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Fonction potentielle anharmonique au second ordre de la molécule O3

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00207385

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00207385

Submitted on 1 Jan 1973

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Fonction potentielle anharmonique au second ordre de la molécule O3

A. Barbe, C. Secroun, P. Jouve

To cite this version:

A. Barbe, C. Secroun, P. Jouve. Fonction potentielle anharmonique au second ordre de la molécule O3.

Journal de Physique, 1973, 34 (4), pp.313-316. �10.1051/jphys:01973003404031300�. �jpa-00207385�

(2)

FONCTION POTENTIELLE ANHARMONIQUE

AU SECOND ORDRE DE LA MOLÉCULE O3

A.

BARBE,

C. SECROUN et P. JOUVE

Laboratoire de

Physique Moléculaire,

Faculté des

Sciences,

51-Reims

(Reçu

le 15

septembre 1972,

révisé le 19 octobre

1972)

Résumé. 2014 L’obtention récente des

fréquences

d’ordre zéro de la molécule d’ozone permet de déterminer les constantes de force

quadratiques

et

cubiques.

Les constantes d’anharmonicité conduisent à une

première

évaluation des constantes de force

quartiques.

Abstract. 2014 New values of the O3 harmonic and cubic force constants are obtained from new zero order wave numbers. A first evaluation of the

quartic

force constants is also

given.

Classification Physics Abstracts

13.31

1. Introduction. - La molécule d’ozone

possède

la

symétrie C2,. L’angle

a = 116o47’ et la

longueur

de

liaison re

=

1,271 7 À

ont été mesurés par

spectro- scopie

micro-onde

[1 ]. Récemment,

nous avons obtenu

les nombres d’ondes d’ordre zéro coi et les coefficients d’anharmonicité xij par

spectroscopie infrarouge [2].

La connaissance du coefficient de

couplage

de Coriolis

ç 13 [1]

et des coefficients de

potentiel cubique kijj

permet

de déterminer

complètement

la fonction

poten-

tielle au second ordre. Nous

adoptons

la fonction

potentielle explicitée

en fonction des coordonnées internes par Kuchitsu et Morino

[3] :

Avec qi

= 2

n(ccoilh)’I’ Qi

et où les coi,

kijj, kiijj

sont

respectivement

les

fréquences

d’ordre zéro et les coefficients

anharmoniques cubiques

et

quartiques.

2. Constantes de force

harmoniques.

- La méthode

de Wilson

[5], [6],

pour le calcul des constantes de

force

quadratiques,

donne 3

équations

à 4

inconnues,

deux pour la

symétrie A1(Q1, Q2)

et une pour la

symétrie B2(Q3).

La

quatrième équation

est la relation de Meal et Polo

[7]

F et G étant des matrices

exprimées

en fonction des

coordonnées de

symétrie.

(*) Il n’est pas tenu compte des constantes quartiques non

nulles kll12, k 1222, k1233 car elles n’interviennent pas dans les expressions des x tant que la théorie est limitée à une pertur- bation du second ordre [4].

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01973003404031300

(3)

314

Les résultats obtenus sont

portés

dans le tableau I.

TABLEAU 1

Il est

possible

de connaître la forme des vibrations

en déterminant les vecteurs propres de la matrice de passage des coordonnées internes aux coordonnées normales :

R =

LQ,

normalisées par la relation

k est le mode de vibration et F la constante de force.

De cette

façon,

nous obtenons :

3. Partie

cubique

du

potentiel.

-

L’égalité

des

expressions (1)

et

(2)

de la fonction

potentielle

conduit

à des relations entre les coefficients

anharmoniques

et

les constantes de force

quadratiques, cubiques

et

quartiques.

Les matrices de passage ont été données par Kuchitsu et Morino dans le tableau I de la réfé-

rence

[3]

que nous résumerons par :

Les éléments de la matrice

K3 dépendent

des coeffi-

cients

anharmoniques kijj

et des

fréquences

d’ordre

zéro mi. Les matrices

F2

et

F3

sont formées

respecti-

vement par les constantes de force

quadratiques

et

cubiques.

Les matrices A et B sont directement reliées à la matrice L.

Les coefficients

kijj

sont reliés aux constantes

d’interaction de vibration-rotation a

[3].

Ces cons-

tantes sont définies par :

Ae, Be, Ce

sont les constantes de rotation à

l’équi- libre,

et sin T et cos r sont des fonctions des masses des atomes et de la matrice L.

En utilisant les valeurs des constantes a

publiées

par Morino

[1] ]

et les nouvelles valeurs des wi

[2],

nous calculons les

kijj (Tableau II).

(4)

TABLEAU II

TABLEAU III

Nous constatons une

grande analogie

entre ces

résultats et ceux obtenus

précédemment

pour la molécule

S02 [8] :

Importance

de la constante

frrr,

donc

importante

anharmonicité des vibrations

longitudinales

suivant

0-0 ;

faiblesse de

haa

donc déformation

angulaire proche

de l’harmonicité.

Cependant,

nous devons

noter une différence moins

marquée

entre

frrr

et les

constantes

d’interaction ;

ce

qui

était

déjà

le cas pour les constantes de force

harmoniques.

4. Partie

quartique

du

potentiel.

- Pour déterminer

les constantes de force

quartiques,

Kuchitsu et Morino

ont obtenu la relation matricielle

(Tableau II,

réf.

[3])

que nous résumons par :

Les éléments de la matrice

K4 dépendent

de

kiijj.

Les matrices

F2, F3

et

F4

sont formées par les cons- tantes de force

quadratiques, cubiques

et

quartiques.

Les matrices

C, D,

et E sont reliées à la matrice L.

Les

kiijj

sont déterminés à

partir

des coefficients d’anharmonicité

x,j [2],

des

fréquences

d’ordre zéro wi et des coefficients

kijj [3] :

Les résultats sont rassemblés dans le tableau IV.

TABLEAU IV

De

l’éq. (8),

on déduit les constantes de force quar-

tiques (Tableau V).

TABLEAU V

Contrairement aux résultats obtenus pour les

parties

(5)

316

quadratiques

et

cubiques,

ces résultats ne

présentent

pas

d’analogie

avec ceux de

S02.

Il est étonnant d’obtenir des constantes d’interaction

du même ordre de

grandeur

que

frrrr.

Nous pouvons

interpréter

une telle interaction en admettant l’exis- tence d’une liaison délocalisée.

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