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D.S. n°4
Exercice n°1 : L’eau distillée et son pH d’après bac Antilles-Guyane 2009 (20 points) 1. pH de l’eau pure à 25 °C
1.1. Réaction d’autoprotolyse de l’eau : 2 H2O(l) = H3O+(aq) + HO–(aq) (1) 1.2. Ke = Qr,éq = [HOaq]éq.[HO–aq]éq
= [H3O+(aq)]éq.[HO–(aq)]éq (1). Ke se nomme produit ionique de l’eau (0,5) 1.3. À 25°C, pour de l’eau pure : [H3O+]éq = [HO]éq = 1,0107 mol.L1.
1.3.1. Ke = [H3O+(aq)]éq.[HO–(aq)]éq. A.N. : Ke = 1,0.10–71,0.10–7 = 1,0.10–14 à 25 °C (1).
1.3.2. pKe = – log Ke. A.N. : pKe = – log 1,0.10–14 = 14 à 25°C (1).
1.3.3. À 25 °C, le pH de l’eau pure est : pH = – log [H3O+(aq)]éq. A.N. : pH = – log(1,0.10–7) = 7,0 (1).
2. Eau distillée laissée à l’air libre
2.1. Les deux
couples
acido-basiques mis en jeu dans cette équation sont : CO2, H2O / HCO3(aq) (0,5) et H3O+(aq) / H2O( ) (0,5) 2.2. KA = Qr,éq = [HCO
aq]éq.[HOaq]éq
[CO, HO]éq
(1).
2.3. pKA = – log KA : pKA = – log
[HCO
aq]éq.[HOaq]éq
[CO, HO]éq
= – log
[HCO
aq]éq
[CO, HO]éq
– log[HOaq]éq soit pKA = – log
[HCO
aq]éq
[CO, HO]éq
+ pH et par suite pH = pKA + log( [HCO
]éq
[CO, HO]éq
) (1,5).
2.4. log( [HCO]éq
[CO, HO]éq
) = pH – pKA [HCO]éq
[CO, HO]éq
= 10pH – pKA. A.N. : [HCO]éq
[CO, HO]éq
= 105,7 – 6,4 = 10– 0,7 = 0,20 (1) : [HCO]éq
[CO, HO]éq
< 1 donc [HCO3
] < [CO2, H2O] ! [HCO
]éq = 0,20[CO, HO]éq
ou
[CO, HO]éq = 5[HCO]éqL’espèce dioxyde de carbone dissout est 5 fois plus concentrée que l’ion hydrogénocarbonate : elle prédomine dans l’eau distillée de pH = 5,7 (1).
2.5.
(1) Remarque: il n’est pas correct de dire que CO2, H2O prédomine parce que l’on est en milieu acide. Il prédomine car si pH = 5,7 alors le pH < pKA et appartient au domaine de prédominance de l’espèce acide CO2, H2O. Par exemple à pH = 6,7 < 7,0 donc milieu acide, c’est l’espèce basique HCO3–
qui prédomine car pH > pKA. 2.6. Tableau d’avancement
2.6.1. (1)
Équation de la réaction
CO
2, H
2O + H
2O ( ) = HCO
3(aq) + H
3O
+État du système chimique Avancement
État initial (mol) 0 c.V solvant 0 0
État intermédiaire (mol) x c.V – x solvant x x
État final (à l’équilibre) x
éqc.V – x
éqsolvant x
éqx
éq2.6.2. D’après l’équation modélisant la transformation et le tableau d’avancement : [HCO3]éq = [H3O+]éq (1) ainsi [HCO3
]éq = [H3O+]éq = 10–pH = 10–5,7 = 2,0.10–6 mol.L–1 (1) 2.6.3. KA = Qr,éq = [HCO
aq]éq.[HOaq]éq
[CO, HO]éq
Ainsi [CO2, H2O]éq = –,
–, = 1,0.10–5 mol.L–1 (1) 2.6.4. c = [CO2, H2O]éq + [HCO3
]éq = 1,2.10–5 mol.L–1 (1) 3. Influence de la composition atmosphérique
3.1. La pression partielle du dioxyde de carbone est : = 0,038
100 1,013105 = 38 Pa (1).
3.2. [CO2, H2O]éq = k. = 3,4.10–738 = 1,3.10–5 mol.L–1 (1).
3.3. La concentration en dioxyde de carbone dans l’eau distillée préparée en laboratoire est inférieure à la valeur trouvée à la question précédente : La pression partielle en dioxyde de carbone gazeux était donc inférieure à 38 Pa et l’air contenait donc un pourcentage plus faible que 0,038 % (1).
pH pKA= 6,4
Domaine de prédominance de CO2, H2O
Domaine de prédominance de
HCO3(aq)
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Exercice n°2 : Un cycliste écologiste d’après bac Antilles-Guyane 2009 (20 points) Première partie : étude théorique de la charge d’un condensateur1. Équation différentielle
D’après la loi d’additivité des tensions : ur + uC = E (relation 1).
D’après la loi d’Ohm, en convention récepteur : ur = r.i (relation 2).
Par définition i = dq
dt (relation 3)
La charge portée par l’armature d’un condensateur est proportionnelle à la tension à ses bornes : q = C.uC (rel. 4).
Ainsi d’après (3) et (4) : i = dC.uC
dt , or C est une constante, donc : i = C.d uC
dt (rel. 5)
Par conséquent d’après (5) et (2) : ur = r.C. d uC
dt et finalement la relation 1 devient : r.C. d uC
dt + uC = E soit : d uC
dt +
rC.uC = E rC (3).
2. Si l’expression uC(t) = E.(1 – ) est solution de l’équation différentielle elle la vérifie : d uC
dt = E rC Ainsi E
rC +
rC.E.(1 – ) = E
rC + E rC – E
rC = E
rC : l’équation différentielle est bien vérifiée ! (1) 3. q(t) = C.uC(t) soit q(t) = CE.(1 – ) (1).
4. Il y a deux solutions envisageables pour trouver i(t).
La première, plus mathématique (valable en toute circonstance), consiste à dériver la charge par rapport au temps car l’intensité représente le débit de charges électriques : i(t) = dq
dt = d
dt
(CE
.(1 – )) = CE.rC. = E r. .
La seconde : d’après la loi d’Ohm (rel. 2) : ur(t) = r.i(t) donc i(t) = urt
r or d’après la loi d’additivité (rel. 1) ur(t) = E – uC(t) avec uC(t) = E.(1 – ) donc ur(t) = E – E.(1 – ) = E. soit i(t) = E
r. (1,5).
Ainsi I0 = E r (0,5).
5. Les grandeurs qui varient de façon continue sont : uC(t) et q(t) (0,5), celles discontinues sont ur(t) et i(t) (0,5).
Deuxième partie : étude expérimentale de la décharge d’un condensateur 1. Le courant va de B vers A donc en convention récepteur le potentiel du point B
est supérieur au potentiel du point A et la tension uR = uBA (1)
2. Branchements à réaliser pour enregistrer la courbe uC = f(t) sur la voie 0 de l’interface notée EA0 (0,5).
3. |i| = f(t).
3.1.
valeur de par la méthode graphique de son choix (1)
A
B C
i
uC uR
EA0
t en s 5 10-5 10 10-5 15 10-5 20 10-5 25 10-5 uC en V
1 2 3 4 5 6 7
0,37 6,0 = 2,2 V tangente à l’origine
= 2,2.10–5
s
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3.2. Valeur théorique de la constante de temps 3.2.1. La constante de temps est = R.C (0,5) 3.2.2. [] = [R.C] = [R].[C]
or d’après la loi d’Ohm uR = R.i : [R] = [U].[I]–1.
D’après la relation : q = C.uC : [C] = [q].[U]–1.
Par définition de l’intensité : i = dq
dt : [q] = [I].[T] ;
[] = [U].[I]–1.[q].[U]–1 = [I]–1.[q] = [I]–1.[I].[T] = T.
a bien la dimension d’un temps ! (1,5)
3.2.3. = R.C ; A.N. : = 221,0.10–6 = 22.10–6 s soit 22 s ou 2,2.10–5 s (0,5).
Troisième partie : étude théorique de la décharge d’un condensateur 1. Aspect énergétique
L’expression de l’énergie stockée dans un condensateur est Eélec = 1 2.C.uC
2 (0,5).
Pour C’ = 1,0 F et uC = 6,0 V : Eélec = 1
21,06,02 = 18 J (0,5).
2. Étude de la décharge du super-condensateur dans la lampe
2.1. Expression littérale de l’intensité du courant en fonction du temps : i = f(t) 2.1.1. D’après la loi des mailles : uC + uR = 0 soit uC = – uR (0,5).
2.1.2. équation différentielle vérifiée par la tension uC :
D’après la loi d’additivité des tensions : ur + uC = 0 (rel. 1) et la relation 5 établie à la question 1 :
ur = R.C.d uC
dt soit : R.C.d uC
dt + uC = 0 soit : d uC
dt +
RC.uC = 0 (2)
2.1.3. Utilisons la condition initiale : uC(0) = 6,0 V : uC(0) = A.e–0 = A donc A =
E = 6,0 V (1)
2.1.4. = R.C. A.N. : = 221,0 = 22 s.D’après la loi d’Ohm : i(t) = uR
R, or d’après la relation 1 uR = – uC, ainsi : i(t) = – uC
R = – A R. . Par conséquent i(t) = – ,
. = – 0,27. (1,5) (on peut aussi utiliser la dérivée : i(t) = C.duC
dt).
2.2. Lorsque i < 80 mA, la lampe ne brille plus correctement, ce qui correspond d’après le graphique à une durée de décharge de 27 s.
Cette valeur est inférieure au 3 minutes requises : ce super- condensateur ne pourrait pas être utilisé ! (1).
t en s
50 100 150 200 250
|i| en A
0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3
t = 27 s
0,08