• Aucun résultat trouvé

Exercice 1. Calculer dα, dβ, dω, dη et d avec : α = xdx + ydy ∈ Ω

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Exercice 1. Calculer dα, dβ, dω, dη et d avec : α = xdx + ydy ∈ Ω"

Copied!
3
0
0

Texte intégral

(1)

MM022 G´ eom´ etrie diff´ erentielle 2016–2017

Feuille 7 : diff´ erentielle ext´ erieure, orientation, formule de Stokes

Exercice 1. Calculer dα, dβ, dω, dη et d avec : α = xdx + ydy ∈ Ω

1

( R

2

) β = −y

x

2

+ y

2

dx + x

x

2

+ y

2

∈ Ω

1

( R

2

\ {0}) ω = e

xz

dx + xcos(z)dy + y

2

dz ∈ Ω

1

( R

3

)

η = xdx ∧ dy − zdx ∧ dz + xyzdy ∧ dz ∈ Ω

2

( R

3

) = dx

1

∧ dx

2

+ · · · + dx

2n−1

∧ dx

2n

∈ Ω

2

( R

2n

)

Exercice 2. Soient [ : X (R

3

) → Ω

1

(R

3

) et ?[ : X (R

3

) → Ω

2

(R

3

) les isomorphismes : [ : X = X

1∂x

+ X

2∂y

+ X

3∂z

7→ X

[

= X

1

dx + X

2

dy + X

3

dz

et ? [ : X = X

1∂x

+ X

2∂y

+ X

3∂z

7→ X

1

dy ∧ dz + X

2

dz ∧ dx + X

3

dx ∧ dy.

Notons formellement ∇ = (

∂x

,

∂y

,

∂z

). ´ Etant donn´ e un champ de vecteurs X = (X

1

, X

2

, X

3

), on d´ efinit la fonction

∇ · X =

∂X∂x1

+

∂X∂y2

+

∂X∂z3

(produit scalaire formel entre les vecteurs ∇ et X), que l’on appelle divergence du champ de vecteurs X, not´ ee encore dive X, et le champ de vecteurs

∇ × X =

∂X∂y3

∂X∂z2

,

∂X∂z1

∂X∂x3

,

∂X∂x2

∂X∂y1

(produit vectoriel formel entre les vecteurs ∇ et X), que l’on appelle rotationnel du champ de vecteurs X, not´ e encore rotX. Enfin ´ etant donn´ ee une fonction lisse f , on d´ efinit un champ de vecteurs appel´ e gradient de f par

∇f = (

∂f∂x

,

∂f∂y

,

∂f∂z

)

(multiplication formelle du vecteur ∇ par le scalaire f ), not´ e encore gradf .

On note h·, ·i et ω = dx ∧ dy ∧ dz les produit scalaire et forme volume canoniques sur R

3

. Montrer que:

1. X

[

(Y ) = hX, Y i pour tout Y ∈ X ( R

3

) ; 2. ?[(X) = ι

X

ω ;

3. gradf = [

−1

(df ) ;

4. d(?[(X)) = (∇ · X)ω, ou encore d(ι

X

ω) = (divX)ω ; 5. d(X

[

) = ?[(∇ × X), ou encore d(X

[

) = ι

rotX

ω

(tout ceci permet de d´ efinir plus g´ en´ eralement ?[ et div sur toute vari´ et´ e munie d’une forme volume, [ et grad sur toute vari´ et´ e munie d’une m´ etrique riemannienne, et rot sur toute vari´ et´ e munie des deux) ;

6. ∇ × (∇f ) = 0, ou encore rot(gradf ) = 0 ; 7. ∇ · (∇ × X) = 0, ou encore div(rotX) = 0.

Relier les deux derni` eres identit´ es ` a la relation d ◦ d = 0.

Exercice 3. Orientabilit´ e de la sph` ere. Donner un atlas d’orientation de la sph` ere S

n

,

c’est-` a-dire un atlas de S

n

dont les changements de cartes ont un jacobien partout strictement

positif.

(2)

Exercice 4. Hypersurfaces de R

n

.

1. Montrer que tout niveau r´ egulier M d’une fonction lisse f : U ⊂ R

n

→ R d´ efinie sur un ouvert de R

n

admet une normale unitaire lisse, c’est-` a-dire une application lisse ν : M → S

n−1

telle qu’en tout point x de M, ν (x) soit orthogonal ` a l’espace tangent T

x

M.

2. Montrer qu’une hypersurface quelconque M de R

n

est orientable si et seulement si elle admet une normale unitaire lisse. Retrouver ainsi l’orientabilit´ e de la sph` ere S

n

.

3. Montrer que le ruban de Mœbius n’est pas orientable.

Exercice 5. Non-orientabilit´ e

1. Montrer qu’une vari´ et´ e n’est pas orientable si elle admet deux cartes (U, ϕ) et (V, ψ) telles que U et V soient connexes et det(dϕ

x

◦ (dψ

x

)

−1

) prenne ` a la fois des valeurs positives et n´ egatives lorsque x d´ ecrit U ∩ V .

2. Red´ emontrer que le ruban de Mœbius n’est pas orientable.

3. Montrer que l’espace projectif R P

n

est orientable si et seulement si n est impair.

Exercice 6. Orientabilit´ e des espaces projectifs (bis). On consid` ere R P

n

comme le quo- tient de S

n

par {± Id} et on note p : S

n

→ R P

n

la projection canonique. On note en outre ω

0

la forme volume de S

n

d´ efinie par

∀x ∈ S

n

, ∀(v

1

, ..., v

n

) ∈ T

x

S

n

, (ω

0

)

x

(v

1

, ..., v

n

) = det(x, v

1

, ..., v

n

).

Supposons que R P

n

admette une forme volume α.

1. Montrer que ω = p

α est une forme volume sur S

n

satisfaisant (− Id)

ω = ω.

2. Il existe donc une fonction f lisse et de signe constant sur S

n

telle que ω = f ω

0

. Calculer (− Id)

ω

0

puis (− Id)

ω en fonction de ω

0

. En d´ eduire que n est n´ ecessairement impair, et que les espaces projectifs de dimension paire ne sont donc pas orientables.

3. Soit Γ un groupe discret agissant librement et proprement sur une vari´ et´ e X et p : X → V /Γ l’application de revˆ etement sur la vari´ et´ e quotient. Montrer que pour toute forme diff´ erentielle ω sur X satisfaisant

γ

ω = ω ∀γ ∈ Γ,

il existe sur X/Γ une unique forme diff´ erentielle α telle que p

α = ω, qui est une forme volume si ω l’est.

4. En d´ eduire que les espaces projectifs de dimension impaire sont orientables.

Exercice 7. Cas particuliers de la formule de Stokes.

1. Formule de Green-Riemann. Soit D un domaine r´ egulier de R

2

et P, Q de fonctions lisses d´ efinies au voisinage de D. Montrer que

Z

∂D

P dx + Qdy = Z

D

(∂

x

Q − ∂

y

P)dxdy.

2. Formule d’Ostrogradski. Soit D un domaine r´ egulier de R

3

, ω = dx ∧ dy ∧ dz et X un champ de vecteurs sur R

3

. Montrer que

Z

∂D

ι

X

ω = Z

D

(divX)ω.

(3)

Que devient cette ´ egalit´ e pour X = P ∂

x

+ Q∂

y

+ R∂

z

? On d´ efinit en outre le flux de X ` a travers S = ∂D, not´ e R

S

X, comme Z

S

hX, N iσ

o` u N d´ esigne le champ normal sortant et σ = ι

N

ω la forme volume canonique sur S.

V´ erifier que

ι

X

ω

|S

= hX, N iσ ce qui entraˆıne :

Z

S

X = Z

D

(divX)ω.

3. Formule de Stokes “classique”. Soit Γ ⊂ R

3

une courbe ferm´ ee lisse orient´ ee et X un champ de vecteurs au voisinage de Γ. Soit γ : I ⊂ R → R

3

une param´ etrisation (n´ ecessairement non injective) de Γ (compatible avec l’orientation) et [a, b] ⊂ I tel que γ([a, b]) = Γ et γ

|]a,b[

injective. On d´ efinit

Z

γ

X :=

Z

b a

hX(γ(t)), γ(t)idt. ˙

(a) V´ erifier que R

γ

X = R

Γ

X

[

(cf. exercice 2). Cette quantit´ e ne d´ epend donc pas de la param´ etrisation. On l’appelle circulation de X le long de Γ et on la note H

Γ

X.

(b) On suppose ici que Γ est le bord (orient´ e) d’un domaine compact S d’une surface orient´ ee de R

3

. V´ erifier que

I

Γ

X = Z

S

rot(X) (flux du rotationnel ` a travers S).

Exercice 8. Stokes et r´ esidus. Une forme diff´ erentielle complexe de degr´ e k sur un ouvert U de R

n

est une application lisse de U dans l’espace des applications k-lin´ eaires altern´ ees de R

n

dans C. Une telle forme s’´ ecrit de fa¸ con unique sous la forme α + iβ avec α, β ∈ Ω

k

(U ). On d´ efinit sa diff´ erentielle comme la forme diff´ erentielle complexe dα + idβ et son int´ egrale (sur ce qui a un sens) comme R

α + i R β.

Etant donn´ ´ ee une fonction f : U ⊂ R

2

' C → C , on d´ esigne par f (z)dz la 1-forme diff´ erentielle complexe f (x + iy)(dx + idy) (notamment, dz := dx + idy).

1. Si f est de la forme P + iQ avec P, Q : U ⊂ R

2

→ R, exprimer d(f (z)dz) en fonction des d´ eriv´ ees de P et Q.

2. On rappelle qu’une fonction R -diff´ erentiable f = P +iQ : U ⊂ R

2

' C → C est holomorphe si et seulement si

∂P∂x

=

∂Q∂y

et

∂P∂y

= −

∂Q∂x

(´ equations de Cauchy-Riemann). Comment cela se traduit-il en termes de la forme f (z)dz ?

3. Soit f : U → C une fonction holomorphe. Montrer que pour tout domaine compact D de U , R

∂D

f (z)dz = 0.

4. Soit A ⊂ U un sous-ensemble discret et f : U \ A → C une fonction holomorphe. Montrer que pour tout domaine compact D ⊂ U dont le bord ne rencontre pas A,

Z

∂D

f (z)dz = 2πi X

a∈A∩D

Res(f, a),

o` u Res(f, a) =

2πi1

R

∂B(a,ε)

f(z)dz pour tout ε suffisamment petit pour que B(a, ε) ⊂ U \ A.

Références

Documents relatifs

Il est clair par dénition que f n est strictement croissante dans [0, +∞[... MPSI B 29

Application : remplacez, dans votre fonction dessiner, l’appel ` a la fonction cube du TP pr´ ec´ edent, par la cr´ eation d’une sph` ere en fil de fer.. Compilez

Exercice 1 : Trace et image de la sph` ere unit´ e par une forme quadratique. On note R le corps des nombres

L’inclusion r´ eciproque s’obtient en reprenant le mˆ eme argument avec Q −1 qui est

Dans la seconde question, on utilise l’indication de l’énoncé et le fait que le réel α est strictement positif pour obtenir rapidement le polynôme minimal de la

En déduire la concentration molaire C S en ions chlorure initialement présents dans la solution S, puis celle C 0 dans le

3- Ne cessant d’améliorer notre commande, nous avons constaté qu’un phénomène d’oscillation de l’eau autour d’un niveau provoque de nombreux démarrage et arrêt

La température est un facteur cinétique : lorsque la température augmente, la durée d’évolution du système chimique entre son état initial et son état final diminue1. Un bain à