Histoire de la Chine

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La tenture de Beauvais, <i>Histoire de l'Empereur de Chine</i> : une vision de l'Extrême-Orient en France à la fin du XVIIe siècle

La tenture de Beauvais, <i>Histoire de l'Empereur de Chine</i> : une vision de l'Extrême-Orient en France à la fin du XVIIe siècle

d’autres artistes pour le tissage en basse-lisse. Pour comprendre donc le rôle de chacun des peintres évoqués précédemment dans la conception des pièces de la tenture de l’Histoire de l’Empereur de Chine il est par conséquent nécessaire de s’intéresser à leur organisation au sein de la manufacture des meubles de la couronne. Le ministre Colbert a nommé à la tête de la toute jeune manufacture le premier peintre du roi, Charles Le Brun, et lui a donné pleins pouvoirs sur l’ensemble des collaborateurs présents dans l’enclos des Gobelins, tant peintres, que sculpteurs, artisans lissiers ou ébénistes. Charge à lui de concevoir le dessin des tapisseries et des meubles destinés aux différentes maisons royales. C’est au goût et au talent de cet artiste que nous devons l’unité de style, solennel et grandiose, des décorations des grands palais français sous le règne de Louis XIV comme à Versailles, Trianon ou encore Fontainebleau. Pour accomplir cette extraordinaire ambition Le Brun s’est entouré de nombreux collaborateurs, pour la plupart peintres confirmés, académiciens, qui acceptèrent de traduire ses modèles en cartons utilisables par les lissiers. Antoine Lacordaire, à qui l’on doit les premières publications des archives de la manufacture des Gobelins, cite parmi les principaux artistes ainsi engagés Baudouin Yvart, Jaques Rochon, Adam-François Van der Meulen, Jean-Baptiste Monnoyer et Nicasius Bernaert. Il mentionne de plus pour la période de 1663 à 1690 pas moins de quarante-neuf autres noms de peintres chargés d’épauler Charles Le Brun 2 parmi lesquels se retrouvent ceux des trois cartonniers de l’Histoire de
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Transition nutritionnelle et histoire de la consommation laitière en Chine

Transition nutritionnelle et histoire de la consommation laitière en Chine

Lactophobie, intolérance au lactose et système agricole Jusqu’à la fin des années 1970 et l’instaura- tion de la réforme économique, la Chine, comme d’autres pays d’Asie orientale, figurait parmi les non-producteurs de lait dans la carte mon- diale de l’élevage laitier, et sa population était même considérée comme lactophobe. Les tra- vaux des géographes qui s’étaient intéressés à la question dans les années 1960-70 montraient bien que la chaîne himalayenne représentait en quelque sorte une frontière naturelle, dépar- tageant à l’Ouest, les zones de production lai- tière, des aires non-productrices, à l’Est. Si ce schéma était globalement valide et le reste en grande partie, il faisait l’impasse à la fois sur les populations non chinoises intégrées à la Chine mais vivant à ses marges, qui traditionnellement étaient des éleveurs consommateurs de produits laitiers, ainsi que sur l’histoire méconnue d’une petite consommation de produits laitiers dans des cercles limités de la population chinoise et à des époques particulières, ce dont témoigne une série de textes chinois.
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Une histoire des échanges internationaux vus depuis la Chine

Une histoire des échanges internationaux vus depuis la Chine

il y eut voici environ un millénaire une globalisation, entendue ici comme dissémination d’une extrémité à l’autre du monde connu, d’un système musical : c’est le système modal de la musique des banquets (yanyue 燕樂) de l'époque Tang en Chine, exposé entre 1080 et 1300 2 . On a comme sources, outre une iconographie et des instruments, des textes, en particulier des listes, et des partitions écrites selon ce système modal. Ce système peut être résumé brièvement comme ceci : on a une échelle diatonique qui peut partir de cinq notes de référence différentes, on a douze hauteurs
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Fonctionnement sismique , cinématique et histoire géologique de la faille de Haiyuan.( Chine)

Fonctionnement sismique , cinématique et histoire géologique de la faille de Haiyuan.( Chine)

• Choix des stations IGS. Comme ´evoqu´e pr´ec´edemment, le calcul d’une solution globale impose d’inclure des stations IGS dans le traitement des donn´ ees. L’id´ eal est de choisir des stations proches du r´ eseau local, r´ eparties de mani` ere homog` ene autour de celui-ci. En 1994, ` a l’´ epoque de la premi` ere campagne de mesure, le r´ eseau IGS ´ etait moins dense qu’aujourd’hui (les premi` eres stations de ce r´ eseau datent de 1992). Les stations les plus proches de notre r´ eseau ´ etaient les stations d’Usuda et Tsukuba au Japon (USUD et TSKB) et de Taiwan en Chine (TAIW), que nous avons s´ electionn´ ees. Pour obtenir une r´ epartition azimuthale ”correcte” des stations IGS autour du r´ eseau local, nous avons dˆ u rajouter des stations en Australie (PERT, YAR1), Afrique du Sud (HART) et Finlande (METS), beaucoup plus ´ eloign´ ees (figures 3.6 et 3.10). Les longueurs de base ` a traiter atteignent ainsi jusqu’` a 12000 km. En 1996, nous avons int´ egr´ e ces mˆ emes stations, afin de ne pas modifier totalement la g´ eom´ etrie du r´ eseau, et de nouvelles stations IGS, plus proches, sur le continent asiatique : Irkoutsk (IRKT), Kitab (KIT3), Shangai (SHAO) ainsi que Lhassa (LHAS) et XIAN avec seulement quelques jours de donn´ ees (figures 3.7 et 3.10). En 1999, la couverture du continent asiatique par les stations IGS s’est encore am´ elior´ ee. L` a encore, nous avons cherch´ e ` a garder une configuration commune du r´ eseau entre 1996 et 1999, au moins en partie. Les stations ”asiatiques” de 1996 ont ´ et´ e conserv´ ees, de nouvelles ajout´ ees, le r´ eseau local se trouvant ainsi mieux encadr´ e (figures 3.8 et 3.10). Les stations plus lointaines communes ` a 1994 et 1996 n’´ etaient plus n´ ecessaires en 1999, augmentant inutilement le nombre total de stations IGS et la longueur des lignes de base. Au final, la seule station IGS incluse dans le traitement des trois campagnes est celle d’Usuda. On peut noter que l’utilisation de stations r´ ecentes, plus proches de notre r´ eseau, pr´ esente quelques risques : moins de donn´ ees sont disponibles pour ces stations et leurs position et vitesse dans l’ITRF sont donc moins pr´ ecises. Ceci a cependant peu d’incidence sur le traitement des sessions individuelles mais peut en avoir lors de l’´ etape de rattachement ` a l’ITRF.
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Transparence et contrôle des marges en Chine : une histoire politique du Yunnan (1992-2016)

Transparence et contrôle des marges en Chine : une histoire politique du Yunnan (1992-2016)

66 De même, sur le plan politique Stéphane Gros a illustré l’action de l’Etat chinois de classification des minorités en 56 minorités ethniques officielles comme un outil de contrôle de ces dernières 128 . Les minorités reconnues, recoupent au sein de leurs catégories des groupes de populations distinctes, avec des histories et coutumes distinctes. Lors de la formalisation des 56 groupes ethniques officiels, 200 groupes avaient candidaté à une reconnaissance spécifique 129 . La catégorisation des ethnies présentes au Yunnan, fut un outil de simplification puis d’intégration de la diversité importante des communautés du Yunnan, dans un système de contrôle administratif. Selon Duan Zhidan la stratégie de la République Populaire de Chine pour s’emparer du Yunnan fut celle de couper les liens de la province avec l’Asie du Sud-Est et de l’intégrer à l’économie nationale en la transformant en un grenier agricole 130 . Stéphane Gros utilise le concept de ‘frontière intérieure’ pour traiter du Yunnan, illustrant bien à la fois le projet politique d’intégration de la région et de ses populations à l’ensemble chinois, en même-temps que sa difficulté. L’imposition d’une frontière nationale chinoise au Yunnan, devait permettre de distinguer les barbares de l’extérieur waiyi 外夷, des barbares de l’intérieur neiyi 內夷, et d’extraire le Yunnan de la zone de communautés indépendantes et rebelles, que James Scott nomme Zomia.
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Histoire des méthodologies de l'enseignement du français en Chine (1850-2010)

Histoire des méthodologies de l'enseignement du français en Chine (1850-2010)

-23 e siècles avant notre ère, n’avait pas manqué de pédagogues, penseurs, philosophes qui avaient effleuré le sujet des études pour avoir influencé leurs descendants jusqu’à aujourd’hui. La plus grande figure est sans aucun doute Confucius. Jusqu’à présent, on répète encore le fameux principe qu’il avait lancé pour l’enseignement/apprentissage comme « La révision du passé aidera à comprendre le présent» (温故知新 Wengu zhixin). Force est cependant de reconnaître qu’il s’agit là seulement de paroles ou citations isolées et fragmentées, sans qu’ait été construite une théorie quelconque de référence constituée et influente. Au niveau pratique, les formateurs locaux recouraient à des techniques ou procédés parfois performants, comme le modèle de traduction empirique pratiqué dans les centres de traduction de textes sanscrits. Or, par habitude empirique ou par manque d’esprit de spéculation, ils n’avaient pas pensé à conceptualiser les expériences accumulées pour constituer un espace de « réflexion autonome » 134 . Il en résultat qu’au milieu du 19 e siècle, à part quelques éléments de la linguistique rationnelle apportés par les missionnaires européens des 17 e -18 e siècles, la Chine
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Métallurgie et alchimie en Chine ancienne

Métallurgie et alchimie en Chine ancienne

50 Yuejueshu (Mémoire du royaume de Yue, le texte originel d’auteur inconnu date de l’époque des Han de l’Est ; le texte qui nous est parvenu a souffert de pertes et d’interpolations), juan 13, 42.26–28. On trouve une histoire analogue mais plus dramatique dans le Wuyue chunqiu, juan 4, 9.3–12 : Ganjiang était du pays Wu. Il était disciple du même maître que Ouyezi*. Tous les deux étaient doués pour fabriquer des épées. Auparavant, le pays Yue était déjà venu offrir [à celui de Wu] trois épées précieuses. Helü (prince de Wu), ayant reçu ces dernières, les apprécia et finit par ordonner à l’artisan (Ganjiang) d’en fabriquer deux : l’une s’appela Ganjiang, l’autre, Moye. Moye était [le nom de] l’épouse de Ganjiang. Quand ce dernier prépara les épées, il rassembla l’essence du fer des cinq Montagnes et les meilleurs métaux du monde ; il attendit le jour propice et examina l’avantage topographique. Quand le soleil et la lune brillèrent en même temps, que toutes les divinités vinrent y assister et que le Souffle céleste fut descendu, les essences des métaux et du fer, néanmoins, ne fondirent pas. Ganjiang n’en connaissait pas la raison ; Moye l’interrogea : « Ta renommée pour la fabrication de l’épée s’est étendue jusqu’au prince, de sorte qu’il te fit fabriquer les épées. Or, cela fait trois mois que tu prépares, sans qu’elles soient pour autant achevées. Alors, y a-t-il une raison ? » « Je l’ignore », dit-il. « Il dépend de l’homme, reprit Moye, que la transmutation des choses prodigieuses se réalise. Ta fabrication de l’épée n’a-t-elle pas besoin de [l’intervention de] l’homme pour s’accomplir ? » « Une fois, mon maître [voulut] réaliser une opération de fonte, répondit Ganjiang, et pourtant les matériaux comme les métaux et le fer n’entrèrent pas en fusion. Alors, son épouse et lui se jetèrent ensemble dans le fourneau. Et alors seulement l’objet désiré fut fondu. Depuis
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Les “lamas” vus de Chine.

Les “lamas” vus de Chine.

La mauvaise influence du « lama » sur les empereurs et le peuple Le « cléricalisme » xxxix et les prétendus excès commis sous les Yuan sont toujours dans les esprits à la période Qing. Ainsi Qianlong cite-t-il l’ « Histoire des Yuan » dans son « Discours sur les lamas » pour montrer que son patronage du bouddhisme tibéto- mongol est un mal nécessaire mais parfaitement contrôlé : « nous ne montrons aucun biais, ni ne voulons aduler les moines tibétains comme (cela a été fait sous) la dynastie Yuan » xl . Outre leurs nombreux crimes, Qianlong leur reproche essentiellement d’avoir usurpé le pouvoir : les fanseng promulguaient des décrets ayant la même force que ceux de la cour, amnistiaient les condamnés et se comportaient comme des princes, usurpant titres et privilèges. Les rituels coûteux et les richesses qu’ils amassaient seraient une autre cause, économique cette fois, de la ruine du pays et de la chute de la dynastie d’après les historiens des Ming et des Qing xli . L’aveuglement de la cour et l’impunité de ces moines sont intolérables à leurs yeux.
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L'insertion de la Chine dans la mondialisation, les flux d'investissements directs étrangers et la disparité économique régionale en Chine

L'insertion de la Chine dans la mondialisation, les flux d'investissements directs étrangers et la disparité économique régionale en Chine

Dans la sphère académique occidentale de l’époque, un nombre important de spécialistes essaient d’abandonner des méthodes et unités traditionnelles de recherche en établissant des méthodes nouvelles. Ces changements sont représentés dans des recherches en histoire, en économie, en sciences sociales, en politiques internationales et en sciences humaines. En particulier, l’écologisme qui a vu son jour dans les années 70, a, dans un sens, forgé le point de vue générale des théoriciens occidentaux sur le monde comme une unité intégrale. Dans les théories classiques, les théoriciens ont séparé le monde des peuples du monde naturel, en ignorant l’interactivité et l’intégralité entre les deux. Les théoriciens de l’écologisme ont souligné l’harmonie entre l’être humain et la nature, et leurs pensées de la protection environnementale ont conduit à une révolution de connaissances, qui a promu l’extension des idées des « connaissances d’un monde intégral», ce qui cause l’approfondissement de nombreux contenus plus concrets et plus riches concernant les théories de la mondialisation. Et cette école de pensées est très proches, ou même identiques aux concepts antique chinois vers le monde, notamment, le concept de « (Tian xia da tong 天下大同» (voir Section 2.1.1 et 2.1.2).
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Chine : un modèle durable ?

Chine : un modèle durable ?

Un troisième paramètre de la politique démographique chinoise est l’insuffisance de prise en compte des effets sanitaires d’un modèle économique non durable. À cet égard, ce qui se passe conduit à rappeler que la Chine demeure un régime communiste. En effet, l’histoire de l’Europe de la seconde moitié du XX e siècle enseigne que les territoires

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Les Systèmes de Villes en Inde et en Chine

Les Systèmes de Villes en Inde et en Chine

56 En juin 1955, les Shi étaient des unités administratives sous l’autorité des gouvernements des Provinces, des Provinces autonomes ou des Préfectures autonomes (Encadré 5 : Les découpages territoriaux en Chine, Figure 3). Elles regroupaient l’ensemble des localités dont la population agglomérée était supérieure à 100 000 habitants ou certaines localités dont la population était inférieure à 100 000 habitants, mais qui étaient d’importantes bases minières ou industrielles, des sièges d’agences du gouvernement de rang de province, des centres importants de stocks et de distribution de biens ou encore d’importantes localités des régions frontalières (Ma Laurence et MaCui, 1987; Chan, 2007). En novembre 1955, le Guowuyuan a publié une autre directive désignant les villes comme des localités administrées directement par le Gouvernement central ou les gouvernements provinciaux, abritant les sièges du « comité du peuple » à partir du niveau des Xian, ou des centres industriels et commerciaux abritant une population résidente permanente (Changzhu renkou, 常 住 人 口 ) de plus de 20 000 habitants. Toutefois, Ma et Cui (1987) soulignent que le critère minimal de taille de population de 20 000 habitants a rarement été suivi et que le seuil minimal est en fait resté de 100 000 habitants, critère que le Guowuyuan a rétabli en 1963.
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L'industrie de la pomme de terre en Chine

L'industrie de la pomme de terre en Chine

Sélection de la pomme de terre En Chine, la sélection de la pomme de terre a commencé dans les années 1940. Au début, les efforts ont visé principale- ment à introduire et à sélectionner des variétés de pommes de terre en prove- nance de pays d’outre-mer. Certaines variétés introduites en Chine, notamment les variétés Katahdin, Houma, Epoka, Mira, Aquila et Anémone sont devenues les plus largement cultivées, et la variété Mira est encore aujourd’hui cultivée à grande échelle dans la région du Sud- Ouest. La sélection de la pomme de terre en Chine a réellement débuté lorsque M. Yang Hongzu a recueilli 35 combinaisons de croisement provenant des États-Unis, en 1947, à partir desquelles il a créé certaines variétés, comme la Wuxia et la Xiaoyezi, qui ont été cultivées en tant que principales variétés dans les années 1950 (Potato Institute of Helongjiang Agricultu- ral Academy, 1989). À la fin des années 1950, les scientifiques chinois ont com- mencé à effectuer une sélection des pom- mes de terre au moyen de croisements et, à la fin des années 1960, divers organis- mes faisant de la sélection ont lancé leurs propres variétés. En 1985, 83 variétés avaient été enregistrées et jouaient un rôle considérable dans la production de pommes de terre en Chine. Toutefois, le
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SIC en Chine , disciplines en gestation

SIC en Chine , disciplines en gestation

La Chine vient de fêter les 30 ans de son ouverture au monde. Le développement extrêmement rapide des NTIC en Chine accompagne et entraîne son développement économique. Mais la Chine est un pays de contrastes, qui doit aussi lutter contre la pauvreté de ses régions rurales, et où le gouvernement en place tente de maintenir le contrôle sur une société civile en émergence tout en s’ouvrant au monde et en affirmant sa place sur l’échiquier mondial. Dans ce contexte, les sciences de l’information et de la communication en Chine possèdent un certain nombre de caractéristiques dont le présent article vise à tracer les grands traits.
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Chine : la pandémie évitable

Chine : la pandémie évitable

C’est la gestion chinoise de la crise qui peut être qualifiée d’accident industriel. Si le pouvoir chinois avait toléré l’information sur la maladie naissante, il aurait plus vite compris la gravité de la situation et, plus vite, mis en place le plan prévu pour ce genre de situations. Il est troublant de voir que Taïwan a réagi plus vite, probablement en appliquant des procédures sans attendre la confirmation des autorités de la Chine continentale, dont Taïwan se méfie. Si le régime chinois avait laissé circuler l’information, nous aurions découvert plus tôt à quel point ce virus était dangereux et nous aurions, probablement été mieux armés pour l’affronter. En ne laissant pas circuler l’information, il a créé des distorsions d’information et augmenté la panique. D’où le fait que tant de personnes aient fui la Chine. Il s’agit bien d’un accident. En bloquant l’expression de ses citoyens, le pouvoir chinois a perdu ses propres avertisseurs. Il est à la fois responsable et victime d’un mode de gouvernance qui s’est dégradé ces dernières années. Le retour d’expérience qu’il fera très certainement, devrait lui donner de bonnes raisons de revenir à un mode plus performant. Mais, encore faut-il que des décisions appropriées soient prises.
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Boissons en Chine ancienne

Boissons en Chine ancienne

d’une cire d’abeille, soit d’une cire épicuticulaire (une protection contre la transpiration qui apparaît sur la surface des feuilles de nombreuses plantes). L’acide tartrique, qui est le principal acide organique du raisin, signale la présence d’un fruit. La Chine comptant plus de la moitié des espèces de vigne sauvage recensées dans le monde et des pépins ayant été découverts sur le site, ce fruit pourrait être un raisin sauvage, utilisé comme source de levure et de sucre 15 , mais l’aubépine

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La Grèce et la Chine en miroir.

La Grèce et la Chine en miroir.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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L'État et l' Entreprise » sont-ils en Chine des institutions ?

L'État et l' Entreprise » sont-ils en Chine des institutions ?

A partir de 1993, les entreprises d’État sont officiellement appelées à externaliser leurs fonctions sociales, à, pour reprendre une expression chinoise, « les remettre à la société ». Fin des années 1990, la situation est variable selon le type d’activités, selon les entreprises et selon les localités. Dans tous mes entretiens, le terme « société » (shehui) signifie le « hors danwei ». C’est en comprenant cette conception du social que l’on peut comprendre certaines phrases de mes interlocuteurs, telles que : « C’est encore l’usine qui s’occupe de l’école, ça se sont les spécificités chinoises, mais bientôt cela ira à la société » ou « Actuellement, il doit y avoir 80 à 90 % des logements qui sont à des unités, il y en a très peu qui sont dans la société » ou encore « Moi mon sentiment c’est qu’il n’y a pas de société en Chine ; du logement à la retraite, c’est tout l’“unité” ». Ainsi on peut visualiser l’espace social chinois comme un nid d’abeilles, une structure alvéolaire où il y aurait de plus en plus quelque chose dans les interstices : la
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Que veut la Chine ? Que peut-elle donc ?

Que veut la Chine ? Que peut-elle donc ?

Le visage de la diplomatie chinoise depuis 1979 a une valeur stratégique puisqu'il entraîne une modification des rapports entre la Chine et ses deux grands partenaires et le changement des objectifs à moyen terme de Pékin : la modernisation et l'indépendance reçoivent aujourd'hui la priorité alors que la sécurité du pays paraît moins menacée. La diplomatie chinoise développe aujourd'hui une offensive pour revitaliser le triangle stratégique, percer dans le Tiers-Monde et consolider son influence régionale. Mais la faiblesse de ses moyens et l'importance des obstacles extérieurs en réduisent les effets.
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Le voyage en Chine de Michèle Métail

Le voyage en Chine de Michèle Métail

Cet ouvrage se propose d’éclairer ces quarante-cinq années d’activités poétiques protéiformes, d’en fournir les clés contextuelles et biographiques, de faire saillir les thèmes et les concepts qui nourrissent l’œuvre, et d’analyser les poétiques propres aux trois modalités médiatiques fondamentales d’exploration du texte poétique chez Michèle Métail : le texte imprimé, le texte exposé et le texte proféré. Dans un double mouvement rétrospectif d’archivage et prospectif d’études poétiques, il fait appel à des chercheurs internationaux, mais aussi aux poètes et artistes témoins de son parcours créatif. S’il sonde les domaines littéraire, plastique, et performatif de l’œuvre, il souhaite aussi éclairer les relations que Michèle Métail entretient avec l’Allemagne, la Chine et le Japon, sources d’une importante activité de création et de traduction. Enfin ce livre se veut un outil pour les futurs chercheurs en publiant, pour la première fois, une bibliographie exhaustive et un catalogue de ses œuvres plastiques.
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Chine : le xiao, ou souffle sonorisé

Chine : le xiao, ou souffle sonorisé

Alors que j'apprenais à jouer de la flûte verticale à encoche xiao 簫, mes recherches m'ont fait tomber sur la traduction en anglais (Edwards 1957) d'un "Traité du xiao" (Xiaozhi 嘯旨), qui s'est révélé avoir pour sujet ce qu'en première analyse on traduit par le “sifflement”. A chaque technique étaient associées des notes de musique. Jacques Pimpaneau, qui m'enseignait la littérature chinoise, cita un poème de Wang Wei associant le sifflement xiao au jeu de la cithare qin. Alors que j'apprenais le "travail du souffle" (qigong)… mais on n'apprend pas le qigong, on ne fait pas de recherche dessus, on le pratique… et alors peut-être on trouve. J'ai voyagé à travers la Chine, écouté, questionné, lu, joué, j'ai soufflé aussi en serrant les dents, j'ai murmuré, chantonné, fredonné. Avec Alain Arrault, philosophe et sinologue, nous avons encore beaucoup compulsé et discuté. Aujourd'hui j'écris, sachant qu'à me lire on ne sera guère plus avancé. Pourtant le xiao est la plénitude de la communion entre l'homme et la nature ; comme l'incantation zhou 咒, il commande aux esprits. Mais dans une culture comme celle de la Chine, où le passé ne nous est, semblait-il, accessible qu'à travers la surabondance d'écrits, dont nous croyions savoir que le sacré s'exprimait toujours et avant tout par le caractère tracé, combien jalousement gardé secret est le pouvoir du son, si banal en Inde.
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