Haut PDF La maladie cœliaque chez l’enfant ( A propos de 266 cas )

La maladie cœliaque chez l’enfant ( A propos de 266 cas )

La maladie cœliaque chez l’enfant ( A propos de 266 cas )

ceux exprimant le TCR αß (86) . 2-4- Autres mesures thérapeutiques : • Traitement de l’ostéopénie et de l’ostéoporose : Le principe du traitement des complications osseuses chez les patients cœliaques est le régime sans gluten strict qui lui seul permet d’obtenir une normalisation de la minéralisation osseuse en 1 à 2 ans après l’introduction du régime (87). Plus tôt le régime sans gluten est instauré dans l’évolution du déficit osseux au cours de la maladie cœliaque, plus rapide et plus complète est la normalisation de la masse osseuse. Des apports adéquats en calcium (1500mg/j) doivent être assurés, et en cas d’apports insuffisants, une supplémentation en calcium doit être instaurée. Il faut aussi rechercher un éventuel déficit en vitamine D et le traiter. Dans certains cas de déminéralisation osseuse très sévère, il peut être nécessaire de réaliser un bilan phosphocalcique plus complexe et de discuter un traitement complémentaire par les biphosphonates. Dans tous les cas, l’importance capitale d’une adhésion stricte au régime sans gluten doit être soulignée.
En savoir plus

131 En savoir plus

La maladie cœliaque et les allergies alimentaires sévères : les effets sur les relations sociales au Québec

La maladie cœliaque et les allergies alimentaires sévères : les effets sur les relations sociales au Québec

51 4.2.1. Accidents alimentaires chez les cœliaques Tout d’abord, il y a le cas de Sophie. Sophie fait très attention de bien respecter la diète sans gluten. Par contre, elle mange souvent à l’extérieur de chez elle et c’est toujours dans ce contexte qu’il lui est arrivé de manger du gluten par accident, jamais lorsqu’elle était chez elle. Elle explique cette situation par le fait que lorsqu’elle mange à l’extérieur, elle se retrouve dans un environnement où elle n’a pas entièrement le contrôle sur la nourriture. Elle constate aussi que même en faisant l’effort de demander l’aide du serveur ou de la serveuse qui s’occupe d’elle, il n’est pas toujours possible de pouvoir leur faire confiance. Elle trouve que c’est particulièrement désagréable lorsque la personne dit connaître la maladie cœliaque et la diète sans gluten et ce qui contient ou non du gluten dans le menu. Dans ce type d’occasion, elle a déjà été très malade parce qu’elle avait été mal conseillée. Elle se demande si ce type de situation découle de l’ignorance ou de la requête qui n’a pas été prise au sérieux. Parfois aussi, Sophie se sent mal de manière similaire à quand elle consommait du gluten et se demande si elle a été contaminée réellement ou non, surtout lorsque ce n’est pas la première fois qu’elle mange un mets : « Moi des fois ça m’arrive que j’ai super mal au ventre, le ventre super gonflé et je ne sais même pas ce que j’ai pu manger qui me fait ça parce que j’ai mangé la même chose que d’habitude. » (entrevue Sophie 2010).
En savoir plus

143 En savoir plus

Une nouvelle stratégie de traitement de la maladie cœliaque basée sur les polymères séquestrants

Une nouvelle stratégie de traitement de la maladie cœliaque basée sur les polymères séquestrants

Tout d’abord, des copolymères de type poly (hydroxyéthylméthacrylate)-co-(styrène sulfonate) (P(HEMA-co-SS)) ont été synthétisés par polymérisation radicalaire contrôlée par transfert d’atome (ATRP). Une petite bibliothèque de polymères a été préparée en faisant varier la masse molaire, ainsi que les proportions de chacun des monomères. Ces polymères ont ensuite été testés quant à leur capacité de complexer la gliadine aux pH stomacal et intestinal et les meilleurs candidats ont été retenus pour des essais cellulaires. Les travaux ont permis de montrer que le copolymère P(HEMA-co-SS) (45:55 mol%, 40 kDa) permettait une séquestration sélective de la gliadine et qu’il abolissait les effets induits par la gliadine sur différents types cellulaires. De plus, ce composé interférait avec la digestion de la gliadine, suggérant une diminution de peptides immunogènes impliqués dans la maladie. Ce candidat a été testé in vivo, sur un modèle murin sensible au gluten, quant à son efficacité vis-à-vis de la gliadine pure et d’un mélange contenant du gluten avec d’autres composants alimentaires. Le P(HEMA-co-SS) a permis de diminuer les effets sur les paramètres de perméabilité et d’inflammation, ainsi que de moduler la réponse immunitaire engendrée par l’administration de gliadine et celle du gluten. Des études de toxicité et de biodistribution en administration aigüe et chronique ont été réalisées afin de démontrer que ce dernier était bien toléré et peu absorbé suite à son administration par la voie orale. Enfin des études sur des échantillons de tissus de patients souffrants de maladie cœliaque ont montré un bénéfice therapeutique du polymère.
En savoir plus

230 En savoir plus

Atrophie villositaire intestinale dans un nouveau modèle murin de la maladie cœliaque

Atrophie villositaire intestinale dans un nouveau modèle murin de la maladie cœliaque

IL-15, gluten et HLA-DQ8 conduisent à des lésions intestinales Des souris DQ8-D d -villin-IL-15tg ayant consommé du gluten durant trente jours développent une atrophie villositaire de l’ileum, des anticorps IgG anti-DGP, et une réponse immunitaire contre le gluten de type T H 1 révélée par la pré- sence d’anticorps de type IgG2c contre le gluten et par la production d’IFN-γ dans le chorion de la muqueuse intes- tinale. Une augmentation du nombre de lymphocytes intra-épithéliaux est une caractéristique de la maladie cœliaque utilisée comme critère diagnostique de la maladie [2] . Chez les patients, les lymphocytes intra-épithéliaux des zones de lésions intestinales sécrètent de fortes quantités de protéines lytiques. De plus, ils expriment anormalement à leur surface des récepteurs NK activa- teurs tels que NKG2D et CD94/NKG2C, qui accroissent leur capacité à lyser les entérocytes présentant leurs ligands « de stress » (MICA/B et HLA-E) [16] . Comme chez les patients, les souris DQ8- D d -villin-IL-15tg ayant consommé du gluten présentent une augmentation du nombre de lymphocytes intra-épithé- liaux exprimant des récepteurs NK acti- vateurs et des protéines cytotoxiques, et une augmentation de Rae-1 et Qa-1, qui sont les ligands des récepteurs NK chez la souris. Cela suggère que ces molécules de classe I non classiques sont induites quand la réponse immuni- taire adaptative contre le gluten agit en synergie avec la surexpression d’IL-15 dans l’épithélium. De plus, ces résul- tats montrent que ce modèle murin, le stress et l’inflammation [16] . Ces
En savoir plus

4 En savoir plus

Administration orale de prolyl-endopeptidase : un traitement rationnel de la maladie cœliaque?

Administration orale de prolyl-endopeptidase : un traitement rationnel de la maladie cœliaque?

en brosse. Ces auteurs ne prennent pas en compte leur digestion possible par la cellule épithéliale [5]. Dans les expé- riences de perfusion chez le rat, il existe une hydrolyse partielle du peptide 33- mer dès 20 minutes, comme en témoigne la présence de deux pics addi- tionnels, ce qui suggère l’intervention in vivo d’autres facteurs. Cette hypothèse est confortée par l’étude de la digestion de peptides de la gliadine par des frag- ments tissulaires obtenus lors de biop- sies intestinales et montés en chambre de Ussing * . Ainsi, le peptide immunodo- minant de l’ α 2-gliadine (57-68), très peu hydrolysé par les enzymes de la bor- dure en brosse des malades atteints de maladie cœliaque, l’est à plus de 95 % pendant son transport transépithélial chez ces malades, peut-être sous l’ac- tion d’enzymes lysosomiales. Néan- moins, il faut souligner la synthèse par les entérocytes d’une PEP dont le rôle mérite d’être vérifié en dépit de sa localisation principalement cytosolique [6, 7]. L’intérêt de la thérapie orale par une PEP exogène ne prendra tout son sens qu’en l’absence de digestion du peptide 33-mer et d’autres peptides potentiellement toxiques (peptide 31- 49) lors de leur passage transépithelial, et après avoir élucidé le rôle éventuel de la PEP entérocytaire chez les patients et les sujets normaux. Ces véri- fications paraissent nécessaires pour affirmer l’importance des résultats de Shan et al. dans la physiopathogénie de la maladie cœliaque et envisager leur application thérapeutique. ◊
En savoir plus

3 En savoir plus

Les manifestations bucco-dentaires de la maladie cœliaque chez l'enfant. Revue de littérature et mise en place d'un protocole d'étude clinique

Les manifestations bucco-dentaires de la maladie cœliaque chez l'enfant. Revue de littérature et mise en place d'un protocole d'étude clinique

En cas de maladie silencieuse, le régime sans gluten est préventif. Si la maladie silencieuse est découverte chez un individu à risque, l'apparition du moindre signe clinique ou biologique amène à la prescription du régime. Lorsque la maladie devient silencieuse après une maladie active traitée par un régime sans gluten pendant plusieurs années, il est possible d'évoquer une réintroduction du gluten. Il faut alors être sûr que la reprise d'une alimentation contenant du gluten ne donne lieu à aucune manifestation clinique ou biologique en procédant à de nombreux examens. Dans le cas où l'enfant a réellement une maladie silencieuse, il faut alors évaluer le rapport bénéfice risque du maintien du régime. En effet, il ne faut pas oublier de rappeler le poids social et psychologique de ce régime chez un enfant qui n'en tire aucun bénéfice puisque la maladie est silencieuse. (33) (31) (32)
En savoir plus

71 En savoir plus

La maladie cœliaque de l’adulte : pourquoi et quand la dépister ? Une revue de la littérature

La maladie cœliaque de l’adulte : pourquoi et quand la dépister ? Une revue de la littérature

systématiquement. En pratique le bilan initial comprend le plus souvent : un hémogramme, une électrophorèse des protéines sériques, une CRP, une calcémie + phosphatémie, une créatininémie avec estimation de la clairance, une vitamine D. Sur les urines des 24 heures on recherche la calciurie et la créatininurie. On peut également doser la PTH, la TSH, le CST, et la cortisolurie des 24h. Les principales étiologies des ostéoporoses secondaire sont : une cause endocrinienne (dysthyroidie, hyperparathyroidie, hyperthyroidie, acromégalie, diabète), une insuffisance rénale, une maladie tumorale (myélome/métastases), une maladie de système (Paget), certains médicaments (corticoides, anti-epileptiques, hormones thyroidiennes…) Le dépistage de la maladie cœliaque pourrait être demandé dans un second temps, en l’absence d’étiologie retrouvée, d’autant plus chez la femme jeune ou chez l’homme ayant présenté une fracture avec un traumatisme à faible intensité, avec un bilan phosphocalcique perturbé et/ou une augmentation de la PTH.
En savoir plus

131 En savoir plus

Attention, enfant fragile ! Les enjeux de la psychomotricité face à la « maladie des os de verre »

Attention, enfant fragile ! Les enjeux de la psychomotricité face à la « maladie des os de verre »

Souvent dans les services de néonatalogie, les bébés sont branchés, et à cause de tous les fils, les parents ne savent pas très bien comment porter leur enfant. Ils ont peur de leur faire mal. C’est pourtant un beau garçon d’1 an et 26 jours que je finis par apercevoir. Il apparaît très clairement dans les dires de la mère, concernant les installations et les propositions faites à la maison, que Paul est très peu sollicité dans sa motricité. Il a difficilement l’occasion d’explorer les différentes étapes du développement psychomoteur. Que ce soit dans le transat ou « calé dans le canapé » pour reprendre les mots de la mère, Paul n’est pas libre de ses mouvements. Il ne peut pas récupérer un jouet qu’il a fait tomber. Il peut difficilement orienter sa tête… En cas de douleurs il ne peut pas rectifier sa position. De plus, la mère raconte qu’il a très peu de jouets parce qu’elle craint qu’il se fasse mal avec. Elle lui propose donc des jouets uniquement quand elle se trouve juste à côté, prête à intervenir pour le lui retirer s’il « bouge trop les bras avec, je n’ai pas envie qu’il se luxe l’épaule ou qu’il se tape la tête ». Je me rends compte que la mère fait tout pour protéger son fils et lui éviter de prendre le moindre risque fracturaire. Les inquiétudes de cette mère sont bien normales vu la maladie de l’enfant.
En savoir plus

95 En savoir plus

Quel est l'état des lieux concernant la continuité des soins entre le secteur primaire et l'hôpital selon la vision des praticiens libéraux de médecine générale, dans le cadre d'une maladie chronique ? exemple d'une maladie auto-immune : la maladie cœliaq

Quel est l'état des lieux concernant la continuité des soins entre le secteur primaire et l'hôpital selon la vision des praticiens libéraux de médecine générale, dans le cadre d'une maladie chronique ? exemple d'une maladie auto-immune : la maladie cœliaque

Résultats . La continuité des soins n’a pas été analysée dans 47% des cas en raison de correspondants injoignables ou non renseignés. Nous avons obtenu 33/53 questionnaires. Les médecins étaient majoritairement des hommes installés depuis plus de 20 ans âgés de plus de 40 ans. Cette maladie est un bon modèle pour notre étude puisque les premiers signes cliniques de la maladie cœliaque sont des motifs de consultation en médecine générale. Les médecins généralistes coordinateurs des soins de leur patient considéraient la prise en charge globale générale de leur patient comme une de leurs missions (p = 0.044). Les autres missions du médecin généraliste n’étaient pas affectées que le médecin se considère coordinateur ou non. Une meilleure connaissance de la maladie cœliaque du patient était observée si un même médecin suivait le patient avant et après le diagnostic de maladie cœliaque (p=0.003). La répartition des rôles entre le médecin généraliste et le spécialiste était cohérente et bien définie si les professionnels construisaient ensemble une continuité relationnelle. La continuité informationnelle était effective après chaque passage hospitalier, par contre, le courrier du médecin généraliste vers le spécialiste n’était pas systématique. La formation des médecins généralistes sur la pathologie de leur patient favorisait la prise en charge de celle-ci en collaboration avec le spécialiste. Les médecins généralistes étaient intéressés par une fiche de liaison sur la maladie cœliaque au moment du diagnostic dans 73% des cas.
En savoir plus

126 En savoir plus

La psychomotricité dans le soutien des interactions mère-enfant. Exemple des interactions perturbées par la maladie psychiatrique périnatale maternelle

La psychomotricité dans le soutien des interactions mère-enfant. Exemple des interactions perturbées par la maladie psychiatrique périnatale maternelle

83 Durant l’hospitalisation à l’unité mère-enfant, nous n’avons eu aucunes informations concernant ce papa, hormis le fait qu’il était présent tous les soirs pour l’endormisse- ment de Martin et que c’est une personne ressource pour Madame E. Sera-t-il en ca- pacité de reprendre la fonction maternelle de Madame E ? Cela pose une question très importante aussi : L’unité mère-enfant laisse-t-elle assez de place au papa ? On met la mère au centre de l’attention car elle a une maladie psychiatrique, mais est-t- elle en capacité d’être une mère suffisamment bonne ? Serait-il davantage bénéfique pour l’enfant de rester auprès son père (ou toute autre personne de la famille) pouvant reprendre ce rôle maternel ? Martin aura-t-il l’apaisement et les interactions néces- saires afin que son développement soit le plus harmonieux possible ? Qu’en est-il de cette Maman ne s’attachant pas à son enfant, cela sera-t-il préjudiciable pour le déve- loppement de Martin ? Cette maman et/ou ce papa lui apporteront-il un environnement suffisamment bon pour que Martin se développe au mieux ?
En savoir plus

98 En savoir plus

Quels sont les facteurs associés à une meilleure qualité de vie chez les patients avec maladie cœliaque ?  Résultats d’une enquête portant sur 787 cas

Quels sont les facteurs associés à une meilleure qualité de vie chez les patients avec maladie cœliaque ? Résultats d’une enquête portant sur 787 cas

Il s'agissait d'une étude descriptive observationnelle transversale prospective sous la forme d’un questionnaire. 2. Population Nous avons choisi comme population cible de ce questionnaire les adhérents de l'Association Française Des Intolérants au Gluten (AFDIAG) ayant fourni une adresse email lors de leur inscription à l’association. L’adhésion à l’association peut se faire sur le site internet de l’AFDIAG, www.afdiag.fr, par téléphone ou par courrier, et nécessite de payer une cotisation annuelle. Les patients reçoivent ensuite par mail ou courrier différentes publications. Cette association existe depuis 1989. Le mailing régulier dure depuis plusieurs années. Toute personne peut adhérer, sans limite d’âge, et la confirmation du diagnostic de maladie cœliaque par biopsie ou anticorps n’est pas requise, même s’il est obligatoire de le notifier lors de l’inscription. Un patient qui ne renouvelle pas son adhésion ne reçoit plus les communications. Actuellement l’association compte 4800 adhérents, mais seuls 4000 ont une adresse email.
En savoir plus

91 En savoir plus

Maladie de cœliaque : de la clinique à la prise en charge à l’officine

Maladie de cœliaque : de la clinique à la prise en charge à l’officine

69 En 2016, l’AFDIAG et la CPAM ont discuté pour améliorer le système mis en place en 1996. Plusieurs problèmes ont été abordé comme l’évolution du montant des remboursements ainsi que l’amélioration de la prodédure de remboursement afin de simplifier les démarches. Sur l’évolution du montant de remboursement, la conjoncture actuelle n’a pas été favorable à une révaloraisation des montants. Effectivement, en avril 2017 avec l’AFDIAG, la caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés était engagée à s’implifier les démarches pour obtenir le remboursement jugé trop complexe par les sujets atteints adhérents de l’AFDIAG. En effet, il est noté que 41% des sujets atteints de la maladie cœliaque font la démarche pour un remboursement tandis que 28% n’ont jamais essayé et que 23% ont abandonné. (55)
En savoir plus

112 En savoir plus

Manifestations orales de la maladie cœliaque

Manifestations orales de la maladie cœliaque

Parmi les signes extra-digestifs de la maladie cœliaque, la littérature décrit plusieurs manifestations buccales telles que : des altérations de l’émail, des stomatites aphteuses récidivantes, des glossites, des lichen plan buccaux, des retards d’éruption et d’âge dentaires et des modifications salivaires. La prévalence des défauts de l’émail chez les patients cœliaques varie entre 20 % et 53 % selon les études. Ces défauts sont « systématiques », c’est à dire qu’ils touchent les mêmes dents sur les deux hémi-arcades de façon symétrique. Ces altérations de l’émail peuvent survenir dès l’introduction du gluten dans l’alimentation. Mais leur développement s’arrête avec la levée de l’exposition au gluten. Quant à leur étiologie, les dernières études ont montré une similitude entre les chaines peptidiques de la gliadine (fraction du gluten) et l’amélogénine, ainsi qu’une réaction croisée des anticorps anti- gliadine avec l’amélogénine. S’ajoutent à ces facteurs immunologiques, des facteurs génétiques et une carence calcique due à la malabsorption intestinale.
En savoir plus

61 En savoir plus

La maladie cœliaque : une maladie auto-immune induite par un antigène alimentaire

La maladie cœliaque : une maladie auto-immune induite par un antigène alimentaire

Facteurs environnementaux Le rôle du gluten dans la pathogénie de la maladie cœliaque a été décou- vert par Dicke en Hollande lors de ruptures d’approvisionnement en farine de blé au cours de la guerre de 1940-1945. Les études d’épreuve in vitro en culture organotypique et in vivo ont montré que les protéines toxiques sont les prolamines (riches en proline et glutamine), présentes dans le blé, le seigle et l’orge. Les plus étudiées sont les prolamines du blé, classées en plusieurs familles en fonction de leur région amino-termi- nale, les αβ , γ et ω gliadines et les gluténines. L’activité toxique la mieux établie concerne la large famille des αβ (ou A-) gliadines, dont la toxicité persiste après digestion par la pepsine et la trypsine (fraction III de Frazer) [11]. La nature des peptides responsables des lésions fait l’objet de nombreux travaux . Si le gluten est indispensable, d’autres facteurs environnementaux pourraient promouvoir ou au contraire prévenir le déclenchement de la maladie cœliaque. Ainsi, une « épidémie » de maladie cœliaque a été observée en Suède chez des enfants de moins de deux ans entre 1985 et 1987, suivie d’un déclin rapide entre 1995 et 1997. Ce déclin a coïncidé avec la prolongation de l’allaitement maternel et l’introduc- tion du gluten au cours de l’allaite- ment [12]. Cependant, on ne sait pas si ces nouvelles pratiques réduisent ou seulement retardent l’apparition de la maladie cœliaque.
En savoir plus

10 En savoir plus

La Maladie de Hirschsprung chez le grand enfant  propos de 16 cas

La Maladie de Hirschsprung chez le grand enfant propos de 16 cas

La maladie de Hirschsprung représente la première cause d’occlusion chez l’enfant, les formes anatomiques sont variées, les formes à révélation tardive restent rares et de prise en charge difficile. Le but de notre travail est de décrire, à travers une série de 16 cas faite au centre hospitalier universitaire de Marrakech entre 2009 et 2013, les caractéristiques cliniques, thérapeutiques et les résultats postopératoires de cette affection chez les enfants diagnostiqués après l’âge de 2 ans. Tous les patients diagnostiqués avec maladie de Hirschsprung après l'âge de 2 ans dans notre hôpital entre 2009-2013 ont été inclus. Les caractéristiques des patients et les résultats postopératoires ont été rétrospectivement enregistrés. Dans notre série, L'âge au moment du diagnostic varie entre 2ans et 16ans, avec une moyenne de 5ans et demie, et une nette prédominance masculine (75%). Sur le plan clinique, la maladie était révélée par une constipation dans 35,7% et par une complication dans 62,5%, notamment une entérocolite aigue. Sur le plan para clinique, l’abdomen sans préparation et le lavement opaque ont permis d’une part, de suspecter fortement le diagnostic et d’autre part, de déterminer la forme anatomique dont la plus fréquente (69%) est la forme recto-sigmoïdienne. Tous nos patients ont été opérés par un abaissement transanal, isolé dans 87% des cas et combiné à une laparotomie dans 17%, l’évolution post opératoire était marquée par des complications chez 47% des malades opérés, et les complications été dominées par une entérocolite aigue dans 37% des cas. Aucun cas de mortalité n’a été décrit. Ainsi, Le résultat principal de notre étude clinique concorde avec la littérature critique que les complications postopératoires chez les enfants porteurs de maladie de Hirschsprung diagnostiqués tardivement semblent se produire plus fréquemment que chez les nouveau-nés et les nourrissons.
En savoir plus

143 En savoir plus

La transition vers les soins adultes chez les jeunes ayant une maladie neuromusculaire : la vision de parents concernant l'autonomie de leur enfant

La transition vers les soins adultes chez les jeunes ayant une maladie neuromusculaire : la vision de parents concernant l'autonomie de leur enfant

Ce mémoire a pour objectif de mieux comprendre, dans le contexte de la transition entre les soins pédiatriques et les soins adultes, la vision de parents relativement à[r]

119 En savoir plus

Les interactions entre l’interleukine-15, l’haplotype HLA-DQ8 et le gluten conduisent au développement de la maladie cœliaque chez la souris

Les interactions entre l’interleukine-15, l’haplotype HLA-DQ8 et le gluten conduisent au développement de la maladie cœliaque chez la souris

57 Enfin, pour en revenir aux statistiques, 90% à 95% des patients cœliaques présentent le phénotype DQ2 à la surface de leurs APC là où les 5 à 10% restant sont positifs pour l’haplotype DQ8 (107, 108). Il convient de souligner que le nombre, le type et la configuration des allèles DQA1 et DQB1 codant la molécule HLA-DQ exprimée par le patient influent sur la sévérité de la pathologie. Ainsi, les individus au génotype homozygote présentant les mêmes allèles sur les deux chromosomes présentent logiquement un plus haut degré de susceptibilité comparativement aux individus hétérozygotes, on parle d’un effet gène-dose dépendant, augmentant le facteur de risque de 4 à 6 fois pour ces individus homozygotes (107, 109). Concrètement, l’homozygotie résulte en 4 possibilités de combinaison entre les chaînes a et les chaînes b, toutes résultants en la même protéine capable de présenter efficacement le gluten déamidé. A contrario, le sujet hétérozygote présente lui aussi 4 possibilités de combinaisons entre ces chaînes mais seulement une d’entre elles sera capable de présenter le gluten déamidé de manière efficace. On comprend dès lors pourquoi l’homozygotie de ces allèles est associée à la sévérité du spectre clinique observé chez le patient (110, 111) (Figure 10).
En savoir plus

254 En savoir plus

L'annonce d'un diagnostic de maladie chronique chez un enfant

L'annonce d'un diagnostic de maladie chronique chez un enfant

Recevoir le diagnostic d'une MC chez un enfant peut parfois déstabiliser l'ensemble de la dynamique familiale [9, 13, 14,27). Selon des auteurs, les conflits au sein du coup[r]

7 En savoir plus

Pépite | Prise en charge de la dermatite atopique chez le nourrisson et le jeune enfant

Pépite | Prise en charge de la dermatite atopique chez le nourrisson et le jeune enfant

● Intérêt de la formation des parents Il n’y a pas que les professionnels de santé qui sont formés, les parents et leurs enfants atteints de la DA le sont aussi. En effet, les ateliers éducatifs ainsi que la prise en charge psychologique de l’enfant et/ou de ses parents (réponses aux questions posées, soulagement face aux craintes, schématisation du mécanisme d’action des médicaments etc…) augmentent de manière importante l’efficacité des traitements chez l’enfant atteint de la DA. Les enfants atteints accompagnés de leur famille comprennent alors l’intérêt du traitement mis en place et peuvent mieux vivre leur maladie. Les parents et leurs enfants seront alors armés pour affronter les difficultés liées à la pathologie. L’éducation des parents et des enfants atteints de la DA permettrait de réduire le nombre de visites chez le médecin traitant (parfois juste pour être rassurés) et donc représenterait une économie considérable dans le coût de la prise en charge de cette pathologie chronique.
En savoir plus

94 En savoir plus

Prévention bucco-dentaire chez le jeune enfant précaire

Prévention bucco-dentaire chez le jeune enfant précaire

La CMU-C et l’ACS font partis de ces dispositifs. La Couverture Maladie Universelle (CMU-C) est une protection complémentaire santé gratuite et attribuée sous conditions de ressources et de résidence. (26) En France, 5,5 millions de personnes sont concernées, avec une répartition des bénéficiaires sur le territoire assez inhomogène. Ils représentent 7,4 % de la population totale en métropole. La région parisienne, le sud-est et le nord étant les trois territoires concentrant le plus de bénéficiaires. Ce pourcentage s’élève à 30,8 % dans les DOM. Les enfants de moins de dix ans représentent 26% de la population totale des bénéficiaires et 19 % ont entre 10 et 20 ans. Les mineurs représentent donc 45 % des CMU-C alors que l’effectif des 0-20 ans dans la population générale n’est que de 25 %. Ce dispositif touche un ensemble de quasiment 2,5 millions d’enfants. (27)(28) (Figure 13)
En savoir plus

65 En savoir plus

Show all 10000 documents...