CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DE SPHAERULARIA BOMBI
(NEMATODA, TYLENCHIDA),
PARASITE DES REINES DE BOURDONS
A. POUVREAU Statio
l
l dl’ RI’Chrrdzes sur l’A heille et les / IlSI’Ctl’S sO(irll/X, 13«r!es-sru!-1’s!ette
(St’i l ll’-et-Oisé)
SOMMAIRE
Les tentatives de domestication des Bourdons, en vue de leur utilisation pour la
pollinisation
des
plantes
d’intérêt agricole s! heurtent, eu France, il un graveproblème
deparasitisme.
Le
présent
mémoire constitue une étude desynthèse
sur un :B"ématode,Splzaerularia
bOll1biparasite
des reines de Bourdons.Les principales fonctions
organiques
du ver sont dominées par une étonnante faculté de repro- duction.Les effets du
parasitisme
se traduiraicnt par uneperturbation
de laproduction
d’hormone des coypor!a allata,provoquée
par ladécharge
de substancestoxiques
duparasite.
L’inhibition de l’hor-mone conduit à la castration
parasitaire, empêchant
les reines de Bourdons d’assurer lapérennité
de
l’espèce.
INTRODUCTION
Lors d’un récent
symposium
international sur lapollinisation,
tenu au Danemarket en Suède
(août 19 6 0 ),
l’une <lesquestions
lesplus importantes
a certainement été celle concernant la domestication des Bourdons.L / importance
desrapports
et le nombre des communicationsprésentés
ont fait ressortir la carence des recherches enFrance,
ainsi que lesouligne J.
LEcomT£ dans la conclusion d’uncompte
rendu( 1 )
dece
symposium :
« Le retard de la France en ce domaineparaît indiscutable ;
et il est d’autantplus regrettable, qu’étant
donnél’importance
des facteursécologiques
etéthologiques,
il estimpossible
de se baser sur les recherchesétrangères
pour résoudrenos
problèmes
».Les
spécialistes
ontdepuis longtemps
reconnul’importance
des Bourdons commeagents pollinisateurs
deplantes
d’intérêtagricole.
On a coutume de considérer l’Abeille
domestique (APis melli fica)
comme leplus important
et leplus
actif de tous les insectespollinisateurs. Toutefois,
si les Bourdons( 1
) Annales de l’flbeille, vol. 4, n° i, 1961.
présentent
l’inconvénient de vivre en sociétés moins nombreuses que lesAbeilles,
ils offrent
l’avantage, grâce
à lamorphologie
de leurappareil buccal,
depouvoir procéder plus
facilement à lapollinisation
de certainesplantes,
notamment desTrèfles. Certains
Trèfles,
commeTvi f olium repens,
ont des nectaires relativement courts etpeuvent
être aisément fécondés parl’Abeille,
tandis que le Trèfle violet(7!/o/tM!t pratense) qui possède
une fleurplus longue
estspécialement
bien fécondé par les Bourdons.Pour donner une idée de
l’importance
des Bourdons dans lapollinisation
dutrèfle violet
(Trifolium pratense L.),
PEDERSEN( 1945 )
a montré que 70 p. 100 des fleurspollinisées
l’avaient été par desBourdons,
et 30 p. 100 par les Abeilles. Des observations faites sur la Luzerne(Merticago
sativaL)
ontpermis
de mettre en évi-dence des différences encore
plus
nettes ; eneffet,
les Abeillesrépugnent à provoquer
le« tripping
o, mécanisme nécessaire à la fécondation de la Luzerne.Les colonies de Bourdons
peuvent
être élevées avec succès en vue de lapollini-
sation
croisée,
ainsi que l’ont montré des études de G. NOERGAARD HoLM au Dane- mark( 19 6 0 ).
Les
problèmes
de lapollinisation
nepourront
être résolus d’une manière satis- faisante que par desélevages
contrôlés de colonies deBourdons,
et uneparfaite
connaissance de la
biologie
et del’écologie
des différentesespèces.
Des
élevages entrepris ( I9 6 I )
à la Station de Recherches sur l’Abeille et les Insectes sociaux(Bures-sur-Yvette)
avec différentesespèces
deBourdons,
ont donnéun très faible
pourcentage
de colonies. I,ecomportement
des reines et l’absence de descendance au cours d’unepériode
tardive(mai-juin)
ontrévélé,
dans laplupart
des cas, une atteinte
parasitaire
par des Nématodes.L’un des Nématodes
parasites
d’insectes lesplus remarquables
est certainementSphacrularia bombi,
forme vivant dans la cavité abdominale des reines de Bourdons.Leur découverte fut l’oeuvre de Léon DUFOUR
( I 8 37 )
chez les deuxespèces :
Bombusterres tris et Bombus hovtuLovum.
Après
lareconnaissance,
par SIl;soI,D( I g 3 8),
de larvestypiques
deNématodes,
SC H NE ID E
R
( 1 866)
révéla que desappendices,
considéréspendant longtemps
commemâles
nains,
étaient en réalité desgonades
femelleshypertrophiées.
LE U C
KART
( 1 88 7 )
donna unedescription
détaillée de l’anatomie et del’écologie
du
parasite.
Une contribution aux connaissances concernant
Sfihaerularia
futapportée
parW ACH E
K
( 1955 ),
HATTI--’,TGE!N( 1955 )
et STEIX(I956).
MÉTHODES EXPÉRIMENTALES
ETMATÉRIEL UTILISÉ
Mes recherches ont porté sur des reines de Bourdons élevées en serre, et sur des animaux cap- turés dans la nature. Le matériel vivant était examiné aussitôt.
Après
dissection des reines de Bourdons, les Nématodes sontprélevés
et fixés selon la méthode de Looss : les vers sontplongés
dans l’alcool à 70° chaufféjusqu’à
unetempérature
voisine de5 o o C.
Cette température doit permettre une inclusion éventuelle dans la
paraffine,
en évitant le durcisse-ment des tissus.
Le montage des Nématodes « in toto o en vue d’une détermination a été réalisé selon la
technique
suivante : les Nématodes sont tués par la chaleur
(chauffage
pendantquelques
secondes à8o o C).
Ils sont ensuite fixés durant
quelques
heures dans une solution de formolacétique (formol
à 40 p. roo :io p. ioo ; acide
acétique :
io p.ioo).
On les transfère ensuite dans dulactophénol
d’Amann conte-nant o,o! p. 100de bleu coton. Ces
opérations
sont effectuées à chaud. 8o!C environ,pour éviter
les distorsions, pendant
quelques
secondes. Les spécimens sont alors montés dans dulactophénol
contenant une trace de bleu coton ; on
dispose quelques fragments
de laine de verre entre lame etlamelle, pour éviter une
compression
des Nématodes, susceptible de modifier leurs mensurations.Les ovaires de reines de Bourdons sont
prélevés, après
dissection de l’abdomen dans leliquide
de Ringer, fixés dans l’A. F. A.
( 1 )
et numtés « in toto »après
coloration au carmin aluné, ou à l’héma- lun-éosine deMayer.
Des coupes
longitudinales
d’ovaires nous ont permis une étudehistologique
plusapprofondie ;
nous avons eu recours à l’inclusion mixte
gélose-paralfine,
méthode due à t’IIATTON.Des examens de
spcrmathèques
ont montré que toutes les reines prélevées pourexpérience
étaient fécondées avant d’entrer en hibernation. La
technique
utilisée, décrite par C. PLATEAUX-QUENU (tg6o),
était la suivante :- On crève la
spermathèque
sur une lame dans unepetite
goutte d’eau : on laisse sécher;- On verse une goutte de Giemsa R. ;
- Au bout d’une minute on ajoute une goutte d’eau;
- Au bout d’une demi-heure on lave par un
jet
et on observe aumicroscope.
On peut
déjà
noter laprésence
ou l’absence de sperme à laloupe
binoculaire.Une speriiiithèque remplie
de sperme apparaîtplus réfringente,
unespermathèque vierge plus
transparente.DIAGNOSE DU PARASITE
Sans entrer dans les détails d’une nomenclature
trop
souvent controver- sée( 2 ),
nous nous bornerons à exposer les caractèresparticuliers permettant
la recon- naissancemorphologique
etbiologique
duparasite.
D’après
le tableausynoptique
des ordres et sous-ordres des Nématodesadultes, comprenant
les formes libres etparasites,
onrelève, parmi
les caractères communsdes
représentants
dechaque
groupe, les annotations suivantes :- Absence de
glandes
caudales ethypodermiques ;
- Présence d’un conduit excréteur
terminal ;
-
Organes céphaliques
sensorielspapilloïdes ;
- Absence de
papilles
et de soiessomatiques ;
- Mâle pourvu d’une
paire
depapilles génitales ;
- Glandes
oesophagiennes
subventralesjamais
ouvertes à l’extrémité antérieure del’oesophage ;
- )- sous-classe: PHASMID1ACxiT«!ooD et
C H iTwooD,
1933.- Présence d’un
stylet ;
-
Oesophage composé
d’unprécorpus,
d’unmétacorpus,
d’un isthme et d’unerégion glandulaire ;
- Cellules intestinales
plurinucléées ;
- Absence de
glandes
rectales.- ordre : TVLENCHIDA
T HORNE ,
1949. THOR
NE
( 1949 )
a rassemblé dans cet ordre les Nématodes munis d’unstylet,
par
opposition
auxRhabditida, qui
en sontdépourvus.
(’) L’A. F. A. s’obtient par un mélange des proportions suivantes : Alcool 95!... 6 vol.
Formol ... 3 vol.
Acide acétique cristal. I vol.
( 2
) VAN ZWALUWENBURG (1928) avait donné une classification biologique des Nématodes parasites d’Insectes, classification qui ne respectait pas l’ordre systématique et qui avait, de plus, le désavantage de ne
pas préciser le cas des espèces qui sont parasites à certains de leurs stades et phorétiques ou commensales à d’autres.
La
glande oesophagienne
dorsale s’ouvrant dans leprécorpus, près
de la base-du
stylet, permet
d’identifier lasuper-famille
desT YLENCHOIDEA ,
CHITwooD etC HI
TWOOD,
1937. 1La famille des Atlantonematidae CHITWOOD et
C HIT wooD,
1937présente
les.caractères identifiables suivants :
-
Stylet fin ;
-
Précorpus
etMétacorpus
sans délimitation nette ;- Musculature
oesophagienne
peuévidente ;
- Femelle
gravide complètement
transformée en un c< sacreproducteur » ;
;- Un
ovaire ;
- Mâle avec
appendices
caudaux subterminaux.FILIP J E
V ( 1929 )
établit la sous-famille desSphacrulariinae
en considération de Nématodes vivant dans la cavité de certains Insectes.I,. DUFOUR
( 1 8 37 )
créa le genreSphaerulavia
pour S. bombi récolté dans la cavité abdominale de reines de Bourdons.ORGANISATIOB
T
GÉNÉRALE
ET REPRODUCTION DES PARASITES A. - CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES ET ANATOMIQUES DES PARASITESLes
larves,
les mâles et les femellesjuvéniles
ont unaspect
vermiformenormal,.
une forme
générale cylindrique,
avec unepartie postérieure
effilée et unerégion
antérieure
légèrement
renflée(fig. I ).
Le
dimorphisme
sexuel est peuprononcé,
ainsiqu’en témoignent
les mensura-tions suivantes
( 1 ) :
Le corps est revêtu d’une cuticule finement
annelée, souple
maisinextensible ;
cette inextensibilité
explique
que la croissance s’effectue par mues. Cette annulation est surtout visible dans larégion
cervicale.Chez le
mâle,
un examensuperficiel permet
de mettre en évidence dans larégion caudale,
des crêteslongitudinales
subterminalespermettant
le maintien de la femellependant
lacopulation.
Le tube
digestif
s’étend linéairement dans l’axe du corps entre une bouche termi- nale et un anus subterminal. Il se compose dequatre
élémentsprincipaux :
(’) Les mensurations que j’ai effectuées, marquées d’un astérisque, l’ont été avec une précision allant- jusqu’au 1/100 de millimètre. Les autres mesures sout dues à WACHEK.’’
a)
Bouche etcapsule
buccaleLa bouche est entourée de lèvres dont la fusion donne à cette
région
unaspect
uniformelégèrement
arrondi(fig.
2A).
La sclérotisation de la
partie
antérieure du tubedigestif, qui représente proba-
blement le
chéilostome,
et unstylet
buccal(fig. 3 ),
sont les ’seules’caractéristiques
identifiables de cetterégion.
I,e
développement
dustylet,
dans la famille des AIlantoiiemali d ac,
sembledépendre
essentiellement du
cycle biologique.
Lestylet,
biendéveloppé
chez les trèsjeunes larves,
subit unedégénérescence partielle
- au niveau de laprotubérance
- dansl’organisme
de l’hôte. Lestylet
estvestigial
chez les mâlesadultes,
tandisqu’il
atteintun
grand développement
chez les femelles nongravides. Après
lacopulation, qui
s’effectue au cours de la
phase
libre ducycle
desparasites,
le mâle meurt, tandis que lafemelle, ayant pénétré
dans unhôte,
laisse voir unedégénérescence
dustylet.
b) ŒsoPhage
Cet
élément, également appelé pharynx,
est constitué d’unprécorpus fin,
d’uncorpus
légèrement plus renflé,
suivi d’un isthme étroit débouchant dans un bulbe basal biendéveloppé.
Il n’existe pas de valve entre
l’oesophage
et l’intestin.Les muscles radiaires de
l’oesophage apparaissent dégénérés,
sourtout au niveaude la
région
bulbaire. Cettedégénérescence
de la musculature serait en corrélationavec
l’augmentation
de volume desglandes oesophagiennes.
Chez les
femelles,
lesglandes oesophagiennes
sont nettement reconnaissablesau moment de la
puberté.
c)
IntestinL’intestin
apparaît
comme une masse opaque deglobules plus
ou moins volumi- neux, de naturelipidique.
Un examenplus approfondi
de l’intestin de la femelle nous apermis
de constater laprésence
deglobules graisseux
dans degrandes
cellules peu nombreuses. La couche bacillaire n’a pas étérepérable
avec les moyens dont nous dis-posions.
La lumière intestinale est très étroite chez les mâles.
d)
RectumLa limite de l’intestin et de la
partie
terminale du tubedigestif
estmarquée
parun
petit sphincter.
Les
glandes
rectales semblent êtrecomplètement
absentes.Chez le
mâle,
les canaux déférents del’appareil génital
débouchent ventralement dans le rectum, encoreappelé cloaque,
et dont lesparois développent
divers appen- dicescopulateurs.
Le
système
alimentaire est peu visible chez les femelles au cours de la repro- duction. Cette anomalie est liée à l’énormedéveloppement
del’appareil génital.
B. - REPRODUCTION DE
Sphaerularia
bombiLes
Sphaerularia
sontgonochoriques.
Le
dimorphisme
sexuel est limité aux caractères del’appareil reproducteur,
bien
qu’il
semanifeste,
d’unefaçon
peu nette, par unelégère
différence detaille,
les mâles étantplus
courts que les femelles.L’emplacement
des orifices sexuels est différent : lesspermiductes
débouchentdans la
partie
terminale du rectum, tandis que l’orificegénital
femelle s’ouvre enavant de l’anus et est
indépendant
du tubedigestif (fig.
2B).
L’extrémité postérieure
du corps du mâle estlégèrement
recourbée ventralement(fi e - 1 . 4 ).
Le mâle
possède
deux crochetschitineux,
lesspicules (fig. 5 ), évaginations
de laparoi rectale, qui
servent à maintenir la vulve de la femelle ouverte etjoueraient également
un rôle dans le cheminement du sperme. Lesspicules
sontsymétriques
etont une forme
légèrement
ondulée. On noteégalement
laprésence
d’ungubernacu- lum, plaque cuticulaire,
dans les canneluresduquel
sedéplacent
lesspicules.
Legubernaculum joue
un rôle deguide
dans les mouvements desspicules,
et de pro- tection pour laparoi
de la« poche
»spiculaire.
Chez le
mâle,
il existe un seultesticule, duquel part
uncanal,
le vase#erei l s qui s’élargit
en une vésiculeséminale,
organe d’accumulation du sperme. Un secondcanal,
le vasdelerens, permet
l’évacuation du sperme.Le testicule a une forme
allongée, atteignant
environ les2 / 3
de lalongueur
du ver.S
EURATa reconnu que
l’appareil reproducteur
femelleaugmentait
encomplexité
avec le
degré
deparasitisme.
Cette tendance estparticulièrement
nette dans le groupe desTylenchoidea.
Chez la
femelle, l’appareil génital
necompte qu’un
seulovaire,
sorte de sactubulaire,
danslequel
sedéveloppent
les cellulesgerminales.
Les différents éléments del’appareil génital
femelle(oviducte, utérus, vagin)
ne sont différenciés que trèsdifficilement ;
seuls lapartie
terminale du tractusgénital
et unlong
sac utérinpost-
vulvaire sont visibles.Les distances entre l’anus et la vulve varient entre
o,o61
mm et 0,074 mm;La vulve est localisée à une distance
comprise
entre 120 et 150 microns de l’extré- mité caudale.En
période
dereproduction,
la femelle deSphaeriilaria présente
des modifica- tions sexuelles considérables.Après
lacopulation,
les femellespénètrent
dans unhôte.
L’appareil reproducteur
duparasite
subit alors un accroissementgigantesque,
et la
gonade
se trouve entièrementdévaginée.
Il se forme une sorted’outre,
compre- nant l’ovaire etl’utérus,
et dont la croissance s’effectue par «allongement
» des cellules de l’utérus et non parmultiplication
de celles-ci. Poursuivant sondéveloppement
àl’intérieur de
l’organisme maternel,
lagonade hypertrophiée (fig. 6) peut
atteindreun volume
disproportionné
parrapport
au corps de la femelle( 15
00o à 20 00o foisplus
volumineuse selon certainsauteurs).
En fin dedéveloppement,
il arrive que lesac utérin se détache du corps maternel.
Contrairement à la
plupart
desparasites,
iln’y
a pas, chez la femelle deSphaeru-
laria
bombi,
de mécanismesspécialisés permettant l’expulsion
desoeufs,
mais leplus
souvent il se
produit
unedégénérescence
et mêmeparfois
uneatrophie
de la vulve et duvagin.
DÉVELOPPEMENT
DL PARASITEAprès
fécondation dansl’utérus,
l’incubation des oeufs deSphaerielaria
s’effectueà l’intérieur de « l’outre », et ceux-ci sont
déposés
dans le corps de leur hôte.Le
développement embryonnaire
a été étudié defaçon
détaillée par R. H.!TTm- GEN(I955)!
Tandis que chez les Nématodes on constategénéralement
undéveloppe-
ment
eutélique,
lasegmentation
deSphaeritlaria
bombiprésente
dès lespremiers stades,
desirrégularités.
Puisque
les oeufs deSphaerularia
sedéveloppent
normalement dans l’hémocoele duBourdon,
onpeut
supposer que les anomalies observées sont desartefacts,
pro-voqués
par des conditions défavorables dudéveloppement
hors del’organisme
del’hôte,
ou bienqu’ils
sont laconséquence
d’influencesexpérimentales
externes.Toutefois,
ces mêmes formesdivergentes
ont été observées dans la cavité abdominale de Bourdons fraîchementdisséqués.
I,aquestion
s’est doncposée
de savoirquels
étaient les facteurs
responsables
de variations au cours de lasegmentation.
H
ATTINGENa
supposé
que ces modifications étaientprovoquées
par des influen-ces du milieu : i°
pression
exercée parl’enveloppe
del’oeuf( 1 ),
2° chocs et frottementsproduits
sur l’oeuf par les larvesdéjà
écloses.Des oeufs enlevés
prématurément
de «l’outre », dépourvus d’enveloppe, présen-
taient
cependant
unesegmentation
normale. L’influence de la membrane de l’oeuf n’est donc pas en cause.L’influence
de secousseséprouvées
par l’oeuf de lapart
de larves en mouvementa retenu
plus longtemps l’attention,
sans toutefois fournir uneexplication
satisfai-sante. Les oeufs subissent des déformations à tel
point
que laconfiguration
des blas-tomères s’en trouve modifiée. Des oeufs
n’ayant
subi aucun effetmécanique
montrentégalement
despremiers
stades desegmentation
aberrants.Ces mécanismes de
segmentation
anormale seraientdus,
en dernièreanalyse,
aux
changements
deplace
dufuseau,
à la suite de mouvements ducytoplasme.
Le
développement postembryonnaire
s’effectue par mues successives. Les conditions de survie deslarves,
extrêmement difficiles à réaliser en conditionsexpé- rimentales,
ont renduimpossible, jusqu’à présent,
la détermination des différents stades larvaires.Après éclosion,
les larves deSphacrularia
bombi neséjournent
que peu detemps
dans la cavité abdominale du Bourdon( 10
à 20jours).
Il semble que les larves
quittent
l’hôtejuste
avant la mueimaginale.
Ce n’estqu’après
la dernière muequ’est
atteinte la maturitégénitale.
Les stadespréadultes
sont visibles dans les deux sexes. Les larves femelles montrent les
positions
de la vulveet du
vagin
et l’ébauche de l’utérus. Chez lesmâles,
le testicule estvisible,
mais aucune évidence desspicules
et dugubernaculum.
( 1
) Après la fécondation, l’oeuf s’entoure d’une membrane protidique sécrétée par l’épithélium utérin.
La. forme
parasite,
ouinfestante,
est constituée par la femelle. Celle-cipénètre
dans l’hôte-reine de Bourdon en état d’hibernation -
après
la fertilisation. Les orga-nes
génitaux
du Nématode ressortent par lavulve,
formant un énormeappendice,
sorte de sac utérin
qui peut
se détacher ultérieurement du corps maternel. Les oeufs éclosent dans la cavité hémocoelienne del’hôte,
et les larves demeurent làquelque temps.
Les larvesperforent
laparoi
intestinale du Bourdon etpénètrent
dans lalumière de
l’intestin ;
elles sont soit éliminées avec lesexcréments,
ouquittent
l’hôtepar l’anus. HATTIXGEN
( 195 6)
a démontré que les larvesémigraient
du vivant de leurhôte,
et non de Bourdons morts.La forme libre est
représentée
par leslarves,
mais nos connaissances sur leur sort sont vagues.Après
avoir abandonné la reine deBourdon,
les larves viventpendant plusieurs
mois dans le sol. Certains auteurs(B AYUSS
etD AUBX E Y )
ontsupposé
que les larves vivaient sansprendre
denourriture,
leur bouche étantcomplètement
fermée.A la fin de
l’été,
les animaux devenus maturess’accouplent.
Puis les mâlespérissent,
tandis que les femelles vont
procéder
à un nouveauphénomène
d’infestation.RELATIONS ENTRE ROTE ET PARASITE I. - SPÉCIFICITÉ PARASITAIRE
L’adaptation
deSphaerularia
bombi ne concerne pas exclusivement les reines de Bourdons.La
présence
duparasite
a étésignalée
chez lesguêpes
et les osmies(SC HN E ID E R , I
866 ; STANnvI!R, I g 34 »
mais cette observation n’ajamais
été vérifiéepositivement.
Nous avons pu constater l’infestation par
Sphaerularia parmi
toutes lesespèces
de Bourdons récoltées dans la
région parisienne :
Bombusterrestris,
B.lucovum,
B.lafiidarius,
B.Pralorum,
B.hypnovum,
B. agvovum ; ainsi que chezl’sithyvus
vestaliset
Psithyvus campestris.
Les reines d’Abeilles semblent
échapper
à cette contamination parSphaerularia,
ce
qui s’explique
aisément par l’absence dephase
terrestre chezApis.
II. - INTENSITÉ D’IXFESTATION
Les reines de Bourdons infestées le sont avec une intensité variable selon l’année et la saison.
LE U C K A R
T
( 1 88 7 )
avait dénombré 32 « outres o deSphaerularia
dans une reinede Bombus
tevvestvis ;
HATTING!N en acompté
34 chez une reine de la mêmeespèce ( 1 ).
( 1
) Dans le Wisconsin, MEDLER (1957) a montré que 10 % des reines de Bourdons étaient atteintes par Sphaerularia boynbi.
Après
dissection d’insectesinfestés, j’ai
pu constater, enrègle générale,
lapré-
sence d’une seule femelle
parasite, parfois deux,
mais très rarement trois ouplus (f
l g.
7 ).
-
Des observations en serre et dans la nature nous ont
permis
de constater desmodifications
importantes
ducomportement
des reines de Bourdonsparasitées.
Les
degrés
d’infestation s’accentuent au fur et à mesure dudéveloppement
des para- sites.Les
expériences
en serre ontporté
essentiellement sur troisespèces
de Bourdons.Les résultats sont
rapportés
dans le tableau suivant :L’examen
de ce tableau montre que pourchaque espèce
lespourcentages
d’in- festation sont différemmentélevés,
cequi
est enrapport
avec les modalités d’hiber- nation.L’importance
de l’infestation est en relation étroite avec les variations localesou
saisonnières,
mais il ne fait aucun doute que cette inhibition des fonctions repro- ductrices de la reine de Bourdon est d’autantplus marquée qu’elle
se situe à unepériode plus
avancée de l’année.Dès leur sortie d’hibernation
(mars-avril),
toutes les reines de Bourdons s’affai- rent avecempressement
à la recherche denourriture,
visitant les fleurs pour la récolte dupollen
et du nectar. Elles ne manifestent aucunsigne
extérieur d’atteinte para- sitaire. Ce n’est queplus tard,
auprintemps,
que certaines différencespeuvent
appa- raître dans lecomportement
entre reines saines et reines infestées.Les reines normales font preuve d’une
grande
activité dans la recherche et l’amé-nagement
d’ungîte,
en vue de la fondation d’une colonie. Au cours de cettepériode
les Bourdons infestés survivent
mais, affaiblis,
ils volentplus lourdement,
sans butprécis,
et montrent peu de vivacité. Ces vols troublés sontcaractéristiques,
à cetteépoque tardive,
des reines de Bourdonsparasitées.
Dans la nature, les Bourdons infestés volent au ras du
sol, pénètrent
dans un trou, unefissure,
ou se dissimulent sous un tas de feuilles. Dans lavolière,
ils se heur-tent aux cloisons
vitrées, incapables
dediriger
leur vol.En aucun cas,
je
n’ai observé de nidification par des reinesinfestées ;
toute ten- tative deprocéder
à l’élaboration d’un nid semblecomplètement
annihilée.III. - FACTEURS D’INFESTATION
Le
degré
d’infestation des reines de Bourdons parS!haeyularia
bombidépend
essentiellement de 3
catégories
de facteurs.a)
Facteurspropres
auParasite
La fécondité de
Sphaerularia
bombi constitue l’une descaractéristiques
lesplus importantes
dans le domaine duparasitisme. L’hypertrophie
des organesgénitaux
femelles rend
compte
de laprolifération
considérable desparasites,
et demeurel’une des causes de l’intensité d’infestation.
Il n’a pas été
possible, jusqu’à présent,
de définir avecprécision
les limites de résistance deSphaerularia
bombi auxtempératures
basses ou élevées. Il ressort des travaux de HATTINGEN( 105 6)
que destempératures
modérées seraient favorablesaux
Sphaerularia,
tandis que les bassestempératures
les feraientpérir.
Il existe unerelation entre la nature de l’infestation et les conditions
météorologiques
de la saisonfroide.
Le fait d’atteindre l’hôte ne constitue
qu’une étape
del’infestation ;
celle-ci nepeut
se maintenir que s’il y aadaptation
à l’hôte.L’éclosion des larves de
Sphaerutaria
s’effectuegénéralement
dans la cavité hémocoelienne de l’hôte.Toutefois,
lesparasites peuvent perforer
lesparois
etséjour-
ner dans le tractus intestinal et les
gonades,
ainsi que nous avons pu le constater.b)
FacteursPropres
à l’hôte :Les facteurs
écologiques
etéthologiques
sontimportants
àconsidérer,
car l’infes-tation ne
peut
avoir lieu que sil’écologie
etl’éthologie
du Bourdon luipermettent
de rencontrer le
parasite.
A
l’automne,
les femelles fertilisées deSphaevulavia pénètrent
dans la reine deBourdon au moment où
celle-ci,
enfouie dans lesol,
se trouve en état d’hibernation.Je
n’aijamais
trouvé deparasites
dans les femelles ouvrières ni dans les mâles deBourdons ;
eneffet,
ceux-cidisparaissent
dès lespremiers froids,
et nepeuvent
hiver-ner dans la terre.
Certains caractères
morphologiques peuvent également
favoriser l’infestation.Le mécanisme de
pénétration
des femellesparasites
dans leur hôte n’est pasparfaite-
ment déterminé. SCHNEIDER
( 1 866) supposait
que lesparasites pénétraient
parl’ap- pareil
buccal du Bourdon. Il semblequ’il
y ait aussiimmigration
par la membraneintersegmentaire,
par lesystème
trachéen et par l’orifice anal. L’abondance depoils
et le fait que le
segment pygidial
ne soit pashermétiquement
fermé constituent des voies depénétration plus
faciles. Il estégalement possible
que les reines soient para- sitées au stade larvaire.IV. - RAPPORTS
BIOG3:OGRAPHIQU!5
La modalité de la
répartition géographique
deSphaerularla
parrapport
à celle de son hôte est délicate àétablir,
car elle nécessite l’examen d’ungrand
nombred’exemplaires
deBourdons, provenant
de diversesrégions
de son aire derépartition.
L’infestation a une localisation très étroite. A l’intérieur d’un territoire
( 1 )
decapture
deBourdons,
situé entre Gif-sur-Yvette et Bures-sur-Yvette etcomprenant
le Bois des Plants duMoulon,
le Chêne vert, le Bois deCourbeville,
il a étépossible
de délimiter deux zones distantes de 1,5 km à 2km. Dans l’une de ces zones, les reines de Bourdons
capturées
auprintemps
ont, soit fondé unecolonie,
ou n’ont montréaucune atteinte
parasitaire
parSphacrularia.
Dans l’autre zone, toutes les reinescapturées
onttémoigné
d’une infestationimportante.
La cause
probable
de cette localisation serait le faible rayon d’action des reines de Bourdons. Lespossibilités
d’infestation d’une airesupposée
saine par des Bourdonsparasités
seraient ainsi limitées. Cespossibilités
sont d’autantplus
rédui-tes que les deux
régions, dépourvue
deSphaevulavia
etparasitée,
sontéloignées
l’une de
l’autre,
oucomportent,
dumoins,
une discontinuité de la flore visitée par les Bourdons.Il semble donc que le
parasite
occupe une aire derépartition plus
restreinte que celle de son hôte. Peut-être y a-t-il lieu de considérer que les conditionsécologiques
ne conviennent pas au
parasite
dans l’ensemble de l’aire derépartition
des Bourdons.V. - ACTIOIBS DES PARASITES SUR L’ORGANISME DE 1/HOTË
Les
premiers symptômes
de l’infestationparasitaire
se manifestent d’abord surle
comportement
des reines. Les reinesparasitées
continuent de volerjusqu’à
unepériode
avancée de l’année(juin-juillet),
dû à ce faitqu’elles
ne fondent pas de colonies.(’) Coteaux boisés contenant des feuillus et des Conifères et dont le tapis végétal était essentiellement composé de Graminées, de Jacinthes des bois (Endymion mitans, Liliacées) de Pissenlits (Taraxacum Dens leonis, Composées) et de Polygonalum vulgare.
Aucune nidification n’a été observée par des femelles
parasitées.
Cette consta-tation est bien la
conséquence
de lésions au niveau del’appareil reproducteur
desreines de Bourdons.
.-1.U début de la
période
d’envol desBourdons,
iln’y
a, laplupart
dutemps,
aucune différencemorphologique
entre lesgonades
des reines saines et celles des reines infes- tées. Le -Nématode n’exercerait donc pas depréjudices
surl’organisme
de son hôteau cours du repos hivernal.
P A
LM
( I g 48 )
et HATTIXGEX( IQS 6)
ontremarqué
que non seulement lesovocytes
et les cellules
nourricières,
maiségalement
la chambre terminale de l’ovariole de femellesparasitées,
étaientprodondément
modifiées.L n examen
histologique
montre non seulement un arrêt dudéveloppement ovarien,
mais encore unedégénérescence
des divers éléments de l’ovaire. La trau- matisation affecte d’abord les ovocytes et les cellules nourricières.L’ovocyte dégé-
nére et se trouve résorbé par
l’épithélium
folliculairequi l’entoure ;
cetépithélium
se transforme alors en une structure assez semblable à celle du
corpus
luteum del’ovaire normal. Plus
tard,
les cellules nourricières sedésagrègent également
et sontrésorbées. Dans
quelques
cas, les troubles dudéveloppement ovocytaire peuvent
nese manifester
qu’assez tard,
c’est-à-direaprès
la formation du chorion.Des dissections de reines
parasitées
m’ontpermis
d’observer l’état dedévelop- pement ovarien,
en fonction de lapériode
où les insectes ontpéri.
Les résultats du tableau 2corroborent ceux du tableau i ; autrement dit l’inhi- bition des fonctions
reproductrices,
d’autantplus
accentuée que la saison estplus avancée,
est en corrélation étroite avec l’actiontraumatique provoquée
au niveaudes ovaires.
Ovocytes
et cellules nourricières montrent unedégénérescence progressive qui
s’achève par la
liquéfaction
du vitellus. La chambre terminale de l’ovariole neproduit plus d’ovocytes.
Les ovocytesdégénérés
ne sont pasremplacés.
Larésorption
de lamasse vitelline donne alors aux
gonades
unaspect
lacunairecaractéristique.
Leschambres
d’ovocytes
vides constituent le stade final de ladégénérescence ;
elles conti-ennent
parfois
encorequelques particules
incohérentes -fragments
de chromatine.Les modifications dues au
parasitisme
ne sont pas restreintes à la castrationparasitaire.
Un examen attentif des corpora allata a montré que ceux-ci subissaient aussi un arrêt dedéveloppement ;
des différencesparfois importantes apparaissent
entre les
glandes
des reinesparasitées
et celles des reinessaines,
les corpora allata des animaux infestés se trouvant réduits. Les modificationshistologiques
ne sont pastoujours
très distinctes.La véritable nature des effets causés par le
parasitisme
s’avèrecomplexe.
Onconsidère que les effets sont
généralement
dus à uneprivation
de nourriture del’hôte, provoqués
par lasuppression
dequantités
considérables de substances nécessaires.Cependant,
l’inanition est d’uneimportance
minime dans le cas de l’infestation parSphaevularia.
Le ver serait un véritable
organisme pathogène, déchargeant
une substancetoxique qui
estresponsable
de laplupart
des troubles chez les femellesparasitées.
P
ALMen a donné les raisons suivantes
- un examen du corps
adipeux
de reines infestées et de reines saines a montréqu’aucune
différenceappréciable
n’intervenait dans le volume et la teneur du corpsadipeux ;
les ovaires ne commencent leur croissance
qu’après
la sortie auprintemps.
Pendantcette
période,
les Bourdons ne semblent pas avoir de difficultés dans l’accumulation de leur nourriture.Bien
qu’aucune
connexion entre les corpora allata et les organesreproducteurs
n’ait été démontrée
expérimentalement
chez lesApides,
iln’y
a aucune raison dedouter de son existence.
Pendant
l’hiver,
les cellulesépithéliales
des corpora allata des reines s’accrois- sentnormalement,
etproduisent
une hormonegonadotrope <l ui
favorise la croissance desovocytes
et des structures annexes des ovaires.L’interruption
de la croissance des corpora allata chez les Bourdons infestés parSphaevularia
s’estdéjà produite
avant laréapparition
de la reine auprintemps ;
c’est
pourquoi
onpeut
conclure que cette insuffisance des corpora allata est enrapport
avec le manque de
développement
des ovaires. Ces insectesprésenteraient
une insuffi-sance d’hormone
gonadotrope, qui
est la cause directe de l’arrêt dudéveloppement
ovarien conduisant à la castration
parasitaire,
tandis que lesperturbations
des corpora allata constitueraient les effets essentiels duparasitisme.
CONCLUSION
Parmi les Nématodes
parasites d’insectes,
le genreSphaerula l’ ia
estdigne
d’atten-tion à cause des
caractéristiques particulières
de lafemelle,
delaquelle
les organesreproducteurs
fertilisés sontcomplètement
ressortis.I,’utérus gravide
sedéveloppe
considérablement et le reste du corps diminue
jusqu’à
cequ’il n’apparaisse plus
quecomme un
appendice
de l’utérushypertrophié.
LeNématode,
non seulementprélève
sa nourriture aux
dépens
del’hôte,
mais aussi constitue un obstacle à la croissance et aux fonctionsorganiques primordiales
de la reine de Bourdon.Sphaerularia joue
un rôleéconomique important.
Saprésence
chez les reinesde Bourdons inhibe la croissance des
ovaires, empêche
laponte
et la fondation de nouvelles colonies. Ceci a pour résultat de réduire lespopulations
deBourdons,
nécessaires à la
pollinisation
deplantes
d’un intérêtagricole
extrêmementimportant.
Si la domestication des Bourdons nécessite une connaissance
complète
de leurbiologie,
certaines conditionspeuvent
être réalisées en vue d’une utilisationpratique,
notamment la
capture
des reines en début desaison,
dès leur sortied’hibernation,
ce
qui
éliminerait enmajeure partie,
lesrisques
d’obtenir des reines de Bourdonsparasitées
par5;phaerularia
bombi.Recii yarrr
j J// hlimtioll
rm rnai 1902SUMMARY
:1 <10Ni’Rl>It’TION TO TilE STUDY OF
Sphaerularia
bombi (-&dquo;f»>a101la,Ty/t’!7;:!,
:1 PARASITE OF BO)IBCS QUEENS
No
study
ofsynthesis
had beeugiven
to nematoda.5j>fiaerularia
bombi.At the
beginning
of this work, we expose the used experiments) methods for the determination, and the anatomic andbiological
studies of theparasite,
as well as the technics oftaking
andstudy
of ovaries and