uxoricide) à Daka.
Il est ressorti que seules les mères des survivantes se battent pour que justice soit rendue à leurs enfants.
Car ce sont ces dernières qui répondent toujours à l’appel des entités en charge de la question PROTECTION DE L’ENFANCE
Les enfants dans les zones couvertes par les activités de monitoring de protection sont sujets à d’énormes problèmes de protection. Ces enfants sont exposés aux VBG parfois même les auteurs sont des parents de la famille. De plus, ces derniers sont des « mains d’œuvre » dans les champs. En guise d’exemple des enfants d’une famille de Bomborokuy âgés de 10 ans, 12 ans et 17 ans travaillent dans des champs et sont réénumérés en fonction de leur rendement souvent à 500 F CFA.
La déscolarisation et la déperdition sont aussi des corollaires des incidents de protection touchant les enfants. Certains enfants de la localité Bomborokuy n’ont pas pu intégrer les écoles soit parce que les parents aspirent à un retour dans leur localité d’origine si toutefois la situation venait à se stabiliser ou
9
4
9
Atteintes aux droits à la vie Violences sexuelles et basées sur le genre
Atteintes aux droits à la liberté
Nombres de victimes par typologie d'incidents
soit par manque de documents d’état civil. Lors d’un entretien avec une cheffe de ménage de 7 enfants à sa charge, elle nous confie que deux des enfants qui étaient inscrits à l’école avant le déplacement, , ont décidé de faire du franco-arabe à Dédougou dans l’objectif de ne pas perdre les connaissances acquises suite à la fermeture générale des écoles.
Ces enfants constituent une couche vulnérable en proie à l’enrôlement dans les Groupes d’Opposition Armés (GOA).
.
Il faut dire que les incidents sécuritaires entraînent souvent des migrations de populations. Dans une famille déplacée/retournée de la commune de Kassoum, lors de leur déplacement, un des enfants a préféré se rendre au Mali.
Personnes ayant des besoins spécifiques
PERSONNES AYANT DES BESOINS SPECIFIQUES (PBS)
Les personnes âgées, les enfants séparés, les femmes cheffes de ménages, les personnes vivant avec un handicap, les survivantes des VBG, les enfants chefs de ménage qui sont sans soutien familial ni revenu et vue la contrainte du déplacement se trouvent confronter aux problèmes d’alimentation, de logement, de santé, de vêtements et de stress psychologique.
Ainsi 30 personnes ont été identifiées dont 8 hommes, 20 femmes et 2 enfants et 6 survivantes de VBG.
Six ont pu être assistées en cash d’un montant de 30 000 FCFA chacune.
Il sied de dire que les PDI de Simbadougou sont obligés de se rendre à Nouna à une vingtaine de kilomètre de Nouna pour la distribution des vivres.
11%
77%
11%
Statut des PBS
Communauté hôte PDI Réfugié
Logements, terres et Biens (LTB), Etat de droit
SITUATION DE LTB DANS LA ZONE DE DEPLACEMENT ET DE RETOUR
D’une manière générale, les PDI ont quitté les localités d’origine en y laissant tous leurs biens. De ce fait, les PDI travaillent à s’intégrer dans les localités d’accueil. Les problèmes majeurs sont liés à l’accès aux terres cultivables, l’accès aux parcelles pour construire les abris qui coutent très chers et l’accès aux terres pour l’élevage. Cette réalité contraint certaines PDI à retourner dans leur zone d’origine malgré le risque élevé ou migré vers d’autres localités où l’accès aux terres est facile.
Les réalités de la Boucle du Mouhoun, sont telles que les PDI logent soit dans les familles d’accueillent soit en location dans les quartiers dits « Non-lotis » donc sur des sites virtuels. En guise d’exemple à Bomborokuy, dans les non-lotis, une maison entrée-couchée coûte 2500 à 3000 F CFA le mois.
A Tougan, Un ménage de 54 personnes partage la même cour avec 2 latrines et 2 toilettes.
Il est ressorti que à Daka par exemple, les déplacées sont obligées de s’asseoir attendre la fin de la pluie car certaines n’ont pas reçu des abris.
Ceux ayant reçu les abris lors de la distribution de TDH et de HELP assistent impuissamment à la destruction de leurs abris au passage du vent ou de la pluie. Pendant cette période hivernale, le problème d’abris est crucial. Les abris distribués aux personnes bénéficiaires de Plan International répondent plus à la réalité des personnes déplacées internes (PDI)
Les PDI de Simbadougou sont confrontés à l’insuffisance de logement et de surface cultivable. Les distributions de PLAN International n’ont pas pris en compte les localités de Simbadougou et de Tombodougou pour des raisons d’insécurité dans ces localités.
A ce niveau, des démarches ont été entreprises au niveau de PLAN International pour la question de logement de sorte à travailler pour satisfaire les besoins d’abris de ces zones.
Certaines PDIs vivent dans les maisons en location ce qui les exposent à des problèmes financiers pour s’acquitter du loyer. Comme exemple, 14 jeunes à Tougan ont été expulsés par leur bailleur pour non payement des frais de location. Le chef de ménage n’a que 21 ans.
3%
11% 11%
6%
36%
6% 3% 6%
11% 8%
Personnes à besoins specifique par typologies d'incidents
On remarque une inflation des prix des loyers et de la terre cultivable ces derniers temps. Ainsi donc, les PDI ont des difficultés d’accès à la terre dû au manque de moyen et l’insuffisance de terre. Certaines déplacées passent par le prêt de terre à travers un consentement verbal. Quand il s’agit d’achat ou d’une cession de terre, cela se fait également par un accord verbal. Notons que pour une superficie des parcelles vendus de 151m² à 300m² le prix varie de 500f à 1000f le m².
Par contre, A Moara-petit, localité située dans la commune de Kassoum, les populations construisent elles-mêmes des maisons pour les PDI/ retournées.
• Actions du partenaire et gaps - Intensifier les activités
- Réaliser un plaidoyer au niveau des autorités pour l’octroi des terres aux PDI ETAT DE DROIT
Dans certaines communes de la région, on déplore l’absence des FDS mais également des maires et préfets de commune. Il s’agit de la commune de Bourasso, Bomborokuy, Kombori et Sono, Kassoum, Lankoué.
En plus il faut noter qu’il n’a que 3 communes (Tougan, Kiembara, Lankoué) où les écoles sont toujours fonctionnelles. Et pour les différentes sessions d’examen de cette année scolaire 2019-2020, tous les candidats sont conviés à Tougan pour composer par mesure de sécurité. Les services communaux et départementaux dans certaines localités (Toéni et Gomboro) restent toujours fermés, ce qui rend difficile l’accessibilité et l’établissement des documents d’état civil
• Actions du partenaire et gaps
- Intensifier les activités de monitoring
- Plaider pour une organisation de campagne de délivrance de document d’état civil Protection basée sur la communauté/ renforcement de capacités communautaires COMITES DE PROTECTION
Dans la région de la Boucle de Mouhoun, il n’y a pas eu de formation à l’intention des membres des comités de protection et des points focaux mais des entretiens ont eu lieu avec les membres des comités et des points focaux de Kassoum et de Bomborokuy aux fins de s’imprégner de la conduite des activités.
Mais un recyclage à leur intention sera organisé en mi-septembre.
288 personnes ont été sensibilisées dont 163 femmes et 125 hommes sur le COVID-19 et les VBG. Il est à noter que toutes les activités débutent par un rappel sur les mesures barrières au COVID.
Système de partage d’information et de coordination
COORDINATION ET PARTAGE D’INFORMATION ET COORDINATION
La région de la Boucle du Mouhoun prend part aux réunions de coordination avec les autres acteurs humanitaires. Ainsi au niveau régional, INTERSOS a été désignée pour l’organisation de la réunion du cluster protection.
Au niveau de la Kossi, la coordination rencontre des problèmes liés à l’indisponibilité des acteurs sur le
sur le terrain. A cet effet la présence d’ONG telles que ICHAD, DRC, Terre des enfants… est signalée mais aucune possibilité d’entrer en contact avec les représentants afin d’élargir la cartographie des acteurs humanitaire de la Kossi.
Le staff dans la Kossi a pris part aux rencontres de coordination notamment au Cadre de Concertation Provincial (CCP-Kossi) qui s’est tenu le 30 juin 2020 à Nouna. Cette rencontre a connu la participation du Haut-commissaire, les DP des services techniques de l’Etat, les Maires des différentes communes, les médias et acteurs humanitaires dans la Kossi.
La 1ère réunion de coordination entre INTERSOS, TDH, PLAN, IRC a eu lieu. Cette première réunion se focalisait sur la présentation des activités des ONG participantes, d’un briefing sécuritaire et la mise en place d’un plan de rencontre. La réunion sera tenue mensuellement. Une deuxième réunion est en vue de préparation courant du mois d’Aout 2020.
Du côté du Sourou, il n’existe pas un cadre de concertation formelle entre acteurs sur le terrain. Ce manque est principalement lié au manque de financement.
.
Recommandations et actions de suivi requises
RECOMMANDATIONS GENERALES (dans quel domaine, pour quelle localité et a quelle entité)
Domaine Localité Entité
HCR Diligenter la
construction des abris
Daka, Simbadougou, Tombodougou
Réaliser une
distribution en vivres
Toutes les localités Distribution des AME Les localités ciblées
par la distribution ACTIONS REQUISES DU HCR
Domaines Actions Observations
Abris Appui à la distribution des abris en mettant en exergue les compétences de la localité
Les abris acquis ont été insuffisants ou ne tiennent plus. Avec la saison hivernale, de nombreuses PDI se retrouvent dans la promiscuité. A Bomborokuy par exemple, sur environ 5000 PDI, les réalisations de PLAN ont pris en compte 70 abris.
WASH Réalisation des
latrines et douches
La question WASH est de plus en plus visible au niveau des sites d’accueil. Un nombre important de personnes partageant que 2 latrines et 2 toilettes. Aussi, les écoles d’accueils disposent de toilettes qui ne peuvent pas être utilisées.
Logement terres et biens
Réaliser un plaidoyer pour l’octroi de terre cultivable aux PDI Réaliser un plaidoyer pour la sécurisation des terrains non lotis
Avec la flambée des prix de location, les PDI disposant d’un peu de moyen se livrent à l’achat des non-lotis sans aucune garantie. Il convient de travailler à réglementer ces ventes de parcelles.
Protection transversale : Considérations de protection à prendre en compte dans la réponse des autres clusters.
Recommandations
Cluster LOCALITES PROBLEMES RECOMMANDATION
VBG et Protection Tougan, Nouna, Daka
L’absence de cadre de loisir pour les enfants, la promiscuité des abris dû à la pauvreté la non séparation des femmes et des hommes d’une part, et des filles et des garçons d’autre part exposent les enfants à des VBG telles le viol, l’exploitation des enfants,
1. Réaliser des sensibilisations 2. Réaliser des
espaces « amis des enfants » 3. Initier des AGR
pour les parents
Sécurité, Kassoum,
Lankoué, Sono, Bomborokuy, Bourasso et Kombori
Les localités suscitées ne disposent pas de dispositif sécuritaire en termes de présence de FDS
1. Réaliser un plaidoyer pour l’implantation des bases FDS
dans ces
localités
2. Réaliser un plaidoyer pour une patrouille de sécurisation des localités Sécurité alimentaire, Kossi et Sourou Ce problème est commun à
l’ensemble des PDI car étant vulnérables. Aussi, quand bien même que la volonté y est, le manque de surface cultivable entraine des problèmes d’insécurité alimentaires
1. Réaliser des distributions de vivres sur toutes les localités abritant les PDI 2. Appuyer les PDI
dans l’octroi de surface
cultivable
3. Appuyer les PDI à la réaliser d’AGR
Abris/AME Daka,
simbadougou, Tombodougou
Certaines PDI dorment à la claire de la lune ou n’ont pas d’abris en cas de pluie
1. Réaliser une distribution d’abris
2. Réaliser une distribution d’AME
Figure 2: Famille de famille avec les PDI de Simbadougou
Figure 3: Photo de famille INTERSOS/ PLAN après les échanges sur la question des abris Figure 5: L'équipe INTERSOS lors de la réunion mensuelle