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Hiver 2003 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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même sens. Ils questionnent la doctrine sur laquelle sont fondées des politiques économiques européennes. D’abord, le non Suédois ne doit pas être interpréter comme un simple désintérêt pour la monnaie unique. Ce que les citoyens suédois ont refusé dans ce vote c’est plutôt le risque d’affaiblissement de leur système social. En effet, les politiques monétaire et budgétaires imposées dans la zone euro limitent les marges de

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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Editorial : Du panache pour l'Europe De très très riches américains, tels Bill Gates, Warren Buffet et des héritiers Rockefeller, demandent à payer plus d'impôts pour soutenir l'économie des USA. Même s'ils sont fiers de leur pays, ils ne se posent pas ici, en premier lieu, comme philanthropes mais comme des gestionnaires très avisés. Ils savent qu'une économie peu dynamique touche directement leurs affaires. Ils sont aussi probablement conscients qu'ils insufflent ainsi une image optimiste de la solidarité. Cet exemple d'Outre-Atlantique peut-il inspirer l'Europe ? Justement, on déplore souvent que l'Union européenne suscite peu d'enthousiasme : elle manque à la fois de considération et d'argent. Et cela ne s'arrange pas. En effet, le traitement de la crise a contribué à accentuer l'image d'une Europe lointaine, surtout défendue par une élite, peu impliquée financièrement mais, par contre, prompte à promouvoir la rigueur budgétaire et salariale. L'Europe a également révélé son impuissance financière pour soutenir l'économie avec un budget qui représente, en moyenne, seulement 2% de la totalité des dépenses obligatoires effectuées au niveau des États membres. L'Europe déçoit, l'Europe n'a pas d'argent. Certes, mais l'Europe pourrait encore étonner.
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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Parallèlement à cette phase d’élargissement de la zone CEFTA, se préparait également le processus d’intégration à l’UE pour la plupart des pays membres de la zone. Dès 2003 le traité de Cracovie est amendé pour prévoir la sortie automatique des pays membres rejoignant l’UE. En conséquence, le cinquième élargissement de l’UE de mai 2004 devait réduire la zone CEFTA à la Bulgarie, la Roumanie et la Croatie, et le sixième élargissement de l’UE en janvier 2007 la ramenait à la Croatie et l’ERYM. Extension de la zone CEFTA aux Balkans Le cinquième élargissement de l’UE fit évoluer la zone CEFTA en une entité sud- est européenne. A partir de la fin 2004 le PSESE forme le projet d’établir dans cette région de l’Europe un cadre multilatéral de libre échange. Deux options font alors l’objet de discussions. La première option consistait en l’extension de la zone CEFTA aux autres pays restants de l’ESE. La deuxième option envisageait de faire évoluer le réseau des 32 accords bilatéraux de libre échange entre les pays de la région en un nouvel accord multilatéral - la zone SEEFTA (South East European Free Trade Area). La deuxième option fut confrontée à une ferme opposi- tion politique, notamment de la part de la Croatie qui redoutait une intégration régionale ‘balkanique’ 8 . La première option, quant à elle, se heurtait aux conditions d’entrée strictes qui prévalaient dans l’accord CEFTA.
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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Hiver 2008 Université de Strasbourg : Faculté des sciences économiques et de gestion et Institut des Hautes Etudes Européennes. Éditorial de Michel Dévoluy En résonance avec l’actualité, ce nouveau bulletin de l’Opee consacre la plupart des articles à l’Europe face à la crise économique et financière. Le

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Hiver 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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2 Un ménage pauvre est un ménage qui vit avec moins de 50 % du revenu médian. du travail aux Etats-Unis en 1970. Aujourd’hui ils en détiennent 12 %. La courbe des inégalités prend la forme d’un U au cours de ces 90 dernières années. La répartition des revenus était très inégalitaire dans les années 1920-1930 puis est devenue beaucoup plus égalitaire durant les trente glorieuses, avant de grimper à nouveau au début des années 1980. Aujourd’hui on est revenu à la situation des année 1920-1930, une période caractérisée par un mode de régulation pré-fordiste, dans lequel la société de consommation de masse n’existait pas encore et où une poignée de privilégiés régnait sans partage sur la société. La dégradation de la situation s’est accélérée depuis le début des années 2000 : on estime ainsi que les 1 % les plus riches se sont appropriés 75 % de la croissance économique entre 2002 et 2006 (Piketty et Saez, 2003). Et plus on se dirige vers le sommet de la pyramide (les 0,1 % les plus riches, les 0,01 % les plus riches, etc.) plus la part des richesses qu’ils se sont appropriées est proportionnellement importante. Si l’on étudie la répartition de l’ensemble des richesses et non plus des seuls revenus, les différences n’en deviennent que plus criantes encore : les 1 % d’Américains les plus aisés détiennent près du tiers des richesses et les 10 % les plus aisés près des trois quarts. La répartition inégale des fruits de la croissance se retrouve dans le tableau, lorsqu’on divise les ménages en cinq groupes (quantiles) en fonction de leur revenu. Depuis le milieu des années 80 le revenu réel des ménages les plus aisés a crû plus rapidement que celui des autres ménages. La situation s’est aggravée au cours de la dernière décennie. Entre le milieu des années 1990 et le milieu des années 2000, le revenu réel des moins aisés a baissé et celui des classes moyennes n’a que modestement augmenté, alors même que la croissance économique américaine, avec un taux annuel moyen d’environ 3 %, a été bien plus forte que la croissance des autres pays développés et en particulier de l’Europe de l’Ouest.
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Hiver 2009 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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On peut aisément objecter qu'un président du Conseil européen, même faible, c'est beaucoup mieux qu'aucun. Et que, l'Europe n'étant pas mûre pour une intégration politique, le traité de Lisbonne est allé, sur ce point, le plus loin possible. Soit. Mais les Européens peuvent se lasser d'une Europe à minima qui n'a pas d'ambition politique. Ils peuvent s'irriter de l'écart entre les discours prônant toujours plus d'Europe et la réalité. Nous n'avons pas un Président pour l'Europe mais seulement un président que les chefs d'Etats et de gouvernements ont choisi pour asseoir leur prééminence dans l'architecture institutionnelle de l'Union.
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Hiver 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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européen en 2009 devraient aller dans ce sens 2 . Conclusion Europe 2020 offre trois niveaux de lecture. Le premier suscite l’approbation car les grands axes stratégiques proposés correspondent à des objectifs auxquels il est aisé de souscrire. Le deuxième s’appuie sur les enseignements et les résultats de la stratégie précédente, celle de Lisbonne. Là, les doutes sur l’efficacité sont incontournables tant Lisbonne n’a pas apporté les effets escomptés. Or, l’UE reprend largement, avec Europe 2020, les mêmes enjeux et les mêmes méthodes. Il y a donc une forte probabilité que les mêmes causes produisent les mêmes effets. On observe notamment que la faiblesse du budget européen et la mollesse de la coordination n’offrent pas les instruments d’une stratégie vigoureuse. Enfin, il convient, pour le troisième niveau de lecture, de se pencher sur la doctrine économique qui sous- tend l’action de l’UE. Elle reste résolument libérale en se défiant de tout interventionnisme fort. Au fond, le problème est bien là. Nous sommes face à une forme de contradiction. D’un côté, l’Europe énonce une stratégie économique et sociale qui impliquerait, par nature, des politiques industrielles et pour tout dire, une forme d’État providence. De l’autre, l’Europe défend les principes d’une économie dérégulée qui se méfie des politiques interventionnistes. Chercher l’erreur !
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Hiver 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Le choix d’un traité simplifié est présenté comme une grande avancée par ses promoteurs. C’est sans doute un peu excessif car le texte définitif ne fera que reprendre des modifications institutionnelles qui faisaient déjà assez largement consensus en 2005. Les principales critiques portaient en effet sur la présence de la partie III qui aurait consacré, dans un texte à valeur constitutionnelle, des politiques de l’Union d’inspiration libérale. Cet aspect controversé est désormais évacué. Sur le fond, le nouveau traité N° 17

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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Aujourd’hui, l’idée d’Europe fédérale est en passe d’incarner l’Europe de l’orthodoxie économique libérale. Du coup, elle éveille des sentiments contrastés et pose la question du fonctionnement démocratique de l’Union. Cette nouvelle approche du fédéralisme économique radicalise le mode de gouvernance de la zone euro lancée en 1999. Son architecture continue de s’appuyer sur une BCE indépendante chargée de maintenir la stabilité des prix, mais l’encadrement des politiques budgétaires nationales devient plus massif. Précisément, le récent « pacte pour l’euro plus » et les six nou- velles mesures législatives (le « paquet de six ») durcissent les règles budgé- taires en vigueur et élargissent les domaines de la surveillance multilaté- rale des économies nationales. La même logique doctrinale a également prévalu pour la création du mécanisme européen de stabilité (MES). Il peut certes venir en aide aux Etats en difficulté mais avec, en contrepartie, l’obli- gation de se soumettre aux fourches caudines d’une rigueur budgétaire im- posée par les partenaires.
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Hiver 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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politiques élues, car leurs décisions paraissent plus ou moins arbitraires et influençables par les groupes de pression. Elle semble partagée, au moins partiellement, par les responsables européens, lorsqu’ils attribuent aux Etats européens des comportements a priori laxistes et qu’ils n’envisagent de ce fait que les sanctions comme moyen d’assurer la coordination budgétaire Cette défiance s’étend aux consultations populaires, comme le montre la violence des réactions des responsables européens au projet de référendum grec. Elle semble également se manifester entre les pays européens dont certains regrettent que le projet soumis au Conseil européen n’ait pas été discuté et élaboré au sein des institutions européennes. Cette déviation par rapport à un fonctionnement démocratique des institutions risque d’aboutir à une Europe post- démocratique qui a peu de chance de susciter une adhésion complète et durable des Etats et de leurs citoyens. Les parlements nationaux éprouveront probablement des difficultés à transférer une partie de leurs pouvoirs budgétaires à des institutions n’ayant pas la légitimité démocratique d’un véritable gouvernement européen. Quant aux citoyens, ils risquent de perdre confiance dans le projet européen du fait d’un vide politique que l’accord du 9 décembre ne comble pas d’une façon satisfaisante et d’une perspective limitée de croissance et d’emploi à cause du carcan disciplinaire imposé à l’Europe. De plus, l’intrusion des experts de l’Union européenne et du FMI dans le fonctionnement et les décisions démocratiques des pays en difficulté et les thérapeutiques souvent socialement coûteuses qui leur sont imposées peuvent provoquer des réactions violentes et des sentiments européens. Les exemples de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal, en tant que bénéficiaires d’une aide de l’Europe et du FMI, permettent d’illustrer cette procédure de mise sous tutelle et ses conséquences sociales.
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Hiver 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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principes depuis vingt ans et ne semble pas disposée à en dévier dans un avenir prévisible. En effet, elle continue à limiter la politique budgétaire au mécanisme de stabilisateur budgétaire automatique pour lisser les fluctuations économiques et à préconiser une discipline budgétaire rigoureuse pour lutter contre le chômage et la faible croissance. Or, les statistiques concernant les performances économiques de l’UE et leur comparaison avec celles d’ensembles économiques de même dimension montrent l’inefficacité et le coût social important de l’application de cette ligne économique. Pour les politiques structurelles, la CE fait également confiance à des mécanismes automatiques, comme ceux de la concurrence libre et non faussée, pour obtenir des résultats. Mais, une politique industrielle menée sur cette base n’est pas adaptée à un environnement international où ce type de concurrence est inexistant. Dans un tel monde, il est nécessaire de développer des stratégies, comme le font les principaux concurrents de l’Europe, notamment la Chine qui n’est plus une économie en développement et qui occupe une place grandissante dans le commerce international (voir l’article sur les relations commerciales entre l’UE et la Chine dans ce numéro). L’adoption de telles stratégies par l’Europe aurait probablement permis d’éviter le décrochage technologique dans un ensemble d’activités (voir l’article sur la politique industrielle de l’UE dans ce numéro). Le principe concurrentiel a également été appliqué à la nouvelle politique régionale avec des effets qui ne sont pas encore très visibles, mais qui suscitent quelques appréhensions (voir l’article sur les incertitudes de la politique régionale européenne dans ce numéro). De telles craintes peuvent aussi se manifester à l’occasion du renouvellement en 2020 de l’accord entre l’UE et les pays de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) à moins que l’UE consente à étendre les bases du nouvel accord au-delà des relations commerciales fondées sur le libre-échange (voir l’article sur la renégociation du partenariat avec les pays de l’ACP dans ce numéro). Enfin, la concurrence sur le marché européen des biens s’est traduite par une pression sur les coûts salariaux, ce qui a entraîné une concurrence entre les différents régimes sociaux des pays et une divergence croissante entre eux (voir l’article sur la convergence ou la divergence des politiques sociales dans ce numéro).
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Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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rons-nous venir à bout des violences économiques qui ouvrent la voie d’abord au populisme, puis au nationalisme et enfin à la défiance envers les autres Etats ? Si le prix Nobel est aussi tourné vers le futur, il doit être un encouragement afin que l’Europe renonce à sa perméabilité aux injus- tices sociales et aux disparités trop criantes dans les conditions de vie de ses citoyens.

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Hiver 2012 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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français des finances en 1981 avant d’être intégré dans le Traité de Maastricht. Le TSCG ajoute à ces contraintes une norme nouvelle qui limite le déficit structurel à 0,5% du PIB. Cette valeur n’a pas plus de fondements économiques que celles définies par le PSC, comme le révèlent les débats sur son choix. De plus, elle est difficile à saisir statistiquement. En effet, pour la définir, il convient de déduire du solde budgétaire global sa composante conjoncturelle dont le calcul nécessite une évaluation de l’écart entre les taux de croissance courant et potentiel. Or, cet écart est délicat à cerner notamment à cause de la difficulté à définir le taux de croissance potentiel. C’est ainsi qu’en 2007, ce taux variait pour la France entre 1,8% et 2,2% du PIB selon que les estimations provenaient de l’OCDE, du FMI ou de la Commission européenne. Pour 2012 et les années suivantes, la Commission estime ce taux à 1,1% pour la France alors que les autorités françaises prévoient que ce taux passera de 1,3 en 2012 à 1,6% en 2017. Du fait de la différence des méthodes d’évaluation utilisées, le déficit structurel de la France en 2011 était estimé à 4,1% du PIB par la Commission Européenne et à 3,4% par le FMI. De telles divergences d’appréciation risquent de rendre inefficace des mesures fondées sur un concept aussi flou que le solde structurel du fait des contestations qu’elles susciteront.
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Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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L’hégémonie du dollar comporte deux volets : il est la monnaie internationale par excellence ; et les Etats-Unis ont une place prépondérante dans l’organisation du sys- tème monétaire et financier mondial. Si l’euro veut jouer un rôle dans l’ordre monétaire mondial, il doit être présent sur ces deux volets. Le potentiel de diffusion de l’Euro comme monnaie internationale existe. Par contre, le problème de la représentation internationale de l’Euro- système reste, en partie, posé. Pour être puissant, il faut parler d’une voix forte et unique. Or, la BCE n’est pas encore la banque centrale d’un Etat. Certes, la poli- tique monétaire relève de la compétence exclusive de la BCE. Mais d’autres missions, comme la politique de change ou les politiques de surveillance bancaire, tendent à être partagées entre la BCE et les Etats membres. Cette diversité des situa- tions ne facilite pas l’identification et le poids de l’Eurosystème sur la scène internationale.
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Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Bulletin de l'OPEE hiver 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

frontières (1,5 milliards), production culturelle (0,8 milliard) et de renforcer les mécanismes de flexibilité qui garantissent la capacité du budget à faire face à des besoins imprévus. Une seconde revendication du PE porte sur les recettes du budget européen. Le PE exige la mise en place d’ici 2024 de nouvelles ressources propres pour le financement du budget européen. Ces ressources devraient réduire le risque de récession à partir de cette date lorsque les dépenses destinées à faciliter la reprise et la résilience (89,6 % des dépenses du plan de relance) ne financeront plus l’économie. De plus, elles devraient permettre de rembourser la dette européenne souscrite pour financer le plan de relance d’ici 2058. Enfin, elles devraient inciter les autorités européennes à augmenter les plafonds de dépenses des budgets pluriannuels futurs tout en réduisant les charges des États contributeurs au financement de ces budgets, ce qui rendrait l’UE moins dépendante du bon vouloir des États pour financer ses politiques. Le PE a obtenu dans l’accord du 10 novembre un calendrier juridiquement contraignant pour la création de nouvelles ressources propres. Mais il est probable qu’une partie de ces ressources, notamment les taxes sur les transactions financières internationales qui doivent être mises en place en 2026 ne pourra exercer ses effets que dans le budget pluriannuel 2028-2034.
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Été 2003 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Été 2003 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

fiduciaire, le 1 er janvier, fut un succès. L’ouverture, le 28 février, des travaux de la Convention sur l’avenir de l’Europe ouvrait la voie vers des réformes institutionnelles majeures. La présentation, le 9 octobre, des dix pays prêts pour les procédures d’adhésion concrétisait des espoirs et des perspectives. Mais l’année 2002 fut économiquement morose avec une croissance sans cesse revue à la baisse et des finances publiques fragilisées. L’euro dans les portes monnaies n’a pas apporté la réactivité économique espérée. Le début de 2003 prolonge, hélas, 2002 sur le terrain économique. On pouvait au moins s’attendre à ce que l’année 2003 capitalise les deux points forts que sont les perspectives de l’élargissement et la Convention. Mais c’est l’Irak qui a couvert le terrain. Cette guerre a largement démontré que l’Europe n’est pas une puissance mondiale. Les quinze se sont divisés et certains futurs membres ont manifesté une confiance modérée dans l’Europe communautaire.
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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Cette situation préoccupe naturellement la BCE. D’ailleurs, elle ne manque pas une occasion de rappeler ses craintes de dérapages des salaires et de préconiser sagesse et flexibilité. La BCE se retrouve ainsi en première ligne. Elle doit compenser par la rigueur monétaire les hausses salariales qui sont de nature asymétrique dans la zone euro. Pour faire face à ce problème, il faudrait soutenir la construction actuelle de l’UEM par le développement des négociations salariales centralisées au niveau européen. Dans ce contexte, la mise en place d’institutions de négociations offrirait un levier efficace pour résoudre la question de la coordination des choix des acteurs économiques. De plus, nous pensons que le développement des institutions syndicales européennes constituerait un vecteur puissant pour la
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Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2000 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

importée en point de mire. Ce partage imprécis ne contribue pas à la clarté de la politique de change de l'euro. Hétérogénéité des politiques salariales Gardienne des prix, la BCE redoute toute dérive salariale. Face à un marché du travail hétérogène elle est, ici encore, appelée à réagir tôt et fortement aux tensions poten- tielles ou réelles. Ses diagnostics et sa politi- que seraient plus aisés dans le contexte d'une politique salariale européenne mieux iden- tifiée. La mise en place des lignes directrices sur l'emploi, instaurées par le traité d'Amsterdam, constitue un premier pas dans cette direction. Mais, pour respecter l’autonomie des politiques nationales, ces lignes sont déclinées au niveau de chaque état en fonction des spécificités nationales. Au total, l'absence de policy-mix et les défaillances dans les coordinations des politiques économiques brouillent l'image de l'économie européenne. A l’intérieur de ce paysage, la BCE et les autorités budgétaires nationales sont conduites à se renvoyer les responsabilités de la fragilité de l'euro et des risques qui pèsent sur le maintien d'une croissance réelle riche en créations d'emplois.
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Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2001 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

nouvelles relances, et beaucoup n’ont pas cru à cette grande entreprise européenne. Finalement, c’est la volonté politique qui l’emporta. Nous savons tous que l’enjeu est immense puisque l’Euro doit être un vecteur de paix et de solidarité en Europe et un facteur d’influence dans le monde. En ce sens, la présence physique de l’Euro est à la fois un aboutissement et un commencement. L’Euro est né le 1 er janvier 1999. Et le passage à la monnaie fiduciaire, au 1 er janvier 2002, ne devait être qu’un problème matériel et technique. En réalité, cette dernière étape pose des questions spécifiques qui vont au- delà des considérations logistiques. En plus, la présence fiduciaire de l’Euro repose avec une acuité renforcée des thèmes récurrents sur la politique monétaire de la BCE. L’objet de ce nouveau Bulletin de l’OPEE est de se pencher sur ces divers aspects. Par ailleurs, et comme dans chaque numéro, nous abordons les GOPE, les LDE et les faits marquants.
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Hiver 2006 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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7 Schadler S. et al., 2005, « Adopting the Euro in Central Europe », IMF Occasional Paper, n°234. intégrés dans la zone euro 8. Si les variables fondamentales des PECO évoluent au même rythme que celles des douze pays de la zone euro et si les risques que leur économie subisse un choc spécifique sont faibles, alors le taux de change perd sa fonction de variable d’ajustement : en d’autres termes remplacer sa monnaie par l’euro est alors souhaitable. Or, pour les tenants d’une adoption rapide de l’euro, l’intégration des PECO dans l’économie européenne serait déjà bien avancée. La reprise de l’acquis communautaire accroît les similarités en termes d’institutions légales et administratives et de systèmes de régulation, voire d’infrastructures entre les deux parties de l’Europe. La mise en place dans les PECO de politiques macroéconomiques conformes aux critères de convergence nominale favoriserait le processus d’uniformisation. Les firmes étrangères, qui ont massivement investi en Europe centrale, et qui représentent une part importante de l’activité manufactu- rière locale, joueraient également un rôle central dans le rapprochement des structures, des comportements et des performances économiques. Elles amèneraient avec elles de nouvelles technologies, de nouvelles pra- tiques managériales, de nouveaux savoir-faire qui se diffuseraient progressivement à l’ensemble des acteurs locaux. Par le jeu des effets horizontaux (effet de démonstration et effet de concurrence) et verticaux (effet d’apprentissage transmis aux fournisseurs et aux clients), les firmes des PECO adopte- raient progressivement les pratiques des pays ouest-européens. En outre, en arrimant des secteurs entiers, tels que l’automobile ou l’électronique, aux réseaux de production et d’échange intra-européens, les investisseurs étrangers accroissent l’ouverture comme- rciale des PECO ainsi que les échanges de produits similaires.
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