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Hiver 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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chinoise, le gouvernement a répondu au ralentissement de la croissance suite à la crise financière globale en stimulant l’investissement, ce qui fait accroître fortement l’endettement privé et public. Fin 2015, la dette privée (dont un quart pour les ménages) dépasse les 200 % du PIB et celle de l’Etat est estimée entre 40 et 55 % du PIB. La dette cumulée arrive à un niveau comparable voire supérieur à celui des Etats- Unis (248 %) mais derrière celui de la zone euro (270 %). Les effets pervers des mesures adoptées après la crise financière globale apparaissent clairement avec un secteur immobilier à la peine et des surcapacités importantes de production dans certaines branches d’activité (sidérurgie, ciment, mines) très liées au secteur de la construction (immobilier et infrastructure). La vulnérabilité financière qui en résulte semble d’autant plus grande qu’une part importante des financements est réalisée via des circuits non-conventionnels (« shadow banking ») qui échappent aux surveillances des autorités de régulation. Non garantis par l’Etat, ils sont soumis au risque de défaillances en chaîne en cas de mouvements de panique et de fuites des dépôts si des doutes sur leur robustesse financière surviennent. Bien que le gouvernement chinois dispose des moyens financiers, réglementaires et institutionnels pour circonscrire d’éventuels événements de crédit et empêcher une crise systémique, cette vulnérabilité l’incite à modérer la progression du crédit destiné à soutenir la croissance. La croissance future de l’économie chinoise repose sur les innovations. Les problèmes de pollution et les surcapacités de production dans les industries de base impliquent que le développement des industries traditionnelles ne peut plus générer une croissance soutenue. La Chine, pour continuer à croître vite, doit concurrencer de plus en plus les pays plus avancés. Il ne suffit plus d’imiter des technologies importées. Le potentiel de croissance vient en effet du côté des secteurs ayant une forte capacité d’innovations technologiques. Ainsi, une des priorités du gouvernement est d’encourager les innovations. Le gouvernement mène actuellement des politiques de soutien aux activités d’innovations avec des plans ambitieux comme « Internet plus » ou « Made in China 2025 ». Les mesures politiques adoptées ont créé une véritable dynamique dans les activités d’innovations. Il y a de plus en plus d’entreprises nationales innovantes qui commencent à se faire connaître au niveau international. Ces entreprises investissent massivement dans
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chinoise, le gouvernement a répondu au ralentissement de la croissance suite à la crise financière globale en stimulant l’investissement, ce qui fait accroître fortement l’endettement privé et public. Fin 2015, la dette privée (dont un quart pour les ménages) dépasse les 200 % du PIB et celle de l’Etat est estimée entre 40 et 55 % du PIB. La dette cumulée arrive à un niveau comparable voire supérieur à celui des Etats- Unis (248 %) mais derrière celui de la zone euro (270 %). Les effets pervers des mesures adoptées après la crise financière globale apparaissent clairement avec un secteur immobilier à la peine et des surcapacités importantes de production dans certaines branches d’activité (sidérurgie, ciment, mines) très liées au secteur de la construction (immobilier et infrastructure). La vulnérabilité financière qui en résulte semble d’autant plus grande qu’une part importante des financements est réalisée via des circuits non-conventionnels (« shadow banking ») qui échappent aux surveillances des autorités de régulation. Non garantis par l’Etat, ils sont soumis au risque de défaillances en chaîne en cas de mouvements de panique et de fuites des dépôts si des doutes sur leur robustesse financière surviennent. Bien que le gouvernement chinois dispose des moyens financiers, réglementaires et institutionnels pour circonscrire d’éventuels événements de crédit et empêcher une crise systémique, cette vulnérabilité l’incite à modérer la progression du crédit destiné à soutenir la croissance. La croissance future de l’économie chinoise repose sur les innovations. Les problèmes de pollution et les surcapacités de production dans les industries de base impliquent que le développement des industries traditionnelles ne peut plus générer une croissance soutenue. La Chine, pour continuer à croître vite, doit concurrencer de plus en plus les pays plus avancés. Il ne suffit plus d’imiter des technologies importées. Le potentiel de croissance vient en effet du côté des secteurs ayant une forte capacité d’innovations technologiques. Ainsi, une des priorités du gouvernement est d’encourager les innovations. Le gouvernement mène actuellement des politiques de soutien aux activités d’innovations avec des plans ambitieux comme « Internet plus » ou « Made in China 2025 ». Les mesures politiques adoptées ont créé une véritable dynamique dans les activités d’innovations. Il y a de plus en plus d’entreprises nationales innovantes qui commencent à se faire connaître au niveau international. Ces entreprises investissent massivement dans
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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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recherche, en particulier les collectivités territoriales. 2. Recherche et gouvernance des territoires L’Europe, dans sa volonté de promouvoir la recherche en Europe, a clairement fait le choix d’organiser l’espace commun en associant les territoires infra-régionaux. Outre les questions déjà évoquées (qu’est-ce qu’une politique de recherche ? faut-il distinguer politique de science et politique d’innovation ?), se pose alors celle des partenaires territoriaux. On peut résumer la question sous la forme « qu’est-ce qu’une région ? ». La difficulté méthodologique et politique est que cette notion prend des sens très différents d’un pays à l’autre. Elle est même l’expression de différences fondamentales de tradition politique – au sens du mot anglais « polity » qui désigne les formes générales de gouvernance des sociétés (voir Jepperson 2000). Par ailleurs, au sein même d’un pays, les régions peuvent avoir des attitudes très différentes vis-à-vis de la recherche, en particulier une perception spécifique de la science et de ce qu’elle peut apporter au territoire. Selon la nature institutionnelle et l’attitude de chaque collectivité infra-régionale, on peut se poser la question de savoir si elle constitue un acteur pertinent ou non dans la gouvernance multi-niveaux de la recherche, et de quelle forme de recherche.
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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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On a pu constater que certains principes du libre échange, traditionnellement appliqués aux marchandises, prennent des aspects particuliers lorsque appliqués aux services. Ainsi comme l’expriment Aghion et al. (2006 p. 78) : « plus on s’éloigne du commerce des biens pour se rapprocher de la prestation de services et plus se trouvent mêlés indissolublement des considérations économiques, des ordres juridiques nationaux et des modèles sociaux différents ». L’avancée de notre réflexion nous amène alors à nous interroger brièvement sur la place relative du droit de l’Union et du droit national, ainsi que celle dévolue à la jurisprudence. Depuis 1964, la jurisprudence de la CJCE reconnaît, pour des raisons d’efficacité, la primauté du droit de l’Union sur celui des Etats membres, la portée de cette prééminence reste néanmoins discutée. L’Union n’étant pas un Etat Fédéral la souveraineté nationale reste le fondement de la construction européenne. Tant que les domaines où le droit européen domine sont limités, la construction communau- taire reste cohérente. L’article I-6 du projet de constitution constitutionnalisait pourtant la jurisprudence en étendant la primauté du droit européen aux constitutions nationales elles-mêmes. Il avait suscité d’âpres débats, puisqu’il pouvait modifier l’équilibre de la hiérarchie ultime des normes et portait atteinte à la souveraineté nationale. Ces débats avaient conduit à lui annexer une déclaration sibylline précisant que l’article n’allait pas au-delà de la jurisprudence. En parallèle, plusieurs Cours Constitutio- nnelles (France, Italie, Espagne) s’étaient défini une « réserve de constitutionnalité » qui maintenait la prééminence des constitutions nationales sur le droit de l’Union dans certains domaines (Priollaud Siritzky 2005).
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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Le choix d’un traité simplifié est présenté comme une grande avancée par ses promoteurs. C’est sans doute un peu excessif car le texte définitif ne fera que reprendre des modifications institutionnelles qui faisaient déjà assez largement consensus en 2005. Les principales critiques portaient en effet sur la présence de la partie III qui aurait consacré, dans un texte à valeur constitutionnelle, des politiques de l’Union d’inspiration libérale. Cet aspect controversé est désormais évacué. Sur le fond, le nouveau traité N° 17

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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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mondiale. Elle résulte d’un ensemble de facteurs microéconomiques et macro- économiques, plus particulièrement les innovations financières et les dérégle- mentations irréfléchies opérées depuis les années 1980. Prônant la libéralisation financière, les banques et les entreprises financières ont sans cesse poussé la limite de leur exercice. Beaucoup de pays émer- gents libéralisant leur compte de capital ont connu des crises de changes et financières importantes dans les années 1990 avec des conséquences écono- miques parfois dramatiques. Face à l’incapacité du FMI et de la communauté internationale pour les aider à sortir de la crise financière, certains pays émergents ont modifié radicalement leur comporte- ment en accumulant de plus en plus de réserves de changes et en adaptant une politique budgétaire prudente. Ces réserves accumulées impliquent que ces pays ne sont plus dépendants des financements des banques occidentales et que celles-ci doivent trouver d’autres marchés pour augmenter sans cesse leurs profits et les bonus de leurs dirigeants. Une crise financière importante peut se déclencher lorsqu’une bulle spéculative se dégonfle sur un ou plusieurs marchés. Les bulles récentes sont étroitement liées à la politique monétaire pratiquée par la Fed. Suite à l’éclatement de la bulle spéculative sur les valeurs Internet en 2000, pour contrer ses effets dépressifs sur l’économie ainsi que ceux liés à l’attaque du 11 septembre, la Fed dirigée alors par Alan Greenspan, a baissé rapidement son taux directeur et a maintenu ensuite pendant une période prolongée celui-ci à 0,75%. Le transfert massif de liquidité s’est opéré à partir de l’an 2000 vers le marché immobilier. La hausse du prix de l’immo- bilier nourrit un sentiment de richesse, ce
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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Hiver 2008 Université de Strasbourg : Faculté des sciences économiques et de gestion et Institut des Hautes Etudes Européennes. Éditorial de Michel Dévoluy En résonance avec l’actualité, ce nouveau bulletin de l’Opee consacre la plupart des articles à l’Europe face à la crise économique et financière. Le

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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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européen en 2009 devraient aller dans ce sens 2 . Conclusion Europe 2020 offre trois niveaux de lecture. Le premier suscite l’approbation car les grands axes stratégiques proposés correspondent à des objectifs auxquels il est aisé de souscrire. Le deuxième s’appuie sur les enseignements et les résultats de la stratégie précédente, celle de Lisbonne. Là, les doutes sur l’efficacité sont incontournables tant Lisbonne n’a pas apporté les effets escomptés. Or, l’UE reprend largement, avec Europe 2020, les mêmes enjeux et les mêmes méthodes. Il y a donc une forte probabilité que les mêmes causes produisent les mêmes effets. On observe notamment que la faiblesse du budget européen et la mollesse de la coordination n’offrent pas les instruments d’une stratégie vigoureuse. Enfin, il convient, pour le troisième niveau de lecture, de se pencher sur la doctrine économique qui sous- tend l’action de l’UE. Elle reste résolument libérale en se défiant de tout interventionnisme fort. Au fond, le problème est bien là. Nous sommes face à une forme de contradiction. D’un côté, l’Europe énonce une stratégie économique et sociale qui impliquerait, par nature, des politiques industrielles et pour tout dire, une forme d’État providence. De l’autre, l’Europe défend les principes d’une économie dérégulée qui se méfie des politiques interventionnistes. Chercher l’erreur !
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Hiver 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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On peut aisément objecter qu'un président du Conseil européen, même faible, c'est beaucoup mieux qu'aucun. Et que, l'Europe n'étant pas mûre pour une intégration politique, le traité de Lisbonne est allé, sur ce point, le plus loin possible. Soit. Mais les Européens peuvent se lasser d'une Europe à minima qui n'a pas d'ambition politique. Ils peuvent s'irriter de l'écart entre les discours prônant toujours plus d'Europe et la réalité. Nous n'avons pas un Président pour l'Europe mais seulement un président que les chefs d'Etats et de gouvernements ont choisi pour asseoir leur prééminence dans l'architecture institutionnelle de l'Union.
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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Editorial : Du panache pour l'Europe De très très riches américains, tels Bill Gates, Warren Buffet et des héritiers Rockefeller, demandent à payer plus d'impôts pour soutenir l'économie des USA. Même s'ils sont fiers de leur pays, ils ne se posent pas ici, en premier lieu, comme philanthropes mais comme des gestionnaires très avisés. Ils savent qu'une économie peu dynamique touche directement leurs affaires. Ils sont aussi probablement conscients qu'ils insufflent ainsi une image optimiste de la solidarité. Cet exemple d'Outre-Atlantique peut-il inspirer l'Europe ? Justement, on déplore souvent que l'Union européenne suscite peu d'enthousiasme : elle manque à la fois de considération et d'argent. Et cela ne s'arrange pas. En effet, le traitement de la crise a contribué à accentuer l'image d'une Europe lointaine, surtout défendue par une élite, peu impliquée financièrement mais, par contre, prompte à promouvoir la rigueur budgétaire et salariale. L'Europe a également révélé son impuissance financière pour soutenir l'économie avec un budget qui représente, en moyenne, seulement 2% de la totalité des dépenses obligatoires effectuées au niveau des États membres. L'Europe déçoit, l'Europe n'a pas d'argent. Certes, mais l'Europe pourrait encore étonner.
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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Aujourd’hui, l’idée d’Europe fédérale est en passe d’incarner l’Europe de l’orthodoxie économique libérale. Du coup, elle éveille des sentiments contrastés et pose la question du fonctionnement démocratique de l’Union. Cette nouvelle approche du fédéralisme économique radicalise le mode de gouvernance de la zone euro lancée en 1999. Son architecture continue de s’appuyer sur une BCE indépendante chargée de maintenir la stabilité des prix, mais l’encadrement des politiques budgétaires nationales devient plus massif. Précisément, le récent « pacte pour l’euro plus » et les six nou- velles mesures législatives (le « paquet de six ») durcissent les règles budgé- taires en vigueur et élargissent les domaines de la surveillance multilaté- rale des économies nationales. La même logique doctrinale a également prévalu pour la création du mécanisme européen de stabilité (MES). Il peut certes venir en aide aux Etats en difficulté mais avec, en contrepartie, l’obli- gation de se soumettre aux fourches caudines d’une rigueur budgétaire im- posée par les partenaires.
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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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politiques élues, car leurs décisions paraissent plus ou moins arbitraires et influençables par les groupes de pression. Elle semble partagée, au moins partiellement, par les responsables européens, lorsqu’ils attribuent aux Etats européens des comportements a priori laxistes et qu’ils n’envisagent de ce fait que les sanctions comme moyen d’assurer la coordination budgétaire Cette défiance s’étend aux consultations populaires, comme le montre la violence des réactions des responsables européens au projet de référendum grec. Elle semble également se manifester entre les pays européens dont certains regrettent que le projet soumis au Conseil européen n’ait pas été discuté et élaboré au sein des institutions européennes. Cette déviation par rapport à un fonctionnement démocratique des institutions risque d’aboutir à une Europe post- démocratique qui a peu de chance de susciter une adhésion complète et durable des Etats et de leurs citoyens. Les parlements nationaux éprouveront probablement des difficultés à transférer une partie de leurs pouvoirs budgétaires à des institutions n’ayant pas la légitimité démocratique d’un véritable gouvernement européen. Quant aux citoyens, ils risquent de perdre confiance dans le projet européen du fait d’un vide politique que l’accord du 9 décembre ne comble pas d’une façon satisfaisante et d’une perspective limitée de croissance et d’emploi à cause du carcan disciplinaire imposé à l’Europe. De plus, l’intrusion des experts de l’Union européenne et du FMI dans le fonctionnement et les décisions démocratiques des pays en difficulté et les thérapeutiques souvent socialement coûteuses qui leur sont imposées peuvent provoquer des réactions violentes et des sentiments européens. Les exemples de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal, en tant que bénéficiaires d’une aide de l’Europe et du FMI, permettent d’illustrer cette procédure de mise sous tutelle et ses conséquences sociales.
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Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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D’un côté, les Etats restent arc-boutés sur leurs souverainetés et font tout pour éviter un basculement vers un fédéralisme politique qui implique des renoncements à leurs pouvoirs. De l’autre, les Etats, surtout dans la zone euro, sont obligés d’accepter un « fédéralisme tutélaire », qui leur impose une politique monétaire unique et une surveillance multilatérale de leurs politiques budgétaires avec la règle d’or comme dernier avatar.

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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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économiques. Une approche institutionnaliste montre que, pour ces pays, le chemin vers l’adoption de la monnaie unique est encore long et que les critères de convergence prévus à Maastricht ne suffisent pas. En la matière, les nouveaux entrants doivent se garder de toute précipitation vers le modèle dominant (Eric Rugraff).

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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

G.K. : Ne craignez-vous pas que la réten- tion d’informations que vous préconisez n’empêche les acteurs économiques et poli- tiques de comprendre l’action de la BCE et qu’elle devienne de ce fait préjudiciable à la crédibilité de l’institution monétaire ? W.D. : Le débat sur la politique de com- munication de la BCE s’est essentiellement concentré sur l’absence de publication des détails des votes et des procès-verbaux des réunions du Conseil des gouverneurs et sur le manque d’informations concernant les prévisions d’inflation. La BCE n’a pas considéré comme opportun de diffuser le détail des votes conduisant aux décisions monétaires afin de protéger la liberté d’expression des votants et de renforcer l’engagement de la BCE à prendre des décisions à l’échelle de la zone de l’euro. Quant aux comptes-rendus des réunions du Conseil des gouverneurs, j’estime que mes déclarations au cours des conférences de presse qui suivent ces réunions ne diffèrent pas, sur le fond, de ce que les autres Banques centrales appellent des procès-ver- baux (2). Enfin, conformément à la volonté de la BCE d’améliorer la transparence et la prévisibilité de son action, j’ai dévoilé, à la fin de 1999, le taux d’inflation annuel de 1,5 % prévu par la BCE pour 2000 et 2001, en déclarant qu’il correspondait à celui anticipé par la Commission européenne.
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Eté 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

les besoins en biens importés de beaucoup de pays non-européens clients de l’Europe sont réduits du fait d’une faible croissance. Il est probable que, malgré les insuffisances de ses canaux de transmission, la politique d’assouplissement quantitatif a permis d’éviter une phase déflationniste. Elle est cependant loin d’avoir atteint son objectif d’inflation dans la mesure où la variation de l’indice des prix de la zone euro reste proche de zéro, sans perspective d’évoluer d’une façon importante dans un proche avenir. En effet, ses incidences sur le niveau d’activité sont assez modestes. La légère reprise économique de la zone euro qui est réalisée en 2015 et qui semble se stabiliser en 2016 autour d’un taux de croissance de 1,6 % est due en grande partie à des causes exogènes, comme la baisse des prix du pétrole et des matières premières et la dépréciation de l’euro 7 . Parmi les causes domestiques, la faible
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Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

frontières (1,5 milliards), production culturelle (0,8 milliard) et de renforcer les mécanismes de flexibilité qui garantissent la capacité du budget à faire face à des besoins imprévus. Une seconde revendication du PE porte sur les recettes du budget européen. Le PE exige la mise en place d’ici 2024 de nouvelles ressources propres pour le financement du budget européen. Ces ressources devraient réduire le risque de récession à partir de cette date lorsque les dépenses destinées à faciliter la reprise et la résilience (89,6 % des dépenses du plan de relance) ne financeront plus l’économie. De plus, elles devraient permettre de rembourser la dette européenne souscrite pour financer le plan de relance d’ici 2058. Enfin, elles devraient inciter les autorités européennes à augmenter les plafonds de dépenses des budgets pluriannuels futurs tout en réduisant les charges des États contributeurs au financement de ces budgets, ce qui rendrait l’UE moins dépendante du bon vouloir des États pour financer ses politiques. Le PE a obtenu dans l’accord du 10 novembre un calendrier juridiquement contraignant pour la création de nouvelles ressources propres. Mais il est probable qu’une partie de ces ressources, notamment les taxes sur les transactions financières internationales qui doivent être mises en place en 2026 ne pourra exercer ses effets que dans le budget pluriannuel 2028-2034.
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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Cette situation préoccupe naturellement la BCE. D’ailleurs, elle ne manque pas une occasion de rappeler ses craintes de dérapages des salaires et de préconiser sagesse et flexibilité. La BCE se retrouve ainsi en première ligne. Elle doit compenser par la rigueur monétaire les hausses salariales qui sont de nature asymétrique dans la zone euro. Pour faire face à ce problème, il faudrait soutenir la construction actuelle de l’UEM par le développement des négociations salariales centralisées au niveau européen. Dans ce contexte, la mise en place d’institutions de négociations offrirait un levier efficace pour résoudre la question de la coordination des choix des acteurs économiques. De plus, nous pensons que le développement des institutions syndicales européennes constituerait un vecteur puissant pour la
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Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

nouvelles relances, et beaucoup n’ont pas cru à cette grande entreprise européenne. Finalement, c’est la volonté politique qui l’emporta. Nous savons tous que l’enjeu est immense puisque l’Euro doit être un vecteur de paix et de solidarité en Europe et un facteur d’influence dans le monde. En ce sens, la présence physique de l’Euro est à la fois un aboutissement et un commencement. L’Euro est né le 1 er janvier 1999. Et le passage à la monnaie fiduciaire, au 1 er janvier 2002, ne devait être qu’un problème matériel et technique. En réalité, cette dernière étape pose des questions spécifiques qui vont au- delà des considérations logistiques. En plus, la présence fiduciaire de l’Euro repose avec une acuité renforcée des thèmes récurrents sur la politique monétaire de la BCE. L’objet de ce nouveau Bulletin de l’OPEE est de se pencher sur ces divers aspects. Par ailleurs, et comme dans chaque numéro, nous abordons les GOPE, les LDE et les faits marquants.
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Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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L E P A S S A G E A L’ E U R O La BCE est-elle indépendante… de la FED? Giuseppe Diana et Francesco de Palma Alors que de nombreux économistes la réclamaient depuis plusieurs mois, il a fallu attendre les dramatiques attentats du 11 septembre 2001 pour voir la Banque Centrale Européenne amorcer une détente monétaire significative. Il semble que le ralentissement économique européen, perceptible depuis le début de cette année, n'ait pas ému le directoire du très indépendant établissement de Francfort. Alors même que les tensions inflationnistes se résorbaient et que la lente décrue du chômage sur le vieux continent semblait toucher à sa fin, Monsieur Duisenberg et ses collaborateurs n'ont pas jugé opportun de relancer la machine Europe. La réaction n'est survenue qu'après les malheureux événements américains et la riposte monétaire d'Alan Greenspan. Devant ce constat, on peut
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