• Aucun résultat trouvé

Diffusion inélastique de la lumière à la résonance dans GaAs1-xP x

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Diffusion inélastique de la lumière à la résonance dans GaAs1-xP x"

Copied!
7
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00209102

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00209102

Submitted on 1 Jan 1981

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Diffusion inélastique de la lumière à la résonance dans GaAs1-xP x

M. Oueslatti, C. Hirlimann, M. Balkanski

To cite this version:

M. Oueslatti, C. Hirlimann, M. Balkanski. Diffusion inélastique de la lumière à la résonance dans GaAs1-xP x. Journal de Physique, 1981, 42 (8), pp.1151-1156. �10.1051/jphys:019810042080115100�.

�jpa-00209102�

(2)

Diffusion inélastique de la lumière à la résonance dans GaAs1-xPx(*)

M. Oueslatti

Faculté des Sciences de Tunis, Département de Physique, Campus Universitaire-Belvédère, Tunis, Tunisie

C. Hirlimann et M. Balkanski

Université Pierre-et-Marie-Curie, Laboratoire de Physique des Solides (**), 4, place Jussieu, 75230 Paris Cedex 05, France

(Reçu le 21 janvier 1981, révisé le 19 mars, accepté le 7 avril 1981)

Résumé.

2014

La diffusion résonnante de la lumière a été étudiée dans Ga(AsP), en maintenant fixe la longueur

d’onde du laser excitateur et en déplaçant les niveaux d’énergie de l’alliage par la variation de la température appliquée. Les courbes de résonance pour les modes normaux du spectre du premier ordre et de la première réplique,

montrent que la résonance des répliques a lieu lorsque l’énergie du photon diffusé est en coïncidence avec la largeur

de la bande d’énergie interdite.

Abstract.

2014

Resonant Raman scattering has been studied in Ga(AsP) by varying the energy level through the sample temperature, while leaving the incident photon energy constant. The scattered intensity variation due to the normal mode of vibrations in the first order spectrum and in the first replica shows that résonance takes place

when the energy of the scattered photons is in coincidence with the energy of the direct band gap.

Classification Physics Abstracts

78.30

1. Introduction. - La structure de bande et la

dynamique de réseau des alliages III-V suscitent

un grand intérêt ces dernières années tant par intérêt fondamental qu’en raison des applications auxquelles

ces alliages donnent lieu. La diffusion résonnante de la lumière dans ces matériaux est apparue comme

une méthode particulièrement intéressante, surtout après la mise en évidence d’un nouvel effet de réplique

par phonon LO [1] du spectre Raman du premier

ordre. L’interprétation de cet effet est basée sur l’idée

que l’absorption du photon incident, à la résonance, crée un exciton localisé couplé aux phonons polaires

du cristal [1].

Le travail rapporté ici porte sur l’étude de la réso-

nance Raman dans GaAs1-xPx pour une composition d’alliage x

=

0,8. Le tracé de la variation de l’intensité des raies étudiées, en fonction de l’énergie des photons incidents, nécessite la connaissance de la variation du coefficient d’absorption du matériau.

La première partie est consacrée à la détermination du coefficient d’absorption, à la température ambiante

de l’alliage GaAso,nPo,89 qui permet de déterminer

(*) Travail réalisé sur contrat D.G.R.S.T. 79-7-0194.

(**) Associé au C.N.R.S. (LA 154).

celle de GaAso,2pO,8 par extrapolation. Dans la

deuxième partie nous présentons les résultats obtenus

en Raman résonnant que nous discutons brièvement dans la troisième partie.

2. Les échantillons.

-

Les échantillons que nous

avons utilisés, nous ont été fournis par la Société R.T.C.

(La Radiotechnique-Compelec, centre industriel de

Caen). Ils sont mono-cristallins et obtenus par épi-

taxie en phase liquide sur substrat de GaP orienté

suivant une face (100) à 30 près. Ces plaques sont

de type n ( ~ 8 x 1015 cm-3 à 300 K) et elles con-

tiennent de l’azote en concentration 7 x 1018 cm- 3

comme impureté isoélectronique. L’épaisseur totale

des échantillons est de l’ordre de’ 300 à 400 ym avec

une couche d’alliage de l’ordre de 30 J.1m.

3. Détermination du coefficient d’absorption de GaAsO.11PO.898

-

3.1 MESURE DE LA TRANSMIT- TANCE.

-

Le coefficient d’absorption est déterminé

à partir de la mesure de la transmittance [2] d’un cristal à faces parallèles d’épaisseur connue. La source employée est une lampe à filament de tungstène, halogénée, délivrant un spectre de bande dans le visible avec une puissance globale de 100 W. La lumière

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019810042080115100

(3)

1152

transmise par le cristal est analysée à travers un double

monochromateur CODERG PHO. Le spectromètre, dans les conditions où nous l’avons utilisé, a une dynamique de 10’. Cette valeur est juste suffisante

pour mesurer la transmittance des matériaux étudiés au-dessus de la bande d’énergie interdite directe,

avec une épaisseur d’échantillon raisonnable de

10 gm.

Nous avons obtenu les lames minces par polissage mécanique à la pâte diamantée. Les échantillons sont collés à la colle d’opticien sur un support de verre permettant leur manipulation. Le substrat de GaP est enlevé avec une pâte à gros grains, l’amincissement à partir de 40 ym est effectué avec des pâtes à grains

de 3 à 0,5 ym sur support souple.

La mesure est faite avec l’échantillon collé sur son

support et diaphragmé par un trou de 0,8 mm percé

dans âne-lame de cuivre. La mesure du 100 % de

transmittance est faite à travers la lame de support

et un trou identique de 0,8 mm dans l’écran. Une erreur

systématique est donc apportée par la présence d’une

fine couche de colle entre l’échantillon et son support.

3.2 CALCUL DU COEFFICIENT D’ABSORPTION.

-

La transmittance T et le coefficient d’absorption sont

liés par l’expression [2] :

où R est le coefficient de réflectivité du corps considéré et d l’épaisseur de l’échantillon.

Le signe au dénominateur dépend des conditions

expérimentales. Si le cristal est épais (À « d) ou si

les faces sont dépolies le rayon incident transmis et les rayons qui sortent du cristal après réflexion sur

les faces internes de l’échantillon, ont perdu leur rela-

tion de phase : les intensités s’ajoutent et l’on obtient

une différence au dénominateur. Si, par contre, À > d,

on doit tenir compte d’une interférence entre les différents rayons transmis, et faire la somme des amplitudes avant d’élever au carré pour trouver l’intensité. Dans ce cas on a une somme au dénomi-

nateur.

Pour un cristal épais la relation entre le coefficient

d’absorption et la transmittance est alors donnée par l’expression :

3.3 RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX.

-

Il n’existe pas dans la littérature de mesure du coefficient d’absorp-

tion dans la région du gap direct de Ga(AsP) ; nous présentons ici les résultats que nous avons obtenus

sur un échantillon de GaAs, -,,,P,,, x

=

0,89 d’épaisseur

d

=

11 ± 1 gm. Nous ne possédions pas assez de matériau x

=

0,89 pour y réaliser la mesure.

Nous avons vérifié à l’aide des raies discrètes d’un laser à argon, que le coefficient de réflexion du maté- riau est pratiquement constant sur l’intervalle d’éner-

gie étudié et égal à 30 % [3].

Nous reportons sur la figure 1 la variation du coefficient d’absorption de GaAs0, 11P0,89 à la tempé-

rature ambiante. Le front d’absorption aux tran-

sitions directes barnde à bande en centre de zone de Brillouin est clairement visible en approchant 2,58 eV.

Fig. 1. - Courbe d’absorption de GaAso, 1, P,,,, à T= 300 K.

(Eo indique la position du gap direct.)

[Absorption coefficient of GaAsO.11 P 0.89 at room temperature.

Eo is the direct gap energy.]

L’énergie de transition dans la bande interdite de

GaAs 1-xPx est donnée par l’expression [4] :

Les coefficients numériques de cette expression sont

le résultat d’un ajustage avec les résultats expérimen-

taux obtenus par électro-réflectance [4, 5, 6].

L’expression (3) conduit, dans notre cas, à une

valeur de bande interdite de 2,577 eV à T

=

300 K,

en bon accord avec le résultat que nous avons obtenu par la mesure d’absorption. Etant donné que les

mesures ont été faites à la température ambiante, il

n’a pas été possible de mettre en évidence la structure excitonique observée par Dean et al. [7] au gap direct dans GaP.

Nous avons, d’autre part, fait une mesure de trans- mittance dans l’alliage GaAso,2Po,8 sur un échantillon

d’épaisseur 20 gm. A cette épaisseur, il n’a pas été

possible d’obtenir le coefficient d’absorption au-delà

du gap direct. Entre la bande interdite en r et la bande interdite en X, l’absorption due aux transitions interbandes est identique à celle observée dans l’alliage à 89 % de GaP.

4. Diffusion Raman résonnante. - 4.1 MESURE DE LA DIFFUSION RAMAN. - Les expériences de diffusion

Raman ont été faites sur le même spectromètre que les mesures de transmittance. Nous avons utilisé une

géométrie de réflexion, le champ électrique de l’onde

incidente étant placé dans le plan d’incidence, de

(4)

manière à minimiser la réflexion sur l’échantillon.

La lumière pénétrant dans le spectromètre n’a pas été analysée en polarisation.

Nous avons fait nos mesures sur un échantillon de

GaAso,2Po,8 dont la bande d’énergie interdite est de

l’ordre de 2,45 eV. Nous avons fait varier la tempéra-

ture de l’échantillon entre 100 et 300 K. Ce qui nous a permis d’augmenter l’énergie du gap jusque vers 2,57 eV. L’utilisation des raies discrètes d’un laser à argon pour chaque température nous a permis

d’étudier la résonance sur une large gamme d’énergies

de l’ordre de 370 meV, ce qui est impossible pour

x

=

0,89, le gap valant 2,6 eV.

Notre procédure expérimentale nécessite un certain

nombre de corrections des mesures directes. Nous

avons tout d’abord corrigé l’intensité mesurée des

pics Raman en tenant compte de la variation de la

population des phonons avec la température. Nous

avons choisi de ramener les intensités à celles à la

température ambiante, par l’expression [8] :

où nwo est l’énergie du phonon (nous n’avons pas tenu compte ici de la variation de nwo avec la tempé- rature), To

=

la température ambiante, T

=

la tem- pérature des mesures.

Nous avons tracé d’autre part les courbes de réso-

nance en fonction des longueurs d’onde incidentes

efficaces, tenant compte de la variation de l’énergie

du gap, qui est linéaire entre 77 K et 300 K.

avec a

= -

4,45 cm -1 /K.

L’énergie incidente efficace est donc donnée en

fonction de l’énergie des photons incidents par

l’expression :

Le faisceau incident et le faisceau diffusé sont

absorbés par le cristal. Loudon [9] a établi la formule

de correction de la diffusion Raman dans le cas d’une

géométrie de réflexion sur un cristal infini, lorsque l’épaisseur du cristal est grande devant la profondeur

de pénétration :

1 d, Ii : intensités du faisceau diffusé et incident.

ad, a; : coefficients d’absorption à l’énergie du photon

incident et diffusé.

R : efficacité Raman.

La diffusion Raman étant un processus de troisième ordre en perturbation, R peut toujours être négligé

devant a; et ad :

Nous avons utilisé pour les valeurs de ad et a;

des valeurs extrapolées à partir de nos mesures sur

l’échantillon de concentration x

=

0,89 et nous avons négligé au dénominateur l’exponentielle devant 1.

4.2 RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX.

-

L’alliage Ga(AsP) a un comportement à deux modes qui signi-

fie que, sur le plan de la dynamique de réseau, chaque

constituant conserve une certaine individualité. Cela

se traduit sur un spectre Raman, par la présence des pics caractéristiques des deux composés constitu-

tifs GaP et GaAs [12].

Le spectre Raman de premier ordre de GaAso,2P 0,8

est donné sur la figure 2 pour les fréquences inférieures à 400 cm-1. Dans l’ordre des énergies décroissantes,

on observe les modes L02 et T02 respectivement à

399 cm-1 et 363 cm-1 dus à GaP, les modes LO,

Fig. 2.

-

Spectre Raman de premier ordre de la première et de la

deuxième réplique de GaAs0,2P0,8 ; T

=

300 K; Ài

=

458 nm.

[Raman spectrum of GaAso,2Po.s at room temperature, exciting wavelength 458 nm, showing the first order spectrum and its two first replicas.]

et TOI respectivement à 277 cm-1 et 266 cm-1

dus à GaAs, et un pic à 382 cm-1 qui n’apparaît

pas dans GaP, appelé pic X. Ce pic X a été interprété,

dans un article antérieur [13], comme étant au couplage anharmonique du phonon polaire LO avec

un continuum de doubles phonons acoustiques, eux-

mêmes en interaction anharmonique. Le mode T02

a une intensité d’environ 1 % de l’intensité du mode

longitudinal L02 ; ceci est à l’orientation des cristaux utilisés qui sont taillés suivant une face (100)

pour laquelle les modes transverses optiques sont

interdits dans la structure cubique blende [10]. La température de l’échantillon est de 100 K et la raie incidente est la raie à 458 nm du laser à argon ionisé,

ce qui donne une différence d’énergie entre les photons

incidents et le gap direct de HCOL - hoeo = 1220 cm-1.

On observe sur la figure 2, une augmentation du fond

continu aux alentours de 1 200 cm-1, qui peut être

attribuée à la luminescence due aux recombinaisons

(5)

1154

électroniques interbandes au centre de la zone de Brillouin. La bande à 1 190 cm-1 est exactement en

coïncidence avec le triple de l’énergie du phonon L02 (1 187 cm-1) et l’on observe dans le spectre des

structures supplémentaires pour des fréquences infé-

rieures à 1 190 cm-1. Nous avons tracé sur la figure 3

Fig. 3.

-

Position relative des photons incident et diffusé dans les conditions expérimentales de la figure 2.

[Relative positions of incident and scattered photons in the expe- rimental conditions of figure 2.]

un diagramme simplifié des énergies permettant de situer la position relative en énergie des photons

incidents et diffusés dans les conditions expérimentales

de la figure 2. L’énergie Eo représente la largeur de la

bande d’énergie interdite au centre de la zone de

Brillouin. La mesure des déplacements en fréquence

montre, avec une précision de 1 %, qu’il s’agit du spectre Raman du premier ordre déplacé, vers les

basses énergies, de l’énergie du phonon L02 et de

deux fois celle-ci. Par analogie avec les résultats de

luminescence, nous avons appelé ces structures répli-

ques Raman.

Nous avons reporté sur la figure 4 le spectre Raman complet (Stokes et anti-Stokes) de GaAs0,13P0,87,

à la température ambiante pour une longueur d’onde

excitatrice de 488 nm (2,54 eV) très proche de l’énergie

de la bande interdite au centre de zone (2,55 eV).

Fig. 4. - Répliques anti-Stokes (pics 1 et 2) dans les spectres Raman Stokes et anti-Stokes de GaAs0,13P0,87; T = 300 K;

Âi

=

488 nm.

[Anti-Stokes replicas (peaks 1 and 2) in the Raman spectrum of GaAso.13PO.87 at room temperature and exciting wavelength

488 nm.]

’On observe que, dans ces conditions, l’intensité des

pics de la première réplique est assez importante

pour masquer le spectre Raman du second ordre.

Dans la région Stokes du spectre les pics marqués 1

et 2 ont un déplacement en fréquence correspondant

aux différences d’énergie w (L02 - LOI)

=

122 cm-1

et w (2(L02 - LO1))

=

244 cm-1. Nous les inter-

prétons comme étant des composantes à basses

énergies du spectre Raman de second ordre. On retrouve ces pics dans la combinaison soustractive du spectre Raman du premier ordre. Le pic inter-

médiaire entre les pics 1 et 2 à la fréquence 212 cm-1

est interprété comme étant à la contribution addi- tive de phonons acoustiques transverses de moments

opposés au point X de la zone de Brillouin 2 TA(X).

Sur la figure 5, nous avons reporté la variation de l’efficacité Raman résonnante (intensité mesurée, cor- rigée de l’absorption) en fonction de l’énergie incidente

pour les deux modes prépondérants LOI et L02

du spectre Raman de premier ordre. Les deux courbes

présentent un maximum large et assez peu prononcé

au voisinage de l’énergie de la bande interdite Eo ;

le facteur d’amplification est assez faible, de l’ordre de 8,

ce qui est légèrement plus faible que la valeur observée par Weinstein et Cardona dans GaP [11] pour le mode LO(T ) interdit. Il convient de remarquer,

Fig. 5.

-

Variation de l’intensité des modes LOI et L02 du spectre Raman de premier ordre en fonction de l’énergie des photons

incidents dans GaAsO,2pO,8’

[Excitation spectrum versus incident photon energy of LOi and L02 modes ofGaAso.2P 0.8.]

cependant, que nous étudions ici des alliages GaAs1-xPx, et dans GaP pur, la largeur de la réso-

nance semble plus étroite d’un facteur deux, environ.

Malgré l’incertitude sur les mesures, on voit apparaître

une structure qui reflète la double résonance de la

(6)

diffusion Raman : résonance lorsque le photon inci-

dent et le photon diffusé coïncident avec l’énergie

de la transition directe. Ces deux résonances sont

d’intensités comparables. Remarquons enfin, que le rapport des intensités à la résonance qui est d’environ

100 est le même que le rapport des intensités des modes hors de la résonance.

La figure 6 présente l’efficacité Raman résonnant R

en fonction de l’énergie des photons incidents pour les deux pics prépondérants de la première réplique

2 L02 et (LOI + L02). L’aspect le plus remarquable

de cette figure est le rapport de résonance qui atteint 104. Lorsque la résonance est atteinte, l’intensité des

Fig. 6. - Variation de l’intensité des modes (LO, + L02) et

2 L02 de la première réplique en fonction de l’énergie des photons

incidents dans GaAsO,2PO,8.

[Excitation spectrum versus incident photon energy of (LO 1 + L02)

and 2 L02 modes in the first replica of GaAsO.2P o.s.]

pics de réplique a la même valeur que celle des pics de premier ordre. Ici, encore, on observe la double réso-

nance lorsque le photon incident et le photon diffusé

sont en coïncidence énergétique avec la transition

sur le niveau qui sert d’état intermédiaire. Contraire- ment à ce que l’on observe pour le premier ordre, la

résonance est, de plus, d’un ordre de grandeur plus

faible que la résonance au photon diffusé. Il est à noter

que les pics 2 L02 et (LOI + L02) ne sont observa-

bles qu’en résonance, alors que le spectre du premier

ordre et de second ordre sont observables aussi bien hors de la résonance.

5. Discussion et conclusion.

-

Lorsque, dans GaAso,2Po,s, on excite la diffusion Raman par des

photons d’énergie supérieure à celle de la bande inter- dite directe au centre de la zone de Brillouin, on observe

un spectre présentant ce que nous appelons des répli-

ques, c’est-à-dire des translations du spectre de pre- mier ordre de l’énergie du phonon LO en Stokes ou

en anti-Stokes. Ce type de diffusion est qualitative-

ment différent de la diffusion de second ordre qui est

aussi observée dans nos spectres.

Le point le plus important est qu’une réplique est

constituée des mêmes éléments que ceux que donne le spectre Raman du premier ordre exclusivement, alors que le spectre Raman de second ordre ordinaire est constitué de combinaisons additives ou soustrac- tives de modes normaux de vibrations aux points de

la zone de Brillouin de maximum de densité d’états.

En géométrie de réflexion sur une face (100), les règles

de sélections interdisent la diffusion par des modes transverses optiques ce qui est illustré, sur la figure 2,

par un rapport 100 environ entre les pics TO et LO

pour l’alliage riche en GaP. Le pic TO interdit pour le composé pur GaP se retrouve dans la réplique

avec un rapport d’intensité avec LO comparable à

celui dans le spectre Raman de premier ordre. De même, il existe entre les modes LO et TO dans l’alliage

le pic X qui apparaît également dans les répliques.

Nous avons vu que l’émission Raman peut se

produire avec absorption d’un phonon LO (proces-

sus de répliques anti-Stokes) de sorte qu’un spectre complet peut être décrit par une formule du type :

où h(op... décrit le spectre Raman de premier ordre

et n est un entier. Dans le cas de l’alliage Ga(AsP),

la formule doit être complétée par un terme supplé-

mentaire rendant compte de la présence d’un deuxième phonon LO. Cependant, à force de couplage égale,

les répliques dues au phonon LO du GaAs dans l’échantillon que nous avons étudié devraient être cent fois plus faibles que celles dues au phonon du GaP,

ce qui explique que nous ne les ayons pas observées.

Il existe au moins trois types de processus pouvant intervenir dans une diffusion résonnante à deux pho-

nons : a) le processus de diffusion simultanée, où deux phonons de moment opposé sont émis simultané- ment ; b) le processus de diffusion itérative; c) le

processus en cascade. L’efficacité Raman à deux

phonons a été calculée pour le processus en cascade

à partir de l’expression suivante [14] :

(7)

1156

où HEL est le hamiltonien d’interaction électron-

phonon, HER le hamiltonien d’interaction électron-

radiation, ls(O) ls(qi) sont les états du cristal construit

sur le niveau ls de l’exciton avec ou sans phonon de

moment ql. Au dénominateur apparaissent les éner- gies et les largeurs des différents niveaux impliqués.

Ce calcul rend bien compte de la diffusion harmo-

nique résonnante des phonons LO dans GaSe.

Ce type de calcul ne peut pas être appliqué directe-

ment au problème des répliques. En effet, pour rendre compte d’un pic (LO + TO) on doit écrire dans

l’expression précédente un terme d’interaction

électron-phonon pour chacun des types de phonon.

Les résultats expérimentaux montrent que (LO + TO)

et 2 LO ont le même ordre de grandeur en intensité

de sorte que l’élément de matrice qui contient le hamiltonien électron-phonon TO ne doit pas être sen- siblement plus faible que l’élément de matrice qui

contient le hamiltonien électron-phonon LO. De

sorte que l’utilisation d’un tel calcul conduit à la

prédiction de pics de type 2 TO, de même ordre de

grandeur que les autres. De tels pics ne sont pourtant pas observables expérimentalement.

Une autre tentative d’interprétation de nos résul-

tats a été faite [15], qui diffère des processus à deux

phonons considérés précédemment. Elle abandonne la voie des traitements perturbatifs pour considérer

un état intermédiaire constitué du couplage fort

d’un exciton et de phonons LO. On parle dans ce

cas d’un exciton « habillé » de phonons et décrit par

un hamiltonien du type :

eo est l’énergie de l’exciton «nu», a+ a est l’opé-

rateur nombre d’excitons, b+ b est l’opérateur nombre

de phonons et V est le coefficient de couplage entre

excitons et phonons. Dans une telle approche V doit

être du même ordre de grandeur que l’énergie des phonons impliqués, ce qui conduit à un ordre de grandeur identique pour l’intensité d’un pic LO et

d’un pic 2 LO, en bon accord avec les résultats expé-

rimentaux. Pour aller plus loin, un calcul explicite de

l’efficacité Raman devra être effectué, dans le cadre de ce modèle.

Les difficultés actuelles rencontrées en diffusion résonnante de la lumière proviennent essentiellement de l’absence de progrès théorique percutant dans le domaine. Un formalisme très général de l’émission

secondaire résonnante a néanmoins été récemment

développé [16] qui se propose de décrire de façon

unitaire tous les processus de diffusion résonnante.

Il convient maintenant de construire des modèles utilisant ce cadre pour rendre compte des résultats

expérimentaux variés obtenus.

Bibliographie [1] BALKANSKI, M., FALICOV, L. M., HIRLIMANN, C., JAIN, K. P.,

Solid State Commun. 25 (1978) 261.

[2] BALKANSKI, M., Propriétés Optiques des Semiconducteurs (cours ; fascicule IV).

[3] PIKHTIN, A. N., RAZBE GAEN, V. N. and YASKOV, D. A., Sov.

Phys. Semicond. 7, 3 (1973) 377.

[4] THOMPSON, A. G., CARDONA, M., SHAKLEE, K. and WOOLLEY, J. C., Phys. Rev. 146 (1966) 601.

[5] THOMPSON, A. G. and WOOLLEY, J. C., Can. J. Phys. 45 (1967)

255.

[6] CHEVALLIER, J., Thèse, Université Pierre-et-Marie-Curie (19 avril 1975).

[7] DEAN, P. J., KAMINSKY, G. and ZETTERSTROM, R. B., Phys.

Rev. 181, 3 (1969) 1149.

[8] CHEN, Y. S., SHOKLEY, W. and PEARSON, G. L., Phys. Rev.

151 (1966) 648.

[9] LOUDON, R., Proc. Roy. Soc. A 225 (1963) 233.

[10] LOUDON, R., Adv. Phys. 13 (1964) 423, 438.

[11] WEINSTEIN, B. A. and CARDONA, M., Phys. Rev. B 8, 6 (1973)

2795.

[12] STRAHM, N. D. and McWHORTER, A. L., Proc. Int. Conf. on Light Scattering in Solids, New York 1968, Ed. Wright, (Springer-Verlag), p. 455.

[13] BESERMAN, R., HIRLIMANN, C. and BALKANSKI, M., Solid State Commun. 20 (1976) 485.

[14] BALKANSKI, M., REYDELLET, J., HIRLIMANN, C. and KANE- HISA, M., J. Lumin. 18/19 (1979) 665.

[15] BALKANSKI, M., FALICOV, L. M., HIRLIMANN, C. and JAIN, K.

P., Solid State Commun. 25 (1978) 261.

[16] KANEHISA, M. A. and BALKANSKI, M., Phys. Status Solidi

b 102 (1980) 67.

Références

Documents relatifs

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des

du niveau de discrimination dans la voie d’anticoïncidence, de l’énergie et de la colli- mation des photons sur le bruit de fond cosmique. résiduel, la résolution

Les effets physiques de ce couplage sont bien décrits en admettant que le déplacement des électrons (ici des protons) s'accompagne d'un nuage de phonons. Un calcul

Ceci est particulièrement intéressant, car le spectre Raman du le' ordre ne sera plus un spectre de raies, mais sera continu et on peut s'attendre à ce que sa

13 cm © MAH, photo : Nathalie Sabato Collection Yvette Mottier...

Romont, ville neuve savoyarde, par Nicolas Schätti 2 Les Chavannes, faubourg médiéval oublié, par Aloys Lauper 6 Ville de marché, ville d'auberges 9 La ville en feu 13 Un

Ophtalmologie Anatomie Pathologique Oto-Rhino-Laryngologie Gastro-Entérologie Anesthésie Réanimation Stomatologie et Chirurgie Maxillo-faciale Neurologie Traumatologie

Bien que le modèle statistique soit difficilement applicable à un noyau aussi léger, les sections efficaces calculées représentent les valeurs moyennes des résultats