L.E.G.T.A. Le Chesnoy TB1 − 2010-2011
D. Blotti`ere Math´ematiques
Concours blanc
Dur´ee : 3 heures
L’usage de la calculatrice est interdit.
Le bar`eme prendra significativement en compte :
• la pr´esentation,
• la clart´e des explications,
• le soin port´e `a l’argumentation des r´eponses,
• la justesse du vocabulaire et des symboles employ´es.
Exercice 1 : Qualit´ e d’un alcootest
Un laboratoire fabrique un alcootest et les essais montrent que :
• 2% des personnes contrˆol´ees sont en ´etat d’´ebri´et´e ;
• 95 fois sur 100 l’alcootest a donn´e un r´esultat positif alors que la personne ´etait en ´etat d’´ebri´et´e ;
• 95 fois sur 100 l’alcootest a donn´e un r´esultat n´egatif alors que la personne n’´etait pas en
´etat d’´ebri´et´e.
1. On essaie l’appareil sur une personne et on constate que le r´esultat est positif. Quelle est la probabilit´e que cette personne soit en ´etat d’´ebri´et´e ?
2. On essaie l’appareil sur une personne et on constate que le r´esultat est n´egatif. Quelle est la probabilit´e que cette personne soit en fait en ´etat d’´ebri´et´e ?
3. D´eterminer la probabilit´e que le r´esultat donn´e par l’appareil soit faux.
Pour r´epondre `a ces questions, on prendra soin de d´efinir des ´ev´enements pertinents et on citera chaque formule du cours que l’on appliquera. Les r´esultats seront donn´es sous forme de fractions irr´eductibles.
Exercice 2 : Une preuve probabiliste de
n
X
k=0
(C
nk)
2= C
2nn, pour n ∈ N
∗Soit n ∈N∗. Une assembl´ee se compose de 2n personnes : n hommes et n femmes. On choisit n personnes au hasard dans cette assembl´ee.
Pour tout k∈ {0,1, . . . , n}, on note Ak l’´ev´enement d´efini par :
Ak : il y a (exactement) k femmes parmi ces n personnes. 1. Soitk ∈ {0,1, . . . , n}.
(a) De combien de fa¸cons peut-on choisir les k femmes ? 1
(b) Combien reste-t-il d’hommes `a choisir ? (c) En d´eduire la probabilit´e P(Ak).
2. Donner la valeur de la somme
n
X
k=0
P(Ak).
3. D´emontrer que pour tout k ∈ {0,1, . . . , n}, on a l’´egalit´e : Cnn−k =Cnk. 4. D´eduire de ce qui pr´ec`ede l’identit´e :
n
X
k=0
(Cnk)2 =C2nn .
Exercice 3 : Inversibilit´ e d’une matrice et inverse d’une matrice in- versible
Pour tout λ∈R, on d´efinit la matrice Aλ ∈ M3(R) par :
Aλ =
1−λ 1 1
0 1−λ 0
1 0 −1−λ
.
1. D´eterminer les valeurs de λ pour lesquelles la matrice Aλ n’est pas inversible.
2. En d´eduire que la matrice A0 =
1 1 1
0 1 0
1 0 −1
est inversible. Calculer A−10 .
Exercice 4 : R´ esolution de l’´ equation 2
−x= x sur R
1. Justifier que ln(2)>0.
2. Soitf la fonction d´efinie par :
f:R→R; x7→2−x=e−xln(2). (a) Calculer f(0) et f(1).
(b) Justifier que la fonction f est continue sur R.
(c) ´Etudier les limites ´eventuelles de f en−∞ et en +∞.
(d) Montrer que pour tout x, y ∈ R tels que x < y, on a f(x) > f(y). Que peut-on en d´eduire pour f?
3. Soitg la fonction d´efinie par :
g: R→R; x7→2−x−x.
(a) Justifier que la fonction g est continue sur R. (b) D´eterminer les variations de la fonction g surR.
(c) ´Etudier les limites ´eventuelles de g en−∞ et en +∞.
(d) D´emontrer que l’´equation 2−x =x poss`ede une unique solution sur R. On notera α cette solution dans la suite.
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4. SoitR un rep`ere du plan, soitCf la courbe repr´esentative def dansR et soit ∆ la droite d’´equationy=x dans R. Quelle est la position relative de Cf par rapport `a ∆ ?
5. Soita un nombre r´eel fix´e. Pour tout x∈R\ {a}, on pose : τa(x) = f(x)−f(a)
x−a .
(a) Soit x∈R\ {a}. Interpr´eter g´eom´etriquement le nombre τa(x).
(b) ´Etudier la limite ´eventuelle de τa(x) quand x tend vers a.
Probl` eme : Matrices et suites r´ ecurrentes lin´ eaires d’ordre 2
1. SoientA et J les matrices carr´ees d’ordre 2 d´efinies par : A=
1 3 3 1
; J =
1 1 1 1
. (a) D´eterminer deux r´eels a etb tels que : A=aJ+bI2. (b) Calculer J2 en fonction de J.
(c) Montrer que A etJ commutent et exprimer AJ en fonction de J.
(d) `A l’aide d’un raisonnement par r´ecurrence, ´etablir pour tout n ∈ N∗, la relation suivante :
An = (−2)nI2+ 1
2(4n−(−2)n)J.
(e) Donner l’expression explicite de An sous forme d’une matrice d’ordre 2, pour tout n∈N∗.
2. On note (vn)n∈N et (wn)n∈N les deux suites d´efinies par v0 = 3, w0 = 1 et les relations suivantes, valables pour tout entier n∈N :
vn+1 = vn + 3wn wn+1 = 3vn + wn .
On consid`ere pour tout n∈N, le vecteur colonne Xn d´efini par : Xn= vn
wn
. (a) D´eterminer X0.
(b) Soit n∈N. Reconnaˆıtre le produit AXn.
(c) ´Etablir par r´ecurrence que pour tout n∈N, on a :Xn=AnX0. (d) Calculer les valeurs de vn et de wn en fonction de n, pour tout n∈N.
3. On consid`ere la suite (un)n∈N d´efinie paru0 = 3 et la relation suivante, valable pour tout n∈N :
un+1 = un+ 3 3un+ 1.
(a) `A l’aide d’un raisonnement par r´ecurrence, ´etablir pour tout n ∈ N∗, l’´egalit´e sui- vante :un = vn
wn.
(b) Donner une expression de un en fonction de n, pour tout n∈N. (c) ´Etudier le comportement asymptotique de la suite (un)n∈N.
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