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Hiver 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Le plan de relance de l’investissement euro- péen proposé le 26 novembre 2014 par le nouveau président de la Commission euro- péenne se place dans le même esprit, mais avec plus d’ambition. Il prévoit la création d’un Fonds européen pour l’investissement stratégique qui doit être alimenté par la Banque européenne d’investissement pour 5 milliards d’euros et par le budget européen pour 16 milliards d’euros. Ce fonds est desti- né à garantir des ressources qui ne sont pas actuellement investies dans les activités non financières et qui sont apportées par des in- vestisseurs privés pouvant comprendre des banques, des compagnies d’assurance et des fonds de pension. Cette garantie doit per- mettre de mobiliser 315 milliards d’euros d’investissements privés sur trois ans, ce qui semble modeste par rapport au PIB européen de 13 100 milliards d’euros en 2013. De plus, l’espoir qu’un euro introduit dans le pro- gramme par l’Europe génère 15 euros d’inves- tissement privé semble assez peu réaliste. C’est pourquoi, les États sont invités à ac- croître le fonds de garantie. Mais ils ne seront probablement incités à participer à ce fonds que si leurs contributions sont exclues du cal- cul européen des déficits et des endettements publics. Malgré les faiblesses de son plan, la Commission européenne espère qu’il permet- tra de créer 1,2 millions d’emplois d’ici 2017. Les projets privés seront sélectionnés par des experts parmi ceux présentés par les pays de l’UE en privilégiant ceux destinés aux inves- tissements dans les secteurs du numérique, de l’énergie, des transports, de la recherche, de l’éducation et de la formation. Il est possible que du fait de la garantie européenne, cer- tains investisseurs privés accepteront de s’en- gager dans des projets plus risqués que ceux qu’ils auraient envisagés sans garantie pu- blique. Mais cet engagement peut aussi se faire au détriment d’investissements qui au- raient été faits de toute façon dans d’autres secteurs que ceux bénéficiant de cette garan- tie.
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Hiver 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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– des effets politiques délétères car chaque État membre a tendance à considérer qu’une partie de ses difficultés provient de la concurrence déloyale des systèmes fiscaux et sociaux de ses partenaires. On retrouve là un argument électoral amplement mobilisé, à droite comme à gauche. Et il fait souvent mouche !

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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Mais ce point de vue ne fait pas l’unanimité. Pour ceux qui s’appuient sur le caractère inéluctable des effets de la compétition entre les Etats, la concurrence apparaît comme naturelle et efficace, et il faut l’encourager. Selon cette logique, seuls les systèmes sociaux performants face à la mondialisation pourront sub- sister. Une telle vision épouse une approche très extensive des vertus de la concurrence puisque celle-ci doit s’appli- quer, non seulement aux marchés, mais également aux politiques publiques. On retrouve ici la pensée de Hayek pour qui un secteur public puissant ouvre « La route vers la servitude », pour reprendre le titre de son célèbre ouvrage publié en 1944. Tout en admettant que la concurrence entre les modèles sociaux est néfaste, force est de reconnaître que la conver- gence vers un modèle social unifié en Europe est une entreprise difficile. La mise en place d’un système social européen exige des choix politiques très volontaires impliquant la construction d’un véritable espace de solidarité au sein de l’Union. Pour avancer dans cette direction, une connaissance comparative des systèmes nationaux est fondamentale. Il s’agit à la fois de faire émerger un socle commun de valeurs à l’ensemble des Etats concernés et de révéler les mécanismes fédérateurs qu’il convient de promouvoir au niveau de l’Union.
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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2008 Université de Strasbourg : Faculté des sciences économiques et de gestion et Institut des Hautes Etudes Européennes. Éditorial de Michel Dévoluy En résonance avec l’actualité, ce nouveau bulletin de l’Opee consacre la plupart des articles à l’Europe face à la crise économique et financière. Le

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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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mouvement, le traité de Lisbonne entérine la tendance au retrait du politique dans la conduite de l’économie au profit de la mise en place de règles ou d’agences indépendantes. Il ne change rien aux normes de fonctionnement du marché unique qui se déversent sur l’ensemble des politiques publiques et qui imprègnent l’évolution de la jurisprudence de la cour de justice européenne. Il contribue à sédimenter une architecture qui produit des incohérences entre les ambitions affichées et les moyens mis en œuvre pour les atteindre. Enfin, ce traité continue de marquer la prévalence de l’intergouvernemental sur le supranational.
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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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recherche, en particulier les collectivités territoriales. 2. Recherche et gouvernance des territoires L’Europe, dans sa volonté de promouvoir la recherche en Europe, a clairement fait le choix d’organiser l’espace commun en associant les territoires infra-régionaux. Outre les questions déjà évoquées (qu’est-ce qu’une politique de recherche ? faut-il distinguer politique de science et politique d’innovation ?), se pose alors celle des partenaires territoriaux. On peut résumer la question sous la forme « qu’est-ce qu’une région ? ». La difficulté méthodologique et politique est que cette notion prend des sens très différents d’un pays à l’autre. Elle est même l’expression de différences fondamentales de tradition politique – au sens du mot anglais « polity » qui désigne les formes générales de gouvernance des sociétés (voir Jepperson 2000). Par ailleurs, au sein même d’un pays, les régions peuvent avoir des attitudes très différentes vis-à-vis de la recherche, en particulier une perception spécifique de la science et de ce qu’elle peut apporter au territoire. Selon la nature institutionnelle et l’attitude de chaque collectivité infra-régionale, on peut se poser la question de savoir si elle constitue un acteur pertinent ou non dans la gouvernance multi-niveaux de la recherche, et de quelle forme de recherche.
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Hiver 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Éditorial Deux inconnus à la tête de l'Europe, ce titre a fait les premières pages des journaux internationaux. Le constat, qui semble brutal, ne s'applique en rien aux personnes concernées. En réalité, ces nominations révèlent à la fois la faiblesse politique de l'Europe et les ambitions autocentrées des hauts responsables politiques nationaux.

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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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mondiale. Elle résulte d’un ensemble de facteurs microéconomiques et macro- économiques, plus particulièrement les innovations financières et les dérégle- mentations irréfléchies opérées depuis les années 1980. Prônant la libéralisation financière, les banques et les entreprises financières ont sans cesse poussé la limite de leur exercice. Beaucoup de pays émer- gents libéralisant leur compte de capital ont connu des crises de changes et financières importantes dans les années 1990 avec des conséquences écono- miques parfois dramatiques. Face à l’incapacité du FMI et de la communauté internationale pour les aider à sortir de la crise financière, certains pays émergents ont modifié radicalement leur comporte- ment en accumulant de plus en plus de réserves de changes et en adaptant une politique budgétaire prudente. Ces réserves accumulées impliquent que ces pays ne sont plus dépendants des financements des banques occidentales et que celles-ci doivent trouver d’autres marchés pour augmenter sans cesse leurs profits et les bonus de leurs dirigeants. Une crise financière importante peut se déclencher lorsqu’une bulle spéculative se dégonfle sur un ou plusieurs marchés. Les bulles récentes sont étroitement liées à la politique monétaire pratiquée par la Fed. Suite à l’éclatement de la bulle spéculative sur les valeurs Internet en 2000, pour contrer ses effets dépressifs sur l’économie ainsi que ceux liés à l’attaque du 11 septembre, la Fed dirigée alors par Alan Greenspan, a baissé rapidement son taux directeur et a maintenu ensuite pendant une période prolongée celui-ci à 0,75%. Le transfert massif de liquidité s’est opéré à partir de l’an 2000 vers le marché immobilier. La hausse du prix de l’immo- bilier nourrit un sentiment de richesse, ce
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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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d’unification politique et la simple élaboration d’un grand marché. Cette ambivalence nous aide à comprendre les limites actuelles de l’architecture des politiques économiques et éclaire les interrogations portées sur le modèle social (Michel Dévoluy).

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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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La préparation du prochain cadre financier 2014-2020 de l'Union offre ici une belle ouverture. Les 27 vont devoir décider de la structure et du montant de leur budget commun pour une période de 7 ans. Jusqu'ici, la question de l'impôt européen est restée tabou. Les États contribuent au budget de l'Union, mais nous ne payons pas directement une taxe pour l'Europe. Changer cela semble illusoire, d'abord parce que la mise en place d'une taxation

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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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européen en 2009 devraient aller dans ce sens 2 . Conclusion Europe 2020 offre trois niveaux de lecture. Le premier suscite l’approbation car les grands axes stratégiques proposés correspondent à des objectifs auxquels il est aisé de souscrire. Le deuxième s’appuie sur les enseignements et les résultats de la stratégie précédente, celle de Lisbonne. Là, les doutes sur l’efficacité sont incontournables tant Lisbonne n’a pas apporté les effets escomptés. Or, l’UE reprend largement, avec Europe 2020, les mêmes enjeux et les mêmes méthodes. Il y a donc une forte probabilité que les mêmes causes produisent les mêmes effets. On observe notamment que la faiblesse du budget européen et la mollesse de la coordination n’offrent pas les instruments d’une stratégie vigoureuse. Enfin, il convient, pour le troisième niveau de lecture, de se pencher sur la doctrine économique qui sous- tend l’action de l’UE. Elle reste résolument libérale en se défiant de tout interventionnisme fort. Au fond, le problème est bien là. Nous sommes face à une forme de contradiction. D’un côté, l’Europe énonce une stratégie économique et sociale qui impliquerait, par nature, des politiques industrielles et pour tout dire, une forme d’État providence. De l’autre, l’Europe défend les principes d’une économie dérégulée qui se méfie des politiques interventionnistes. Chercher l’erreur !
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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Aujourd’hui, l’idée d’Europe fédérale est en passe d’incarner l’Europe de l’orthodoxie économique libérale. Du coup, elle éveille des sentiments contrastés et pose la question du fonctionnement démocratique de l’Union. Cette nouvelle approche du fédéralisme économique radicalise le mode de gouvernance de la zone euro lancée en 1999. Son architecture continue de s’appuyer sur une BCE indépendante chargée de maintenir la stabilité des prix, mais l’encadrement des politiques budgétaires nationales devient plus massif. Précisément, le récent « pacte pour l’euro plus » et les six nou- velles mesures législatives (le « paquet de six ») durcissent les règles budgé- taires en vigueur et élargissent les domaines de la surveillance multilaté- rale des économies nationales. La même logique doctrinale a également prévalu pour la création du mécanisme européen de stabilité (MES). Il peut certes venir en aide aux Etats en difficulté mais avec, en contrepartie, l’obli- gation de se soumettre aux fourches caudines d’une rigueur budgétaire im- posée par les partenaires.
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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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6 Les holdings Hutchison Whampoa limited et CITIC Group, et China Ocean Shipping Group (transport et sto- ckage). chinois en Europe demeurent très modestes : le stock d’IDE dans l’UE-27 s’élevait, fin 2010, à 5,7 milliards d’euros, soit 2,7 % du stock d’IDE sortants de la Chine (hors Hong Kong). Les autorités chinoises mettent ces chiffres en rapport avec les nombreux IDE européens réalisés en Chine (fin 2010, le stock d’IDE européens en Chine était de 58,3 milliards d’euros, soit dix fois le stock chinois en Europe) et considèrent dès lors que l’Europe devrait s’ouvrir plus largement aux investissements chinois afin de rééquilibrer la balance des IDE sino-européens. Pourtant, contrairement à ce que semblent montrer ces statistiques, sur le marché de l’IDE l’absence d’Europe politique lèse avant tout les Européens dans leurs négociations avec les autorités chinoises. Cette faiblesse s’explique par : (1) l’absence de coordination des politiques d’attraction des IDE et, corrélativement, l’absence d’institution européenne chargée de gérer et superviser les IDE extra-communautaires entrants, et (2) la différence de statut entre firmes multinationales européennes et chinoises. En définitive, les entreprises chinoises ont des objectifs économiques (conquérir des parts de marché et faire des bénéfices) et ont des impacts potentiellement bénéfiques pour le pays d’accueil comme n’importe quelle autre multinationale procédant à des IDE sortants. Mais l’Etat chinois est le seul Etat au monde capable de coordonner les stratégies d’IDE de ses groupes et donc d’apparaître comme l’acteur clef au moment de négociations. En face, l’Europe est dispersée et inorganisée, de sorte que l’impact final des IDE chinois en Europe risque d’être bien moins positif et plus coûteux qu’il aurait pu l’être avec une politique stratégique d’investissement commune. C’est pourquoi la coordination des politiques d’IDE entrants des Etats membres serait nécessaire, mais également la définition d’une stratégie d’IDE entrants qui ne se limiterait pas à accueillir de manière passive et indifférenciée les investissements des autres grands acteurs mondiaux.
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Hiver 2002 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2002 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

du PSC deviendrait inéluctable. C’était d’ailleurs annoncé, y compris dans ce Bulletin à plusieurs reprises et par plusieurs auteurs. Et cela s’est passé. En effet, l’architecture du policy mix européen est déséquilibrée. Une politique monétaire concentrée sur la stabilité des prix et douze politiques budgétaires encadrées par le PSC ne peuvent pas gérer efficacement des chocs conjoncturels. Le seul jeu des stabilisateurs automatiques ne suffit pas. Ajoutons que l’épreuve ultime pour le PSC reste à venir. Que se passera-t-il lorsqu'un Etat membre, surtout s’il est important, se trouvera condamné par ses pairs à payer une lourde amende pour non-respect du Pacte ?
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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

l’indépendance de sa banque centrale d’une maîtrise appropriée de son policy-mix et de négociations salariales fortement centralisées. Qu’en est-il pour l’Europe ? Après deux ans d’expérience nous sommes amenés à constater que la BCE est la seule institution de la zone euro à porter le fardeau de la coordination. L’Europe pratique un policy-mix original dominé par une politique monétaire unique et des politiques budgétaire nationales soumises aux exigences d’équilibre du pacte de stabilité et de croissance. De ce fait, la BCE pilote seule le policy-mix européen en imposant sa priorité de stabilité des prix.
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Eté 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

nationale. L’espace politique de chaque Etat est bien identifié par les électeurs, tandis que celui de l’Europe reste à construire. Pourtant, les grands partis politiques européens ont initié un début prometteur de constitution d’un espace public à l’échelle de l’Union. Chacun d’entre eux a désigné son leader aux élections européennes. Il (ou elle) avait vocation, si son parti obtenait le plus de voix, à être désigné(e) comme président de la

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Eté 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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économiques nationales à la puissance norma- lisatrice des marchés financiers mondiaux », rappelant que les marchés fonctionnent comme une force normalisatrice et discipli- naire à l’égard des États qui ne respecteraient pas les règles imposées à l’Europe par l’ordo- libéralisme allemand. Plus largement il sou- lève la question de la substitution des créan- ciers internationaux et des agences de nota- tion au contrat social que les administrés passent avec leurs gouvernants et dénonce un « barbarisme politique majeur ». Sans doute l’Europe est-elle allée plus loin que les États eux-mêmes dans le pilotage par les règles le choix d’un arbitrage économique par le mar- ché mais la dérive est déjà ancienne. La science économique est née on le sait sur l’idée que l’économie marchande repose sur des lois spécifiques indépendamment de toute considérations politique, religieuse, phi- losophique, morale, sociale, etc., qui autorise à la fois son édification dans la société sur des bases autonomes (le désencastrement pour re- prendre la notion de Polanyi, l’écocratie se- lon Kébabdjian) et une approche strictement scientifique ou technicienne de ces questions. Cette idée a certes été contestée par des au- teurs comme Amartya Sen, Jean-Paul Fitoussi, mais elle s’est imposée de façon éclatante dans la bureaucratie européenne, au point de s’incarner dans un ensemble de règles tech- niques, économiques et financières qui ont été consciencieusement placées en dehors de tout débat politique et de ce qui est encore perçu comme la faiblesse ou l’arbitraire des gouvernements. Ces règles sont inscrites dans
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Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

frontières (1,5 milliards), production culturelle (0,8 milliard) et de renforcer les mécanismes de flexibilité qui garantissent la capacité du budget à faire face à des besoins imprévus. Une seconde revendication du PE porte sur les recettes du budget européen. Le PE exige la mise en place d’ici 2024 de nouvelles ressources propres pour le financement du budget européen. Ces ressources devraient réduire le risque de récession à partir de cette date lorsque les dépenses destinées à faciliter la reprise et la résilience (89,6 % des dépenses du plan de relance) ne financeront plus l’économie. De plus, elles devraient permettre de rembourser la dette européenne souscrite pour financer le plan de relance d’ici 2058. Enfin, elles devraient inciter les autorités européennes à augmenter les plafonds de dépenses des budgets pluriannuels futurs tout en réduisant les charges des États contributeurs au financement de ces budgets, ce qui rendrait l’UE moins dépendante du bon vouloir des États pour financer ses politiques. Le PE a obtenu dans l’accord du 10 novembre un calendrier juridiquement contraignant pour la création de nouvelles ressources propres. Mais il est probable qu’une partie de ces ressources, notamment les taxes sur les transactions financières internationales qui doivent être mises en place en 2026 ne pourra exercer ses effets que dans le budget pluriannuel 2028-2034.
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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

importée en point de mire. Ce partage imprécis ne contribue pas à la clarté de la politique de change de l'euro. Hétérogénéité des politiques salariales Gardienne des prix, la BCE redoute toute dérive salariale. Face à un marché du travail hétérogène elle est, ici encore, appelée à réagir tôt et fortement aux tensions poten- tielles ou réelles. Ses diagnostics et sa politi- que seraient plus aisés dans le contexte d'une politique salariale européenne mieux iden- tifiée. La mise en place des lignes directrices sur l'emploi, instaurées par le traité d'Amsterdam, constitue un premier pas dans cette direction. Mais, pour respecter l’autonomie des politiques nationales, ces lignes sont déclinées au niveau de chaque état en fonction des spécificités nationales. Au total, l'absence de policy-mix et les défaillances dans les coordinations des politiques économiques brouillent l'image de l'économie européenne. A l’intérieur de ce paysage, la BCE et les autorités budgétaires nationales sont conduites à se renvoyer les responsabilités de la fragilité de l'euro et des risques qui pèsent sur le maintien d'une croissance réelle riche en créations d'emplois.
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Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

nouvelles relances, et beaucoup n’ont pas cru à cette grande entreprise européenne. Finalement, c’est la volonté politique qui l’emporta. Nous savons tous que l’enjeu est immense puisque l’Euro doit être un vecteur de paix et de solidarité en Europe et un facteur d’influence dans le monde. En ce sens, la présence physique de l’Euro est à la fois un aboutissement et un commencement. L’Euro est né le 1 er janvier 1999. Et le passage à la monnaie fiduciaire, au 1 er janvier 2002, ne devait être qu’un problème matériel et technique. En réalité, cette dernière étape pose des questions spécifiques qui vont au- delà des considérations logistiques. En plus, la présence fiduciaire de l’Euro repose avec une acuité renforcée des thèmes récurrents sur la politique monétaire de la BCE. L’objet de ce nouveau Bulletin de l’OPEE est de se pencher sur ces divers aspects. Par ailleurs, et comme dans chaque numéro, nous abordons les GOPE, les LDE et les faits marquants.
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