Haut PDF Le rôle des parents selon les familles et les professionnels

Le rôle des parents selon les familles et les professionnels

Le rôle des parents selon les familles et les professionnels

Alors que seuls un peu plus de la moitié des parents estiment que l’éducation de leurs enfants concernent également les professionnels, les professionnels interrogés déclarent pour la [r]

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Le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité - Le rôle des associations de parents

Le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité - Le rôle des associations de parents

2 http://www.tdah-france.fr/ HyperSupers joue également un rôle par son implication dans les processus de recrutement et d’aiguillage des patients. En effet, de nombreuses familles qui consul- tent, en particulier le service hospitalier où l’enquête a été réalisée, ont pris contact avec l’association plusieurs mois avant leur premier rendez-vous. Modalités du dia- gnostic, description des différents critères du trouble, veille scientifique, conseils psychoéducatifs, etc., le site internet de l’association offre aux familles une grande quantité d’informations. Ces dernières peuvent également trouver les coordonnées téléphoniques d’un bénévole près de chez eux ou encore échanger leurs expériences sur le forum de discussion conçu comme un réseau d’expression, d’expertise, d’autopromotion et de contestation [10] . Le rôle du forum et des bénévoles, répartis sur presque tout le territoire, est particulièrement important. Les familles qui participent à ce forum attendent avant tout le soutien de parents ayant rencontré les mêmes difficultés qu’eux, mais aussi des conseils afin de gérer au mieux les compor- tements difficiles à la maison, des informations sur leurs droits mais aussi les coordonnées d’un « bon spécialiste », c’est-à-dire d’un professionnel spécialiste du TDAH. Mais, puisque certaines règles interdisent de nommer les centres de soin de référence et de transmettre le nom des prati- ciens, ces informations sont obtenues via les messageries personnelles ou par téléphone. Mis à part le soutien et le conseil qu’ils prodiguent aux familles, les bénévoles ont un rôle de « catalyseur d’expériences » [11] et d’aiguillage de la demande de soin grâce à leur expertise et à leur connaissance des réseaux locaux de spécialistes. Les mili- tants contribuent ainsi à fournir de « bons patients » aux « bons praticiens ». Cela a créé, par le passé, quelques problèmes, car certains d’entre eux - et sans l’assentiment de la présidente de l’association - n’hésitaient pas à pro- diguer des diagnostics téléphoniques, en écartant ainsi d’autres diagnostics potentiels. Néanmoins, la participa- tion de l’association à l’identification et à la définition des difficultés de l’enfant et de la demande de soin souligne la double dynamique médicale et sociale du diagnostic. Parallèlement, mais de manière corrélée, se pose la ques- tion des interactions et des enjeux qui unissent certaines organisations de patients et de consommateurs à l’indus- trie pharmaceutique. De nombreux travaux ont déjà décrit les rapports qu’entretiennent ces deux types d’acteurs
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Précarité et liens parents-enfant : le rôle de la puéricultrice

Précarité et liens parents-enfant : le rôle de la puéricultrice

Dans notre première sous partie intitulée « Profil de parents », nous avions abordé les mécanismes de défense chez certains parents agressifs envers le personnel. Dans notre cadre conceptuel, nous avons spécifié que l’absence des parents peut également être considéré comme un mécanisme de défense. Nous pouvons supposer que ces parents font un deuil anticipé de leur enfant qui est, comme nous l’avions décrit dans notre cadre théorique, une manière de se protéger face à l’angoisse de le perdre. Il est également probable que ce service avec de nombreux soins techniques fasse peur aux parents, ce qui rendrait d’autant plus difficile leur venue. Mais ce ne sont que des hypothèses, nous ne pouvons savoir la cause de l’absence des parents. Les professionnels sont présents pour les accompagner et leur faire prendre conscience que leur présence auprès de leur bébé est indispensable, que ce dernier les entend et reconnaît leur voix. Dans notre cadre conceptuel, nous avions vu qu’en cas d’absence parentale, les liens d’attachement enfant-parents ne pourront pas se créer. Mais qu’en est-il des liens d’attachement entre le bébé et ses parents en cas de situation précaire ? La situation des parents peut-elle avoir un impact sur l’attachement qu’ils ont avec leur bébé ?
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Collaborer : un jeu d’enfant? : regards des parents de familles vulnérables sur les relations famille-école

Collaborer : un jeu d’enfant? : regards des parents de familles vulnérables sur les relations famille-école

notamment lorsque ces derniers vivent en contexte de vulnérabilité. Ainsi, une multitude d’actions ont vu le jour afin d’encourager la mise en place d’une collaboration famille-école-communauté visant à favoriser la réussite éducative des enfants (Larose et al., 2010). Parmi ces actions figurent le programme « Famille, école et communauté, réussir ensemble 3 » et la Stratégie d’intervention « Agir Autrement 4 » mis en place au début des années 2000 par le MELS. En 2009, la Stratégie « l’École j’y tiens » mise sur pied par le MELS est venue renforcer la stratégie précédemment identifiée. Dès les premières pages du document, cette nouvelle stratégie met l’accent sur l’importance du rôle des parents et de la communauté dans le cheminement scolaire de l’enfant , en précisant que « l’engagement des parents à l’égard de la formation que reçoivent leurs enfants à l’école constitue un facteur déterminant pour la réussite » (MELS, 2009, p. 5). Dans la foulée de ces actions, Deslandes (2010) réalise un document intitulé : « les conditions essentielles à la réussite des partenariats école- famille-communauté ». Dans ce document, Deslandes mentionne que pour parvenir à ce type de partenariat, « l’école tend la main aux partenaires (familles et communauté) et propose un partenariat d’égal à égal au sein duquel chaque entité est appelée à jouer un rôle unique et nécessaire » (Deslandes, 2010, p.10). Ainsi, la reconnaissance officielle des parents à titre de partenaires du milieu scolaire est maintenant indéniable.
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Te fa'a'amu : défis et enjeux aujourd'hui pour les familles et les professionnels des services sociaux de Polynésie française

Te fa'a'amu : défis et enjeux aujourd'hui pour les familles et les professionnels des services sociaux de Polynésie française

Si cette précarité économique représente un des motifs pour confier son enfant, elle ne représente pas nécessairement une rupture des pratiques culturelles relatives à l’adoption à la polynésienne. Dans la plupart des cas, donner un enfant est le plus beau cadeau que l’on peut faire à quelqu’un et pour les parents adoptifs, il s’agit souvent là de venir en aide aux membres de la famille proche et élargie. Comme mentionné au chapitre 2 (section 2.4.3.), l’adoption à la polynésienne s’articule à une logique économique de la vie sociale que l’anthropologue Antony Hooper avait déjà exploré dans les années 1960. Il indiquait que « in Maupiti, where the emigration of young people is so common, the adoption of grand children is a mechanism through which the economically necessary sequence of household development is maintained » (Hooper 1970 : 68). Cela s’applique notamment dans le cas du petit frère fa’a’amu de Moana qui, pour sa famille biologique, représentait un poids financier qui ne pouvait être assumé par ses parents, alors que dans sa famille fa’a’amu, son arrivée comme seul garçon a permis à ses parents fa’a’amu d’obtenir un équilibre dans la fratrie. L’analyse de Hooper fait notamment référence à la théorie de Marcel Mauss (1923-24) sur le don, qui a son origine dans les études sur les sociétés polynésiennes. Mauss fait référence au don comme un « système de prestation totale » qui s’expriment sous forme d’échange de « politesses, des festins, des rites, des services militaires, des femmes, des enfants, des danses, des fêtes, des foires dont le marché n’est qu’un des termes d’un contrat beaucoup plus général et permanent » (1923 : 69). Ces dons et les contre-dons qu’ils impliquent, qui semblent être volontaires en apparence, sont en fait pratiquement obligatoires puisque d’eux dépend la relation, sous peine de « guerre privée ou publique » (Mauss 1923 : 69). Ce phénomène peut notamment s’illustrer par la recherche d’Ottino, qui soulignait « la corrélation entre les personnes qui ont échangé des enfants et les groupements d’activité économique […]. Il suffit ici d’insister sur la solidarité qui souvent unit les parents adoptifs et biologiques d’autant plus forte évidemment qu’ils résident dans le même village » (1972 : 361). Aujourd’hui, il serait intéressant de se pencher à nouveau sur ces dons d’enfant comme participant à un système de prestation totale.
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Processus décisionnel des parents concernant la vaccination de leur nourrisson, selon leur génération d’appartenance

Processus décisionnel des parents concernant la vaccination de leur nourrisson, selon leur génération d’appartenance

Il serait aussi fort pertinent d’évaluer des interventions ciblées pour aider les parents dans leur processus décisionnel, telles que l’utilité d’une intervention systématique de la part des professionnels de la santé en contact avec les parents en période prénatale. Cette proposition repose sur le constat de l’importance du rôle joué par le questionnaire de recherche dans la présente étude, un questionnaire qui a été un élément déclencheur du processus décisionnel chez toutes les participantes. Cela concorde avec les résultats de l’étude PROMOVAC (Gagneur, 2012) qui démontrent bien l’impact de la promotion de la vaccination sur l’intention des parents à faire vacciner leur enfant, ce qui se traduit ultérieurement par une amélioration des couvertures vaccinales de la petite enfance. Toutefois, de récentes revues systématiques et autres types d’études semblent obtenir des résultats contradictoires à celle de Gagneur et al. (2012) quant à l’impact des interventions faites en personne auprès des parents par rapport à la vaccination de leur enfant (Kaufman et al., 2013b; Oyo-Ita, Nwachukwu, Oringanje, et Meremikwu, 2011; Williams, 2014). Ainsi, vu l’absence de consensus dans la littérature sur le rôle joué par les interventions de promotion de la vaccination auprès des parents et les résultats obtenus dans la présente étude, il importe de poursuivre l’évaluation de ces dernières. Il faudrait aussi explorer les interventions et les approches qui s’adressent spécifiquement aux parents hésitant à faire vacciner. Effectivement, certaines études suggèrent qu’au niveau des modalités de livraison des informations auprès de ce type de parents, il est pertinent d’ajouter une touche plus narrative ou d’inclure des éléments avec une certaine charge émotive aux messages qui leur sont transmis (Benin, 2006; Williams, 2014).
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La conscientisation auprès des parents en situation de négligence: un regard critique à partir du point de vue des parents et des professionnels concernés en Centre jeunesse

La conscientisation auprès des parents en situation de négligence: un regard critique à partir du point de vue des parents et des professionnels concernés en Centre jeunesse

70 1. LES FACTEURS EXPLICATIFS DU POINT DE VUE DU PERSONNEL EN CJ Ainsi, en ce qui a trait aux différents facteurs explicatifs du point de vue du personnel en CJ, on peut regrouper le contenu selon 3 grandes catégories. La première catégorie regroupe les facteurs explicatifs centrés sur les parents, en l’occurrence leur parcours de vie, leurs problématiques individuelles actuelles (ex. : toxicomanie, santé mentale), leurs habiletés (ex. : habiletés de gestion de la vie quotidienne, habiletés parentales), ainsi que l’intentionnalité de leurs actions envers l’enfant. La deuxième regroupe les facteurs relatifs à l’environnement, soit les facteurs socioculturels (ex. : réseau, scolarité), les conditions de vie économiques (ex. : pauvreté économique) et les facteurs structurels (ex. : engagement de l’État, nature individualiste de la société). Les résultats ne montrent pas de différences flagrantes entre le discours des intervenants et celui des membres du personnel encadrant. Ces deux catégories d’acteurs rapportent essentiellement les mêmes facteurs, dans une proportion similaire. Presque l’ensemble des participants mentionne des facteurs centrés sur les parents, alors qu’un peu plus de la moitié d’entre eux témoigne de facteurs environnementaux. Or, parmi ces facteurs environnementaux, une minorité de participants rapporte des facteurs qui relèvent du niveau structurel. La plupart des participants soulignent le rôle prépondérant de l’histoire de vie des parents, mentionnant qu’ils « ne peuvent pas donner ce qu’ils n’ont pas reçu ». Par ailleurs, les deux autres facteurs les plus rapportés sont les problèmes individuels actuels des parents (ex. : toxicomanie, santé mentale) et les facteurs socioculturels (ex. : le réseau, la scolarisation). Près de la moitié des participants aborde ces facteurs. Les habiletés et les conditions de vie économiques des parents sont, quant à elles, rapportées par près du tiers des participants. Finalement, une minorité de participants croie que l’explication de la négligence passe par des facteurs liés aux enfants.
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Les interactions parents - enfants - professionnels en centre parental : contextes institutionnels, processus et effets

Les interactions parents - enfants - professionnels en centre parental : contextes institutionnels, processus et effets

1.3.2. Une centration des interventions de protection de l’enfance sur la mère Dans le cadre de la protection de l’enfance, les familles suivies sont majoritairement des familles monoparentales en situation précaire, l’adulte en position parentale étant bien sûr très souvent la mère. Cette importance des situations de précarité et de monoparentalité renvoie à des processus complexes. En effet, la surreprésentation des familles monoparentales parmi les familles pauvres ne s’explique pas uniquement par des caractéristiques parentales telles que le niveau de formation ou la catégorie socioprofessionnelle, celles-ci ne semblant pas très différentes pour les parents isolés et les parents vivant en couple. (Centre d’Etude des Revenus et des Coûts, 2004). Selon Neyrand et Rossi (2004), ce lien fort entre monoparentalité et pauvreté pourrait s’expliquer par un cumul de processus qui contribue à fragiliser les unions, notamment dans les milieux populaires. Le modèle d’une répartition traditionnelle des rôles entre les sexes, plus prégnant en milieu populaire (Schwartz, 1990, Le Pape, 2009), et la faiblesse du capital symbolique dont disposent ces femmes expliqueraient leur difficulté spécifique à construire une vie financièrement autonome après une séparation. Ainsi, les termes de « famille » et de « soutien à la parentalité » masquent en fait une intervention de la protection de l’enfance majoritairement adressée aux mères issues des milieux populaires. Dans un contexte de responsabilisation massive des parents concernant les difficultés de leurs enfants (Neyrand, 2011), le développement de l’enfant peut devenir un enjeu entre professionnel.le.s et familles. Ainsi, pour Wilpert, plus les lieux d’accueil de la petite enfance se soucient de prévention voire de protection de l’enfance, « plus cette représentation d’une responsabilité maternelle exclusive, et confinée dans un espace familial clos, risque d’être écrasante pour les femmes réelles, qui, de plus, sont souvent les seules accessibles aux travailleurs sociaux, et par ce fait même risquent de porter tout le poids des difficultés familiales. » (Wilpert, 2013, p. 76)
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Accompagnement des intervenants médico-psycho-sociaux et collaboration des parents et des familles d'accueil dans l'éducation des enfants

Accompagnement des intervenants médico-psycho-sociaux et collaboration des parents et des familles d'accueil dans l'éducation des enfants

comme elle, tous fous ! On était très nerveux (…), c’est vrai mais on perd confiance et on finit par se dire que c’est nous qui allons pas bien. » La rupture des liens familiaux évoquée par certains de ces adultes montre la nécessité du travail d’accompagnement auprès des parents et des soins psychologiques aux enfants placés pour les aider à s’autonomiser. La diversification des membres des équipes d’encadrement a, par ailleurs, permis à ces jeunes de pouvoir faire des choix identificatoires en côtoyant des générations différentes. Nombre des critiques émises avaient déjà été prises en compte en pratique grâce au cheminement de la pensée des professionnels, dans cette période historique charnière de la conception de l’enfance et de ses droits (1965-1985) : ruptures brutales mal préparées, venue intempestive des parents ou disparition inopinée, faible encadrement des nourrices, nécessité d’être à l’écoute de chacun…, autant de thèmes abordés depuis lors de la formation des assistantes maternelles. L’évolution de ces accueils a continué, avec la préoccupation d’une meilleure prise en compte des parents, comme le montre la loi du 6 juin 1984 relative aux droits des familles dans les rapports avec les services chargés de la protection de la famille et de l’enfance : meilleure information des droits et des devoirs des parents, accord requis pour le placement, participation aux décisions.
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Aspirations scolaires des parents et décrochage scolaire : le rôle du soutien des parents et des aspirations des adolescents

Aspirations scolaires des parents et décrochage scolaire : le rôle du soutien des parents et des aspirations des adolescents

Ainsi un lieu d’habitation caractérisé par la pauvreté, la criminalité, le manque d’accès aux soins et à l’emploi (Harding, 2003 ; Rumberger, 2011) favorisent le décrochage scolaire. Il en va de même lorsque l’école manque de ressources, d’enseignants expérimentés, ou accueille un nombre important d’élèves en difficulté. Les politiques et les pratiques d’expulsion de certains établissements scolaires en cas d’absentéisme ou de mauvais comportements, contribueraient également au décrochage. Si des écoles de grande taille offrent de meilleures ressources éducatives, ce sont aussi celles dans lesquelles le climat apparaît moins chaleureux. C’est sans doute la raison pour laquelle le décrochage y est plus important. La localisation de l’école (par ex., urbaine et rurale) n’a en revanche pas d’effet clair sur le décrochage scolaire. Plus que la localisation, il semble que ce soient les caractéristiques des élèves, des familles et les ressources de l’école qui aient un impact sur le décrochage. L’entretien de relations moins chaleureuses avec l’enseignant, les conflits entre les élèves, le rejet par les pairs ou l’association à des pairs déviants, représentent également des facteurs déterminants dans le processus de décrochage scolaire (Fallu & Janosz, 2003 ; Farmer, Estell, Leung, Trott, Bishop, & Cairns, 2003 ; Jimerson, Egeland, Sroufe, & Carlson, 2000 ; Rumberger, 2011 ; Staff & Kreager, 2008 ; Véronneau et al., 2008 ; Vitaro, Larocque, Janosz, & Tremblay, 2001 ; Suh et al., 2007 ; Zettergren, 2003).
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Mieux comprendre les facteurs associés à la satisfaction des parents d'accueil dans leur rôle

Mieux comprendre les facteurs associés à la satisfaction des parents d'accueil dans leur rôle

et al., 2000). Aucune donnée canadienne ou québécoise n’a été recensée sur cette question. Il est donc difficile d’avoir un portrait clair de la situation, et il semble que les taux soient inconnus ou encore variables d’un pays à l’autre. Un consensus existe toutefois pour dire qu’il est essentiel de rester vigilant quant aux taux de rétention. En effet, bien que la longévité ne soit pas le seul objectif à atteindre chez les familles d’accueil, prévenir la perte de parents d’accueil expérimentés permettrait de renforcer le système de placement. À ce sujet, Triseliotis et al. (2000) affirment que les insatisfactions nommées par les familles d’accueil qui démissionnent touchent un nombre important de familles encore en activité et nécessitent une intervention des agences de services sociaux. L’auteur cite plusieurs raisons : d’abord, il faut faire en sorte que les démissions de familles d’accueil qui pourraient être évitables ne se produisent pas car cela diminue les places disponibles pour répondre aux besoins de placement. Ensuite, une plus grande rétention permet de diminuer la pression sur le recrutement, qui est une activité coûteuse en argent et en temps et dont les résultats sont souvent en deçà des besoins.
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Les perceptions des adolescents, de leurs parents et des professionnels quant à l’inclusion sociale des adolescents ayant vécu un traumatisme craniocérébral modéré

Les perceptions des adolescents, de leurs parents et des professionnels quant à l’inclusion sociale des adolescents ayant vécu un traumatisme craniocérébral modéré

LIMITES DE L’ÉTUDE Les principales limites de cette étude font références à l’échantillon et à la méthode. D’abord, l’échantillon est non représentatif, étant constitué majoritairement de filles. Or, selon de récentes statistiques, les TCC surviennent davantage chez les garçons que chez les filles. Il est intéressant de se questionner si cette situation vient du fait que le recrutement fut difficile. En effet, sur 23 familles répondant aux critères d’inclusion, 12 ont accepté d’être rappelées et sur les 12, seules trois familles ont accepté de participer au projet. À titre d’exemple de refus évoqués, quelques parents affirmaient vouloir y participer, mais leur adolescent n’était pas intéressé. D’autres familles, quant à elles, ne souhaitaient pas revenir en arrière, se remémorer de « mauvais » souvenirs, affirmant que l’accident ayant occasionné un TCC chez leur adolescent était du passé. Quant aux professionnels, l’absence du médecin au groupe de discussion constitue une limite importante. En effet, il aurait été intéressant et pertinent de connaître les perceptions d’un médecin qui compte de nombreuses années d’expérience auprès de la clientèle enfant/adolescent TCC. Malheureusement, il ne s’est pas présenté au groupe de discussion. Bref, il demeure que la petite taille de l’échantillon est une limite significative. Bien qu’il s’agisse aussi d’une limite reliée au contexte de la maîtrise, celle-ci rend les résultats obtenus difficilement généralisables.
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Recherche-action au sein d'un système scolaire : co-construction des savoirs entre parents et professionnels

Recherche-action au sein d'un système scolaire : co-construction des savoirs entre parents et professionnels

Cet outil est né d’une réflexion commune issue des réunions de travail dans les écoles (initiatives imaginées et/ou réalisées sur le terrain) et de la littérature. Il comprend les actions concrètes qui ont étés réalisées par les équipes psychopédagogiques, mais également par les chercheurs, en vue de développer l’accordage parents-professionnels et le fonctionnement en termes de communauté de pratique. Il permet le partage de ressources existantes, l’accroissement des compétences et également la valorisation du rôle professionnel (notamment celui des équipes psychopédagogiques nominativement cités et ayant commenté certaines ressources dans le répertoire). Il a été expertisé auprès d’une équipe universitaire et évalué selon différents critères : la clarté, l’attractivité, la facilité d’utilisation, la pertinence par rapport au public cible, la généralisation et la transférabilité à d’autres contextes scolaires. L’évaluation a donné lieu à quelques modifications qui ont toutes été appréciées par l’équipe et par les écoles participantes (qui en ont pris connaissance en septembre 2009). Il a également été validé par le comité d’accompagnement.
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Différences de perception et de prise en charge de la fièvre chez l'enfant, par les parents et les professionnels de la santé - RERO DOC

Différences de perception et de prise en charge de la fièvre chez l'enfant, par les parents et les professionnels de la santé - RERO DOC

Le risque de déshydratation, bien que réel, est la plupart du temps facilement évitable. L’augmentation du métabolisme de base est également une conséquence directe de la fièvre, mais elle est bien tolérée par un enfant en bonne santé habituelle. Signalons encore une fois qu’il ne faut pas confondre état fébrile et hyperthermie, qui sont deux entités totalement distinctes, la deuxième étant effectivement potentiellement mortelle. Si l’on compare ces risques relatifs au rôle bénéfique de la fièvre dans les états infectieux (sonnette d’alarme, défense immunitaire), il n’y a d’indication à traiter la fièvre que dans certains cas précis tels que :
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Le rôle des parents dans la prévention bucco-dentaire chez les enfants autistes

Le rôle des parents dans la prévention bucco-dentaire chez les enfants autistes

Toutes ces données nous éclairent dans l’interprétation des résultats de la question « Arrivez-vous à voir par vous même que votre enfant présente une pathologie dentaire ? ». En dépit de l’existence d’outils d’évaluation de la douleur validés chez des enfants et adultes présentant une déficience intellectuelle telles que l’échelle NCCPC-R ou encore l’échelle FLACC-R, il n’existe aucune étude décrivant un dispositif d’évaluation spécifique chez l’enfant ou l’adulte autistes. De ce fait,, malgré 58.5% des familles déclarant ne pas être capable d’arriver à déterminer si leur enfant présente une pathologie dentaire (Graphique 11), les parents et les proches restent décisifs dans la détection de la douleur parce qu’ils connaissent les comportements habituels de leurs enfants. Dès lors, ils sont plus à même de détecter tout changement comportemental. Herr préconise d’ailleurs leur présence dans l’évaluation de la douleur chez un enfant autiste non verbal (Herr et al, 2006).
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Apports et impacts de la communication gestuelle préverbale : étude de discours de parents et de professionnels sur les « bébés signeurs »

Apports et impacts de la communication gestuelle préverbale : étude de discours de parents et de professionnels sur les « bébés signeurs »

52 signifie que les frères et sœurs de l’enfant se sont aussi impliqués dans la mise en place des signes. Les enfants plus âgés signaient avec le plus petit, lui proposant donc un bain de communication gestuelle, ainsi qu’avec leur parent, ce qui aidait ceux-ci à retenir les signes. Pour Muriel 2 et Isabelle 2 les nounous ont pu aussi signer avec les enfants, elles connaissaient déjà la communication gestuelle, pour certaines, par exemple le MAKATON et elles ont pu utiliser les signes avec les enfants quand elles les gardaient. Cette possibilité ouvrait à l’enfant une autre dimension sur les signes, une autre façon de les utiliser avec une autre personne. Les familles d’Isabelle 1, de Muriel 2, et de Ludivine se sont mises aussi à utiliser quelques gestes, pour des raisons diverses elles se sont impliquées dans ce projet. Pour Muriel 2, il s’agissait principalement des grands-mères de Lynn qui souhaitaient pouvoir comprendre les signes qu’elle faisait. Pour Tom (Isabelle 1), il s’agissait avant tout de pouvoir communiquer avec lui et comprendre ce qu’il voulait. En effet Tom ne communique que par gestes, pour l’instant, il a eu une otite séreuse et n’a pas entendu de sons pendant un certain temps. Lors de notre entretien cela faisait 15 jours que Tom entendait à nouveau, grâce à la pose de diabolos, il a donc investi pleinement la communication gestuelle en attendant de parler. Il était donc nécessaire pour sa famille de pouvoir communiquer avec lui et les gestes ont offert cette possibilité. Ses grands-parents ont donc appris quelques signes 107 . Enfin, Isabelle 2 a souhaité diffuser ce concept en impliquant la crèche où se trouvait Célia. Certaines personnes ont été intéressées par ce projet et des séances collectives de chants et comptines signés on vu le jour une fois par semaine durant trois mois. Après toute
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L’hésitation vaccinale en France - Prévalence et variation selon le statut socio-économique des parents

L’hésitation vaccinale en France - Prévalence et variation selon le statut socio-économique des parents

Face à cette situation et suite à la concertation citoyenne organisée en 2016 [6] , le gouvernement français a décidé une extension des obligations vaccinales pour les enfants nés à partir du 1 er janvier 2018. Un an après, les premiers effets semblent être positifs, puisque les couvertures vaccinales ont augmenté, tandis que la part de Fran- çais ayant des doutes sur les vaccins diminue [3] . Mais près d’un tiers des parents se déclarent encore opposés à ces obligations et plus de 20 % sont encore « hésitants » [3] . De plus, ces obligations vaccinales portent uni- quement sur les vaccins de la petite enfance ; d’autres vaccins recomman- dés, dont certains suscitent beau- coup de réticences (comme le vaccin contre les infections à papillomavirus humains) ne rentrent pas dans le cadre de ces obligations. En matière de vac- cination, la France reste donc confron- tée à plusieurs défis importants. L’un de ces défis est de parvenir à restaurer la confiance de la population dans les vaccins et plus globalement dans le système de santé et les autorités. Les professionnels de santé, et en pre- mier lieu les médecins généralistes, ont un rôle crucial à jouer dans ce processus. Comme dans d’autres pays, les médecins restent, pour la popu- lation, la principale source d’infor- mation crédible sur les vaccins. Dans une recherche qualitative auprès de parents de jeunes enfants, nous avons toutefois montré que cette confiance est construite : les parents (plus spé- cialement les mères) investissent des ressources importantes (temps, argent, réseau) pour choisir le « bon » médecin, avec lequel une relation de confiance pourra être construite, de façon à lui déléguer ensuite une partie des décisions vaccinales ; les parents les plus favorisés étant en mesure de mobiliser davantage de ressources et associés à l’hésitation vaccinale : le
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L'investissement des parents dans la scolarité de leurs enfants selon le milieu social

L'investissement des parents dans la scolarité de leurs enfants selon le milieu social

Cette arrivée massive d’enfants venant de milieux sociaux différents met l’institution scolaire face à une nouvelle coopération et à l’accueil d’un public nouveau. Il faut redéfinir les attentes de l’Ecole et sa place dans la famille ainsi que les attentes de ces nouveaux parents. La loi Haby nous dit « Tout enfant a droit à une formation scolaire qui, complétant l'action de sa famille, concourt à son éducation » 4 , c'est-à-dire que les parents ont un rôle à jouer dans la scolarité de leurs enfants. Ils doivent se sentir inclus et avoir le droit de dire ce qu’ils pensent. Cette même loi nous dit que « Les parents d'élèves élisent leurs représentants qui constituent un comité des parents, réuni périodiquement par le directeur de l'école », elle met donc en place des élections et des représentants de parents d’élèves. On s’aperçoit que des articles de cette loi ont été modifiés en 1989, dont un (article 13) concernant les relations parents/écoles et leur justifications, nous indiquant que « Des relations d'information mutuelle sont établies entre les enseignants et chacune des familles des élèves, au moins jusqu'à la majorité de ces derniers ». Ces prises de contact sont là pour « permettre à chaque famille ou, s'il est majeur, à chaque élève d'avoir connaissance des éléments d'appréciation concernant celui-ci ». Cette même année, en 1989, est décrétée la loi d’orientation, ou loi Jospin, qui place les parents d’élèves comme « membres à part entière de la communauté éducative » et « partenaires permanents de l’école ou de l’établissement scolaire ». C’est avec cette loi d’orientation que commence l’encadrement de l’information et l’inclusion des parents dans l’école. Insisteront également sur ce sujet le code de l’Education de Juillet 2000, la circulaire du 3 mai 2001, définissant les moments
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Parents - professionnels : termes et enjeux d'un contrat

Parents - professionnels : termes et enjeux d'un contrat

13. La différence du privé et du public apparaît, certes, relative ; fondée sur une frontière abstraite, elle n’en est pas moins réelle et rend compte dès lors de situations en apparence difficiles à régler, comme celle d’une famille d’accueil (agit-elle, au-delà de ce que la loi énonce, en tant que professionnelle ou en tant que parent substitutif ?) ou comme celle de l’intervention d’un membre d’un SESSAD au domicile des parents (comment préserver là son rôle de professionnel ?). Si le métier introduit nécessairement une distance, du public se trouve introduit même dans l’univers dit ordinairement privé, mais pour un temps donné et une action précise (ce qui préserve en contrepartie le domaine du privé).
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Ouvrir l'école aux parents pour faciliter l'intégration : cas des familles allophones

Ouvrir l'école aux parents pour faciliter l'intégration : cas des familles allophones

Elle a enfin un rôle politique, puisqu’elle permet l’intégration dans la communauté des citoyens à condition toutefois de pouvoir justifier d’un certain niveau de langue. Ainsi, depuis 2007, les migrants doivent signer un CAI (Contrat d’Accueil et d’Intégration). Géré par l’OFII (Office Français de l’Immigration et l’Intégration), il engage d’un côté les migrants à respecter les valeurs de la République et de l’autre l’Etat à offrir une formation linguistique à ceux qui éprouvent des difficultés en français. De plus, depuis 2012, le ministère de l’Intérieur impose aux prétendants à la nationalité française de passer un test de compréhension en français qui certifie la maîtrise du français au niveau B1 oral défini par le CECRL (il s’agissait auparavant du DIL, Diplôme Initial de Langue Française). Par ailleurs, la réforme engagée avec le projet de loi relatif au droit des étrangers et au droit d’asile, présentée au conseil des ministre en juillet 2014, souhaite « inscrire les étrangers primo-arrivants dans de véritables parcours d’accueil et d’intégration linguistique caractérisés par un relèvement du niveau d’exigence linguistique et favorisant une inscription rapide dans des dispositifs du droit commun 27 ». Notons aussi l’existence du FLI (Français Langue d’Intégration) même s’il est voué à disparaître en 2018. Ce label a été créé par la DAIC (Direction Accueil Intégration Citoyenneté) et la DGLFLF (Délégation Générale à la Langue Française et aux langues de France). Il fait partie, comme le CAI, le DILF (Diplôme d’Initiation en Langue Française), des dispositifs mis en place pour la formation linguistique des migrants et s’appuie sur un référentiel qui entend donner un cadre de travail aux organismes en charge de la formation linguistique des migrants. Le dispositif OEPRE semble donc en cohésion avec la politique nationale d’intégration puisque les objectifs visés sont en partie identiques (apprentissage du français et du fonctionnement, des valeurs de la société).
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