T A B L E A U I : P r e v a l e n c e
Sexe Nombre de donneurs Donneurs Ac anti HCV
pr61ev6s positifs
Hommes 903 105 (11,6 %)
Femmes 82 9 (10,9 %)
Total 985 114 (11,5 %)
Remarque : pas de diff6rence entre les 2 sexes.
T A B L E A U II : R~partition des dons a n t i - H C V ( + ) exprim~s en h o m b r e et en p o u r c e n t a g e
Age Nombre de dons Pourcentage
18-30 53 46,4
31-40 37 32,4
41-50 21 18,4
> 50 3 2,8
Total 114 100
Remarque : entre 18 et 40 ans on a 90 cas soit 78,8 %.
T A B L E A U HI : Origine de la c o n t a m i n a t i o n Tous nos sujet 6talent des h6t6rosexuels sauf 3 qui n ' o n t jamais eu de rapport sexuels.
T A B L E A U I V : Relation H C V avee les virus H B V (AgHBs) et V I H
S&ologie AntigOne Ac anti AntigOne Hbs (+) Total Hbs(+) HIV(+) et A c anti HIV(+)
Ac anti HCV(+) 9 4 2 15
n = l l 4
Pourcentage 7,9 3,5 1,7 13,1
Remarque : 15 cas d'association. * 5 bdnfvoles; ** 1 bdndvole.
Cependant la d6couverte d'une s6ropositivit6 chez 3 don- neurs n'ayant jamais eu de rapports sexuels, laisse supposer l'existence d'autres voles de contamination non encore 6lu- cid6es comme pense Catelle (2). L'association du virus H C V avec les virus HBV et HIV est frdquente. Quinze cas d'asso- ciation (13,1%) avec le virus HB, notamment l'AgHbs, sur 114 sujets H C V positifs, 9 soit 7,8 % sont porteurs de l'AgHbs. Une fr6quence 61ev6e par rapport ~t celle de Catelle (2) en France (2 %). Avec le virus HIV, 4 sujets (3,5 %) sont sfropositifs vis-h-vis des deux virus. Dans 1,7 % des cas, soit chez 2 sujets, nous avons not6 une s6ropositivit6 aux 3 virus.
Dans cette 6tude, la recherche des anticorps anti-HCV a per- mis de pr6ciser la fr6quence de ce virus dans la population du
Kouilou (11,5 %). L'infection virale par le H C V n'est pas influenc6e par le sexe, mais elle serait influenc6e par l'gtge du fait du mode de vie. L'association avec les virus H B V et V1H est frdquente. Cependant, le problSme pos6 par les voies de contamination des virus de l'h6patite reste intact.
R E F E R E N C E S
1. BUFFET C. - H6patites/l virus A, B, C et D. Epidfmiologie, 6tiologie, diagnostic, 6volution, prt%ention. Rev Prat. 1995; 45 : 1299-304.
2. CATELLE A., EDERT D., C A O H U U T., RENOULT E., T A L L O T B., C H A P I G O N E U L L E B. - Prdvalence des anticorps anti-HCV au cours des h6patites virales. R6sultats d ' u n e 6tude pratiqu6e chez 400 sujets hospitalis6s. Mdd Mal Infect. 1992; 22 : 4-8.
3. DENIS F., R A N G E R S. - Le virus de l'hfpatite C principal agent des hdpatites non A/non B post-transfusionnelles. M6d Chir Dig. 1989; 18 : 331-5.
4. ABISSEY A., YAO T., G U E G U E N M., D A N H O B., S A N G A R E A., TEA D. - Les complications infectieuses de la transfusion sanguine chez les dr6panocytaires dans un CHU d'Abidjan. Pub M6d Afr. 115 : 27-30.
5. B R A D L E Y D.W., M A Y A R D J.E., POPPER H. - Post-transfusion non A/non B hepatitis: physico-chemical properties of two distinct agents. J Infect Dis. 1983; 148 : 254-65.
M6d Mal Infect. 1998 ; 28 : 674-5
Endocardite streptocoque G sur canal atrio-ventriculaire*
R. H A B B A L * * , A. C H A K I B * * * et N. C H R A I B I * *
S U M M A R Y ENDOCARDITIS C A U S E D BY GROUP G STREPTOCOCCI IN PERSISTENT C O M M O N A T R I O - V E N T R I C U L A R C A N A L The authors report a case of bacterial endocarditis caused by group G beta hemolytic streptococci on partial persistent common atfio-ventricular canal, in a 32 year-old patient. This congenital heart disease was discovered late, and Streptococcus G endocarditis in this congenital heart disease is rare. The patient was successfully treated by penicillin G for 6 weeks and gentamicin for 2 weeks. 2 months later, he suffered from an atrial fibrillation episode with no cardiac insufficiency.
Key-words: Bacterial endocarditis - Streptococcus - Persistent common atrio-ventricular canal.
Mots-cl~s : Endocardite infectieuse - Streptocoque G - Canal atrio-ventriculaire.
* Re~u le 17.3.97. Acceptation d6finitive le 26.1.98.
** Centre de Cardiologie, Centre Hospitalier Universitaire Ibn Rochd, Casablanca, Maroc.
** Service des Maladies infectieuses, Centre Hospitalier Universi- taire Ibn Rochd, Casablanca, Maroc.
6 7 4
L' endocardite sur canal atrio-ventriculaire (CAV) est excep- tionnelle. Les streptocoques du groupe G sont responsables de 1 % des cas d'endocardites (1). Nous rapportons une endocardite ~t streptocoque G sur cardiopathie cong6nitale type de CAV chez un adulte.
Mr Z.A., ,~g6 de 32 ans, a eu une otite purulente droite le 30 aofit 1995, trait6e par la p6nicilline A ~ la dose de 1,5 g/j et pour une dur6e de 5 jours. Le 10 octobre, il est hospitalis6 pour une fi6vre ~ 40~ avec frissons et un souffle holosysto- lique de 3/6 au foyer mitral. I1 existe alors un syndrome d'hypertension art6rielle pulmonaire. Le rythme cardiaque est r6gulier et la pression art6rielle est de 160/80 mmHg. L'exa- men ORL objective une perforation du tympan droit. Le pr6- l~vement bact6riologique au niveau de l'oreille ne d6c61e pas de germe. La radiographie du thorax note une cardiom6- galie aux d6pens du tronc de l'art~re pulmonaire ainsi qu'une hypervascularisation pulmonaire. L'61ectrocm'diogramme ne montre pas de troubles de rythme ou de conduction.
La vitesse de s6dimentation est ~t 130 mm la premi6re heure, avec une an6mie ~t 8 g/100 ml, hypochrome, normocytaire.
Une h6maturie microscopique et une albuminurie ~t 3 g/24 h sont d6cel6es. La fonction r6nale est normale. Trois h6mo- cultures sont positives ~ un su'eptocoque du groupe G, sen- sible ~ la p6nicilline G. L'6chocardiographie r6v~le un CAV partiel. La grande valve mitrale est le si~ge d'une fente mitrale et d'une v6g6tation de 12 sur 9 mm, mobile avec la cin6tique valvulaire. Au Doppler couleur et puls6, on note une fuite mitrale grade II ~t III.
Le malade est trait6 par p6nicilline G (20 M/j), pendant 6 semaines et gentamicine (3 mg/kg/j) pendant 2 semaines.
L'apyrexie est obtenue en 4 jours, le syndrome inflammatoire r6gresse, l'h6maturie et l'albuminurie disparaissent au bout de 2 semaines. Le malade a refus~ la correction chirurgicale de sa cardiopathie. Une arythmie compl6te par fibrillation auriculah'e est apparue par la suite. Le recul est actuellement de 12 mois sans signes d'insuffisance cardiaque.
Les endocardites ~ streptocoque du groupe G repr6sentent moins de 1 % des cas d'endocardite infectieuse (EI). Dans une revue de 4 705 cas d'EI, 166 (3,5 %) 6taient dus ~t des streptocoques 13 h6molytiques. Quatorze 6taient des strepto- coques du groupe G (1). Ceux-ci font pattie de la flore nor- male du nasopharynx, de la peau et du tractus g6nital (2).
Dans notre observation, la porte d'entr6e de l'endocardite peut ~tre otologique, car il n ' a 6t6 trouv6 de 16sions ni au niveau de l'oropharynx, ni au niveau du tractus g6nital. Les endocardites ~t streptocoques G touchent surtout les sujets
~g6s avec de multiples tares (3). I1 s'agit, le plus souvent, d'endocardites aigu~s rapidement destructrices. Le strepto- coque G est tr~s sensible ~t la p6nicilline G e t l'6volution, apr6s traitement antibiotique par b~ta-lactamine et amino- glycoside, est favorable. L'endocardite complique excep- tionnellement les CAV. Dans une 6tude de 68 endocardites survenues chez des enfants, la CAV n'a 6t6 retrouv6e que dans 1 cas (4).
REFERENCES
1. BLAIR D,C,, MARTIN D,B, - Beta-hemolytic streptococcal endocar- ditis. Predominance of non group A organisms. Am J Med Sci. I978;
276 : 269-77.
2. ROLSTON K.V.I, - Group G streptococcal infections. Arch Intern Med. 1986; 146 : 857-8.
3. SMYTH E.G., PALETT A.P., DAVIDSON R,N, - Group G Strepto- cocci endocarditis. Two case reports, a review of the literature and recommandations for treatment, J Infect, 1988; 16 : 169-76, 4. NORMAN J., BOZIO A., ETIENNE J., SASSOLAS F., LE BRI H. - L'endocardite infectieuse chez l'enfant. Arch Mal Coeur. 1993; 86 : 1847-56.
M6d Mal Infect. 1998 ; 28 : 675-7
Activit6 compar6e du c6fotaxime et de la ceftriaxone
sur Streptococcus pneumoniae*
M. ROUSSEL-DELVALLEZ**, F. DELPIERRE**, T. BENSAID***, H. CHARDON***, O, BELLON***,
et R. COURCOL***
SUMMARY COMPARATIVE ACTIVITY
OF CEFOTAXIME AND CEFTRIAXONE ON 203 STRAINS OF STREPTOCOCCUS PNEUMONIAE The evolution of antimicrobial resistance of Streptococcus pneumoniae requires the determination of the MICs to anti- biotics, particularly g-lactams. The third-generation cepha- losporins are the empirical drugs of choice for pneumococcal infections, essentially meningitis, in areas of the world where penicillin-resistant pneumococci are prevalent. The aim of this study was to compare the MIC of cefotaxime and ceftriaxone obtained by the reference agar dilution method.
The results showed a complete equivalence of the two mole- cules against S. pneumoniae.
K e y - w o r d s : Streptococcus pneumoniae - Cefotaxime - Ceftriaxone.
Mots-el~s : Streptococcus pneumoniae - C6fotaxime - Ceftriaxone.
* Re~u le 22.6.98. Acceptation d6finitive le 14.9.98,
** Laboratoire de Bact6riologie-Hygi~ne, H6pital A. Calmette, Boulevard du Pr. Leclercq - F-59037 Lille Cedex.
*** Laboratoire de Bact6riologie-Hygi~ne, CH, Avenue du Tamaris F- 13616 Aix-en-Provence Cedex.
675