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Production agricole et sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest

Production agricole et sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest

Farm production and food security in Western Africa Le numéro thématique des Cahiers Agricultures intitulé « Production agricole et sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest » ( Dury et al., 2017 ) rassemble une partie des résultats d’un projet éponyme, financé par la direction scientifique du Centre de coopération internationale en recherche agrono- mique pour le développement (Cirad) entre 2013 et 2015, dont l’objectif était d’établir un bilan « scientifique » et « théma- tique » des recherches actuelles conduites en Afrique de l’Ouest par le Cirad et ses partenaires à l’intersection entre ces domaines. La traduction en enjeux clairs de développement et en questions de recherche a été un véritable casse-tête, tant le domaine était vaste et les visions et les approches disciplinaires différentes. Formuler les questions traitées et/ou qui méritaient de l’être pour le futur, établir des ponts entre des postulats disciplinaires potentiellement contradictoires, établir des liens de causalité entre la production agricole et la satisfaction des besoins alimentaires ( Fig. 1 ) ont été les défis de cette initiative.
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Analyse sectorielle des risques pour la production agricole et  la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique  dans la Commune de Djidja, Bénin

Analyse sectorielle des risques pour la production agricole et la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique dans la Commune de Djidja, Bénin

AFGP, ARLON – BELGIQUE, 19-21 SEPTEMBRE 2019 61 GÉOGRAPHIE PHYSIQUE ET GESTION DES RISQUES ET DES CATASTROPHES Analyse sectorielle des risques pour la production agricole et la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique

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Le système agricole et alimentaire de la région Afrique du Nord - Moyen-Orient : une analyse rétrospective (1961-2012)

Le système agricole et alimentaire de la région Afrique du Nord - Moyen-Orient : une analyse rétrospective (1961-2012)

Janvier 2015 Résumé : En s’appuyant sur les bilans emplois-ressources tels que proposés sur longue période par la FAO, on montre que la forte croissance de la dépendance alimentaire de la région Afrique du Nord – Moyen-Orient, observée entre 1961 et 2011, s’explique tout d’abord par la très forte poussée démographique qu’a connue cette région. La situation est accentuée par l’évolution des régimes alimentaires qui combine augmentation des kilocalories par habitant et évolution de la structure par produits d’une diète au sein de laquelle s’accroît la part des huiles végétales et des produits sucriers mais où persistent plusieurs des spécificités de la diète méditerranéenne. Cette dépendance est renforcée par les évolutions de la partie animale de la diète qui, même si sa part reste stable, s’accroît en quantité totale et se modifie par le développement de formes d’alimentation animale à base de produits végétaux principalement importés (maïs et soja). Toutes ces évolutions se traduisent par une multiplication par 6 en 50 ans des besoins en produits agricoles de la région. Si la production végétale de la région a été multipliée par 4, cette progression ne suffit pas à couvrir ses besoins en produits agricoles. Les performances, notamment en céréales, ne se sont améliorées de façon forte et stable qu’en Turquie et en Egypte. La nature même des productions végétales n’a que peu évolué et ne suit donc pas l’évolution de la demande, les céréales continuant à jouer un rôle central dans la production. Les productions animales ont, pour partie, changé de nature : aux côtés d’une production laitière toujours importante, se sont développés des élevages avicoles intensifs proposant en grande quantité viande de volailles et œufs. La limitation des performances des agricultures régionales est à mettre en relation avec les contraintes naturelles de la région et notamment la rareté des terres cultivables et de l’eau. A ces difficultés, s’ajoutent les défaillances des politiques agraires et agricoles, qui ont failli à améliorer la productivité du travail.
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Booster la production locale du riz pour le renforcement de la sécurité alimentaire au Nord Cameroun

Booster la production locale du riz pour le renforcement de la sécurité alimentaire au Nord Cameroun

Keywords: Food Security; rice sector; consumption; income; Northern Cameroon INTRODUCTION Le riz est l’aliment de base de plus de la moitié de la population mondiale. Il polarise les activités de près d’un milliard de personnes dans les zones rurales des pays en développement. L’essentiel de la production mondiale du riz, soit plus de 90%, provient d’Asie. Elle tourne aujourd’hui autour de 700 millions de tonnes par an, dont seulement 6% sont échangés sur le marché mondial. L’instabilité des cours mondiaux des produits de premières nécessités et la hausse tendancielle des prix et des dynamiques de productions diverses constituent un risque majeur pour les pays les plus vulnérables comme ceux de l’Afrique de l’Ouest qui sont devenus de plus en plus dépendants des importations de riz (MINADER, 2009 ; Africarice, 2012). Après des décennies de « baisse tendancielle des cours des matières premières agricoles », généralement présentée comme une tendance lourde de l’économie mondiale et un handicap majeur au développement des pays les plus pauvres, encore largement agricoles, on aimerait penser que l’envolée des prix internationaux constitue une opportunité pour les Pays Moins Avancés dans la quête du premier objectif du millénaire. Ce point de vue était largement répandu au début de la crise. Cependant, pour les pays importateurs de denrées alimentaires comme pour les ménages acheteurs- nets, la flambée des prix signifie celle de la facture alimentaire et pose le problème de son financement. Dès le début de la crise, la FAO a tiré la sonnette d’alarme, soulignant les impacts négatifs de la croissance des prix pour les ménages pauvres. Les diverses manifestations contre la vie chère, au cours des premiers mois de 2008, très vite baptisées « émeutes de la faim » par l’ensemble des médias, soulignent l’acuité de
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La sécurité alimentaire en droit international du commerce

La sécurité alimentaire en droit international du commerce

unilatérales sur les échanges agricoles internationaux et la production agricole des pays bénéficiaires ont été prises en compte par la Conférence de la FAO lors de sa session de 1953. A cette occasion, elle a exigé du Comité des produits de réfléchir sur les moyens possibles de « faire entrer les excédents agricoles dans le circuit de la consommation sans qu’il en résulte des effets néfastes pour les structures normales d e production et des échanges ». 474 L’étude analytique effectuée ensuite par le Secrétariat de la FAO, intitulée l’« Ecoulement des excédents de produits agricoles », a conduit à une solution innovatrice en recommandant de can aliser les excédents agricoles dans divers projets de l’aide alimentaire pour répondre aux besoins vivriers des populations menacées par la faim. 475 Cette étude est considérée comme représentant le premier pas décisif en direction d’une conception nouvelle d e l’aide alimentaire. Ses répercussions étaient si profondes que, pendant les décennies qui suivent, les programmes principaux en matière d’aide alimentaire étaient organisés autour de l’idée de profiter des excédents agricoles pour l’aide alimentaire en tant que remède aux déficits alimentaires et d’assistance au développement. 476 En réalité, la fluctuation des stocks vivriers pèse de façon durable et substantielle sur la gouvernance internationale de l’aide alimentaire, dont l’architecture contemporaine est fondée sur les éléments clés tels que le régime consultatif relatif à l’écoulement
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Consomme-t-on ce que l’on sème ? Relations entre diversité de la production, revenu agricole et diversité alimentaire au Burkina Faso

Consomme-t-on ce que l’on sème ? Relations entre diversité de la production, revenu agricole et diversité alimentaire au Burkina Faso

Mots clés : sécurité alimentaire / diversité alimentaire / plantes sauvages / production agricole / revenu / genre Abstract – Do you eat what you sow? Linkages between farm production diversity, agricultural income and dietary diversity in Burkina Faso. An increase of agricultural production could theoretically improve dietary diversity through two main pathways: self-consumption or purchase of more diverse foods thanks to a better agricultural income. However, in some Western African regions with relatively high level of agricultural production, a low diversity of food consumption has been observed. Our objective was to assess whether the dietary diversity of women was associated with the diversity of cultivated crops and/or with sales of agricultural production at the level of the farm household in rural Burkina Faso. A representative sample of 579 farm households in the Hauts-Bassins Region was surveyed at three different periods between May 2013 and January 2014. We estimated different indicators of agriculture diversity: the number of crop species, of local tree species in the farm plots, and of animals species. From a qualitative 24-hour recall of food consumption, we computed the dietary diversity score for women according to recent international recommendations (number of food groups consumed out of 10). This score was low and did not vary across seasons, but the food groups composing it changed. Results of a multiple regression showed that, in May and August 2013, women dietary diversity was not associated with the number of crops but with the number of
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Sécurité alimentaire et diversité alimentaire des ménages en Haïti

Sécurité alimentaire et diversité alimentaire des ménages en Haïti

15 Rose, 2015). En effet, dans une étude réalisée dans des zones défavorisées aux États-Unis, un meilleur accès aux supermarchés s'est révélé associé à une consommation plus élevée de fruits et légumes chez des personnes âgées (AbuSabha, Namjoshi et Klein, 2011). Ainsi, la qualité des choix alimentaires serait influencée par la facilité d'accès à un supermarché, mais elle est aussi influencée par la disponibilité et la variété d'aliments dans ce marché. D’un autre côté, la pratique de l'agriculture peut influencer la diversité des régimes alimentaires des ménages agricoles et de petits agriculteurs principalement par la production de cultures alimentaires que les ménages consomment directement, mais aussi par la vente de produits agricoles qui affectent les revenus des ménages et donc affectent les denrées alimentaires achetées et consommées (Hawkes et Ruel, 2008; Jones, Shrinivas et Bezner-Kerr, 2014; Pinstrup‐Andersen, 2007). Une étude réalisée par Andrew D. Jones au Malawi a montré que la production agricole, en particulier sa diversité, était associée à une plus grande diversité alimentaire des ménages, donc une meilleure qualité du régime. En effet, la consommation de légumineuses, de légumes et de fruits était particulièrement plus élevée chez les ménages avec une plus grande diversité agricole. La diversité alimentaire dans cette étude était mesurée par deux méthodes : version modifiée du Score de diversité alimentaire du ménage et le Score de consommation alimentaire (Jones et al., 2014). En revanche, il est intéressant de savoir que la relation entre la diversité agricole et la diversité alimentaire peut être influencée par le niveau socioéconomique du ménage, les décisions du chef du ménage et son genre ainsi que par la nature spécifique de la diversité agricole (Jones et al., 2014).
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Urbanisation et sécurité alimentaire

Urbanisation et sécurité alimentaire

Travail « feeding the cities and the transport-related GHG emissions » en révision pour AJAE Modèle d’économie géographique d’un système hiérarchique de ville avec du transport au sein des bassins de production agricole et entre bassin de production et bassin de conso (système dit « hub & spoke »).

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Agriculture sur pentes au Vietnam : une nécessité pour la sécurité alimentaire et un risque pour la durabilité du système agricole

Agriculture sur pentes au Vietnam : une nécessité pour la sécurité alimentaire et un risque pour la durabilité du système agricole

programmes de conservation des sols et des eaux en monde tropical sont de plus en plus orientés vers la prise en considération des personnes, considérant que l’éradication de la pauvreté était l’unique voie pour conserver et protéger l’environnement. Les incitations économiques, comme moyen à la fois de conservation de l’environnement et d’apport de revenus additionnels aux pauvres, sont au cœur de cette nouvelle approche pour le développement. Dans ce cadre, le concept de PES, Payment for Environmental Services, a été défini par Wunder (2005) selon les 5 critères suivants : (1) une transaction volontaire où (2) un service environnemental bien défini est (3) acheté par un acheteur (4) fourni par un fournisseur (5) si et seulement si the fournisseur du service environnemental garantit la durabilité de ce service. Le concept de PES cumule donc à la fois la notion d’incitation économique et la notion de volontariat partagé entre deux parties prenantes. Il se situe entre un système directif d’attribution des terres ayant pour but d’éliminer les usages problématiques, i.e. les politiques dirigistes de reforestation par expropriation, et les systèmes à taxes et subventions sur base environnementale (fig. 3). La différence est que le PES essaye de mobiliser les acteurs plus sur la notion de conservation que sur celle de production économique à partir de l’usage d’une ressource.
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Contribution des systèmes de production vivriers périurbains de Yaoundé à la sécurité alimentaire : cas du manioc et des produits dérivés

Contribution des systèmes de production vivriers périurbains de Yaoundé à la sécurité alimentaire : cas du manioc et des produits dérivés

Figure 2: localisation de la zone d'étude Figure 1: localisation du Cameroun en Afrique de la zone d'étude Résultats La sécurité alimentaire a été définie au terme du Sommet mondial de l’alimentation en 1996 comme « une situation dans laquelle tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active » (FAO, 1996). Elle repose sur trois composantes: la
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Le système agricole et alimentaire de la région Afrique du Nord - Moyen-Orient à l'horizon 2050 : Projections de tendance et analyse de sensibilité

Le système agricole et alimentaire de la région Afrique du Nord - Moyen-Orient à l'horizon 2050 : Projections de tendance et analyse de sensibilité

Conclusion L’analyse de l’évolution du système agricole et alimentaire de la région Afrique du Nord – Moyen- Orient permet la mise à plat des évolutions des composantes de la dépendance alimentaire de la région et éclaire les mécanismes par lesquels celle-ci a considérablement augmenté au cours des cinq dernières décennies. Le déséquilibre structurel entre production agricole et consommation alimentaire s’est mécaniquement creusé du fait de l’amélioration quantitative de la diète alimentaire d’une population qui est passée de 139 à 496 millions d’habitants entre 1961 et 2012. Cette situation a été renforcée par la déformation de la structure de la demande. Au développement des quantités consommées de céréales, d’huiles végétales non traditionnelles et de produits sucriers utilisés dans l’alimentation humaine, s’ajoute l’expansion de la consommation de produits animaux, tels que la viande de volailles et les œufs qui, même si le poids des produits animaux n’augmente pas dans la ration alimentaire, s’appuie sur le développement d’élevages intensifs demandeurs de produits végétaux le plus souvent importés (maïs et tourteaux de soja). Parallèlement, la production agricole locale n’a pas suffisamment amélioré ses performances, ni suffisamment augmenté ses quantités produites pour faire face aux enjeux démographiques et nutritionnels de la région. Au-delà de la question des rendements, qui restent faibles et surtout très variables d’une année à l’autre dans les pays à faible extension des capacités d’irrigation, la combinaison des politiques publiques relatives à l’agriculture et à l’alimentation ont, d’un côté, maintenu une orientation de la production végétale ne suivant pas la déformation de la structure de la consommation en produits végétaux et, de l’autre, induit le développement d’élevages à base de matières premières largement importées au détriment du développement de systèmes céréales-élevage intégrés. En dépit d’une croissance non négligeable des volumes produits, l’insuffisante progression de la production agricole marque l’échec de certaines politiques agricoles qu’accentuent les difficultés d’accès aux ressources comme le sol ou l’eau. Les réserves de terres cultivables sont en effet dans l’ensemble largement entamées et leur qualité se dégrade continument. La rareté de l’eau s’accentue du fait de l’accroissement de la concurrence entre l’agriculture et les autres activités humaines. S’y ajoute la nouvelle problématique énergétique, devenue essentielle en agriculture, tant pour la production locale – énergie pour la production, énergie pour répondre aux besoins en eau – que pour le commerce international – le renchérissement des coûts de transports à l’échelle mondiale pourrait impliquer une relocalisation des productions, ou une baisse des volumes disponibles sur les marchés internationaux.
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Avis 1 sur la sécurité alimentaire et modèles de consommation alimentaire

Avis 1 sur la sécurité alimentaire et modèles de consommation alimentaire

I I P OURQUOI UN AVIS SUR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET LES MODÈLES DE CONSOMMATION ? 1• L A QUESTION POSÉE PAR LES PRÉSIDENTS DE L ’I NRA ET DU C IRAD “Si la production agricole reste une question importante, si l’environnement et la valorisation des territoires sont devenus des défis pour ces deux organismes, les questions de sécurité et de consommation alimentai- res ont pris une importance croissante. Selon les derniers rapports de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), plus d’un milliard de personnes restent en situation d’insécurité alimen- taire ; celles-ci se trouvent en majorité dans les pays du Sud, mais également, et de plus en plus, dans les pays du Nord. Par ailleurs, les maladies dites “de surcharge” (obésité, maladies cardio-vasculaires, diabète, certains cancers, etc.) ne sont pas le monopole du Nord. Elles concernent désormais aussi les pays du Sud, surtout en milieu urbain. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de diabétiques aug- mentera de 170% dans ces pays d’ici 2025. Les crises alimentaires successives ont démontré la fragilité des systèmes alimentaires modernes, et les débats souvent vifs qui ont lieu autour des OGM, de la grippe aviaire, de la vache folle, entre autres, ne sont pas l’apanage des pays développés. L’analyse des habitudes de consommation dans 130 pays (FAO) a permis de distinguer trois grands modèles fondamentaux avec des
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Les nouvelles frontières de la sécurité alimentaire

Les nouvelles frontières de la sécurité alimentaire

Lanc¸on et Mendez del Villar (2012) dressent, pour leur part, un bilan des effets des diffe´rentes politiques rizico- les mises en œuvre en Afrique de l’Ouest, depuis quatre de´cennies. Elles ont oscille´ entre des options protectionnistes (soutiens a` la produc- tion, protections douanie`res) et des options libe´rales (incitations fiscales aux importations, ouverture des frontie`res. . .) au gre´ des contextes et des gouvernements avec des re´sultats mitige´s selon les pays. Eux aussi rele`vent la divergence des trajectoires nationales. Comme les auteurs pre´- ce´dents, ils constatent la dynamique non de´mentie de l’offre (rizicole ici) au cours de cette longue pe´riode, crois- sance ne´anmoins insuffisante pour re´duire la part des importations. La segmentation progressive des mar- che´s du riz, les changements des mode`les de consommation comme le facteur prix plaident pour la mise en place de politiques multidimen- sionnelles (inte´grant la production mais aussi la transformation et la commercialisation dans le respect de l’e´volution qualitative de la demande) a` la fois plus pragmatiques et mieux adapte´es a` leurs contextes nationaux. A ` partir d’une analyse de´taille´e des politiques e´conomiques conduites au Mali, qui ont, elles aussi, oscille´ entre libe´ralisation et protection, Ge´rard et al. (2012) analysent leur impact sur la consommation alimentaire des me´nages les plus pauvres. Et ce, alors meˆme que cette question de l’ouver- ture et de la fermeture des frontie`res, des niveaux de fiscalite´ restent des sujets de controverse entre experts, politiques et/ou profanes, entre pro- moteurs du marche´ et souverainistes de´fenseurs des agricultures familiales,
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Disponible alimentaire et productivité agricole en Afrique subsaharienne

Disponible alimentaire et productivité agricole en Afrique subsaharienne

This paper proposes a diagnosis based on estimates in kilocalories of almost all plant food produced, traded and consumed in the continental Sub-Saharan Africa and Madagascar (39 countries), from 1961 to 2003. These estimates are coupled with others (inhabitants, active populations, surfaces) to first show what driving forces lead a country to raise (or not) its production of plant food calories per capita over time. These drivers, not independent from each other, are those of the equation: Production/Inhabitant = (Producers/Inhabitant)  (Hectares/Producer)  (Production/Hectare), with (Produc- tion/Hectare)  (Hectares/Producer) = Production/Producer. These tautological relation- ships make it possible to assess how partial agricultural productivities of land and labour evolve, and more generally to characterize some major pathways of evolution thanks to appropriate statistical and graphical techniques. These pathways appear to be varied and contrasted. The change in output per capita can then be confronted with food availabilities Michel Benoit-Cattin 1
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Sécurité alimentaire et libéralisation agricole

Sécurité alimentaire et libéralisation agricole

Néanmoins, Griffon (2002) regrette que cette révolution n’ait pas touché les agriculteurs les plu s démunis. Il estime même qu’elle a presque échoué en Afrique, puisque les cultures vivrières irriguées localisées en zone aride ou en zone de savane ont eu des résultats décevants. Seules les plantations de cacao, café, palmier et hévéa destinées à l’exportation ont été modernisées et leur productivité s’est améliorée. Dufumier (1996) a, quant à lui, analysé le lien entre la révolution verte et la dépendance au commerce international. Il a remarqué qu’elle fut couronnée de succès que dans les PED où le marché intérieur des produits vivriers était resté longtemps protégé par des barrières douanières érigées par l’Etat (Corée, Indonésie, Mexique, Taiwan). En effet, la révolution verte nécessitait de fortes dépenses en intrants et en matériels agricoles généralement importés. Elle a permis la production de biens alimentaires qui auraient pu être importés à bas prix. Certains PED avaient alors mis en place des mesures protectrices de la production vivrière locale au détriment des importations alimentaires. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont alors dénoncé les barrières douanières et les subventions aux intrants et préconisé l’ouverture des frontières aux importations alimentaires. Certes, la révolution verte était synonyme de dépendance aux technologies et moyens de production étrangers ; mais les stratégies prônées par les institutions de Bretton-Woods engendraient une subordination aux importations alimentaires à bas prix. Le choix était cornélien pour les pays en développement qui ne pouvaient sortir de cette trappe de dépendance vis-à- vis des pays industrialisés qu’elle soit technologique ou alimentaire. D’où le maintien des déficits vivriers dans un grand nombre de ces pays en développement face à la pression des institutions internationales en faveur de la libéralisation agricole et en dépit des efforts engagés dans la révolution verte 74 .
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Explorer les liens entre agriculture, migration et sécurité alimentaire : une enquête auprès de ménages agricoles diversifiés et multilocalisés du nord-ouest du Nicaragua

Explorer les liens entre agriculture, migration et sécurité alimentaire : une enquête auprès de ménages agricoles diversifiés et multilocalisés du nord-ouest du Nicaragua

pluviométrie ne dépassant pas 2000 mm par an, avec des minimas autour de 700 mm et une saison sèche de novembre à avril. Des sécheresses et des inondations durcissent ces conditions lors d’évènements climatiques récurrents comme El Niño, qui a d ’ailleurs sévi dans la région d’étude en 2015 et en 2016, année de référence de l’enquête. Ces conditions climatiques ont des variations locales en fonction de l’altitude : le sud-ouest du terrain d’étude (communes de Somotillo et Villa Nueva) est caractérisé par une topographie globalement plane mais faiblement ondulée (pentes > 15 %) et une faible altitude (< 200 m). La température moyenne y est relativement élevée (23 –25 °C) et la pluviométrie variable (de 700 à 1800 mm). La saison sèche est marquée avec des risques de canicule sévère (températures pouvant dépasser 45 °C). Du fait de la topographie, les risques d’inondation en saison des pluies sont aussi élevés. Le nord-est du terrain d’étude (communes de San Pedro del Norte, Cinco Pinos, San Francisco del Norte et Santo Tomas del Norte), situé en altitude (200 à 700 m), a une topographie plus accidentée (pentes jusqu’à 50 %) et est soumis à un climat tropical subhumide d ’altitude (pluviométrie pouvant atteindre 2000 mm, tempé- ratures moyennes plus fraîches, 20–23 °C). Ces variations locales entraînent des conditions agro-écologiques différen- ciées en plaine et en montagne, et influencent l’exploitation agricole (choix des cultures et des cycles de production, possibilité de développement de l’élevage bovin extensif).
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Sécurité alimentaire, productivité agricole et investissements publics au Burkina Faso : une analyse à l’aide d’un modèle d’Équilibre Général Calculable dynamique et stochastique

Sécurité alimentaire, productivité agricole et investissements publics au Burkina Faso : une analyse à l’aide d’un modèle d’Équilibre Général Calculable dynamique et stochastique

Les zones Sud et Ouest du Burkina Faso ont également fait l'objet d'études notamment par Taonda et al. (1995). Pour étudier, en milieu réel paysan, les risques de dégradation du potentiel de production des sols, les auteurs choisissent, dans le village de Thiougou 19 , une vingtaine de parcelles d'âges de mise en culture compris entre 0 et 17 ans sur un même type de sol (ferrugineux tropical lessivé modal). Cet échantillon de parcelles est considéré à la fois comme représentatif d’une part des sols les plus souvent cultivés et d’autre part du système de culture (attelé) le plus répandu des fronts pionniers. Les auteurs stipulent que la dégradation constatée des sols est rapide. Elle se manifeste d'abord par une chute selon une fonction de type puissance (liée au temps de mise en culture) du taux de matières organiques de l'horizon superficiel (par minéralisation accélérée liée à l'aération consécutive à la pratique de la culture attelée dans des conditions de températures élevées qui prévalent dans cette région). Il en résulte une baisse tout à fait similaire de la disponibilité des nutriments (particulièrement de l'azote), des taux d'infiltration (le pédoclimat s'aridifie, se « sahélise », par augmentation de l'instabilité structurale de l'horizon superficiel et par augmentation des taux de ruissèlement). Au bout de 5 à 10 ans de culture, le sol n'est plus à même d'assurer l'alimentation minérale et hydrique de la principale culture vivrière (le sorgho) et les terres sont abandonnées.
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Une soudure alimentaire persistance après deux décennies d’intervention pour la sécurité alimentaire dans l’Atacora (Nord-Ouest du Bénin)

Une soudure alimentaire persistance après deux décennies d’intervention pour la sécurité alimentaire dans l’Atacora (Nord-Ouest du Bénin)

projets de développement qui justifient/expliquent la persistance de la soudure alimentaire au niveau des ménages de l’Atacora. Ainsi, il part de la présentation des stratégies et logiques d’intervention (libération du capital humain, augmentation de la production agricole, accroissement du revenu, renforcement des capacités, etc.) des trois coopérations pour faire une analyse comparative des démarches d’élaboration et de mis en œuvre des projets de sécurité alimentaire conduits par ces dernières pour enfin examiner les effets de ces démarches sur l’assurance de la sécurité alimentaire des ménages. Aussi sont analysées les relations entre ces diverses interventions qui se sont succédées et/ou côtoyées dans les mêmes villages et au niveau des mêmes ménages.
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Explorer les liens entre agriculture, migration et sécurité alimentaire : une enquête auprès de ménages agricoles diversifiés et multilocalisés du nord-ouest du Nicaragua

Explorer les liens entre agriculture, migration et sécurité alimentaire : une enquête auprès de ménages agricoles diversifiés et multilocalisés du nord-ouest du Nicaragua

pluviométrie ne dépassant pas 2000 mm par an, avec des minimas autour de 700 mm et une saison sèche de novembre à avril. Des sécheresses et des inondations durcissent ces conditions lors d’évènements climatiques récurrents comme El Niño, qui a d ’ailleurs sévi dans la région d’étude en 2015 et en 2016, année de référence de l’enquête. Ces conditions climatiques ont des variations locales en fonction de l’altitude : le sud-ouest du terrain d’étude (communes de Somotillo et Villa Nueva) est caractérisé par une topographie globalement plane mais faiblement ondulée (pentes > 15 %) et une faible altitude (< 200 m). La température moyenne y est relativement élevée (23 –25 °C) et la pluviométrie variable (de 700 à 1800 mm). La saison sèche est marquée avec des risques de canicule sévère (températures pouvant dépasser 45 °C). Du fait de la topographie, les risques d’inondation en saison des pluies sont aussi élevés. Le nord-est du terrain d’étude (communes de San Pedro del Norte, Cinco Pinos, San Francisco del Norte et Santo Tomas del Norte), situé en altitude (200 à 700 m), a une topographie plus accidentée (pentes jusqu’à 50 %) et est soumis à un climat tropical subhumide d ’altitude (pluviométrie pouvant atteindre 2000 mm, tempé- ratures moyennes plus fraîches, 20–23 °C). Ces variations locales entraînent des conditions agro-écologiques différen- ciées en plaine et en montagne, et influencent l’exploitation agricole (choix des cultures et des cycles de production, possibilité de développement de l’élevage bovin extensif).
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La question alimentaire en Afrique : risque et politisation

La question alimentaire en Afrique : risque et politisation

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