HAL Id: jpa-00240823
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Submitted on 1 Jan 1903
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The Astrophysical JournalT. XVI; 1902 (suite)
J. Baillaud
To cite this version:
J. Baillaud. The Astrophysical JournalT. XVI; 1902 (suite). J. Phys. Theor. Appl., 1903, 2 (1),
pp.711-720. �10.1051/jphystap:019030020071101�. �jpa-00240823�
711 La théorie de tels éléments est aussi facile que celle des éléments de concentration et conduit, pour l’expression de la force électromo-
trice, à la formule:
Pg. étant la tension de dissolution électrolytique du métal «, Pb celle
du métal ~. Au point de transformation, P~. - P~ et par suite E - o.
Pour les deux modifications de l’étain, la comparaison des diffé-
rences de potentiel aux deux électrodes montre que P g pour l’étain
gris est plus petit que Pl, pour l’étain blanc, à toute température
inférieure au point de transformation. Si donc on plonge une tige
d’étain gris et une tige d’étain blanc dans une dissolution de chlo-
rure d’étain à une température inférieure à ~0°, tout le métal pas-
sera à l’état d’étain gris; ce fait t explique pourquoi la présence du
sel d’étain rend si facile la transformation.
J. GUINCHANT.
THE ASTROPHYSICAL JOURNAL;
T. XVI; 1902 (suite).
H. CREW’ et J. BAKER. - On the thermal development of the spark spectrum of
carbon (Développement du spectre de l’étincelle de carbone
sousl’influence de la chaleur). - P. 61-’~~.
En observant le spectre d’une étincelle éclatant entre les électrodes d’un arc qu’il venait d’éteindre, l’un des auteurs s’était aperçu que les raies n’apparaissaient pas toutes à la fois, mais graduellement.
C’est l’étude de ce fait, attribué au refroidissement progressif des
électrodes èt de la région placée entre elles, qui fait le sujet de ce
mémoire.
Entre deux électrodes de charbon, on peut faire passer un courant de 15 ampères produisant un arc, ou celui d’une bobine d’induction donnant une étincelle. Un interrupteur approprié mis en mouvement
par un "petit moteur électrique est disposé de façon à interrompre le çircuit de l’arc après l’avoir laissé brûler quelques secondes, et à fermer en même temps celui de l’étincelle. Après un temps variable,
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019030020071101
712
mais défini, il ouvre un obturateur devant la fente du spectroscope,
et le referme une seconde après. Il interrompt enfin le circuit de l’étincelle et ferme celui de l’arc. Ce cycle d’opérations recommence
un nombre de fois suflisant pour que la plaque photographique soit
bien impressionnée.
Les photographies prises à des époques suivant de 1 de seconde
à 12 -secondes l’extinction de l’arc fournissent l’état du spectre de
l’étincelle aux différents stades du refroidissement des charbons.
L’aspect de l’étincelle change beaucoup. Silencieuse et presque invi- sible aux hautes températures, elle devient éclatante aux tempéra-
tures plus basses. Voici ses principales variations spectroscopiques
(au moins pour la région du spectre comprise entre ÀÀ 450 :J.p.
et 300 V.~t)-
1 ° Bandes et rcties de
-Les trois bandes du cyanogène
ÀÀ 388~,3, gardent dans tous les cas les mêmes in- tensités relatives. La large raie du carbone A 426fLP-, 75 disparaît complètement dans l’étincelle chaude. La raie À y persiste;
les autres restent faibles.
2° Raies de l’air.
--Aucune des raies de l’air n’apparaît sur les plaques au moment oii les électrodes sont le plus chaudes. Quand
elles se refroidissent, les raies les plus intenses apparaissent pro-
gressivement. Les bandes de l’azote, au contraire, d’abord très intenses, commencent à faiblir trois quarts de seconde après l’ex-
tinction de I’arc ; 3 secondes après, on n’en voit plus que la trace.
3° Impuretés.
-On aperçoit dans l’étincelle chaude quelques
raies nouvelles d’impuretés que l’on ne voit pas dans l’étincelle froide. Quelques raies sont très diminuées d’intensité, tandis que
d’autres, au contraire, sont très renforcées. Toutes les raies appar- tenant à une des séries de Kayser et Runge sont affectées de la même façon.
FRANK ‘V. The absorptive power of the solar atmosphère (Pouvoir absorbant de l’atmosplnre solaire).- P. ‘~3-91.
On sait, depuis Bouguer, que l’éclat du disque solaire va en dimi-
nuant du centre au bord. L’étude attentive de cette diminution d’éclat peut fournir des renseignements précieux sur l’épaisseur et la cons-
titution d’une atmosphère solaire absorbante, dont il confirme l’exis-
tence.
713
A l’aide d’un spectro-bolomètre, M. F’rank Very a fait des mesures
de rayonnement, en des points bien déter minés du disque, de quelques radiations choisies dans tout le spectre. Comme l’avaient montré d’autres expérimentateurs, entre autres MM. Gouy et Thollon,
il trouve que l’absorption des rayons violets est bien plus grande au
bord du soleil que celle des rayons rouges, ce qui explique la cou-
leur de cet astre, bleue au centre, roug eâtre sur les bords. Le cal-
cul, pour les points où il a fait les mesures, des coefficients de trans- mission de l’atmosphère solaire, conduit à ce résultat remarquable qu’elle paraît plus transparente sur les bords que vers le centre.
M. Frank Very met cette apparence sur le compte : 1° de la diffrac- tion produite par les particules solides de la couronne ; -, 2° de la constitution de l’atmosphère où seraient rassemblés, dans des colonnes
ou des courants verticaux, certains gaz absorbants; 3° enfin des irré-
gularités de la surface de la photosphère, des grains de riz dont on n aperçoit que les sommets lumineux sur les bords du soleil, tandis qu’au centre on voit aussi leurs intervalles plus sombres.
H.-C. PLUlBllBIER. - Note
onthe
concavegrating (Note
surle réseau concave).
P. 97-99.
L’auteur étudie l’aberration présentée par un réseau tracé sur une
surface dont l’équation est
x =ay2 + by3 + Sa discussion montre que les réseaux tracés sur une parabole seraient inférieurs à
ceux tracés sur une sphère.
EDBVIN B. FROST. - Wave-lengths
01certain lines of the second spectrum of hydrogen (Longueurs d’onde de certaines raies du second spectre de l’hydro- gène).
-P. 100-105.
Les raies nombreuses du second spectre de l’hydrogène que donnent beaucoup de tubes à vide pourraient très bien servir comme
raies de comparaisons dans les études de spectroscopie stellaire, si
leurs longueurs d’onde étaient mieux connues. Le mémoire de
M. Frost donne leurs valeurs d’après ses propres déterminations.
714
P. ZEENIAN . - Observations
onthe magnetic rotation of the plane of polarization
in theinterior of
anabsorption band (Observation
surla rotation magnétique
du plan de polarisation dans l’intérieur d’une bande d’absorption).
-P. 106-113.
La théorie de Voigt exigerait que la rotation magnétique du plan
de polarisation fût négative dans l’intérieur d’une bande d’absorp-
tion. Mais les expériences de Schman (~) ne vérifient pas cette pré- vision, et celles de Corbino (2) sont même en opposition avec elle, puisqu’elles montrent une très faible rotation positive. Au contraire,
les expériences dont M. Zeeman publie les résultats dans ce mémoire sont en parfait agrément qualitatif avec la théorie.
Leur dispositif permet de faire apparaître à l’aide d’un système de prismes de quartz des franges d’interférence horizontales dans le
spectre d’un arc dont les rayons traversent une flamme absorbante à vapeur de sodium. Quand la flamme est sous l’action du champ magnétique, les franges se déforment au voisinage des raies d’absorp- tion, et on peut déduire de leur nouvel aspect la valeur de la rotation du plan de polarisation.
Dans la première série d’expériences, on faisait croître la quantité
de vapeur de sodium, le champ restant constant. Les franges d’in-
terférence grimpent alors des deux côtés des bandes d’absorption,
tandis que la portion intérieure à la bande descend de plus en plus
bas. Dans un champ de 20000 unités, ce déplacement correspond à
une rotation négat£ve de près de 4000. Dans la deuxième série d’ex-
périences, on maintenait constante la quantité de vapeur et l’on faisait varier le champ. S’il croît, la portion des franges intérieures à la bande remonte, ce qui correspond à une diminution de la rotation
négative; s’il diminue, elle s’abaisse.
C. RUNGE et PASCHEN. - On the separation
01corresponding series lines in the magnetic field (Séparation dans le champ magnétique des raies apparte-
nant à des séries col°respondantes). -- P. 123-134.
,Dans la première partie de ce travail (3), les auteurs ont étudié (1) D¡’ude’s Ann. (lei- Physik, t. 11, p. 280; 1900.
(2) Atti R. Acc. dei Lincei, t. X, p. 137 ; 1901.
(3) Asl1’ophys. JOU1’lL, t. XY, p. 3 33-339 ;
-analysée dans ce p . 133 de
ce
vol.
715 l’action du champ magnétique sur les raies des séries de triplets des
métaux Mg, Ca, Sr, Zn, Cd, Hg. Ils étudient maintenant la manière dont se comportent les raies des séries de doublets des spectres du sodium et de ceux des métaux Cu, Ag, Al, Tl. Voici les résultats importants auxquels ils sont arrivés, et qui concordent avec ceux
qu’ils avaient déjà obtenus :
1° Les doublets observés dans les spectres des éléments Na, Cu, Ag,
Al, Tl, ainsi que dans ceux de Mg, Ca, Sr, Ba, sont modifiés par le
champ magnétique suivant un certain nombre de types qui se répètent
dans les moindres détails d’un élément à l’autre : même nombre de
composantes de mêmes intensités relatives, de même polarisation, séparées par les mêmes intervalles (àl’échelle des fréquences) ;
2° Ces types peuvent être rangés en trois classes qui correspondent
aux trois séries. D’après les relations trouvées par Rydberg entre la
série principale et la série étroite, on devait s’attendre à ce que les
types correspondant à ces deux séries soient les mêmes, mais en
ordre inverse. C’est ce que Runge et Paschen vérifient, en montrant
que les raies des doublets de ces deux séries sont modifiées de la même façon, à condition de faire correspondre à la raie de plus petite longueur d’onde dans les doublets de l’une la raie de plus grande longueur d’onde dans les doublets de l’autre;
3° Les distances des composantes de chacune des raies des dou- blets aux raies primitives non modifiées par le champ magnétique,
sont les multiples d’un même nombre. Ce sont les multiples pairs
pour l’une des raies, les multiples impairs pour l’autre. On a vu qu’il
existe une loi semblable pour les séries des triplets des spectres des
métaux Mg, Ca, Sr, Zn, Cd et llg. Le nombre qui fournit alors, par
ses multiples, les distances des composantes est à très peu près
les 3 du nombre trouvé pour les séries des doublets.
E. BARNARD. - Observations of the
auroramade at the Yerkes Observatory
189’~-1902 (Observations des
auroresboréales à l’Observatoire Yerkes, 1897-iJ02).
-
P. 135-144.
Description de presque toutes les aurores boréales qui ont été
visibles à l’observatoire Yerkes, pendant ces cinq années, époque de
minimum pour l’activité solaire.
716
L.-B. TUCKER1BLBN. - Notes
onspectro-photometric adjustments (Notes
surdes dispositions spectro-photométriques). - P. 145-154.
Cette note contient quelques modifications apportées au spectro- photomètre de Brace(1) pour obtenir un éclairement plus uniforme
du champ et pour permettre de faire des études sur l’absorption.
PETEH LEBEDEBBT. - The physical
causesof the déviations from Neiwton’s law of gravitation (Les
causesphysiques des exceptions à la loi de la gravitation
de P. 155-161.
L’exemple le plus frappant d’une exception à la loi de Newton est
donné par les queues des comètes, qui semblent soumises à une force
répulsive issue du soleil. Képler, comme conséquence de la théorie
de 1’émission, attribuait cette répulsion au rayonnement de lalumière
solaire ; Newton essaya de la faire rentrer dans sa loi de la gravita-
tion en faisant l’hypothèse que le soleil est entouré d’une atmosphère
très étendue, plus dense que les gaz des queues cométaires, qui,
devant surnager d’après la loi d’Archimède, ne sont qu’en apparence
repoussées par le soleil. Olbers émit l’hypothèse qui a prévalu depuis lors, celle d’une répulsion électrique suivant la loi de Cou- lomb. Il semble maintenant que l’on doive revenir à l’explication de Ké,pler, Maxwell et Bartoli ayant établi théoriquement l’existence d’une pression de la lumière que MNI. Lebedew et Nicol et Hull ont pu mesurer expérimentalement. Pour un corps sphérique de grandes
dimensions par rapport aux longueurs d’onde de la lumière, l’action
résultante du soleil est, en fonction de la force de la gravitation
F = 1
-r est le rayon du corps en centimètres, 8 sa den-
10 000 r
"sité. Si les dimensions du corps sont moindres que 1 centimètre, on peut observer un écart par rapport à la loi de Newton.
,PERCivAL LEWIS et A. S. KING. - Nitrogen bands
vs. «Nev heads to cyânogen
bands
»in
arcspectra (Bandes de l’azote dans le spectre de l’arc, prises pour de nouvelles têtes
auxbandes du cyanoÏIène). - P. 162-165.
lie Prof. Hutcliins a publié dans le numéro de juin de l’As-
( i) PhiL. Mag., t. XLVlJI, p. ~20 ;
-et J. de Phys., 3e série, t. IX, p. 112 ; 1900.
717
troph. Journ. (1) une reproduction d’une pliotographie du spectre de l’arc éclatant entre des électrodes de cuivre, où l’on voit une bande dont la tête a une longueur d’onde ~ 391~111,1~,447. Il suppose que cette nouvelle tête appartient au groupe du cyanogène. Les auteurs de
cette note font remarquer que M. Deslandres a montré (2 ) que la bande principale du spectre de l’électrode négative d’un tube à azote
a une tête de longueur d’onde À 391[1-[1’,46 ; en outre, toutes les raies qui composent les bandes de ce spectre sont alternativement fortes et
faibles, et cette particularité se reproduit d’une manière frappante
dans la photographie du Prof. Hutchins. En comparant des lon- gueurs d’onde des raies de cette photographie avec celles du dessin
de M. Deslandres, on trouve une correspondance presque absolue.
Ces faits conduisent à admettre que la bande observée par le Prof. Hutchins dans le spectre de l’arc n’appartient pas au cyano-
gène, mais à l’azote. D’après les auteurs, ce serait la première fois
que l’on signalerait dans le spectre de l’arc des raies ou des bandes appartenant à un gaz élémentaire permanent autre que l’hydrogène.
J. BURNS. - The total light of all the stars (La lumière totale
de toutes lès étoiles).
-P. 166.
L’auteur compare l’éclat relatif des différentes régions de la voie lactée à celui du ciel extragalactique, en les regardant à travers
des glaces de verre superposées en nombre convenable pour qu’elles
semblent avoir la luminosité générale du ciel. Il trouve que l’éclat de la voie lactée est seulement deux ou trois fois plus grand que celui du reste du ciel. Pour comparer l’éclat d’une étoile à celui du fond du ciel, il observe l’étoile à l’aide d’un petit réfracteur, en visant avec
l’oculaire un plan variable en dehors du foyer, de telle façon que le
disque obtenu pour l’image de l’étoile ait un éclairement égal à
celui de la petite portion du ciel visible à travers un trou percé dans
un écran. Il trouve qu’un demi-degré carré de la surface du ciel
extragalactique envoie autant de lumière qu’une étoile de cinquième grandeur.
(1) J. de p. 131 de
cevol.
,(2) C. R., t. CUL, p. 315 ; 1886.
718
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