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Évolution des états mentaux à risque de transition vers un trouble psychotique : une revue de la littérature

Évolution des états mentaux à risque de transition vers un trouble psychotique : une revue de la littérature

59 demeure relativement subjective. Ces critères s’appuient en effet sur une estimation relativement précise de la fréquence, de la durée et de l’intensité des symptômes, pouvant être biaisée par exemple par la mémoire du sujet. Or, psychométriquement, la « transition » vers un trouble psychotique peut être réalisée sur un changement quantitatif (et non qualitatif) du score de sévérité d’un seul symptôme (passant de « Psychotique et non sévère » dans la CAARMS ou « Sévère et non psychotique » dans la SOPS à « Psychotique et sévère »). Plusieurs auteurs ont remis en question ce concept dichotomique de « transition », à l’exemple de l’équipe du Suisse Hengartner (83). Dans leur étude de 2017 ils inclurent 188 sujets à haut risque (critère UHR-P et/ou BS) entre 2010 et 2011 dans le cadre du projet zurichois « Early Recognition of High Risk of Bipolar Disorder and Psychosis », et étudièrent l’évolution de leurs symptômes de manière continue. Au décours d’un suivi de 3 ans, 24 sujets avaient développé un trouble psychotique (taux de transition estimé à 17,5%). Ils notaient que beaucoup de transitions avaient été diagnostiquées sur la base d'un seul symptôme passant le seuil diagnostic, alors que le score moyen de tous les symptômes (positifs et négatifs) avait en parallèle nettement diminué. Parmi les sujets ayant développé un trouble psychotique, après ajustement du traitement par antipsychotique, ils ont observé que certains sujets avaient eu une rémission très rapide de leurs symptômes (notion de « transition triviale », les sujets ayant probablement été suivis lors du pic de leur symptomatologie) ; d’autres fluctuaient entre les critères d’état mental à risque et ceux d’un trouble psychotique établi ; alors que d’autres développaient un trouble psychotique chronique. Au vu de ces résultats, on peut également se demander si certains sujets évalués initialement comme sujets à haut risque, n’avaient pas au préalable déjà présenté un premier épisode psychotique. Malgré un biais d’attrition conséquent lors de l’étude (51,1% à 2 ans, et 68,1% à 3 ans), ces travaux nous incitent à relativiser la délimitation catégorielle nette entre un état mental à risque et un trouble psychotique établi. Cette approche semble caricaturer le continuum non-linéaire de l’évolution vers un trouble psychotique. A cela, il faut également pondérer que les critères de transition de la CAARMS et de la SIPS ne considèrent principalement que les symptômes psychotiques positifs (29). En conséquence, les sujets à haut risque qui développent des symptômes négatifs sévères ou une désorganisation idéo-motrice marquée (mais aucun symptôme positif sévère) ne sont pas considérés comme ayant développé un trouble psychotique.
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Traitement de troisième vague pour les personnes atteintes d’un trouble psychotique et d’anxiété sociale : influence de la pratique quotidienne de la pleine conscience

Traitement de troisième vague pour les personnes atteintes d’un trouble psychotique et d’anxiété sociale : influence de la pratique quotidienne de la pleine conscience

ii Résumé De plus en plus d’études soutiennent la faisabilité et l’efficacité des traitements basés sur la pleine conscience auprès des personnes ayant des troubles psychotiques, mais peu est connu sur l’intégration de ces stratégies au quotidien. L’objectif de cette étude est de mieux comprendre, l’impact de la pratique quotidienne de la pleine conscience auprès d’une clientèle atteinte d’un trouble psychotique et d’anxiété sociale. Plus particulièrement, six personnes ayant participé à une thérapie individuelle de pleine conscience de huit semaines ont fourni des données relatives au nombre de minutes de pratique quotidienne ainsi que des mesures hebdomadaires de régulation émotionnelle, d’évitement expérientiel et de pleine conscience. De plus, des données qualitatives ont été collectées grâce à des journaux de bord et des entrevues semi-dirigées. Les résultats suggèrent la faisabilité et l’acceptabilité de l’intervention et une certaine influence du niveau de pratique quotidien sur la régulation émotionnelle et l’évitement expérientiel des participants. En effet, même s’il n’est pas possible de le démontrer statistiquement, nous observons des changements dans le sens attendu au niveau clinique pour les variables de régulation émotionnelle et d’évitement expérientiel. Par ailleurs, il semblerait que les enjeux et les besoins inhérents à la pratique quotidienne soient spécifiques à chaque participant. Les données mettent en lumière l’importance pour le thérapeute de faire preuve de flexibilité dans le transfert des habiletés de pleine conscience ainsi que la nécessité d’adapter les protocoles de traitement aux particularités de chaque personne.
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Déterminants et traitements influençant la reprise des activités professionnelles ou scolaires chez des jeunes adultes en début d'évolution d'un trouble psychotique : le rôle de la cognition

Déterminants et traitements influençant la reprise des activités professionnelles ou scolaires chez des jeunes adultes en début d'évolution d'un trouble psychotique : le rôle de la cognition

En somme la remédiation cognitive serait efficace pour améliorer les déficits cognitifs, et d’une manière plus générale, le fonctionnement social. Toutefois, les études sur cette intervention ne distinguent pas toutes les phases du trouble dans laquelle les participants se retrouvent. En fait, elles sont principalement réalisées sur une population d’individus se retrouvant dans la phase chronique d’un trouble psychotique, comme en témoigne l’âge moyen de 35,8 ans rapporté dans la méta-analyse de Wykes et al. (2011). Depuis ce temps, un nombre croissant d’études en remédiation cognitive ont été effectuées auprès des personnes en début d’évolution d’un trouble psychotique. Cependant, peu de ces études ont combiné cette intervention à un programme de soutien à l’emploi et ont évalué les effets spécifiquement sur la reprise des activités professionnelles ou scolaires. De plus, encore moins d’études de ce genre ont évalué les mécanismes neuronaux de la réponse thérapeutique. Selon Tandon et al. (2010), plus d’études sont nécessaires pour tirer des conclusions sur l’efficacité à long terme de la remédiation cognitive. Dans leur revue des écrits scientifiques, Paquin, Wilson, Cellard, Lecomte et Potvin (2014) notent également que peu d’études incluent des mesures de suivi à long terme. Enfin, peu d’études utilisent un traitement en remédiation cognitive pouvant être personnalisé en fonction de facteurs préexistants et des besoins personnels à chacun des individus atteints du trouble, tel que suggéré par le principe novateur de la médecine personnalisée (Medalia et al., 2016).
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La prise de perspective lors de l'évaluation de la douleur d'autrui : études auprès d'adultes ayant un trouble psychotique d'évolution récente et d'adultes en bonne santé générale

La prise de perspective lors de l'évaluation de la douleur d'autrui : études auprès d'adultes ayant un trouble psychotique d'évolution récente et d'adultes en bonne santé générale

151 collaborateurs (2011). En effet, dans notre étude, les personnes atteintes d’un trouble psychotique d’évolution récente montraient une moins grande disposition à la prise de perspective lors des interactions sociales comparativement au groupe contrôle. Ce résultat est cohérent avec les résultats obtenus auprès de groupes de patients connaissant des épisodes chroniques de schizophrénie (Achim, Ouellet, et al., 2011). L’étude d’Achim et ses collaborateurs (2011) est la seule à avoir utilisé le même questionnaire (IRI) chez des individus souffrant d’un premier épisode de psychose. Il est intéressant de remarquer que ces chercheurs avaient recruté leur groupe clinique à la même clinique spécialisée que nous. Leurs participants cliniques étaient toutefois plus jeunes et avaient une durée moyenne de la maladie plus courte que les nôtres. Or, leur groupe de personnes atteintes d’un premier épisode rapportait des scores équivalents à ceux des participants témoins sur l’échelle de Prise de perspective (Achim, Ouellet, et al., 2011). De même, toujours sur l’échelle de la Prise de perspective, la taille d’effet que les chercheurs ont obtenu dans le groupe de personnes atteintes d’un premier épisode de psychose est significativement inférieure à la taille d’effet mesurée à partir d’échantillons de patients chroniques (Achim, Ouellet, et al., 2011). En faisant la somme de ces éléments, il est tout de même possible de penser que les difficultés reliées au dysfonctionnement des processus contrôlés de l’empathie, dont la prise de perspective, apparaissent progressivement pendant les premières années de la psychose. Chez les populations non cliniques, la maturation des habiletés reliées à l’empathie, principalement celles qui forment la composante contrôlée, se déroule durant l’adolescence jusqu’à l’âge adulte. Ainsi, au fil du temps, les gens souffrant d’un trouble psychotique connaîtraient un décalage grandissant sur le plan des habiletés de prise de perspective par rapport à la population non clinique. Par contre, il importe de souligner que les protocoles de recherche de type transversal comportent certaines limites méthodologiques (p.ex. biais de sélection) dont il faut tenir compte dans l’interprétation des résultats. Le recours aux études longitudinales représente une solution intéressante pour examiner les aspects évolutifs des habiletés reliées à l’empathie dans la schizophrénie.
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À deux, c’est mieux : étude pilote portant sur la faisabilité, l’acceptabilité et l’impact potentiel d’une intervention de groupe sur les relations amoureuses pour jeunes hommes ayant un trouble psychotique

À deux, c’est mieux : étude pilote portant sur la faisabilité, l’acceptabilité et l’impact potentiel d’une intervention de groupe sur les relations amoureuses pour jeunes hommes ayant un trouble psychotique

mesures répétées ont été conduites pour comparer des facteurs pouvant contribuer aux difficultés à initier et maintenir une relation intime (meilleurs fonctionnement social, fonctionnement amoureux, estime de soi, théorie de l’esprit, et moins d’autostigmatisation) à travers le temps (6 temps de mesure). Résultats: La faisabilité et l’acceptabilité ont été établies. Quant à l’impact potentiel de l’intervention, des différences significatives dans le temps ont été trouvées pour les facteurs de fonctionnement social (sous-échelle «behaviors»), de fonctionnement amoureux et de la théorie de l’esprit (sous-échelle «mentalizing»). Aucune différence significative dans le temps n’a été trouvée pour les facteurs de fonctionnement social (sous-échelle «beliefs»), d’estime de soi, d’autostigmatisation et de la théorie de l’esprit (sous-échelle «reasoning»). Conclusion: Des études similaires de plus grande envergure avec des groupes contrôles devraient être faites afin de contribuer à aider davantage les jeunes hommes ayant un trouble psychotique dans leur développement social et amoureux.
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Prise en charge thérapeutique des états mentaux à risque de transition vers un trouble psychotique : une revue de la littérature

Prise en charge thérapeutique des états mentaux à risque de transition vers un trouble psychotique : une revue de la littérature

30 avec une surveillance simple. Ils supposent également que la thérapie cognitive pourrait réduire le nombre de patient ayant besoin d’une prescription d’antipsychotiques, la probabilité de remplir les critères DSM-IV d’un trouble psychotique ainsi que la sévérité des symptômes présentés. 58 sujets à ultra haut risque sont recrutés. L’état à risque est défini à l’aide de la PANSS par la présence de BLIPS (score ≥ 4 sur les hallucinations ou les idées délirantes, ≥ 5 sur la désorganisation, pendant moins d’une semaine et résolu sans antipsychotiques) ou d’APS (score =3 sur les idées délirantes, 2-3 sur les hallucinations, 3-4 sur la méfiance ou 3-4 sur la désorganisation). 37 sujets sont randomisés dans le groupe thérapie cognitive et 23 dans le groupe témoin. Les sujets ont en moyenne 22 ans, et on compte 70% d’hommes contre 30% de femmes. La prescription passée ou actuelle d’antipsychotique est considérée comme un critère d’exclusion. Le critère de jugement principal est le taux de transition vers la psychose, qui est définie à l’aide de la PANSS par la présence d’un score de 4 ou plus sur les hallucinations, et/ou 4 ou plus sur les idées délirantes, et/ou 5 ou plus sur la désorganisation, les symptômes devant être présents plusieurs fois par semaine au moins et pendant plus d’une semaine. Pendant 12 mois, les participants sont évalués par la PANSS tous les mois, puis tous les 6 mois au cours des deux années suivantes. La thérapie cognitive est administrée pendant 6 mois (26 sessions). Elle suit les principes développés par Beck. Les sujets doivent réaliser une liste de problèmes, et la thérapie se base sur le modèle cognitif le plus approprié au trouble que le sujet priorise. Par exemple si les symptômes psychotiques atténués sont priorisés, la thérapie suit le modèle intégratif de Morrison sur les hallucinations et les idées délirantes. Si le problème principal
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Les déficits cognitifs peuvent-ils aider à distinguer un trouble psychotique avec toxicomanie d’une psychose induite par consommation de méthamphétamines?

Les déficits cognitifs peuvent-ils aider à distinguer un trouble psychotique avec toxicomanie d’une psychose induite par consommation de méthamphétamines?

L’acuité du diagnostic est importante afin de déterminer un plan de traitement approprié et efficace pour un individu (Strain, 2002). Avec le système actuel, le traitement tient trop peu compte du diagnostic; les sujets de notre étude se voyaient prescrire de la médication, peu importe la nature de leur psychose. Comme le suggère les résultats de cette étude et comme rapporté auparavant (Caton et al., 2005), les méthodes actuelles de diagnostic utilisées ne permettent pas d’identifier la nature spécifique du trouble (induit ou primaire). Puisque des considérations éthiques ont empêché la conduite d’entrevues diagnostic détaillées comme le SCID par notre équipe, nous avons du nous référer au diagnostic au dossier. Toutefois, ces diagnostics –fait par des professionnels de la santé mentale, des psychiatre ou des résidents - étaient
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Coups de tonnerre dans un ciel couvert. Analyse des trajectoires de soins et des parcours de patients souffrant d'un trouble psychotique. Etude préalable à la mise en place d'un réseau de soin et de détection.

Coups de tonnerre dans un ciel couvert. Analyse des trajectoires de soins et des parcours de patients souffrant d'un trouble psychotique. Etude préalable à la mise en place d'un réseau de soin et de détection.

différents, ces recours successifs sont étroitement liés entre eux par une même logique interne sous jacente : le recours en urgence de l’entourage pour faire face à des crises perçues comme ingérables. Ce terme de 1er recours désigne donc non seulement le premier contact, mais également le mouvement qui l'accompagne, à savoir les modalités d'orientation et d'accompagnement vers ce champ. Car accéder à la psychiatrie lorsque l'on est un jeune adulte ne se fait que sur incitation d'une tierce personne. Les premiers recours à la psychiatrie font tous apparaître des logiques collectives : aucun jeune n'a envisagé seul son propre recours psychiatrique. Cette éventualité est toujours annoncée par des tiers que nous avons appelés ici agents orientateurs. Si l'on adopte maintenant une focale transversale aux 3 types présentés, il apparaît nettement que dans la grande majorité des cas, les parents ne sont pas non plus les agents orientateurs. Ce sont des professionnels du système éducatif (4) ou du système médical (7) qui dominent. Dans ce dernier cas, on peut y adjoindre les conseils amicaux qui émanent toujours de proches eux-mêmes en contact avec la psychiatrie pour eux-mêmes ou dans leurs cadres professionnel, familial ou amical (4). Dans tous les cas, le premier recours a été déclaré orienté via ces 2 principales institutions sociales. On y trouve des mécanismes similaires à ceux décrits par Jeanne Favret-Saada (1977) à propos de la sorcellerie : de la même façon qu'il faut un tiers pour émettre l'hypothèse d'ensorcellement de l'interlocuteur, il faut ici une tierce personne pour émettre l'hypothèse d'un trouble psychiatrique du jeune... Le concept de recours permet ainsi d'appréhender l'accès à la psychiatrie comme un fait social.
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La remédiation cognitive à destination des patients souffrant d'un premier épisode psychotique : une revue de la littérature

La remédiation cognitive à destination des patients souffrant d'un premier épisode psychotique : une revue de la littérature

la cognition sociale ou encore les processus métacognitifs dans le but de réduire le handicap psychique du sujet et d’améliorer son fonctionnement au quotidien. 2.5 Les altérations cognitives lors d’un premier épisode psychotique Il est légitime de se demander si les altérations cognitives observées lors du PEP sont similaires, qualitativement et quantitativement, à celles qui existent lorsque la pathologie est installée depuis plusieurs années. De nombreuses études ont évalué les performances cognitives de sujets au début de leur trouble, au moment même, ou peu de temps après la survenue du PEP. Une méta-analyse a inclus 47 études, et a comparé 2204 patients ayant souffert de PEP (moyenne d’âge 25 ans) à 2775 sujets sains appariés (50). Elle confirme d’abord la présence d’altérations cognitives d’intensité moyenne à sévère, dès le PEP, et montre aussi que toutes les fonctions cognitives explorées sont précocement altérées : mémoire et apprentissage, vitesse de traitement de l’information, langage, habiletés visuo-spatiale, fonctions exécutive, cognition sociale, attention et vigilance et habiletés motrices. Une étude a comparé, à l’aide de la batterie de tests MATRICS MCB, les altérations cognitives de patients souffrant de trouble du spectre de la schizophrénie depuis plusieurs années et de patients souffrant de PEP (5). Ces altérations se sont révélées identiques entre les deux groupes à l’exception des domaines de mémoire de travail et de cognition sociale qui semblent préservés chez les patients atteints de PEP. Plusieurs études ont mis en évidence l’existence d’altérations cognitives précédents l’émergence du PEP, chez les sujets à haut risque de transition psychotique (51). Les patients en phase prodromique obtiennent des résultats situés entre ceux des sujets sains et ceux ayant souffert de PEP (52). Parmi les patients en phase prodromique, ceux qui ont développé un trouble psychotique ont vu leurs performances se dégrader par rapport à ceux qui ne développaient pas de trouble psychotique (52).
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Marqueurs neurodéveloppementaux, cognition et facteurs environnementaux précoces et tardifs dans le phénotype psychotique des pathologies mentales

Marqueurs neurodéveloppementaux, cognition et facteurs environnementaux précoces et tardifs dans le phénotype psychotique des pathologies mentales

méta-analyse (Gurillo et al., 2015). L'existence d'un lien de causalité entre l'usage du tabac et la psychose et la direction de ce lien, le cas échéant, méritent un examen plus approfondi. Les expériences de type psychotique (PLEs) représentent l'expression psychotique subclinique de la psychose et se situeraient sur un continuum avec une maladie psychotique (Shevlin et al., 2017). Elles sont rapportées en milieu non clinique, y compris dans la population générale, avec une prévalence médiane de 7,2% (Linscott and van Os, 2013) et allant de 1% à 17,5% en population générale selon les études (Eaton et al., 1991; van Os et al., 2000). Cela suggère qu'une grande partie de la population peut présenter des symptômes psychotiques sans répondre aux critères d'un trouble psychotique. Néanmoins, les PLE sont associées à un risque accru de troubles mentaux psychotiques ultérieurs (McGrath et al., 2016; Poulton et al., 2000; Werbeloff et al., 2012), même dans les échantillons basés sur la population ne demandant pas d'aide (Kaymaz et al., 2012). Alors que de nombreuses études ont examiné l'association transversale de la consommation de cannabis avec les symptômes psychotiques, certaines études récentes suggèrent que cette association pourrait être liée à la consommation de tabac associée à la consommation de cannabis.
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Impact des antipsychotiques à action prolongée sur l’évolution des jeunes adultes présentant un premier épisode psychotique

Impact des antipsychotiques à action prolongée sur l’évolution des jeunes adultes présentant un premier épisode psychotique

Toutefois, en ne considérant que les premières hospitalisations pour la schizophrénie, leur po- pulation n’est probablement pas représentative de tous les PEP, plusieurs n’ayant jamais été hospitalisés. En effet, certaines études rapportent que jusqu’à 43,9% des PEP ne sont jamais hospitalisés, et ce, même après deux ans de suivi pour un PEP 20 . De plus, les hospitalisations antérieures pour un épisode psychotique avec un diagnostic autre que la schizophrénie n’ont pas été considérées, alors qu’il est très probable qu’une hospitalisation antérieure pour psy- chose chez un patient diagnostiqué plus tard pour schizophrénie soit due à la même maladie. Par ailleurs, les autres troubles du spectre de la schizophrénie, ainsi que les troubles affectifs sont automatiquement exclus, ce qui rend les résultats non généralisables aux patients avec PEP, car jusqu’à 40-50% des patients dans certains services d’IPS ne sont pas atteints de schizophrénie, mais de psychose affective ou autre trouble psychotique 3,4,43,80,81 . Finalement, certains parti- cipants (21,0%) avaient une histoire d’utilisation d’AP en externe antérieurement aux 6 mois précédant l’hospitalisation index. Ceci suggère que ces patients étaient déjà traités pour psy- chose pendant une durée indéterminée qui pourrait avoir été longue. Il est donc fort probable que plusieurs patients inclus dans les cohortes finlandaises n’étaient pas des patients présentant un premier épisode de psychose.
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Étude sur l’expérience des relations amoureuses des jeunes hommes ayant vécu un premier épisode psychotique

Étude sur l’expérience des relations amoureuses des jeunes hommes ayant vécu un premier épisode psychotique

Les bienfaits potentiels d’une relation amoureuse impliquant un soutien et une intimité apparaissent donc comme des facteurs clés du rétablissement qui demeurent toutefois peu étudiés à ce jour. Une exploration approfondie des différentes variables favorisant et nuisant au développement de relations amoureuses permettrait d’améliorer les traitements disponibles pour les personnes avec un trouble psychotique, et ce, dès le premier épisode psychotique (PÉP). Cette revue de littérature a permis l’identification de plusieurs obstacles potentiels au développement des relations amoureuses dans cette population, soit l’impact de l’âge et du genre, la stigmatisation, l’expérience de traumatismes, les déficits de régulation émotionnelle et les déficits métacognitifs.
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Risque suicidaire et stratégies de prévention au cours du premier épisode psychotique : état des connaissances

Risque suicidaire et stratégies de prévention au cours du premier épisode psychotique : état des connaissances

Faire la distinction entre ces catégories diagnostiques tôt dans l’évolution d’un trouble psychotique peut être difficile, du fait de la variabilité et de l’inconstance des symptômes aigus. Aussi le PEP ne constitue pas, en tant que tel, une catégorie nosologique. De plus, dans un certain nombre de cas, la pathologie peut régresser, (en particulier lorsque l’épisode initial a été favorisé par la consommation de substances psychoactives). Dans d’autres cas, il peut évoluer vers un trouble chronique : troubles du spectre schizophrénique, mais aussi troubles bipolaires ou autres psychoses 7 . Il est fondamental de souligner la diversité des évolutions possibles d’un PEP, car faire des diagnostics trop précis et trop spécifiques au stade de PEP serait non seulement peu fiable, mais pourrait aussi avoir des conséquences iatrogènes sur l’optimisme tant des patients que des familles, et même cliniciens. Aussi, les guidelines traitant du PEP ne se réfèrent pas à un trouble psychotique en particulier, mais s’intéressent à un premier épisode clinique de psychose, au sens large.
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Le trouble obsessionnel compulsif

Le trouble obsessionnel compulsif

terme compulsion remonte au XIII e siècle avec la signifi- cation de « contrainte ». En 1838, Esquirol décrit ces cas en relevant le caractère « raisonnant » de la maladie, car l’individu maintient sa capacité critique, ainsi que ses facultés intellectuelles face à la « folie », la « monoma- nie raisonnante ». Après Legrand du Saulle avec La Folie du doute en 1875, et Pitres et Régis avec la Séméiologie des obsessions et des idées fixes en 1897, Pierre Janet contribue de façon décisive à la compréhension de la cli- nique avec la description d’un grand nombre de cas dans son ouvrage Les obsessions et la psychasthénie, publié en 1903. Il y défini la « psychasthénie » en tant que déficit de l’énergie mentale qui donne la place à des processus mentaux illogiques et irrationnels. Il fait la séparation des symptômes en deux groupes : d’une part, les « idées obsédantes » et, d’autre part, les « agitations forcées ». Freud publie en 1894 Les Névropsychoses de défense avec la conceptualisation de la « névrose de contrainte » (zwang), traduit en français comme « névrose obses- sionnelle ». Le modèle analytique de Freud considère la symptomatologie obsessionnelle et compulsive comme un produit des mécanismes de défense, le symptôme comme une formation réactionnelle, opposée au désir inconscient. Ce dernier est insupportable et donc réprimé, ce qui vise ainsi la protection et la conservation de l’in- tégrité du psychisme du sujet. Freud approfondira le sujet avec la monographie L’homme aux rats, en 1909. La dénomination de « névrose obsessionnelle » se trans- forme au fil du temps avec l’évolution de la nosographie. Le DSM-I (first diagnostic and statistical manual) de 1952 fait état d’une catégorie de « trouble psychoné- vrotique, avec réaction obsessionnelle compulsive » ; le DSM-II de 1968 de « névrose obsessionnelle compul- sive » ; et le DSM-III de 1980 de « trouble obsessionnel compulsif » parmi le groupe des « troubles anxieux », restant en tant que tel dans le DSM-IV-TR de 2000. Comprendre le TOC
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La mémoire prospective dans le trouble cognitif léger avec ou sans trouble comportemental en sommeil paradoxal

La mémoire prospective dans le trouble cognitif léger avec ou sans trouble comportemental en sommeil paradoxal

4.1.2 Deuxième étude : la mémoire prospective dans le trouble comportemental en sommeil paradoxal avec ou sans trouble cognitif léger .... 120.[r]

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Étude exploratoire et comparative du trouble bipolaire et du trouble de personnalité limite à l'adolescence

Étude exploratoire et comparative du trouble bipolaire et du trouble de personnalité limite à l'adolescence

Le DSM-IV décrit le TPL comme un mode de fonctionnement envahissant et instable quant à la relation interpersonnelle, à l’image de soi et aux émotions accompagnées d’une impulsivité marquée. Le TPL apparaît souvent au début de l’âge adulte et se manifeste par au moins cinq des neuf symptômes suivants : 1) instabilité émotionnelle due à une réactivité marquée de l’humeur, 2) colère intense et inappropriée ou difficulté de contrôler sa colère, 3) sentiments chroniques de vide, 4) conduites suicidaires répétées ou automutilation, 5) au moins deux comportements impulsifs à potentiel dommageable (abus de substance, boulimie, promiscuité, etc.), 6) relations interpersonnelles instables et intenses, 7) efforts frénétiques d’évitement de l’abandon (réel ou imaginé), 8) perturbations de l’identité, 9) symptômes sévères et transitoires d’allure psychotique, comme la dissociation ou l’idéation de persécution, dans des situations stressantes (American Psychiatric Association, 2000). Ce dernier symptôme est apparu dans la quatrième édition du DSM; les études avaient démontré que 75 % des patients avec une personnalité limite avaient des distorsions cognitives de cet ordre (Skodol et coll., 2002).
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Facteurs entravant la formation de relation amoureuse chez les individus ayant vécu un premier épisode psychotique

Facteurs entravant la formation de relation amoureuse chez les individus ayant vécu un premier épisode psychotique

Given the role that self-esteem, attachment style and social skills can play in the development of romantic relationships in the general population, this study aims to examine whether t[r]

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Aphasie et trouble du schéma corporel

Aphasie et trouble du schéma corporel

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Comment j'explore ... un trouble de la magnésémie

Comment j'explore ... un trouble de la magnésémie

L’insuffisance rénale chronique ne s’ac- compagne d’hypermagnésémie que dans les stades avancés, lorsque le rein ne peut plus dimi- nuer la réabsorption au niveau de l’anse de Henlé (8, [r]

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Ennuagée ; suivi de Retracer le trouble

Ennuagée ; suivi de Retracer le trouble

Par l'écriture, la perte est annoncée, mais aussi la condensation de la vie, un instant de clarté dans la brume, et tout y est, un poème, quelques lignes pour dire [r]

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