Exploration du Statut Nutritionnel
Pr Malika BOUCHENAK
METHODES D’APPRECIATION BIOLOGIQUE DE L’ETAT NUTRITIONNEL
Créatinine urinaire
Estimation facile de la composition corporelle
d’un sujet.
Créatininurie (Cru) proportionnelle à la créatinine totale
de
l’organisme.
Celle-ci est intégralement contenue dans les muscles et
elle constitue un reflet de la masse maigre.
Protéines urinaires
Créatininurie de 1g/24h
correspond à une masse squelettique de 17 à 20 kg
L’équation de Forber & Bruining donne une estimation de la masse
maigre (MM en kg)
Créatinine urinaire
La taille étant un élément déterminant pour la masse musculaire,
il est habituel de rapporter la créatininurie des 24h à la taille du sujet.
Utilisation de cette méthode lorsque les mesures anthropométriques sont impossibles en particulier dans l’obésité majeure
(bonne corrélation entre MM et résultats obtenus par les méthodes anthropométriques
Limites du dosage de la créatinine urinaire :
- Difficulté d’obtenir un recueil urinaire de bonne qualité - Créatininurie mesurée durant 3 jours.- Durant ces 3 jours, l’apport protéique alimentaire ne doit pas varier (viande, poisson).
3-méthyl-histidine
Elle a pour origine les protéines myofibrillaires
Bon indice de la dégradation des fibres contractiles.
Dosage effectué sur les urines de 48 h.
Elle est rapportée à la créatininurie.
Normale < 0,17 mmol/g de créatininurie
Son dosage nécessite
l’arrêt de l’alimentation carnée
durant 4 jours,
Son évaluation est difficile chez le sujet actif
(excrétion proportionnelle au travail musculaire effectué
durant la période de dosage.
Albumine
Ne constitue pas un bon indice nutritionnel.
Les
variations
de
l’albuminémie
ne
sont
pas
suffisamment spécifiques (demi-vie longue de 14 à 20
jours) car trop lentes par rapport aux variations de
l’état
nutritionnel.
Protéines sériques
Pour
évaluer
l’état nutritionnel, sont employées des
protéines
sériques
d’origine hépatique de demi-vie
courte.
Transferrine (pm : 77 000
– demi-vie : 8 à 9 jours)
Elle est très sensible aux modifications du capital protidique viscéral.
Certaines de ses variations sont peu spécifiques :
Augmentation pendant la grossesse, sous oestrogènes, en cas
d’hépatite.
Réduction dans les entéropathies exsudatives, néphropathies,
infections chroniques.
Pré-albumine (pm :61 000 –demi-vie : 2 à 3 jours)
Transporteur de la tri-iodotyronine et couplée de façon non covalente à la retinol-binding-protein (RBP).
Augmente dans l’insuffisance rénale chronique dialysée et diminue dans l’hypothyroïdie.
Retinol-binding-protein RBP (pm : 21 000
– demi-vie
: ½ journée)
Transporteur plasmatique de la vitamine A. Augmentation dans l’IRC
Diminution dans l’hypovitaminose A.
Igf1 (pm : 7400
– demi-vie : 5 à 10 heures)
Taux diminué rapidement avec le jeûne. Diminution: - Oestrogénothérapie
Hypothyroïdie
METHODES D’APPRECIATION BIOLOGIQUE DE L’ETAT NUTRITIONNEL
Utile à l’évaluation sur une courte période de l’état et la balance nutritionnels d’un patient.
Le bilan azoté est la différence entre les ingestats azotés et les excrétats azotés :
Bilan azoté
Ingestatts azotés : 1 g de protéines = 0,16 g d’azote
Excrétas azotés comprennent :
- Azote fécal (1g/j). En cas d’entéropathie, il doit être
mesuré par recueil de toutes les selles sur 3 jours. - Pertes insensibles : 10 mg/kg/j
- Azote urinaire : estimé grâce à l’urée urinaire
qui représente 80% de l’azote urinaire :
1 g (16,6 mmol) d’urée = 0,4665 g d’azote;
L’excréta azoté permet d’estimer la masse maigre d’un sujet :