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WORD HF',ALTE ORGA}I'ISATION
ORGANISATION MONDIAIÆ
DEr.A
SAIYTE(O.l{.s.)
ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA
PROGRAMMEDELUTTECoNTREL'ONCHOCERCoSE EN ATRIQUE DE L'OUEST
ÀtP
I ,3.
OFFICE NATIONAL D'AMENAGEMENT
DES
TERROTRS (O.N.A.T.) Oumar TRAORE
Sociologue
t
SOMMAIRE
.INTRODUCTION
-
CADRE DEL'ETUDE . METHODOLOGIE
-
DIFFICULTES
RENCONTRESI. MOWEMENTS MIGRATOIRES PENDANT LES DIX DERNIERES
ANNEES SANSLE BASSIN DE LA BOUGOURIBA AUTOUR DU VILLAGE DE ZOULO
ETDANS CERTAINS VILLAGES DU
PROJETVARENA/ONAT
I.I. MIGRATIONS DE TRAVAIL
1.2 MIGRATIONS
AGRICOLES1.2.1. MIGRATIONS
AGRICOLES ORGANISEES1.2.2. MIGRATIONS AGRICOLES
SPONTANEESI.3. SITUATION DE LA MIGRATION DANS
LESVILLAGES
TOUCI{ESPAR L'ENQUETE
II. TRAITEMENT A L'IVERMECTINE
II.I.
CONNAISSANCE DE L'ONCHOCERCOSE PAR LES POPULATIONSI1.2. TRAITEMENT
CONTRE L'ONCHOCERCOSEII.3 TRAITEMENT
AL'IVERMECTINE
M. CONCLUSION RECOMMANDATIONS ANNE)G : QUESTIONNAIRE D,ENQUETE
CARTE
DE SITUATION
DELA
ZONE D,ETUDEINIRODUCTION
L'onchocercose
(ou
cécité desriüères)
est une maladie parasitaire transmisepar
une mouche "la simulie" etqui séüt
dans une grande partie de l'Afrique de l,ouest dont le Burkina Faso.si
cette maladie a longtemps été un fléau social etun
obstacle au développement car à l'origine du dépeuplement de vastes zones à potentiel agricole certaiq aujourd,hui les résultats du Programme deLutte
contre I'onchocercose(o.c.P)
sont satisfaisants grâce à un effort conjugué de la communauté internationale.En effet, la lutte
anti-vectoriellequi a
corrmencé dans l,aireinitiale de l,o.c.p
(qui comprenait sept pays) a permis de maîtriser la maladie depuis son lancement dans les années 1974.La
maîtrise de la maladie ne signifiant pas qu'elle est totalement supprimée, d,oùla
nécessité de mettre en place une stratégie de surveillance qui a donné naissance à un plan de dévolution.Par "Dévolution",
il
faut entendre le transfert de la responsabilité des actiütés de l,o.C.p.aux gouvernements nationaux
afin de
les aiderà
sauvegarder les acquisde l,o.C.p. par
une surveillance épidémiologique active üsant à déceler précocement les foyers de recrudescence et à maîtriser celle-ci à l'aide de I'ivermectine ; ceci d'autant que la disponibilité de l,ivermectine enl9g7
avait mis à la disposition deI'o.c.P.
et au grand bonheur des populations, un autre outil utile à la maîtrise de la maladie.C'est dans ce contexte que s'inscrit
la
présente étude de migration dansle
bassin de la Bougouriba @urkina Faso) ; précisément dans les villages situés dans un rayon del0
km autour de zoulo (département de Zarrbo) qui s'est avéré être un foyer de recrudescence selon Ies dernières évaluations deI'o'c.P. ;
ainsi que dans certains villages del'ex-AW
(Aménagement des vallées des volta) situés dans I'aire d'intervention du ProjetVARENA/oNAT
(valorisation des Ressources NaturelleÿOffi ce National d,Aménagement des Terroirs).cette étude a donc pris en compte aussi bien les vilrages anciennement évarués
par,o.c.p.
que de nouveaux ü'ages (au totar 20 vilrages dont l2ülrages
o.c.p.).
Les objectifs poursuiüs par cette étude se résument comme suit :
- vérifier res mouvements migratoires pendant res dix demières années des habitants du Bassin de la Bougouriba autou r
de
Zoulo ;- vérifier si ces habitants ont été traités à r,ivermectine entre I ggg
et
1994 ;- faire une cartographie des üllages de la zone ;
- faire des recommandations pour s'assurer de la disponibilité des population à respecter la régularité des traitements en cas de traitement communautaire à r,ivermecting et à contribuer aux actions de dépistage et de surveillance.
CADRE
DEL'ETUDE
Les enquêtes se sont déroulées principalement dans
le
bassin de la Bougouriba@rovince de Ia Bougouriba) et ont porté sur 20 vilrages au totar, soit g.1g2 indiüdus.
Le tableau No
I
illustre celaTableauN"t-@
Panni la population enquêtég on
avait
50,4 yode sexesmascurins
contre
49,6 yode sexes feminins.Nom du village no
Village
Population enquêtée
381
o//o Département dont relève le
lillage
rvrouvrolo
Sinkiero
*
2 4 Zantbo3 196
Kimpeo,r
< 24
Tiankoura4 137
Foroteon Tansabla
1.7 il
t0
10.3 ilDersan t1
-
lqrgper
542
66 Zanbo
I 1S1 2,3 ,t
t3 254
Korbè 31 Zambo
t4
367Nableteon
45
lll5
419l§bon
CboZôOorrn- t<orompari--
Zoulo
*
5.1 I
t6
489 6 lll7
4R6 5.95096
Bonko
*
5493 718 8.8 r2n?
a
^.panKDré
r
6.6-
<AOA
Bontioli
*
Habré
*
5496)z+
I
ll177 4,1 I
Zanbo/H,r
5497-
-
Vl(Koropn6n) *
646 7.9 il
5500 155
1.9 Zambo
Bobra-GosoT
5501-
414
5l 94guéré
5502 326
V2 (Pabon)
*
4 ZantboTotal 5503 446
54
Guéeuéré8.196 100
844
I
Cette population se répartiepa"r groupe d,âge comme suit :
Tableau No 2
METHODOLOGM
Pour atteindre les objectifs üsés par l'étudq la méthodologie utilisée s,est articulée autour de deux points essentiels.
Elle a consisté d'abord à une analyse documentaire et à l,élaboration d,un questionnaire.
Ensuite ce
fut
une reconnaissance des üllages concernés et une prise de contact avec res responsables administratifs, le personnel de la santé, les chefs coutumiers de ces vlrages pour resinformer et les preparer à mobiriser ra popuration pour res enquêtes.
cette étape a permis enfin de tester re questionnaire éraboré à cet effet.
-a
99 Total
II
s'agissaitici, des
enquêtes proprementdites sur re terrain. Les
enquêtes étaientessentiellement basées sur des questionnaires indiüduels adressés en priorité aux familres qui ont fait I'objet d'r'rne évaluation
soit
par lacoordination Nationarede Dévorution soit par
l,o.c.p.
pour ce qui concerne les villageso'c'P',
et à toutes les familles prises au hasard dans les villages ,,non O.C.P.,, selon leur disponibilité.Au total 20 villages ont été touchés par l'enquêt e
(12
ullageso.c.p
et g villages nono.c.p)
soit autotal8.l92
indiüdus.Dans les villages
o'c'P, il
s'agissait à travers les numéros indiüduels attribués parl,o.c.p
aux familles et indiüdus, de les identifier et les enquêter.
En plus de ces questionnaires, des
entretiens collectifs ont eu lieu dans les villages touchés par l'enquête pour identifier
la
contribution que les popurations peuvent apporter pour une rutte efficace contre,onchocercose en cas de traitement communautaire.L'ensemble des
informations recueillies, traitées et analysées a permis d,élaborer le présent rapport qui s'articule autour des points suivants :
- les
mouvements migratoires pendantles dix
dernières années dansle
bassinde
la Bougouriba autour du village de Zoulo ;- le traitement de l,onchocercose à lTvermectine
;
- conclusion et recommandations.
II
a été fait appel à des enquêteurs qui connaissaient parfaitement l'une des langues parlées(DAGARA LoBru, poucoul.l...)
la
zone et qui parlaientDIFFICT]LTE S RENCONTREE S
La
période des enquêtesa
corncidé avecle
début des récoltes ce qui rendaitdiffcile
lamobilisation de
la
population dans certains villages;
c'est cequi
explique en partiele fait
quecertaines familles dans les villages O.C.P. n'ont pas participé aux enquêtes.
Il
faut souligner aussi que lazone d'enquête a une grande particularité qui nous a obligé à reporter à plusieurs reprises les enquêtes dans certains villages.En effet, lorsqu'il
y
a un décès dans un village, presque tous les habitants de ce village et même ceux des villages environnants üennent assister aux funérailles qui peuvent durer deux à trois jours ; pendant ce temps,il
est difficile de mobiliser quelqu\.rr1 ce qui oblige à respecter le tempssocial des populations pour plus d'efEcacité.
Dans certains üllages, 11
a
été difficile de mobiliser toute la famille entière, les informations ont été recueillies auprès des membres présents @ère, Mère).La
mobilité de la population dansla
zone pour des raisons diverses (migration de travail vers le Ghana, la Côte d'Ivoire ... absence pour cause de funérailles) n'a pas permis de recueillir des informations utiles sur certains qui étaient positifs.I. MOIryEMENTS MIGRATOIRES PENDANT
LESDD( DER}IIERES A}INEES DAI{S LE
BASSIN DEL-{ BOUGOURIBA
ESSENTTELLEMENT AUTOT]R DUVILI,AGE
DE ZOTILOET
DANSCERTAINS VILL{GES
DUPROJET VARENÀ/ONAT
Les
mouvementsde
population dans I'espace peuventjouer un rôle
notable dans la transmission de la maladie. Dansle
cas de I'onchocercose,le
déplacement de populations d'une zone à risque vers une avtre zone où la maladie semble être maîtrisée peut expüquer en partie la recrudescence de celle-ci par sa transmission d'un sujet contaminé à un sujet sain.Les
populationsde la
zone d'étude se caractérisentpar un
phénomènede
mobilitéà
travers l'histoire;le
mouvement migratoire aurait débutéau
13è siècleà partir du
Ghanaet
se seraitpoursüü
au delà du fleuve Mouhoun@urkina Faso).
ces
mouvements migratoiresqui
se sont poursuiüsjusqu'à
nosjours,
obéissentà la
même contrainte historique:la
recherche de terres fertiles.Les différents mouvements de population ont connu de nombreuses fluctuations en fonction des raisons diverses qui en étaient les causes: guerre tribales, impôts de capitation et travaux forcéq réduction des terres fertiles.
A la veille des indépendances, d'autres ÿpes de mouvements migratoires vont apparaître;
1
D'une façon généralg on distingue deux principaux types de migration dans le bassin de la Bougouriba:- les migrations de travail ;
- et les migrations agricoles.
Ll. Mierations
detravail
Ce type de migration est essentiellement dirigé vers la Côte-dÏvoire pour la majorité des migrants, ainsi que le Ghana voisin à cause des liens séculaires de parenté qui existent entre les populations de la zone et celles particulièrement du Ghana.
L'évolution
de ces migrations dans le temps montre que celles dirigées versle
Ghana se sont considérablement réduites. Par contre depuis les indépendances, les migrations vers la Côte d,Ivoire ont pris de l'ampleur.Pendant Ia période des enquêtes, on a constaté que dans les villages, parmi la population à enquêter, plus de lTYo avut migré en Côte d'Ivoire, près de 3,5Yo au Ghana plus
de
30,70Â dans une autre ville du Burkina comme le montre le tableau suivant :Tableau
N" 3
Population absente au moment des enquêtesLa
majorité de celles-ci venait à peine de partir (moins d'un mois) les autres étant partis depuis plus d'un an.N'étant pas présents au moment des enquêtes,
il
était difficile de savoir toutes les raisons de leur déplacement et surtout la durée.Raison de I'absence Nombre
d'individus
YoDæédé
I19
6.3Emigré en Côte d'Ivoire 334 r7.8
Emigré au Ghana 65 3.5
Elqgé
autre région du Burkina 7 0.4Elèves - Etudiants 90
Absent raison de famille 60 4.83.2
Villes du Burkina 570 30.4
Autres raisons 630 33.6
Total 1.875 100
l0
Depuis un certain temps (année 1985) un vaste mouvement de jeunes tout sexe confondu (parfois des enfants de moins de 15 ans) est dirigé vers la vilre de Bobo-Dioulasso où ils y exercent des emplois domestiques pendant une période de lannée (en saison sèche).
ll
Les individus concernés sont en majorité du sexe masculin pour ce qui est de la migration vers les pays voisins. L'âge moyen des migrants en général varie entre 20 et 3e ans
;
les raisonsessentielles sont d'ordre farniüal.
Les migrations de travail prélèvent donc une part appréciable de la force de travail de la zone.
L2.
Mierations
aericolesDeux
types de migrations sont enregistrés dansla
zone avecpour
principales motivations, recherche de meilleurs conditions de production:ce sont les migrations agricoles organisées et les migrations agricoles spontanées.
L2.1.
Misrations
agricoles orsaniséesElles concernent les zones libérées de I'onchocercose
et qui ont
été aménagées par I'ex-Aw
(Aménagement des vallées desvolta)
pour leur recolonisation.Les populations concemées sont surtout originaires des villages de la province de la Bougouriba ainsi que celles des régions surpeuplées
du
pays (plateau mossi)où il
existe des problèmes de disponibilité en terres agricoles. Les villages concernés dans cette catégorie et qui font l'objet de la présente enquête sont: IeVl
(KOROGNON)etley2
(PABOI.DL2.2.
Misrations
asricoles snontanéesIl
s'agit essentiellement des mouvementsde
populations autochtones @agara surtout) venues des villages voisins relativement suqpeuplées (Dano,Dissiq
Guéguére) à la recherche deterres fertiles. Cette migration
a
reprisde
l'ampleur cette dernière décennie.Le
problème de disponibilité de terre oblige constamment les populations de ces villages à rechercher des terres dans les terroirs autour de Zoulo. Ces terroirs avaient été abandonnés à cause de l'onchocercose;avec l'éradication de
la
simulie rendue possible gràceà la lutte
anti-vectorielle del'OCp,
leur recolonisation se fait diftremment que dans les villagesA.V.V. iciil
faut s'adresser au chef de terre pour pouvoir s'installer.L2
Il y
a aussi les migrants agricoles originaires du nord du pays exclusivement cultivateurs mossi accompagnés d'un groupe de dépendants de sept à dix personnes.on
enregistre également les migrants peulhs dont le nombre augmente en saison sèche.En
dehors des üllagesAW tous
les autres villages sont concernéssurtout
zoulo etMouüolo.
t3.
Dans les villages, 76 Yo de la population enquêtée sont des natifs ou résidents de plus de
l0
ans contre 24Yo qui sont des non natifs.
Ce pourcentage est de76,6Yo et27,4oÂpour les villages
ocP;
80,4et
l6,6pour les autres villages.Parmi la population enquêtég seulement 4 %o ontvécu au moins 6 mois hors de leur village respectifau cours des dix dernières années.
30Âpour les villages OCp 5,3o pour les autres villages
Il
existe néanmoins de multiples déplacement dont la durée varie de 1 à 3 mois selon les cas.Les raisons du déplacement sont par ordre d'importance le travail, la famille et autres.
Les pays de séjour sont respectivement la
côte
dÏvoire (le plus grand nombre de migrants) le Ghana et d'autres régions du Burkina.Les
principalesactiütés
pratiquéessont
I'agriculture,le
commerceet les
emplois domestiques pour ceux qui vont particuüèrement dans res grandes vilres.La durée de séjour dans les pays d'accueil varie entre 6 mois et
2
ans;on note aussi des départs de longue durée (au moinsl0
ans) et des départs définitifs.l3
Dans ce üllage de Zoulo,52 familles devaient être enquêtées soit une population totale de
726
habitants;
maisce sont 51
famillesqui ont
été enquêtéessoit
une populationde 7lg
personnes.
Il
faut faire remarquer au passage que l'analyse des résultatsde
Zoulo a tenu compte des indiüdus qui n'ont pas repondu à certaines questions.Dans ce üllage de Zottlo, plus de 90 Yo de la population enquêtée sont des natifs contre 5,3 o denon natifs.
Pour les non natifs, seul un indiüdu a pour üllage d'origine Accra (Ghana), sinon les autres üennent
du
bassin dela
Bougouriba (entre autres des villages de Kokolib ou, Zarrbo, yokiare etc...).Les raisons du déplacement évoqué sont par ordre d'importance le mariage (plus de 65 oÂ), puis la famille fulus de
l0%)
et le reste, la recherche de terres fertiles.Parmi les non natifs, seulement un
indiüdu
a vécu ailleurs hormis le village deZoulo
au cours des dix dernières années ; plus de 90 o avuentleur üllage ou leur lieu de travail à proximité d'un cours d'eau.Quant à la population native, un peu plus de 5 Yo ontvécu au moins 6 mois hors du village au cours des dix demières années.
Les pays de séjour sont par ordre d'importance I'intérieur du Burkina
@anfora
Bobo- Dioulasso, etc...), la Côte-d'Ivoire, puis le Ghana.Les principales actiütés pratiquées sont I'agriculture (plus de 60 oÂ),le commercg la pêche et les emplois domestiques.
La
majorité de ces migrants (plus de 80%)
avait leur lieu de travail proche d'une riüère dans les zones d'accueil. La durée moyenne de séjour varie entre 6 mois et plus de deux ans.t4
I
Selon les informations recueillies auprès des villages, le traitement à l,ivermectine peut être situé entre 1989 et 1995. En outre il n'a jamais existé de traitement communautaire.
IL1.
Connrirronaad" I'oraho....or" ,r"
1.,oorulutiom
Les populations dans leur ensemble ont une faible connaissance de l,onchocercose ; jusque- là; beaucoup ignorent que cette maladie est transmise par une petite mouche (la simulie). Cette affrmation doit être nuancée car bien que liant la maladie à la proximité des riüères, beaucoup sont encore incapables de reconnaître la simulie.
Il
faut dire que cette situation est née parce que la lutte antivectorielle aurait permis à un moment donné de faire disparaîtrela
simuüe; si bien que ce sont les populations anciennement installées dans les zones où séüssait I'onchocercose qui sont en mesure de reconnaître la simulie.C'est ainsi que dans certains villages on est allé jusqu'à affirmer que la simuüe pique aussi bien de jour que de nuit, faisant ainsila confusion entre la simulie et le moustique.
De façon générale, les populations reconnaissent les que simulies sont abondantes pendant les périodes de bonnes pluüométries où les cours d,eau sont en crue.
Ce
sont surtout les nuisances dues aux piqûres dela
mouchequi
sont décrites par lapopulation
(piqûres douloureusessuiües
d'écoulementde
sang lorsqu,ongratte suite
aux démangeaisons).Toujours au niveau de la connaissance de l'onchocercose, lors des entretiens
collectis
il est ressorti que la population a du mal à faire la relation entre la maladie et la simulie.Les démangeaisons, les §stes, les maux d'yeux sont attribués soit à l'eau ou à des
végétaux qui seraient responsables de ces maux.
Il
est ressorti aussi qu'il y a une recrudescence desl5
simulies surtout en année de bonne pluüométrie depuis l'arrêt des traitements anti-vectoriels exécutés par I'O.C.P.
16
Les villages les plus touchés sont ceux de
ll'ex-AW,
et les villages qui sont situés le long de la Bougouriba (Zoulo, Mouüolo, Bobra-Gogo, etc...).Tableau No
4
Répurtitiondr
lu populutionp* grorp.
d'âg.r.lo, qu'"ll. ro*uît
en pas I'onchocercose.
De ce tableau, il ressort que plus de 50 o de la population enquêtée ne sait pas ce qu'est I'onchocercose (ne sont pas pris en compte la tranche d'âge de 5 à 15 ans où il est logique qu'un enfant ne sache pas ce qu'est I'onchocercose).
Si I'on se place au niveau de la population traitég une bonne proportion même si elle est composée de beaucoup d'enfants de moins de
l5
ans(38%
enüron) ne sait pas bien qu'ayant été malade, ce qu'est I'onchocercose.Pour les üllages OCP 36,7Yo seulement savent ce qu'est l'onchocercose contre 28,6%o dars les autres üllages.
Connaissance ONCHO
OUI NON
Classe d'âge
<5ans
10 1.151
5-15ans
241 1.937t5 -20
203 29720
-30
450 33330-50
857 54350-99
5403t7
99 2
N
Total 2303 4.596
% 33.4 66,6
t7
IL2.
Traitement contre lonchocercosePour I'enquête sociologique, on est parti de I'hypothèse que les personnes qui ont reçu un traitement contre I'onchocercose sont supposés être des cas positifs.
En
effet, c,est au cours des évaluations qu'une personne est déclarée positiveà partir
des rézultats des snipset
peut par conséquent bénéficier d,un traitement quelconque.Pour I'ensemble des villages, seulement 4,5 o de la population a reçu un traitement contre I'onchocercose.
De façon générale,le traitement est
fait àlanotézne
(entrel9g0 et
1995) à l,ivermectine (entre 1989 et 1995) et avec autres médicaments.Tableau No 5
No Villaees Nombre
drfndivid
Yo2 9S
30.6
J 7 2,2
4 30 9.3
10 4 1.2
ll )
0.6l3
10.9
15 1
0.3
5096 39
t2
5493 2
0,6
5494
1l
3.45496 4
1.2
5597 6 1.9
5500 7
2.2
5501 63
19.4
5502 22 6.8
5503 24 7.4
Total 324 100
l8
La
populationqui a
reçuun
traitement contre I'onchocercose est disséminée dans 16villages
sur
les20
enquêtés,soit
12 villageso.c.p. et 4 illage non o.c.p. Les
villages deMoLwoLo, Vl
(Korognon) etZoulo sont les plus touchés avec respectivement 30,6yo,
lg,4 oÂet l2o de I'ensemble.
t9
Plus de 960Â de la population qui a reçu un traitement üent des villages OCP ce qui permet d'affirmer que le choix de ces villages a été fatt sur la base de critère bien élaborés.
Ce sont en général des üllages
qui
sont proches des principaux cours d'eauet
dont la population est en contact permanent avec les simulies au cours des travaux agricoles.Cette population est composée de 58,3 oZ de sexe masculin contre 41,7 Yo de sexe ftminin.
Tableau No
6
Répartition de la population traitée par âgeComme pour I'ensemble de la population traitée, la tranche d'âge de 30-50 ans est la plus touchee (44,3%).
Ce tableau fait ressortir la répartition de la population traitée par groupe d'âge; son analyse permet de voir que la tranche d'âge des 30 - 50 ans est la plus touchée. Le pourcentage des enfants de 5
-
15 ans est quand même élevé (16oÂ).87 o de cette population traitée sont des agriculteurs et près de 87 Yo avuent leur lieu de travail près d'un cours d'eau.
La population traitée est composée à plus de 65 o de natifs et 8,7 0Z seulement de celle-ci a vécu au moins
6
mois à I'extérieur hors de leur üllage au cours des 10 dernières années; les pays de séjour sont par ordre d'importance la Côte d'Ivoire, le Ghana et I'intérieur du Burkina (Région de Banfora, Frontière de la Côte d'Ivoire).Les actiütés pratiquées dans les pays d'accueils sont principalement I'agriculture (travail dans les plantations, champs de coton etc...), la pèche et autre actiüté.
Classes d'âge Nombre
d'individus
oÂ5-15ans
52l6
15
-20
24 7.420
-30
33 r0.230-50
141 43.550-99
74 22.8Total 324 100
20
IL3.
Traitement à I'ivermectineLa disponibilité de l'ivermectine (Mectizan) depuis 1987 amis à la disposition de I'OCP un outil efficace de lutte contre I'onchocercose. Jusque
l4
le traitement à l'ivermectine s'est effectué après des évaluations de la maladie dans les cas où une personne est déclarée positive.On peut situer le début du traitement à l'ivermectine dans le bassins de la Bougouriba à 1989.
Ce traitement a jusque là concerné que les onchocerquiens dépistés dans le cadre de la surveillance épidémiologique par I'OCP ou par la coordination nationale.
Le traitement par les communautés elles-mêmes n'a pas encore été initié; c'est ce qui ressort des
' I
entretiens avec la population.
p'ailleurc, au
cours des enquêtes,la
population exprimait parfois des difficultésà
reconnaître l'ivermectine, on a dû demander la couleur, les effets secondaires après la prise. Ces informationscorroborées
aux résultats des dernières évaluationsont
été nécessairespour éüter
beaucoup d'incompréhensions.Au niveau de la population traitée, 67,7 yo
l'ont
été à l'ivermectine.Itr CONCLUSIONS
Aux
termes de cette étude migratiorq on peut relever que prèsde76Yo
dela population enquêtée sont des natifs ou résidents de plus de 10 ans et que seulement 4 Yo ont été vécu au moins 6 mois hors de leur village respectif au cours des dix dernières années.De même 4Yo de la population a reçu un traitement contre I'onchocercose; cette population traitée est composée de 58,3 o/o de sexe masculin contre 41,7 o de sexe ftminin.
2t
8,7 o/o seulement de cette population avec au moins 6 mois à l'extérieur au cours des dix demières années. Près de 68Yo de la population traitée l'aétéà l'ivermectine entre 1989 et 1995.
Au
we
de ces informations, une conclusion s'impose, s'il y a recrudescence de la maladie,il
est difficile d'établir que cela est le fait de la migration.
Par contre ce qu'on peut afErmer c'est que
la
population signale çàet
làla
présence de simuües qui du fait de ses nuisances peut être en frein pour le développement socio-économique de lazone.Pour faire face à cette recrudescence, la population souhaite qu'on reprenne les traitements aériens à défaut trouver un médicament qui pourrait prémunir l'ensemble de la population.
Pour cela, elles sont prêtes à se mobiliser dans les villages et
à
sensibiliser les personnes recalcitrantes.En cas de
traitement communautaire,les
recommandations suivantespeuvent
être formulées:- Compte tenu de la faible connaissance de la population étudiée sur I'onchocercosg
il
seraitimportant de
procéderà une
information-éducationdes
populationssur
I'importancede
laprévention de
I'onchocercosepar le traitement à
I'ivermectine;en effet, dans
leurs recommandations, les populations souhaiteraient la reprise de la lutte anti-vectorielle comme par le passé.A
défaut de cette lutte, elles sont prêtes à sortir désormais massivement lors des dépistages afin qu'on soigne les malades déclarés.-
Conformément aux objectifs poursuiüs par la dévolutioq les personnels des centres de santédewont être
impliqués activement dans l'éducation des communautés affectéeszur
la prévention de l'onchocercose lors des traitements communautaires.22
- En cas de traitement communautaire, les populations souhaitent qu'on associe les agents communautaires de santé des üllages.
23
Mais pour cel4
il
ne faudra pas perdre de vue que l'intervention d'un personnel spécialiséest
incontournable.La
participation communautairedoit être perçu
commeun appui
des populations (les agents communautairesde
santé villageoise) aux actiütés d'informationet
de sensibilisation de I'ensemble de la population.Compte tenu du niveau d'organisation de chaque üllage, le traitement communautaire n'est possible que dans les villages
A.V.V.
avec une responsabilisation totale des responsables de cesvillages.
Pour
les autres üllages,la
programmationdoit tenir
comptedu
temps socialet des
' Écoutumes de la zone (funérailles surtout).
En
cas de traitement communautaire,et pour
plus d'efficacité,il
faudra nécessairement associerles
responsablesde
l'Administration @réfet...),les
agentsdes
services techniquesJ
6écentralisés (CRPA, Enüronnement et Tourisme, Centres de santé...), les animateurs du Projet VARENA.Le traitement dewa prendre en compte tous les üllages qui ont fait lobjet de I'enquête ainsi que certains autres pour que des villages ne se sentent pas délaissés.
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