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LE CINÉMA DÉBUT DE SAISON

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Academic year: 2022

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LE CINÉMA

DÉBUT DE SAISON

R e n t r é e massive. E n ces temps difficiles q u i l u i sont faits, le cinéma s'installe, occupe sans coup férir toutes les positions stra- tégiques en face d'une télévision, son ennemi le plus direct, qui ne donne pas toute satisfaction. Dans ces derniers jours, une dizaine de films nouveaux sont apparus ; ils ne m é r i t e n t pas tous que l'on s'attarde à eux, mais peuvent au moins ê t r e signalés. Sur le plan français deux se d é t a c h e n t : Les Amitiés particulières et l'Insoumis.

O n attendait avec curiosité l'adaptation c i n é m a t o g r a p h i q u e que le roman de Roger Peyrefitte avait inspirée. Avec i n q u i é t u d e aussi.

Von que l'on d o u t â t du talent et de l ' h o n n ê t e t é intellectuelle des adaptateur et dialoguiste Jean Aurenche et Pierre Bost, du met- teur en scène Jean Delannoy, mais l a mise en f i l m d'un tel sujet avait de quoi rendre peu sympathique l'entreprise, m ê m e si l a plus e n t i è r e bonne fois y avait p r é s i d é . I l faut r e c o n n a î t r e que cette histoire est reproduite sur l'écran avec un tact et une discrétion qui font honneur aux cinéastes ; mais enfin le sujet est ce q u ' i l est, et toutes les p r é c a u t i o n s prises pour le rendre visuel ne peuvent e m p ê c h e r q u ' i l était de ceux q u ' i l valait mieux ne pas porter au cinéma. E n outre, l a différence d'âge entre les deux jeunes inter- p r è t e s aggrave l ' é q u i v o q u e ; on a trop souvent dit pour que nous y insistions encore, combien le réalisme de l'image cinématogra- phique grossissait le trait et les personnages d'un récit l i t t é r a i r e : i c i plus qu'ailleurs ce grossissement est sensible.

Ce sont là les seules critiques que l'on puisse é m e t t r e à propos de ce spectacle ; elles concernent, on le voit, non le film lui-même, mais le principe. Ce q u ' i l convient de louer sans réserve en revan- che, c'est le dialogue, tendu et bien frappé, de Pierre Bost ; c'est le travail de mise en scène remarquable de Jean Delannoy (à l'exception de l a d e r n i è r e image, devant le catafalque blanc, qui

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ressemble à une coquetterie d ' o p é r a t e u r , à ce que l ' o n appelle, dans le jargon professionnel, d u cabotinage de metteur en scène) ; c'est enfin l ' i n t e r p r é t a t i o n excellente de M i c h e l Bouquet, L u c i e n Nat, Louis Seigner, Francis Lacombrade (l'aîné, Georges de Sarre) et surtout de D i d i e r H a u d e p i n (le cadet, Alexandre Motier) q u i est la s p o n t a n é i t é et l a p u r e t é m ê m e s .

Avec L'Insoumis, autre son de cloche. L ' é m o t i o n à laquelle Jean Delannoy atteint avec les structures classiques, A l a i n Cavalier tente de l a susciter en nous par les moyens de ce n é o - r o m a n t i s m e q u i est l a base m ê m e du nouveau c i n é m a . Mais ce q u i frappe dans L'Insoumis, c'est l a rigueur de style q u i a p p a r a î t chez ce jeune metteur en scène, rigueur q u i n'est pas le propre d u romantisme, quel q u ' i l soit ! Aucune boursouflure, aucun de ces oripeaux de luxe q u i t r a î n e n t çà et là dans notre nouvelle vague et q u i sont les

« lions superbes et g é n é r e u x » de nos jeunes metteurs en scène, lesquels se prennent volontiers pour les petits V i c t o r Hugo de leur temps.

A l a i n Cavalier s'était signalé à l'attention dès son premier f i l m , i l y a trois ans, Le Combat dans l'Ile. Cette œ u v r e n ' é t a i t pas sans défaut ; l'auteur (Alain Cavalier avait é g a l e m e n t écrit le scénario) n'avait pas su éviter toutes les e m b û c h e s q u i guettent les débu- tants : un r e l â c h e m e n t dans le rythme, parfois, u n certain é p a r p i l - lement de l'action ; mais ce q u i ne trompait pas chez ce jeune r é a l i s a t e u r , c'était son sens de l ' a t m o s p h è r e dramatique, sa m a n i è r e de fouiller ses personnages. Dans L'Insoumis, ces q u a l i t é s s'affir- ment, à l a fois dans l a composition du récit (il est, encore une fois, l'auteur du scénario) et dans sa mise en scène. I l est juste d'ajouter q u ' i l a t r o u v é u n p r é c i e u x auxiliaire dans l a personne de Jean Cau, son dialoguiste. L e texte du f i l m est d'une grande q u a l i t é ; i l serre l'action de près, i l situe parfaitement les personnages et contribue efficacement à créer cette a t m o s p h è r e de r é a l i s m e p o é t i q u e q u i é m a n e de tout le f i l m .

L'Insoumis, a écrit A l a i n Cavalier l u i - m ê m e , « c'est l'histoire cTune blessure creusée par une balle dans le côté gauche d'un homme qui s'appelle Thomas. Par ce trou s'échappe la vie, par ce trou pénètre la mort. » C'est aussi l'histoire d'un amour q u i rend plus p a t h é t i q u e encore cette course contre la mort. Nous ne doutons guère, t o u t . a u long de cette poursuite insensée, que l a mort l'emportera ; tout dans l a couleur de ce drame est sur fond noir, et A l a i n Cavalier n'a pas voulu faire un film à suspense.

Thomas, le h é r o s un jeune Luxembourgeois, combat en Algérie en 1961 sous l'uniforme de l a Légion é t r a n g è r e . MaiB la guerre n'est pas sa vocation ; a p r è s plusieurs a n n é e s de bataille, i l est pris d'un i r r é p r e s s i b l e désir de terre natale, de foyer paisible, de paix

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et de pommiers en fleurs. I l déserte et, pour se procurer l'argent du retour, accepte une mission pour le compte d'une organisation subversive. Ce n'est pas l a politique q u i le guide, i l n'en fait pas : c'est le seul souci de l'argent. A u cours d'une « o p é r a t i o n » i l sauve une femme, Dominique, au p é r i l de sa vie. Dès lors, ces deux êtres q u i é t a i e n t dans des camps opposés, vont se trouver enchaînés l ' u n à l'autre, j u s q u ' à l a mort, par les liens d'un amour d é m e n t i e l contre lequel toutes les haines, toutes les passions hu- maines et toutes les lois sont liguées.

On pense i r r é s i s t i b l e m e n t , devant ce drame, au Quai des Bru- mes. C'est le m ê m e sujet, presque l a m ê m e histoire ; c'est le t h è m e de l'amour impossible, l a rencontre de deux êtres q u i ne se rejoi- gnent que pour courir vers l a s é p a r a t i o n et l a mort. Comme dans le f i l m de M a r c e l C a r n é , le poids de l a fatalité pèse sur L'Insoumis, et c'est en cela que l ' œ u v r e d ' A l a i n Cavalier est une t r a g é d i e . Tho- mas et Dominique, i c i , sont la r é p l i q u e 1964 de N e l l y et de Jean qui dans Le Quai des Brumes vivaient le m ê m e destin. Seuls les styles d ' é c r i t u r e l i t t é r a i r e et d ' é c r i t u r e c i n é m a t o g r a p h i q u e diffèrent, Jean Cau n ' é t a n t pas Jacques P r é v e r t n i A l a i n Cavalier M a r c e l C a r n é . Mais à vingt-cinq ans de distance, les deux films se répon- dent.

L ' i n t e r p r é t a t i o n , dans L'Insoumis, est excellente. A l a i n Delon qui avait d é b u t é dans le c i n é m a en jouant avec désinvolture et une sorte de d é t a c h e m e n t des personnages légers et superficiels, s'affirme d ' a n n é e en a n n é e . Dans Quelle joie de vivre ! de R e n é Clément, son talent de c o m é d i e n s'épanouissait et dans Le Guépard, de Visconti, i l prenait sa forme solide définitive. Avec L'Insoumis l a m a t u r i t é est atteinte : i l est le meilleur acteur de sa g é n é r a t i o n . Jean-Paul Belmondo et l u i incarnent les deux types, fort différents, du jeune premier de notre é p o q u e . A u personnage de Dominique, Léa Massari apporte une vérité, une présence intenses. Avec son regard b r û l é , sa lourde chevelure brune éparse, elle est le visage m ê m e de l a passion ; elle est surtout le contraire d'une « vedette », ce que l'on a p p r é c i e toujours hautement au c i n é m a o ù , au lieu d'êtres vivants, on trouve trop souvent des mannequins.

Cette constatation nous a m è n e d'ailleurs à l'autre i n t e r p r è t e d'un f i l m r é c e n t : Jean Seberg dans Echappement libre. O n gar- dait de celle q u i d é b u t a à l'écran dans l a Sainte Jeanne de B e r n a r d Shaw, le souvenir d'une charmante petite A m é r i c a i n e aux cheveux de garçon, à l'accent délicieux, ayant à l a fois dans le regard dou- ceur et acidité, malice et tendresse. Dans Bonjour Tristesse, A bout de Souffle et Les grandes personnes notamment, elle fut charmante de s p o n t a n é i t é , de jeunesse un peu verte. O n attendait avec joie de l a retrouver, partenaire de Jean-Paul Belmondo, dans Echappe-

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ment libre. O r voilà qu'on nous l ' a c h a n g é e ! L a petite pomme d'api est devenue star. Coiffeurs, maquilleurs, visagistes de tout acabit sont passés par là^ et nous rendent, a p r è s leur travail de mauvais aloi, une vedette bien cirée, aux longs cheveux blonds trop bien lissés, à l'œil allongé, à l a bouche peinte. I l ne l u i manque que* le long fume-cigarette avec lequel M a r l è n e faisait joujou à la belle é p o q u e ! Certes, Jean Seberg reste jolie, et l ' o n n'a pas réussi à maquiller son accent n i à d é t é r i o r e r sa voix chantante ! Mais comme on regrette le petit ê t r e simple et vrai de n a g u è r e !...

Les nécessités du rôle, nous dira-t-on ? Comment admettre que Jean Becker, le jeune metteur en scène d'Echappement libre, soit tout à coup tellement esclave des conventions quand i l s'agit de dessiner physiquement ses personnages, alors q u ' i l l'est si peu quant à l a psychologie de ces derniers et dans sa conception g é n é r a l e d u c i n é m a !

Pour le film lui-même, peu de chose à en dire sinon q u ' i l est très bien réalisé. Les progrès de metteur en scène d u jeune fils de Jacques Becker sont très sensibles sur son premier f i l m Un Nommé La Rocca. O n a plaisir à penser que Jean Becker q u i fut à si bonne école va devenir à son tour l ' u n de nos meilleurs jeunes cinéastes.

I l faut toutefois le mettre en garde contre l a facilité dans le choix des sujets ; car i l doit bien le sentir l u i - m ê m e , celui d'Echappement libre ne vaut pas cher ! I l reprend tous les vieux t h è m e s usés d u style série noire (allant m ê m e , pour l a m o r a l i t é de l'histoire, jus- q u ' à faire flamber à l a f i n l'argent niai acquis !...) Jean Becker a d û voir dans ce scénario, d'ailleurs bien construit, p r é t e x t e à u n bon f i l m d'aventures, m o u v e m e n t é et rapide ; c'est bien, mais i l a maintenant le devoir de viser plus haut.

Sur le tableau des films é t r a n g e r s , l a liste des œ u v r e s nouvelles est longue ; mais peu m é r i t e n t mention. Nous ne reviendrons pas longuement sur One Potato, two Potato dont nous avons p a r l é en rendant compte du dernier Festival de Cannes. C'est le premier f i l m d'un jeune r é a l i s a t e u r de l'école de New Y o r k , L a r r y Peerce ; i l traite d u p r o b l è m e noir aux Etats-Unis, sujet rebattu par le c i n é m a a m é r i c a i n , mais a b o r d é i c i avec une franchise et une hon- n ê t e t é exemplaires. Les clichés habituels sont évités, les noirs ne sont pas tous bons, par exemple, et la r é a c t i o n d'un blanc, p è r e de famille q u i veut e m p ê c h e r que son enfant soit élevé dans un m i l i e u noir, est c o m p r é h e n s i b l e . C'est on le voit au fond m ê m e d u pro- b l è m e que s'attaque l'auteur. Son œ u v r e est é m o u v a n t e , boulever- sante dans sa d e r n i è r e partie, et Barbara B a r r i e q u i a r e m p o r t é le prix d ' i n t e r p r é t a t i o n à Cannes en m a i dernier, est admirable.

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Avec Madame Croque-Maris c'est, on s'en doute, d'une comédie q u ' i l s'agit. A m é r i c a i n e aussi, mais de l'école de H o l l y w o o d et non plus celle de New Y o r k . C'est dire que le f i l m est t o u r n é selon les principes traditionnels de l a comédie a m é r i c a i n e , laquelle reposait sur des effets de vaudeville et sur des gags burlesques. I c i , le comi- que de situation et le comique purement visuel sont renforcés par le comique d'acteur. Shirley Me Laine est l ' i n t e r p r è t e idéale de ces sortes d'histoires que l'on disait dans les années trente, « lou- foques », et q u i sont en définitve l a dramatisation des burlesques de l'école Mack Sennett. Shirley M a c Laine digne descendante de Carole L o m b a r d , p é t i l l e d'esprit ; elle joue i c i le rôle d'une femme porte-bonheur et porte-malheur, en ce sens que tous les hommes . q u i l'épousent deviennent avec une r a p i d i t é foudroyante riches comme Crésua, puis, avec une r a p i d i t é non moins foudroyante, trou- vent l a mort dans les conditions les plus saugrenues...

Le point de d é p a r t est amusant. Les morts se succèdent à une allure vertigineuse sur l'écran, chaque nouveau cadavre d é c h a î n a n t l'éclat de rire d u spectateur, comme dans Noblesse oblige. L e met- teur en scène Lee Thompson a bien enlevé cette situation, carica- turant au passage, de façon fort drôle, certains traits typiques de la vie a m é r i c a i n e : l'obsession de l a réussite, l a p r i m a u t é de l'ar- gent-roi, etc.. Quelques effets c i n é m a t o g r a p h i q u e s dans l a couleur et dans la prise de vues, sont amusants et Shirley M a c Laine m è n e tout le jeu avec u n brio remafquable. Une agréable comédie en fin de compte, distrayante et sans p r é t e n t i o n .

Autre c o m é d i e , mais p a n a c h é e celle-là : Topkapi, de Jules Das- sin. Abandonnant le style tragique de Phaedra et le ton comique r é s o l u m e n t gai de Jamais le Dimanche, Jules Dassin revient au genre Rififi chez les Hommes q u i l u i avait si bien réussi pour ses d é b u t s en France. O n peut m ê m e dire qu'avec Topkapi i l se r é p è t e un peu ; le grand morceau de bravoure, l a grande scène à sensa- tion, c'est encore un cambriolage ; l a bijouterie de la rue de la P a i x est r e m p l a c é e par un musée d'Istambul, et le « truc du para- pluie » par l a gymnastique d'un acrobate q u i descend du plafond, suspendu par les pieds, afin de ne pas déclencher le signal d'alarme qui fonctionnerait s'il marchait sur le parquet des salles du musée.

L a mise en scène de Jules Dassin est, on le devine, d'une préci- sion h o r l o g è r e , d'une maîtrise incomparable. Dassin est l'un des plus grands techniciens du cinéma, l'un des plus habiles avec Hitchcock et Clouzot, à manier le suspense. A u x qualités formelles de Topkapi (ce titre est le nom du musée d'Istambul) s'ajoutent des qualités de s c é n a r i o ; le personnage d'Elisabeth j o u é par M e l i n a Mercouri est pittoresque et savoureux. E n f i n , dans le rôle

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d'un certain Simpson, escroc aux petits pieds, minable et b o n garçon, Peter Ustinov est d'une é n o r m e d r ô l e r i e .

Avec Le Train nous avons une œ u v r e ambitieuse encore, mais h é l a s ! moins réussie. Ce f i l m réalisé par J o h n Frankenheimer et B e r n a r d F a r r e l montre avec éclat les vices du système de l a copro- duction. C'est là une pratique dont le c i n é m a français, nous ne l'ignorons pas, ne peut se passer, mais nous voyons aussi quelles hérésies artistiques i l peut e n t r a î n e r . Ce q u ' i l reste de français dans ce f i l m relatant un épisode de l a résistance à l a veille de l a libéra- tion, c'est sans n u l doute à B e r n a r d F a r r e l qu'on le doit. M a i s comment peut-on imaginer u n cheminot français j o u é par B u r t Lancaster q u i est d o u b l é ; u n officier allemand j o u é par l ' A m é r i c a i n P a u l Scofield, et d o u b l é l u i aussi, parfois en allemand, parfois en français ! E n f i n d'excellents c o m é d i e n s français, post-synchronisés par eux-mêmes apparemment, q u i ne parlent pas en mesure... T o u t cela sur le plan artistique a quelque chose de monstrueux, et pour- tant l'on voit bien que beaucoup d'efforts, beaucoup de talent ont é t é déployés ! E n définitive, i l nous reste une grande imagerie sur cet épisode curieux de l a f i n de l a guerre : tout le dispositif ferroviaire de l a Résistance française mobilisé pour sauver cent Renoir, cent Cézanne, cent Gauguin... Des hommes meurent, sont t o r t u r é s , non pour sauver des hommes, mais des œ u v r e s d'art q u i appartiennent au patrimoine de l a France, q u i sont sa richesse é t e r n e l l e et qu'ils n'ont jamais vues. I»'un des cheminots a d'ailleurs ce mot é t o n n a n t : « Quand tout ça sera fini, il faudra pourtant que nous allions les voir dans le musée où ils seront accrochés ! »

O n voit quel merveilleux sujet avaient sous leur c a m é r a les auteurs du Train : ils l'ont t r a i t é à l a Cecil de M i l l e , avec beaucoup de bombes, beaucoup de locomotives, et sans en saisir l a b e a u t é profonde. C'est un f i l m d'une parfaite exécution technique, mais sans â m e .

R O G E R R E G E N T .

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