Haut PDF Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

6 Les holdings Hutchison Whampoa limited et CITIC Group, et China Ocean Shipping Group (transport et sto- ckage). chinois en Europe demeurent très modestes : le stock d’IDE dans l’UE-27 s’élevait, fin 2010, à 5,7 milliards d’euros, soit 2,7 % du stock d’IDE sortants de la Chine (hors Hong Kong). Les autorités chinoises mettent ces chiffres en rapport avec les nombreux IDE européens réalisés en Chine (fin 2010, le stock d’IDE européens en Chine était de 58,3 milliards d’euros, soit dix fois le stock chinois en Europe) et considèrent dès lors que l’Europe devrait s’ouvrir plus largement aux investissements chinois afin de rééquilibrer la balance des IDE sino-européens. Pourtant, contrairement à ce que semblent montrer ces statistiques, sur le marché de l’IDE l’absence d’Europe politique lèse avant tout les Européens dans leurs négociations avec les autorités chinoises. Cette faiblesse s’explique par : (1) l’absence de coordination des politiques d’attraction des IDE et, corrélativement, l’absence d’institution européenne chargée de gérer et superviser les IDE extra-communautaires entrants, et (2) la différence de statut entre firmes multinationales européennes et chinoises. En définitive, les entreprises chinoises ont des objectifs économiques (conquérir des parts de marché et faire des bénéfices) et ont des impacts potentiellement bénéfiques pour le pays d’accueil comme n’importe quelle autre multinationale procédant à des IDE sortants. Mais l’Etat chinois est le seul Etat au monde capable de coordonner les stratégies d’IDE de ses groupes et donc d’apparaître comme l’acteur clef au moment de négociations. En face, l’Europe est dispersée et inorganisée, de sorte que l’impact final des IDE chinois en Europe risque d’être bien moins positif et plus coûteux qu’il aurait pu l’être avec une politique stratégique d’investissement commune. C’est pourquoi la coordination des politiques d’IDE entrants des Etats membres serait nécessaire, mais également la définition d’une stratégie d’IDE entrants qui ne se limiterait pas à accueillir de manière passive et indifférenciée les investissements des autres grands acteurs mondiaux.
En savoir plus

36 En savoir plus

Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Aujourd’hui, l’idée d’Europe fédérale est en passe d’incarner l’Europe de l’orthodoxie économique libérale. Du coup, elle éveille des sentiments contrastés et pose la question du fonctionnement démocratique de l’Union. Cette nouvelle approche du fédéralisme économique radicalise le mode de gouvernance de la zone euro lancée en 1999. Son architecture continue de s’appuyer sur une BCE indépendante chargée de maintenir la stabilité des prix, mais l’encadrement des politiques budgétaires nationales devient plus massif. Précisément, le récent « pacte pour l’euro plus » et les six nou- velles mesures législatives (le « paquet de six ») durcissent les règles budgé- taires en vigueur et élargissent les domaines de la surveillance multilaté- rale des économies nationales. La même logique doctrinale a également prévalu pour la création du mécanisme européen de stabilité (MES). Il peut certes venir en aide aux Etats en difficulté mais avec, en contrepartie, l’obli- gation de se soumettre aux fourches caudines d’une rigueur budgétaire im- posée par les partenaires.
En savoir plus

3 En savoir plus

Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

On a pu constater que certains principes du libre échange, traditionnellement appliqués aux marchandises, prennent des aspects particuliers lorsque appliqués aux services. Ainsi comme l’expriment Aghion et al. (2006 p. 78) : « plus on s’éloigne du commerce des biens pour se rapprocher de la prestation de services et plus se trouvent mêlés indissolublement des considérations économiques, des ordres juridiques nationaux et des modèles sociaux différents ». L’avancée de notre réflexion nous amène alors à nous interroger brièvement sur la place relative du droit de l’Union et du droit national, ainsi que celle dévolue à la jurisprudence. Depuis 1964, la jurisprudence de la CJCE reconnaît, pour des raisons d’efficacité, la primauté du droit de l’Union sur celui des Etats membres, la portée de cette prééminence reste néanmoins discutée. L’Union n’étant pas un Etat Fédéral la souveraineté nationale reste le fondement de la construction européenne. Tant que les domaines où le droit européen domine sont limités, la construction communau- taire reste cohérente. L’article I-6 du projet de constitution constitutionnalisait pourtant la jurisprudence en étendant la primauté du droit européen aux constitutions nationales elles-mêmes. Il avait suscité d’âpres débats, puisqu’il pouvait modifier l’équilibre de la hiérarchie ultime des normes et portait atteinte à la souveraineté nationale. Ces débats avaient conduit à lui annexer une déclaration sibylline précisant que l’article n’allait pas au-delà de la jurisprudence. En parallèle, plusieurs Cours Constitutio- nnelles (France, Italie, Espagne) s’étaient défini une « réserve de constitutionnalité » qui maintenait la prééminence des constitutions nationales sur le droit de l’Union dans certains domaines (Priollaud Siritzky 2005).
En savoir plus

32 En savoir plus

Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

standards et non-orthodoxes pour gérer au mieux l’inflation, l’output et la stabilité financière. La situation est complexe car elle est caractérisée simultanément par un risque d’inflation élevée jusqu’en été 2008, un risque de ralentissement et un risque de crise financière. La Fed a commencé par baisser rapidement le taux d’intérêt directeur. Par contre, la Banque centrale européenne a jugé nécessaire d’augmenter son taux directeur en été 2008 pour juguler l’inflation malgré son origine exogène afin d’éviter ce qu’elle appelle les effets de second tour. Par contre, elle privilégie dans un premier temps l’injection massive et directe de liquidité dans le système bancaire pour gérer le risque de crise bancaire. Face à la paralysie du marché interbancaire, la Fed a ensuite utilisé des mesures monétaires non-orthodoxes pour débloquer le marché interbancaire, le marché des billets de trésorerie (commercial papers) et élargir l’éventail des titres qu’elle peuvent recevoir comme garantie en contrepartie de la liquidité centrale tout en incluant des établissements qui auparavant n’en ont pas l’accès direct. Ces mesures sont destinées d’une part à ramener le calme sur les marchés financiers et d’autre part à aider les entreprises qui reposent sur le marché de billets de trésorerie pour leur financement courant et n’ont plus d’autres alternatives dans une situation de crise. Ces mesures ne permettent pas de régler les problèmes de financement des entreprises de moindre importance et des ménages qui subissent de plein fouet la crise financière. Si la crise persiste et s’aggrave rapidement pour devenir une crise de déflation, certains économistes suggèrent que les banques centrales recourent à l’émission massive de la monnaie pour l’éviter. Cette mesure exceptionnelle est difficile à manier car une reflation non contrôlée peut nous conduire à une situation d’inflation élevée et même hyperinflation, qui pourrait avoir des coûts économiques non moins élevés que la déflation.
En savoir plus

56 En savoir plus

Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

mouvement, le traité de Lisbonne entérine la tendance au retrait du politique dans la conduite de l’économie au profit de la mise en place de règles ou d’agences indépendantes. Il ne change rien aux normes de fonctionnement du marché unique qui se déversent sur l’ensemble des politiques publiques et qui imprègnent l’évolution de la jurisprudence de la cour de justice européenne. Il contribue à sédimenter une architecture qui produit des incohérences entre les ambitions affichées et les moyens mis en œuvre pour les atteindre. Enfin, ce traité continue de marquer la prévalence de l’intergouvernemental sur le supranational.
En savoir plus

3 En savoir plus

Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

recherche, en particulier les collectivités territoriales. 2. Recherche et gouvernance des territoires L’Europe, dans sa volonté de promouvoir la recherche en Europe, a clairement fait le choix d’organiser l’espace commun en associant les territoires infra-régionaux. Outre les questions déjà évoquées (qu’est-ce qu’une politique de recherche ? faut-il distinguer politique de science et politique d’innovation ?), se pose alors celle des partenaires territoriaux. On peut résumer la question sous la forme « qu’est-ce qu’une région ? ». La difficulté méthodologique et politique est que cette notion prend des sens très différents d’un pays à l’autre. Elle est même l’expression de différences fondamentales de tradition politique – au sens du mot anglais « polity » qui désigne les formes générales de gouvernance des sociétés (voir Jepperson 2000). Par ailleurs, au sein même d’un pays, les régions peuvent avoir des attitudes très différentes vis-à-vis de la recherche, en particulier une perception spécifique de la science et de ce qu’elle peut apporter au territoire. Selon la nature institutionnelle et l’attitude de chaque collectivité infra-régionale, on peut se poser la question de savoir si elle constitue un acteur pertinent ou non dans la gouvernance multi-niveaux de la recherche, et de quelle forme de recherche.
En savoir plus

40 En savoir plus

Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2008 Université de Strasbourg : Faculté des sciences économiques et de gestion et Institut des Hautes Etudes Européennes. Éditorial de Michel Dévoluy En résonance avec l’actualité, ce nouveau bulletin de l’Opee consacre la plupart des articles à l’Europe face à la crise économique et financière. Le

2 En savoir plus

Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Editorial : Du panache pour l'Europe De très très riches américains, tels Bill Gates, Warren Buffet et des héritiers Rockefeller, demandent à payer plus d'impôts pour soutenir l'économie des USA. Même s'ils sont fiers de leur pays, ils ne se posent pas ici, en premier lieu, comme philanthropes mais comme des gestionnaires très avisés. Ils savent qu'une économie peu dynamique touche directement leurs affaires. Ils sont aussi probablement conscients qu'ils insufflent ainsi une image optimiste de la solidarité. Cet exemple d'Outre-Atlantique peut-il inspirer l'Europe ? Justement, on déplore souvent que l'Union européenne suscite peu d'enthousiasme : elle manque à la fois de considération et d'argent. Et cela ne s'arrange pas. En effet, le traitement de la crise a contribué à accentuer l'image d'une Europe lointaine, surtout défendue par une élite, peu impliquée financièrement mais, par contre, prompte à promouvoir la rigueur budgétaire et salariale. L'Europe a également révélé son impuissance financière pour soutenir l'économie avec un budget qui représente, en moyenne, seulement 2% de la totalité des dépenses obligatoires effectuées au niveau des États membres. L'Europe déçoit, l'Europe n'a pas d'argent. Certes, mais l'Europe pourrait encore étonner.
En savoir plus

2 En savoir plus

Hiver 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

On peut aisément objecter qu'un président du Conseil européen, même faible, c'est beaucoup mieux qu'aucun. Et que, l'Europe n'étant pas mûre pour une intégration politique, le traité de Lisbonne est allé, sur ce point, le plus loin possible. Soit. Mais les Européens peuvent se lasser d'une Europe à minima qui n'a pas d'ambition politique. Ils peuvent s'irriter de l'écart entre les discours prônant toujours plus d'Europe et la réalité. Nous n'avons pas un Président pour l'Europe mais seulement un président que les chefs d'Etats et de gouvernements ont choisi pour asseoir leur prééminence dans l'architecture institutionnelle de l'Union.
En savoir plus

2 En savoir plus

Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

européen en 2009 devraient aller dans ce sens 2 . Conclusion Europe 2020 offre trois niveaux de lecture. Le premier suscite l’approbation car les grands axes stratégiques proposés correspondent à des objectifs auxquels il est aisé de souscrire. Le deuxième s’appuie sur les enseignements et les résultats de la stratégie précédente, celle de Lisbonne. Là, les doutes sur l’efficacité sont incontournables tant Lisbonne n’a pas apporté les effets escomptés. Or, l’UE reprend largement, avec Europe 2020, les mêmes enjeux et les mêmes méthodes. Il y a donc une forte probabilité que les mêmes causes produisent les mêmes effets. On observe notamment que la faiblesse du budget européen et la mollesse de la coordination n’offrent pas les instruments d’une stratégie vigoureuse. Enfin, il convient, pour le troisième niveau de lecture, de se pencher sur la doctrine économique qui sous- tend l’action de l’UE. Elle reste résolument libérale en se défiant de tout interventionnisme fort. Au fond, le problème est bien là. Nous sommes face à une forme de contradiction. D’un côté, l’Europe énonce une stratégie économique et sociale qui impliquerait, par nature, des politiques industrielles et pour tout dire, une forme d’État providence. De l’autre, l’Europe défend les principes d’une économie dérégulée qui se méfie des politiques interventionnistes. Chercher l’erreur !
En savoir plus

48 En savoir plus

Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

D’un côté, les Etats restent arc-boutés sur leurs souverainetés et font tout pour éviter un basculement vers un fédéralisme politique qui implique des renoncements à leurs pouvoirs. De l’autre, les Etats, surtout dans la zone euro, sont obligés d’accepter un « fédéralisme tutélaire », qui leur impose une politique monétaire unique et une surveillance multilatérale de leurs politiques budgétaires avec la règle d’or comme dernier avatar.

2 En savoir plus

Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

français des finances en 1981 avant d’être intégré dans le Traité de Maastricht. Le TSCG ajoute à ces contraintes une norme nouvelle qui limite le déficit structurel à 0,5% du PIB. Cette valeur n’a pas plus de fondements économiques que celles définies par le PSC, comme le révèlent les débats sur son choix. De plus, elle est difficile à saisir statistiquement. En effet, pour la définir, il convient de déduire du solde budgétaire global sa composante conjoncturelle dont le calcul nécessite une évaluation de l’écart entre les taux de croissance courant et potentiel. Or, cet écart est délicat à cerner notamment à cause de la difficulté à définir le taux de croissance potentiel. C’est ainsi qu’en 2007, ce taux variait pour la France entre 1,8% et 2,2% du PIB selon que les estimations provenaient de l’OCDE, du FMI ou de la Commission européenne. Pour 2012 et les années suivantes, la Commission estime ce taux à 1,1% pour la France alors que les autorités françaises prévoient que ce taux passera de 1,3 en 2012 à 1,6% en 2017. Du fait de la différence des méthodes d’évaluation utilisées, le déficit structurel de la France en 2011 était estimé à 4,1% du PIB par la Commission Européenne et à 3,4% par le FMI. De telles divergences d’appréciation risquent de rendre inefficace des mesures fondées sur un concept aussi flou que le solde structurel du fait des contestations qu’elles susciteront.
En savoir plus

45 En savoir plus

Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

La séparation entre l’économique et le social caractérise le modèle européen. Cette dichotomie s’est accentuée avec le marché unique et l’euro. Parallèlement, l’Europe présente des performances économiques modestes et produit un système instable. La question se pose alors de savoir si des évolutions sont possibles dans le cadre institutionnel actuel ou si des changements plus importants s’imposent (Gilbert Koenig). La politique de la concurrence, en prenant notamment l’exemple de la directive sur les services (dite Bolkenstein), offre une très bonne illustration des enjeux soulevés par le modèle économique et social européen. Des questions sur les conséquences de la concurrence et sur la place des services publics demeurent encore ouvertes. Mais il faut ici éviter la tentation de laisser la Cour de justice des Communautés
En savoir plus

2 En savoir plus

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

problèmes de l’UEM et, notamment, ceux qui découlent des imperfections de la coordination des acteurs économiques. Deux autres aspects doivent également être pris en compte : l’organisation du policy-- mix (monétaire et budgétaire) et le fonctionnement du marché du travail. L’Allemagne a su accompagner

2 En savoir plus

Eté 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

veillance et la suspicion. Nous connaissons le résultat sous nos yeux : les États membres perdent une partie de leur autonomie sans que pour autant l’Europe devienne une puissance ; les citoyens ne parviennent pas à s’iden- tifier à une Europe lointaine qui ne les protège pas assez. Sur le long terme, une telle construction risque de s’effriter.

2 En savoir plus

Eté 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

L’Europe regarde la crise par le petit bout de la lorgnette. Elle se focalise sur les dettes souveraines en pointant la légèreté des pays du sud en matière de finances publiques. Du coup, la solution passe par la mise en place de politiques de rigueur im- posées à certains Etats membres comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Mieux, l’Union eu- ropéenne pense éviter de nouvelles crises en se dotant, à travers le Pacte pour l’euro plus et le Mécanisme européen de stabilité, d’une gouver- nance économique présentée comme novatrice et salvatrice. Mais cette nouvelle gouvernance ne fait que renforcer les règles contraignantes, li- miter les marges de manœuvre des Etats et es- quiver la question de la solidarité. En réalité, la véritable défaillance est ailleurs : il manque un gouvernement économique pour la zone euro. Pourtant, beaucoup d’économistes, qu’ils soient libéraux ou interventionnistes, ont insisté, de- puis de nombreuses années, sur le fait qu’une monnaie unique ne peut pas fonctionner de fa- çon satisfaisante sans un gouvernement. Selon la logique économique, la zone euro n’est pas un espace où la présence d’une seule monnaie s’im- pose comme la solution optimale. Précisément, les disparités entre les performances écono- miques et entre les modèles économiques et so- ciaux des États membres sont trop importantes pour légitimer une poli- tique monétaire unique et pour se priver des variables d’ajustement que
En savoir plus

50 En savoir plus

Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

frontières (1,5 milliards), production culturelle (0,8 milliard) et de renforcer les mécanismes de flexibilité qui garantissent la capacité du budget à faire face à des besoins imprévus. Une seconde revendication du PE porte sur les recettes du budget européen. Le PE exige la mise en place d’ici 2024 de nouvelles ressources propres pour le financement du budget européen. Ces ressources devraient réduire le risque de récession à partir de cette date lorsque les dépenses destinées à faciliter la reprise et la résilience (89,6 % des dépenses du plan de relance) ne financeront plus l’économie. De plus, elles devraient permettre de rembourser la dette européenne souscrite pour financer le plan de relance d’ici 2058. Enfin, elles devraient inciter les autorités européennes à augmenter les plafonds de dépenses des budgets pluriannuels futurs tout en réduisant les charges des États contributeurs au financement de ces budgets, ce qui rendrait l’UE moins dépendante du bon vouloir des États pour financer ses politiques. Le PE a obtenu dans l’accord du 10 novembre un calendrier juridiquement contraignant pour la création de nouvelles ressources propres. Mais il est probable qu’une partie de ces ressources, notamment les taxes sur les transactions financières internationales qui doivent être mises en place en 2026 ne pourra exercer ses effets que dans le budget pluriannuel 2028-2034.
En savoir plus

4 En savoir plus

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

importée en point de mire. Ce partage imprécis ne contribue pas à la clarté de la politique de change de l'euro. Hétérogénéité des politiques salariales Gardienne des prix, la BCE redoute toute dérive salariale. Face à un marché du travail hétérogène elle est, ici encore, appelée à réagir tôt et fortement aux tensions poten- tielles ou réelles. Ses diagnostics et sa politi- que seraient plus aisés dans le contexte d'une politique salariale européenne mieux iden- tifiée. La mise en place des lignes directrices sur l'emploi, instaurées par le traité d'Amsterdam, constitue un premier pas dans cette direction. Mais, pour respecter l’autonomie des politiques nationales, ces lignes sont déclinées au niveau de chaque état en fonction des spécificités nationales. Au total, l'absence de policy-mix et les défaillances dans les coordinations des politiques économiques brouillent l'image de l'économie européenne. A l’intérieur de ce paysage, la BCE et les autorités budgétaires nationales sont conduites à se renvoyer les responsabilités de la fragilité de l'euro et des risques qui pèsent sur le maintien d'une croissance réelle riche en créations d'emplois.
En savoir plus

24 En savoir plus

Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

nouvelles relances, et beaucoup n’ont pas cru à cette grande entreprise européenne. Finalement, c’est la volonté politique qui l’emporta. Nous savons tous que l’enjeu est immense puisque l’Euro doit être un vecteur de paix et de solidarité en Europe et un facteur d’influence dans le monde. En ce sens, la présence physique de l’Euro est à la fois un aboutissement et un commencement. L’Euro est né le 1 er janvier 1999. Et le passage à la monnaie fiduciaire, au 1 er janvier 2002, ne devait être qu’un problème matériel et technique. En réalité, cette dernière étape pose des questions spécifiques qui vont au- delà des considérations logistiques. En plus, la présence fiduciaire de l’Euro repose avec une acuité renforcée des thèmes récurrents sur la politique monétaire de la BCE. L’objet de ce nouveau Bulletin de l’OPEE est de se pencher sur ces divers aspects. Par ailleurs, et comme dans chaque numéro, nous abordons les GOPE, les LDE et les faits marquants.
En savoir plus

2 En savoir plus

Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

L E P A S S A G E A L’ E U R O La BCE est-elle indépendante… de la FED? Giuseppe Diana et Francesco de Palma Alors que de nombreux économistes la réclamaient depuis plusieurs mois, il a fallu attendre les dramatiques attentats du 11 septembre 2001 pour voir la Banque Centrale Européenne amorcer une détente monétaire significative. Il semble que le ralentissement économique européen, perceptible depuis le début de cette année, n'ait pas ému le directoire du très indépendant établissement de Francfort. Alors même que les tensions inflationnistes se résorbaient et que la lente décrue du chômage sur le vieux continent semblait toucher à sa fin, Monsieur Duisenberg et ses collaborateurs n'ont pas jugé opportun de relancer la machine Europe. La réaction n'est survenue qu'après les malheureux événements américains et la riposte monétaire d'Alan Greenspan. Devant ce constat, on peut
En savoir plus

32 En savoir plus

Show all 5035 documents...