MPSI B Corrigé du DM 8 29 juin 2019
Partie I
1. On doit vérier que Z [ √
d] contient 1 et qu'il est stable pour l'addition et la multipli- cation. Cela ne pose pas de problème :
(x +
√
dy) + (x
0+
√
dy
0) = (x + x
0)
| {z }
∈Z
+
√
d(y + y
0)
| {z }
∈Z
(x +
√
dy)(x +
√
dy) = (xx
0+ dyy
0)
| {z }
∈Z
+
√
d(xy
0+ x
0y)
| {z }
∈Z
2. On vérie sans diculté que c(1) = 1 (cela est nécessaire pour un morphisme d'an- neau). De plus
∀(z, z
0) ∈ Z [ √
d]
2: c(z + z
0) = c(z) + c(z
0), c(zz
0) = c(z)c(z
0)
Le caractère bijectif vient de ce que c ◦ c = Id .
3. D'après la question précédente, pour tous z et z
0dans Z [ √ d] , N (zz
0) = zz
0c(z)c(z
0) = zc(z)z
0c(z
0) = N(z)N(z
0)
4. Si z est inversible d'inverse z
0zz
0= 1 ⇒ N (zz
0) = 1 ⇒ N (z)N (z
0) = 1 ⇒ N (z) ∈ {−1, +1}
car N (z) et N(z
0) sont entiers. Réciproquement, si N (z) ∈ {−1, +1} , comme N (z) = zc(z) , z est inversible d'inverse N (z)c(z) .
Partie II
1. L'ensemble contenant zz
0s'obtient simplement par la règle des signes car c(zz
0) = c(z)c(z
0) . Cela donne le tableau suivant
I
++I
+−I
−+I
−−I
++I
++I
+−I
−+I
−−I
+−I
+−I
++I
−−I
−+I
−+I
−+I
−−I
++I
+−I
−−I
−−I
−+I
+−I
++I+−
I−− I++
Y
I−+
x−√ dy= 0
x+√ dy= 0
X
Fig. 1: Partie III
Le signe de z est le même que celui de
1z, le signe de c(z) est le même que celui de
c(z)1les quatre ensembles I
++, I
+−, I
−+, I
−−sont donc stables par inversion.
2. Les stabilités nécessaires ont été démontrées lors de la question précédente.
3. On a admis que I 6= {−1, +1} , il existe donc un z dans I de module diérent de 1.
Alors z
26= 1 et z
2∈ I
++d'après le tableau II 1.
Partie III
Notons D
+la droite d'équation x + √
d y = 0 et D
−la droite d'équation x − √
d y = 0 . Si M est un point de coordonnées (x, y) , on peut interpréter
X = x − √
d y, Y = x +
√ d y
comme les coordonnées de M dans un repère attaché à ces droites. On en déduit la gure suivante.
Partie IV
1. On peut remarquer que si z = x + y √
d est un élément de Z [ √ d] alors x = 1
2 (z + c(z)), y = 1 2 √
d (z − c(z))
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/
1
Rémy Nicolai M0508CMPSI B Corrigé du DM 8 29 juin 2019
Lorsque z ∈ I
++, les nombres z et c(z) sont strictement positifs donc x aussi. Dans ce cas N (z) = zc(z) > 0 donc N (z) = 1 .
Lorsque z ∈ I
++avec z > 1 , c(z) =
1z< 1 < z donc y > 0 .
2. D'après les questions précédentes, X est une partie non vide de N
∗, elle admet donc un plus petit élément noté u .
3. D'après la dénition dans la question précédente, u est le plus petit élément de X . Il est obtenu pour un certain m de I
++. Il existe donc un m ∈ I
++tel que m > 1 et v ∈ N
∗avec m = u + √
d v .
On va montrer que m est le plus petit élément de {z ∈ I
++tq z > 1}
Comme m est dans cet ensemble, on doit montrer seulement que m est un minorant de cet ensemble.
Considérons un z > 1 dans I
++, il existe x et y naturels non nuls tels que z = x+ √ d y . Comme x ∈ X on a u ≤ x . D'autre part, comme N (z) = 1
x
2− dy
2= 1 y
2= 1
d (x
2− 1) ≥ 1
d (u
2− 1) = v
2Comme v et y sont positifs 0 < v < y et nalement par addition des deux inégalités z = x + √
d y ≥ u + √
d v = m
Partie V
1. Cette question est un analogue multiplicatif de l'étude des sous-groupes additifs de Z.
Par dénition m > 1 . Si z est un élément de I
++strictement plus grand que 1, il existe un naturel non nul n tel que
m
n≤ z < m
n+1⇒ 1 ≤ m
−nz < m
De plus m
−nz ∈ I
++et, par dénition de m , la relation m
−nz < m interdit à m
−nz d'être strictement plus grand que 1. Ainsi m
−nz = 1 d'où z = m
n.
Lorsque z < 1 , on se ramène à la question précédente en considérant
1z2. a. Si z ∈ I
+−, z
2∈ I
++d'après le tableau II 1.
b. D'après la question 1, il existe n ∈ Z tel que z
2= m
n.
Si n était pair de la forme 2k , on aurait z = m
kou z = −m
k. Ceci est impossible car m
k∈ I
++et −m
k∈ I
−−. Ainsi n est forcément impair, de la forme 2k + 1 donc
z
2= m
2k+1⇒ m = (zm
−k)
2avec zm
−k∈ I
+−d'après le tableau II 1.
c. Si z ∈ I
+alors z
2∈ I
++. Il existe donc un entier n tel que z
2= m
n= w
2n. On en déduit z = w
ncar −w
n6∈ I
+.
Partie VI
1. Comme 9 − 2 × 4 = 1 , il est clair que 3 + 2 √
2 est bien dans I
++donc 3 ∈ X .
En utilisant les notations des parties IV et V, il s'agit maintenant de montrer que m = 3 + 2 √
2 en prouvant que 3 = min X . L'équation 4 − 2y
2= 1 n'a pas de solution entière donc 2 6∈ X . Ceci montre que 3 est bien le plus petit élément de X et 3 + 2 √
2 engendre I
++.
De (1 + √
2)
2= 3 + 2 √
2 , on déduit que w = 1 + √
2 engendre I
+.
2. a. Remarquons qu'un carré d'entier est congru à 0 ou 1 modulo 4. On en déduit que x
2−3y
2est congru à 0 ou 1 ou 2 mais jamais à -1 modulo 4. Il est donc impossible que pour x et y entiers x
2− 3y
2soit égal à −1 .
Ici I
+−et I
−−sont donc vides.
b. De 2 + √
3 ∈ I
++, on déduit 2 ∈ X . D'autre part, 1 6∈ X donc 2 = min X et 2 + √
3 = m engendre I
++. c. Les solutions sont les couples
1
2 (z + c(z)), 1 2 √
d (z − c(z)))
où z décrit I . Ici I = I
++∪ I
−+. Les couples attachés aux éléments de I
−+sont les opposées de ceux de I
++.
Comme I
++est engendré par < 2 + √
3 > , formons les suites (u
n)
n∈Z, (a
n)
n∈Z, (b
n)
n∈Zen posant
u
n= (2 + √
3)
n= a
n+ b
n√ 3 Ces suites sont dénies par récurrence
a
0= 2 b
0= 1
a
n+1= 2a
n+ 3b
na
n−1= 2a
n− 3b
nb
n+1= a
n+ 2b
nb
n−1= −a
n+ 2b
nLes solutions sont tous les couples
(a
n, b
n), (−a
n, −b
n) lorsque n décrit Z.
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
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