• Aucun résultat trouvé

vt

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "vt"

Copied!
9
0
0

Texte intégral

(1)

2. Les vitamines :

2.1. Définition

Les vitamines sont des substances organiques indispensables à l’organisme, sans valeur énergétique propre. L’homme ne pouvant les synthétiser en quantité suffisante, elles doivent être fournies par l’alimentation. Elles sont un groupe de substances chimiques très hétérogènes. Le terme « vitamine » vient du latin « vita » qui signifie vie, et du suffixe « amine » ; les chimistes croyant pouvoir classer ce type de substance parmi les amines, ce qui s’avéra faux par la suite. Treize substances répondent à cette définition

: – Vitamine A ou rétinol

– Vitamine D ou calciférol – Vitamine E ou tocophérol – Vitamine K

– Vitamine C

– Vitamine B1 ou thiamine – Vitamine B2 ou riboflavine – Vitamine B3 ou PP ou niacine – Vitamine B5 ou acide pantothénique – Vitamine B6 ou pyridoxine

– Vitamine B8 ou biotine

– Vitamine B9 ou acide folique – Vitamine B12 ou cobalamine.

2.2. Classification

Les vitamines sont classées en deux groupes selon leur solubilité. On oppose les vitamines liposolubles (A, D, E et K) et les vitamines hydrosolubles (B1, B2, B3, B5, B-, B8 B9, B12 et C). Cette différence de solubilité a des conséquences sur le métabolisme des vitamines, en particulier sur leur absorption et leur stockage.

2.3. Besoins

Les besoins nutritionnels correspondent à la quantité de nutriments nécessaire pour assurer le fonctionnement métabolique d'un sujet en bonne santé. Les seuils de référence permettant de considérer un statut vitaminique comme optimal restent cependant difficiles à déterminer (42). Deux méthodes permettent de quantifier les apports nécessaires. - La première, une méthode « mathématique», consiste à dire que le besoin minimum obligatoire correspond au remplacement des pertes : Apports = pertes x coefficient d'absorption + marge de manœuvre -L’autre approche se base sur des données épidémiologiques : elle consiste à étudier, dans une population, les apports qui permettent de normaliser certains critères ou diminuer certaines pathologies. Ces apports sont calculés de manière à satisfaire les besoins de 95% de la population (contrairement aux besoins moyens qui satisferaient uniquement 50% de la

(2)

population). Par conséquent, lors d'une évaluation individuelle, un patient peut ingérer une quantité inférieure à ces recommandations destinées à couvrir la majorité de la population et ne présenter aucune déficience. C’est cette méthode qui est la plus utilisée en pratique.

Apports quotidiens recommandés par l'organisation mondiale de la santé (OMS)

2.4. Sources

Certaines vitamines peuvent être synthétisées par l’homme, c’est le cas des vitamines D, K et B3. Cependant, dans la majorité des cas, l’apport alimentaire est indispensable pour fournir des quantités suffisantes à l’organisme (89). Les sources de chaque vitamine sont détaillées précisément dans le chapitre de la vitamine correspondante et récapitulées dans le tableau 2 en annexe.

2.5. Métabolisme

Les vitamines sont pour la plupart apportées par l’alimentation ou sous forme médicamenteuse. Elles sont ensuite absorbées, éventuellement prises en charge par un transporteur spécifique et stockées. Elles doivent par la suite être transformées en métabolites actifs pour rejoindre les tissus où elles jouent leurs rôles. Enfin, elles sont éliminées dans l'urine ou les fèces.

2.5.1. Absorption et biodisponibilité

Les vitamines apportées par l’alimentation sont libérées de la matrice alimentaire dans l'estomac, puis absorbées dans le duodénum, le jéjunum ou l’iléon. Il existe plusieurs modes d’absorption : - Concernant les vitamines liposolubles, leur absorption dépend de la présence de sels biliaires et des sécrétions pancréatiques qui permettent de former des micelles ; -L’absorption intestinale des vitamines hydrosolubles dépend quant à elle de transporteurs spécifiques. De ce fait, en cas d’ingestion de doses très supérieures aux apports conseillés, les

(3)

vitamines hydrosolubles ne sont plus assimilées par l’organisme car les transporteurs sont saturés.

2.5.2. Distribution et activation

Une fois absorbées, les vitamines circulent dans le sang sous différentes formes. Celles-ci, à l’exception des vitamines C et E, doivent subir une transformation biochimique pour être actives. Cette activation se déroule principalement dans le foie, ou dans le foie et le rein pour la vitamine D.

2.5.3. Catabolisme et élimination

Les vitamines sont catabolisées, puis éliminées, soit par voie urinaire pour la majorité des vitamines hydrosolubles et la vitamine A, soit par voie fécale pour les vitamines liposolubles, B9 et B12. Cependant, selon leur solubilité, les vitamines apportées en excès par l’alimentation pourront ou non être stockées dans l’organisme. Schématiquement, les vitamines hydrosolubles, en particulier la vitamine C et la thiamine, ne peuvent pas être stockées : un apport régulier est nécessaire pour éviter une carence. A l’inverse, la majorité des vitamines liposolubles peuvent être stockées de manière importante, principalement dans le foie, le tissu adipeux et le muscle.

2.2. Les vitamines hydrosolubles

La vitamine A

Dans l’Egypte Ancienne, on traitait la cécité nocturne en appliquant des extraits de foie cuits sur les yeux. Les grecs à l’époque antique faisaient de même mais en recommandant de plus l’ingestion de foie. Le principe actif du foie est la vitamine A. Cette dernière est absorbée dans l’intestin grêle. Elle est ensuite acheminée au foie via la lymphe et le sang où elle est mise en réserve. Le foie possède une très grande capacité de mise en réserve de la vitamine A, jusqu’à 500 000 unités internationales (UI). Environ 90% des réserves de vitamine A se situent dans le foie, le reste étant stocké dans le tissu adipeux, les poumons, les reins et la rétine. L’élimination de la vitamine A est très faible, 20% sont éliminés dans les selles et 15% dans les urines. Selon les besoins de l’organisme, la vitamine A peut également être obtenue à partir des caroténoïdes. Cette transformation est effectuée au niveau intestinal. Les principales propriétés physiologiques de la vitamine A sont les suivantes :

Elle intervient dans le mécanisme de la vision, quand la lumière est restreinte. La vision est un phénomène lié à la présence de deux types cellulaires au niveau de la rétine : les cônes et les bâtonnets. Les bâtonnets, utiles pour l’adaptation à la pénombre, possèdent un pigment photosensible : la rhodopsine. La synthèse de ce composé s’effectue à partir d’un dérivé de la vitamine A, le 11-cis-rétinal et d’une protéine : l’opsine. La vision des couleurs et des formes se fait également grâce à un dérivé de la vitamine A. Outre son rôle dans la vision, le rétinol est également indispensable pour maintenir l’intégrité de la cornée. Elle est requise pour la synthèse du collagène, protéine indispensable à la construction et la restauration des tissus tels que la peau, le cartilage, l’os, les dents, le muscle, les vaisseaux sanguins. L’acide rétinoïque, un dérivé de la vitamine A, est impliqué dans la réponse immunitaire. Il possède la capacité de stimuler la prolifération des cellules immunitaires, les lymphocytes B et T.

(4)

Structure du -carotène et des différents rétinoïdes naturels. Aliments les plus riches en divers caroténoïdes.

La vitamine D

La vitamine D se présente sous deux formes : l’ergocalciférol (la vitamine D2) qui se retrouve dans les végétaux et le cholécalciférol (la vitamine D3) provenant des tissus animaux. 4 On la surnomme la « vitamine-soleil » puisque notre peau contient le précurseur de la vitamine D : le 7-déhydrocholestérol. Ce précurseur, sous l'action des rayons ultraviolets B (UVB), est converti en cholécalciférol (qui a une structure similaire au cholestérol). Celui-ci est inactif. Deux étapes d’hydroxylation sont nécessaires pour le rendre actif. La première a lieu dans le foie où il acquiert un premier groupement hydroxyle (-OH) donnant ainsi la 25-hydroxyvitamine D. Il s’agit de la forme dosée communément dans le sang. La deuxième transformation se déroule dans les reins où la molécule reçoit un deuxième groupement hydroxyle. La molécule formée est le calcitriol encore appelé 1,25-dihydroxycholécalciférol ou 1,25-dihydroxyvitamine D, forme active de la vitamine D. Pour la dernière étape, la parathormone (PTH), hormone sécrétée par les glandes parathyroïdes, est nécessaire.6 On estime que l’exposition quotidienne du visage et des mains pendant 10 à 15 minutes, au cours de l’été et dans des conditions d’ensoleillement optimales, permet la synthèse d’une concentration suffisante de vitamine D pour les besoins quotidiens. Cependant, avec le vieillissement cutané, cette synthèse est moins importante, et un apport exogène en vitamine D devient nécessaire.

(5)

Les principales propriétés physiologiques de la vitamine D sont les suivantes :

Elle est nécessaire à l’absorption du calcium et du phosphore au niveau intestinal, lesquels sont requis pour la formation des os.

Elle favorise la réabsorption du phosphore au niveau rénal.

Elle participe au bon fonctionnement des muscles et à la régulation cardiaque.

Formule de la vitamine D2 et de la vitamine D3

Sources alimentaires de vitamine D.

Apports quotidiens conseillés

(6)

Tout comme les autres vitamines liposolubles, la vitamine E est absorbée en présence de sels biliaires et de corps gras. De l’intestin, elle est transportée vers le foie mais également vers le tissu adipeux, le cœur, les muscles, les testicules, l’utérus, les glandes surrénales et l’hypophyse, où elle y est mise en réserve. La voie majeure d’excrétion est la bile. Les rôles physiologiques de la vitamine E sont les suivants :  La vitamine E est un puissant antioxydant qui neutralise les radicaux libres, protégeant ainsi les membranes cellulaires de notre organisme et ralentissant leur vieillissement prématuré.  Elle participe à la protection des globules rouges et évite ainsi leur hémolyse. Elle agit également au niveau des plaquettes en évitant leur agrégation excessive (risque de thrombose).  Elle agit sur notre système immunitaire en intervenant sur la formation des anticorps.  Elle améliore la fertilité chez l’homme et chez la femme.

Structures chimiques duRRR--tocophérol et des différents vitamères.

Sources alimentaires de vitamine E

Type d’aliment Teneur en vitamine E

(mg par 100 g)

huile de tournesol - huiles mélangées 55-80

autres huiles végétales 10-30

margarines 6-40

mayonnaise, sauce vinaigrette, etc. 9-17

(7)

poissons gras 0,9-2

beurre 2

oeufs 1,2

produits laitiers (sauf beurre) < 0,8

La vitamine K

Vers la fin des années 1920, un biochimiste danois, Carl Peter Henrik Dam a découvert l'existence de la vitamine K dont le nom provient de sa principale fonction : « Koagulationsvitamin » (vitamine de la coagulation en allemand). La vitamine K représente un groupe de substances ayant plusieurs provenances : - la vitamine K1 ou phylloquinone, provient des plantes vertes - la vitamine K2 ou ménaquinone, provient des bactéries de la flore intestinale.

La vitamine K est absorbée principalement au niveau de l’intestin grêle et très peu dans le côlon. Elle est transportée au foie via la lymphe où elle y est mise en réserve ou distribuée aux divers tissus. Elle est excrétée dans la bile principalement et dans l’urine. La vitamine K possède deux principales fonctions :  Elle intervient dans la synthèse de facteurs de la coagulation et possède donc un rôle essentiel dans la coagulation sanguine.  Elle est indispensable à la fixation du calcium sur la trame osseuse.

(8)

Sources alimentaires de vitamine K

µg/100 g K

100-1000 Brocoli, chou vert, laitue, cresson, persil, huile de colza ou soja, épinard

10-100 Haricot vert, chou-rouge, chou-fleur, concombre, poireau, huile d’olive, pois

1-10 Crème, beurre, fromage, pain complet, pomme, aubergine, carotte, figue, raisin, huile de palme ou tournesol, pêche, prune, tomate,

0,1-10 Lait de vache, pain blanc, pâtes, farine, bœuf, avocat, banane, mangue, melon, pastèque, orange, navet, cacahuète, pomme de terre, œuf, saumon, thon

Références

Documents relatifs

Le développement des tissus adipeux ainsi que la répartition des dépôts dans les différents sites anatomiques sont variables selon le génotype des animaux et..

seiner Gattin Maria de Vico ist eine reichgeschnitzte Truhe mit den beiden Familien- wappen erhalten, die heute im Schweizerischen Landesmuseum in Zürich bewundert werden kann.

Secondly, CCA was applied to the control group and each exposed group and the results showed differences in plasma VOC levels for the cadmium, PCB high dose (50 µg/kg of

The main contribution claimed by this work is a novel representation termed as projective light diffusion image (PLDI) which can encode surface orientation, depth as well as

We also give a special emphasis on the resource allocation techniques that are suitable for different use cases, including scheduling and channel access, and on

Les acteurs locaux définissent globalement le fait périphérique comme un phénomène relatif à la situation des territoires voisins, qui s’exprime par la distance

Keywords: Opuntia ficus indica, rackets, nutritional value, mucilage, flocculation, Bacillus cereus.. ﺺﺨﻠﻣ : ﻚﯿﺴﻜﻤﻟا ﻦﻣ ﺔﻠﺣﺎﻘﻟا ﮫﺒﺷو ﺔﻠﺣﺎﻘﻟا ﻖﻃﺎﻨﻤﻟا ﺎﮭﻨﻃﻮﻣ ةﺮﺠﺷ

Il est pourtant manifeste que ces atteintes sont traitées par la Cour européenne de la même manière que les ingérences actives, ce qui justifierait leur classification au sein