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SoitE un ensemble et∗ une loi de composition interne, associative telle que : ∀(a, b

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Academic year: 2022

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(1)

Exercice 1. Prouver l’´egalit´e 3n

n

=

n

X

p=0

n−p

X

q=0

n p

n q

n p+q

.

Exercice 2. Simplifier

Sn = X

06j<k6n+1

n j

n + 1 k

.

Exercice 3. Montrer que tout mono¨ıde fini v´erifiant la r`egle de simplification est un groupe.

Montrer que tout ensemble fini muni d’une loi de composition in- terne associative v´erifiant la r`egle de simplification est un groupe.

Exercice4. SoitE un ensemble et∗ une loi de composition interne, associative telle que :

∀(a, b) ∈ E2, ∃(x, y) ∈ E2 | ax = ya = b.

Montrer que (E,∗) est un groupe.

Exercice 5. Soit G un groupe, on pose Z0(G) = {e} et Zn(G) = {x ∈ G | ∀y ∈ G, x−1y−1xy ∈ Zn−1(G)}.

Montrer que (Zn(G))n∈N est une suite croissante de sous-groupes de G.

1

(2)

Exercice 6. Soit n ∈ N, on pose :

En = {(p, q) ∈ N2 | 1 6 p < q 6 n, p+q > n, p ∧ q = 1}.

Calculer Sn = P

(p,q)∈En

1 pq.

Exercice 7. Montrer que, pour tout n de N 2n+1 divise En = E h

(1 + √

3)2n+1i .

(On pourra chercher une relation de r´ecurrence v´erifi´ee par En, En−1 et En−2.)

Exercice 8. Soit n ∈ N, N le nombre de diviseurs de n, P le produit de ces diviseurs.

Donner une relation en n, N et P.

Exercice 9. Montrer que

n! = Y

p∈P

p

+∞

P

i=1

n pi

o`u P d´esigne l’ensemble des nombres premiers.

Exercice 10. Soit E un espace vectoriel r´eel de dimension n, f ∈ L(E) telle que f2 = −IdE. Si z = a + ib ∈ C (a et b r´eels) et x ∈ E, on d´efinit :

z ∗x = ax+bf(x).

Montrer que (E,+,∗) est un C-espace vectoriel.

Calculer dimCE.

(3)

Exercice 11. Soit A un anneau, x ∈ A. S’il existe p ∈ N tel que (1 − x)p = 0, montrer que x est inversible.

Montrer aussi que (1 −x−1)p = 0.

Exercice 12. Soit A ∈ C[X] de degr´en > 1 admettant α1, . . . , αn comme racines distinctes.

Trouver tous les polynˆomes P ∈ Cn[X] tels que

A(n)P − A(n−1)P0 +· · · + (−1)nAP(n) = 0.

Exercice 13. Soit P ∈ Q[X], n > 1. Si a est une racine complexe de P de multiplicit´e m avec 2m > n v´erifier que a ∈ Q.

Exercice 14. Trouver tous les polynˆomes P ∈ R[X] tels que (X + 3)P(X) = XP(X + 1).

Exercice 15. Soient a1 < a2 < . . . < an n entiers, montrer que le polynˆome

1 +

n

Y

i=1

(X − ai)2 est irr´eductible dans Z[X].

Exercice 16. Soient x1, . . . , xn n complexes tels que

∀k ∈ [1, n],

n

X

i=1

xki = n.

Montrer que : ∀i ∈ [1, n], xi = 1.

(4)

Exercice 17.

(1) Calculer de 2 mani`eres Sn,d =

n

X

k=1

kd(k + 1)d − kd(k −1)d (2) Montrer que

∀d ∈ N, ∃Pd ∈ R[X] | ∀n ∈ N, Pd(n(n + 1)) =

n

X

k=1

k2d−1.

(3) Montrer que

∀d ∈ N, ∃Qd ∈ R[X] | ∀n ∈ N, (2n+ 1)Qd(n(n+ 1)) =

n

X

k=1

k2d.

(4) Pour d ∈ {1,2,3} calculer Pd et Qd.

Exercice 18. Montrer que si P ∈ R[X] a toutes ses racines r´eelles alors P02 > P P00.

R´eciproque ?

Exercice 19. Montrer que, sur C[X], tout polynˆome P peut s’´ecrire

P = P1(P2)2. . .(Pk)k

o`uPiest le produit des facteurs binˆomes dont l’ordre de multiplicit´e est i (on pose Pi = 1 si aucune racine n’a cet ordre de multiplicit´e).

(1) Calculer D1 = P ∧P0 et prouver que P

D1 ne contient que des racines simples. Quelles sont ces racines ?

(2) Calculer D2 = D1 ∧ D10. En d´eduire P1. Comment obtenir P2, P3,...

Quelles conclusions en tirer pour la recherche des racines de P ?

(5)

Exercice 20. On consid`ere la suite (un) d´efinie par : u0 = 5, un+1 = un + 1

un. Montrer que 45 < u1000 < 45,1.

Exercice 21.

Soient (an) et (bn) deux suites r´eelles croissantes de limite infinie.

On suppose que lim

n→+∞(an+1 − an) = 0.

Soit E = {an − bm, (n, m) ∈ N2}.

Prouver que E est dense dans R.

Application : montrer que la suite cos(lnn) est dense dans [−1,1].

Exercice 22. Soit (un) une suite de termes positifs telle que

n→+∞lim n(un + u2n) = 1.

Montrer que vn = nun admet une limite finie.

Exercice 23. Trouver f ∈ C(R,R) telle que f(2x + 1) = f(x)

Exercice 24.

Soit E = {f : R → R, f continue en 0}, on d´efinit

ϕ : f ∈ E 7→ g = ϕ(f) o`u g(x) = f(x) + f(2x).

Prouver que ϕ est injective.

(6)

Exercice 25. Soit f : R → R continue telle qu’il existe α ∈]0, 12[ v´erifiant

∀(x, y) ∈ R2, |f(x) − f(y)| 6 α(|f(x) − x| + |f(y) − y|).

Prouver que f poss`ede un unique point fixe.

Exercice 26. Soit a ∈ R, z = 8a2 − (1 + a2)2 + 4a(1 − a2)i.

Chercher les racines 4i`eme de z.

Etudier le cas o`´ u a ∈ C.

Exercice 27. Soit S(0) = (z0, z1, . . . , zn−1) ∈ Cn et α une racine primitive ni`eme de l’unit´e. On pose

ui =

n−1

X

j=0

αijzj et T(0) = (u0, u1, . . . , un−1)..

(1) Exprimer zj en fonction des ui.

(2) On d´efinit par r´ecurrence : zi(p) = 1 2

h

zi(p−1) +zi+1(p−1) i

(en prenant zn = z0) et on pose T(p) = (u(p)0 , u(p)1 , . . . , u(p)n−1) `a partir des (zi(p)).

Calculer T(1) en fonction de T(0), faire de mˆeme avec T(p). D´eterminer lim

p→+∞T(p) et lim

p→+∞S(p).

En donner une interpr´etation g´eom´etrique.

Exercice 28. Soit (u, v) ∈ C2, on pose z = u +iv.

Si |z|2 = u2 +v2 alors prouver que soit z = 0 soit (u, v) ∈ R2.

Exercice 29. Soit P = n =

n

Y

k=1

k(k + 1) + 1 +i

k(k + 1) + 1 − i, d´eterminer

n→+∞lim Pn.

(7)

Exercice 30.

Soit f : C → C d´efinie par f(z) = 1

2(z + z−1).

(1) Chercher f(D) o`u D est une droite passant par O.

(2) Chercher f(C) o`u C est un cercle de centre O.

Exercice 31.

Soit (b1, b2, . . . , bn) ∈ Cn tel que |bi| 6 1 pour tout i.

Montrer qu’il existe (ε1, ε2, . . . , εn) ∈ {−1,1}n tel que

∀k ∈ [1, n], |ε1b12b2 + · · · +εkbk| 6 √ 3.

Exercice 32.

Soit E un R-espace vectoriel. Montrer que, si (Fi)i∈[1,p] est une famille finie de sous-espace vectoriels tous distincts de E alors

p

[

i=1

Fi 6= E.

Exercice 33.

Soit E un K-espace vectoriel de dimension n, (u, v) ∈ L(E)2. On suppose que v ◦u = 0 et que u +v est surjective.

Montrer que Rg(u) + Rg(v) = n.

Exercice 34.

Soient A et B dans Mn(K) telles que

∀M ∈ Mn(K), AM B = 0 montrer que A = 0 ou B = 0.

(8)

Exercice 35. Soit P la matrice dans la base canonique de Rn d’un projecteur de Rn. On d´efinit

Ψ : X ∈ Mn(R) 7→ P X +XP ∈ Mn(R).

Chercher Tr(Ψ).

Exercice 36. Soit K = {X =

cost −sint sint cost

, t ∈ R} et T = {Y =

u v 0 1/u

, u > 0, v ∈ R}.

Prouver que SL2(R) = KT et prouver que cette d´ecomposition est unique.

Exercice 37.

Soit M =

a1 a1 . . . a1 a1 a2 . . . a2

... ... ...

a1 a2 an

. Chercher une C.N.S. pour que M soit inversible et calculer M−1.

Exercice 38.

Soit A ∈ M3n(K) telle que A3 = 0 et Rg(A) = 2n.

Prouver que A est semblable `a

0 In 0 0 0 In 0 0 0

.

Exercice 39. Si (a0, . . . , an) ∈ Rn+1 et (b0, . . . , bn) ∈ Rn+1, cal- culer det(mij) o`u mij = (ai + bj)n, (i, j) ∈ [0, n]2.

(9)

Exercice 40.

Soit N : R2 → R d´efinie par

N(x, y) = sup

t∈R

|x +ty| 1 + t +t2. V´erifier que N est bien d´efinie.

N est-elle une norme ? Si oui, pr´eciser la sph`ere unit´e.

Exercice 41.

Soit E le R-espace vectoriel C([0,1],R) muni de la norme de la convergence uniforme. Soit ϕ : f ∈ E 7→ ef ∈ E.

Montrer que ϕ est continue.

Exercice 42.

Soit E un R-espace vectoriel norm´e et f : E → E v´erifiant

∀(x, y) ∈ E2, kf(x +y) − f(x)− f(y)k 6 M.

(1) Montrer que, si M = 0 et si f est born´ee sur un ouvert non vide, alors f est lin´eaire et continue.

(2) On suppose f continue et E complet. En ´etudiant la suite gn(x) = 2−nf(2nx), montrer que f se d´ecompose de mani`ere unique en somme d’une fonction lin´eaire et d’une fonction born´ee.

Exercice 43.

Soit Ep = {A ∈ Mn(R) | Rg(A) > p}. Ep est-il (i) ouvert, (ii) ferm´e, (iii) dense dans Mn(R) ?

(10)

Exercice 44. Soit A ⊂ E o`u E est un espace vectoriel norm´e, on note u(A) =

A et v(A) =

A .

(1) Montrer que u et v sont des applications de P(E) dans lui- mˆeme qui respectent l’inclusion.

(2) Montrer aussi que u2 = u et v2 = v.

(3) En d´eduire que, `a partir d’un ensemble A ⊂ E, en prenant successivement l’adh´erence et l’int´erieur (ou le contraire), on ne peut avoir au maximum que 7 ensembles distincts.

Exercice 45. Soit P(X) = Xn + an−1Xn−1 + · · · + a0 ∈ R[X].

On suppose que P a n racines r´eelles simples.

Soit Q(X) = Xn +bn−1Xn−1 + · · · +b0 ∈ R[X].

Montrer qu’il existe η > 0 tel que, si |bi−ai| 6 η pour tout i, alors Q a toutes ses racines r´eelles simples.

η peut ˆetre tr`es petit comme le montre l’exemple du polynˆome de Wilkinson

P(X) =

20

Y

k=1

(X − k) + 10−9X19 qui a pour racines (en arrondissant `a 2 d´ecimales)

1 2 3 4 5 6 7 8 9 9,99 11,05 11,83

13,35±0,53i 15,46±0,9i 17,66±0,7i 19,23 19,95

Exercice 46. Soit E = C([0,1],R) muni de k.k et (qn)n∈N une ´enum´eration des rationnels de [0,1]. On pose L(f) =

+∞

P

n=0

−1 2

n

f(qn) pour f ∈ E.

(1) Prouver que L est une forme lin´eaire continue sur E.

(2) Montrer que sup

kfk61

|L(f)| n’est pas atteint.

(11)

Exercice 47. Soit E = ` muni de la norme infinie. On note F = `1 sous-espace vectoriel de E muni de la norme 1.

(1) Si u ∈ E et v ∈ F, prouver que

+∞

P

n=0

unvn est absolument convergente.

(2) On d´efinit fv : u ∈ E 7→

+∞

P

n=0

unvn ∈ R (o`u v d´esigne la suite (vn) de F). Montrer que fv appartient au dual fort E0 de E (i.e. l’ensemble des formes lin´eaires continues sur E).

(3) Trouver ϕ une isom´etrie bijective de F sur E0

Exercice 48. Soit V un espace euclidien et (e1, . . . , en) une base de V telle que : i 6= j ⇒ (ei|ej) 6 0.

Soit x ∈ V v´erifiant : ∀i ∈ [1, n], (x|ei) > 0.

Montrer que les coordonn´ees de x dans (ei) sont positives.

(On pourra montrer au pr´ealable que, si (x1, . . . , xp) est une famille de vecteurs tels qu’il existe θ une forme lin´eaire v´erifiant θ(xi) > 0 pour tout i et si (xi|xj) 6 0 alors (xi) est une famille libre.)

Exercice 49. Soient E un espace euclidien et f : E → E telle que

∀(x, y) ∈ E2, kf(x) − f(y)k = kx − yk.

Montrer que f est la compos´ee d’une translation et d’un automor- phisme orthogonal.

Exercice 50. Soit (a, b, c) les longueurs des cot´es d’un triangle d’aire S. Montrer que

S 6

√3

12 (a2 +b2 +c2).

Cas d’´egalit´e ?

(12)

Exercice 51. Soit E un espace euclidien de dimension n > 2. On dit que la famille (xi)i∈[1,n] est r´eguli`ere ssi

∀i ∈ [1, n], kxik = 1, ∀(i, j) ∈ [1, n]2, i 6= j, kxi − xjk = 1.

(1) Prouver qu’il existe des familles r´eguli`eres sur E et que ce sont des bases.

(2) Si (xi)i∈[1,n] est r´eguli`ere et si (ei)i∈[1,n] est la base or- thonorm´ee de Schmidt associ´ee, d´eterminer la matrice de pas- sage de (ei)i∈[1,n] `a (xi)i∈[1,n].

Exercice 52. Soit E un espace euclidien de dimension n > 0. Soit p ∈ N, on dit que la famille (x1, . . . , xp) ∈ Ep est obtusangle ssi i 6= j ⇒ (xi|xj) < 0.

(1) Montrer qu’une famille obtusangle ne peut pas avoir stricte- ment plus de n + 1 ´el´ements.

(2) Soit ϕ l’angle (que l’on suppose constant) entre xi et xj pour i 6= j. Montrer que 1 + (p− 1) cosϕ > 0 et qu’il y a ´egalit´e si p = n + 1.

Exercice 53. Soit (un) la suite r´eelle d´efinie par un+1

un = n +a

n +b, 0 < a < b et u0 > 0.

(1) ´Etudier la convergence de la suite ln nb−aun

. Trouver une C.N.S. pour que P

un converge.

(2) Si b−a > 1, prouver l’existence de

+∞

P

n=1

n(un+1 −un) = S et transformer S. En d´eduire la calcul de

+∞

P

n=0

un.

(13)

Exercice 54.

Soit (an) une s´erie `a termes positifs d´ecroissante et (pn) une suite d’entiers strictement croissante. On suppose qu’il existe M > 0 tel que

∀n ∈ N, pn+1 − pn < M(pn − pn−1).

Montrer que les s´eries P

an et P

(pn+1 − pn)apn sont de mˆeme nature.

Exercice 55.

Soit (un) une suite `a termes positifs, d´ecroissante telle que

+∞

X

n=0

un = C et un 6

+∞

X

k=n+1

uk.

Montrer que ∀x ∈]0, C[, ∃(nk) strictement croissante telle que x =

+∞

P

k=0

unk.

Exercice 56.

Soit (an) une suite de R+ telle que lim

n→+∞an = 0. On suppose que

∃λ > 0, ∃α > 1 tel que an+1 − an ∼ −λaαn. Etudier la nature de la s´erie´ P

an.

Exercice 57.

Soit f : N → N une injection, on pose un = f(n)

n2 , n > 1.

Nature de la s´erie P un.

(14)

Exercice 58. Soit (zi)i∈I une famille de nombres complexes non nuls tels que

i 6= j ⇒ |zi − zj| > 1.

Montrer que I est d´enombrable et que, pour α > 2, la famille (|zi|−α)i∈I est sommable (recouvrir le plan complexe par des carr´es de cot´e 1

√2).

Exercice 59. Soit rn =

+∞

P

p=n+1

(−1)p−1

pα avec α > 0 (!).

(1) Trouver la nature de la s´erie P rn. (2) Montrer que, pour α > 1, on a

+∞

X

n=0

rn =

+∞

X

n=1

(−1)n−1 nα−1

Exercice 60. Soit (an) une suite de r´eels telle que

+∞

P

n=1

an = 0.

(1) Prouver que

n

P

k=1

kak = o(n).

(2) On suppose qu’il existe c > 0 tel que ∀n ∈ N, nan > −c.

Montrer que

n

X

k=1

k|ak| 6 2cn +o(n).

(3) On pose enfin tn =

+∞

P

k=n

|ak| k . a) Existence de tn ?

b) Montrer qu’il existe β > 0 tel que ∀n ∈ N, tn 6

β n.

(15)

Exercice 61. Soit (an) une suite de r´eels telle que |an| < 1 pour tout n. On pose Pn =

n

Y

q=1

(1 +aq). ´Etudier les implications entre les propri´et´es suivantes :

(i) lim

n→+∞Pn > 0.

(ii) P

an et P

a2n convergent.

(iii) P

an et P

a2n convergent ou P

an et P

a2n divergent.

Que penser de l’exemple suivant : a1 = a2 = 0, a2n−1 = − 1

√n, a2n = 1

√n + 1

n + 1 n√

n ?

Exercice 62. Calculer lim

n→+∞

n

P

k=1

sin(kα)

k +n pour α ∈ R. On fera intervenir la somme Sn(α) =

n

P

k=0

sin(kα).

Exercice 63.

Soit λ > 0, λ 6= 1, on suppose que g(x) = f(λx)− f(x)

x a une

limite en 0 et que f est continue en 0.

Prouver que f est d´erivable en 0

Exercice64. Soitf : R → Rtelle qu’il existeg ∈ C(R,R) v´erifiant

∀(x, y) ∈ R×R, g(x) = f(x + y) − f(x − y)

2y .

Trouver f.

Que se passe-t-il si l’on suppose seulement g localement born´ee ?

(16)

Exercice 65. Soit E = {f ∈ C2([0,1],R) | f00 6 1}, on pose, pour tout f de E,

A(f) = f(1) − 2f(1

2) + f(0).

Montrer que A(f) est major´e sur E.

Si M = sup{A(f), f ∈ E}, d´eterminer M et les solutions de l’´equation A(f) = M.

Exercice 66. Soit f ∈ C2(R,R) telle que

∀(x, y) ∈ R2, f(x + y)f(x −y) 6 (f(x))2. Prouver que

∀x ∈ R, f(x)f00(x) 6 (f0(x))2.

Exercice 67. Soit f ∈ C2([0,1],R) v´erifiant f(0) = 0, f(1) = 1, f0(0) = f0(1) = 0. Montrer que

∃c ∈]0,1[ | |f00(c)| > 4.

Exercice 68. Soit xn l’unique racine positive de l’´equation xn + · · · +x = 1.

(1) Montrer que (xn) admet une limite l.

(2) D´eterminer l’´equivalent de xn − l.

(17)

Exercice 69.

Soit g ∈ C(I,R) o`u I est un intervalle, si x ∈ I, on dit que g est pseudo-d´erivable en x ssi lim

h→0

g(x + h) − g(x − h)

2h existe (limite que l’on note ˜g(x)).

(1) Quelles sont les implications entre g d´erivable en x et g pseudo-d´erivable en x ?

(2) a) On suppose que g v´erifie

∀x ∈ I, ∃ε > 0, ∀h ∈ [0, ε], g(x +h) − g(x − h) > 0.

Montrer que g est croissante.

b) On suppose que ∀x ∈ I, ˜g(x) > 0. Montrer que g est croissante.

Exercice 70.

A l’aide de la convexit´e, prouver que`

∀t ∈ [0,1], 1 − t

nt 6 (1 −t)(2− t)(. . .)(n −t)

n! 6 1

(n + 1)t.

Exercice 71.

Soit f une fonction d´erivable et convexe sur [0,+∞[.

(1) Montrer que ϕ(x) = f(x)− xf0(x) est d´ecroissante.

(2) Si lim

x→+∞ϕ(x) = b, montrer qu’il existe une asymptote `a la courbe d’´equation y = f(x).

Exercice 72.

Soit f : I → R+ o`u I est un intervalle. Montrer que (lnf convexe) ⇔ (∀a ∈ R, eaxf(x) convexe)

(18)

Exercice 73.

Soit f une application de C2(R,R) telle que f +f00 > 0. Montrer que

∀x ∈ R, f(x) + f(x + π) > 0.

Exercice 74. On pose un =

+∞

P

k=1

1 k

n −1 n

k

. Montrer que un = lnn +K + o(1)

o`u K est une constante que l’on explicitera `a l’aide d’une int´egrale.

Exercice 75. Soit f ∈ C2(I,R), convexe. Les tangentes en A et B au graphe de f se coupent en T.

Prouver que

_

AB 6 AT +T B.

Exercice 76. D´eterminer f ∈ C([0,1],R) telle que Z 1

0

f(x) dx = 1 3 +

Z 1 0

f(x2)2dx.

Exercice 77. Soit E = {x = (xn)n∈N | lim

n→+∞xn = 0} muni de la norme kxk = sup

n∈N

|xn|.

(1) Montrer que (E,k.k) est un espace de Banach.

(2) Soit ek = (δnk)n∈N, prouver que x =

+∞

P

n=0

xnen o`u x = (xn)n∈N ∈ E.

(3) Si u ∈ Lc(E,R), prouver que

+∞

P

n=0

|u(en)| converge.

Etudier la r´eciproque : si´ P

an est A.C. alors ∃!u ∈ Lc(E,R) tel que u(en) = an.

Donner l’expression de u(x) et calculer kuk.

(19)

Exercice 78. Soit E l’ensemble des fonctions continues de R dans R croissantes, v´erifiant f(x + 1) = f(x) + 1 pour tout x.

(1) Munir E d’une distance appropri´ee associ´ee `a la convergence uniforme. Montrer que E muni de cette distance est une partie compl`ete.

(2) Soit ϕ une fonction d´erivable de R dans R v´erifiant, pour n ∈ N

(∃k > 1 | ∀x ∈ R, ϕ0(x) > h

∀x ∈ R, ϕ(x + 1) = ϕ(x) + n Montrer qu’il existe f ∈ E tel que

∀x ∈ R, (ϕ◦ f)(x) = f(nx)

Exercice 79.

(1) Pour n ∈ N, prouver qu’il existe un unique polynˆome Pn ∈ R[X] de degr´e 6 2n tel que

Pn(k)(0) = 1 si k ∈ [0, n]

Pn(k)(1) = Pn(1) si k ∈ [1, n]

(2) Montrer que PnCU−→

K vers une fonction `a d´eterminer.

Exercice 80. Soit f : R → R continue et telle que (1) ∀x ∈ R, |f(x)| < |x|

(1) Montrer que

(2) ∀(ε, M) ∈ (R+)2, ∃k ∈]0,1[, ∀x ∈ [ε, M], |f(x)| 6 k|x|.

(2) On pose fn = f ◦ f ◦ . . . ◦ f (n fois). Si x ∈ R, ´etudier la convergence de la suite (fn(x).

(3) Montrer que fn −−−−→C.U.

[−M,M] 0 pour tout M > 0.

(20)

Exercice 81. Etudier la convergence simple et uniforme de la suite´ de fonctions (gn) d´efinie par

∀n ∈ N, ∀x ∈ R, gn(x) = cos x

2 cos x

22 . . .cos x 2n.

Exercice 82. Soit f ∈ C([0,1],R), on d´efinit un(x) =

n

Y

k=1

1 + x nf(k

n)

.

(1) ´Etudier la convergence simple de la suite (un).

(2) ´Etudier la convergence uniforme de cette mˆeme suite.

(3) Donner un ´equivalent de lim

p→+∞up(x) − un(x) lorsque f est de classe C1.

Exercice 83. Soit S(x) =

+∞

P

n=1

un(x) o`u un(x) = lnn + x

n − ln(n +x).

(1) Chercher le domaine de d´efinition de S.

(2) Soit t(x) = eS(x), montrer que t(x + 1)

t(x) = (1 + x)eγ o`u γ est la constante d’Euler (γ = lim

N→+∞

N P

n=1

1

n − lnN

).

(3) On pose A(x) = 1

xe−γxt(x).

Calculer A(x + 1) en fonction de A(x) et x.

Montrer que ln(A(x) est convexe.

(21)

Exercice 84. Etudier la convergence uniforme de´ f(x) =

+∞

X

n=1

x

n(1 + nx2). Chercher l’´equivalent de f quand x → 0.

Exercice 85. Soitϕ une fonction continue de [0,+∞[ dans ]0,+∞[

strictement d´ecroissante, f continue sur [0,+∞[ etA > 0. On pose un =

RA

0 f(t)ϕn(t) dt R A

0 ϕn(t) dt . Montrer que lim

n→+∞un = f(0).

Exercice 86. Trouver, pour toute fonction continue born´ee,

n→+∞lim

Z +∞

0

nf(x) dx 1 + n2x2.

Exercice 87.

(1) Soit I =

Z +∞

1

dx

xα(1 + xβ), avec α > 0, β > 0. Discuter la convergence de I.

(2) On pose gn(λ) = Z n

1

dx

xα(1 + λxβ) pour λ > 0. Discuter la convergence uniforme de (gn) (distinguer les cas α > 1, α 6 1).

(3) On d´efinit, pour α < 1 g(λ) =

Z +∞

1

dx

xα(1 + λxβ) et A =

Z +∞

0

dx

xα(1 + xβ). Calculer lim

λ→0+

h

g(λ) − λα−1β Ai .

(22)

Exercice 88.

Soit f ∈ C1(R), on suppose que, pour A > 0, f(t)

t est int´egrable sur {t ∈ R | |t| > A}. Montrer que

a→+∞lim

Z +∞

−∞

f(t)sin[a(t − x)]

t − x dt = f(x)π en utilisant la propri´et´e lim

X→+∞

Z X 0

sint

t dt = π 2.

Exercice 89.

Calculer

Z 0

dt (a + sint)3 (on utilisera le r´esultat :

Z 0

dt

a + sint = 2π

√a2 − 1).

Exercice 90.

Soit g(x) =

Z π/4 0

exp

− x2 cos2θ

dθ et f(x) = Z x

0

e−t2 dt.

Montrer que f2(x) + g(x) est constant et retrouver la valeur de Z +∞

0

e−t2 dt.

Exercice 91.

Soit f ∈ C([0,+∞[,R), f > 0 et lim

+∞

f0

f = 0. On suppose que (an) est une suite de r´eels > 0 qui tend vers a 6= 0.

Si

Z +∞

0

f(t) dt = +∞, montrer que a

Z n 0

f(t) dt ∼

n

X

p=0

apf(p).

(23)

Exercice 92.

On d´efinit lnp = lnp−1◦ln (logarithme it´er´e). Quel est, pourα ∈ R et p ∈ N, la nature de P

un o`u

un = 1

nlnnln2(n). . .lnp−1(n)(lnp(n))α.

Exercice 93.

Soient α et β deux r´eels > 0, on consid`ere la s´erie P

un o`u un =

n

X

i=1

1

(n +i)α(n +i + 1)β. Converge-t-elle dans le cas o`u α +β = 1 ?

Etude des autres cas.´

Exercice 94.

Si (an) ∈ CN, an = αn +iβn o`u (αn, βn) ∈ R2.

Soient R, R1, R2 les rayons de convergence des s´eries P

anxn, Pαnxn, P

βnxn. Montrer que R = min(R1, R2).

Exercice 95.

Soit (an) une suite de complexes non nuls. Comparer les rayons de convergence des s´eries :

Xanzn et X 1 anzn.

Exercice 96.

Etudier la s´erie´ P

anxn o`u

an = 1 + 3ϕ(n

3) − 4ϕ(n 4)

o`u ϕ(t) = t −[t]. Donner l’expression de sa somme.

(24)

Exercice 97. Soient a, b, λ, µ, ν des r´eels non nuls, on consid`ere les s´eries

f(x) =

+∞

X

n=1

x2n−1

a +bx2n−1 et g(x) =

+∞

X

n=1

λxn µ +νx2n.

(1) Si ces sommes sont d´efinies dans un voisinage de 0, donner des conditions sur a, b, c, λ, µ, ν, pour qu’elles soient ´egales.

(2) Prouver alors qu’elles sont effectivement ´egales sur un voisi- nage de 0.

Exercice 98. Soit (an) la suite d´efinie par a0 = a1 = 1, an = an−1 + (n − 1)an−2 pour n > 2.

(1) Calculer

+∞

P

n=0

an

n!tn, en d´eduire une expression de an. (2) Calculer Card{σ ∈ Sn | σ2 = Id}.

Exercice 99. Soit f(x) =

+∞

P

n=0

e−n+n2ix, prouver que f est de classe C sur R.

Que penser de la s´erie de Taylor de f ?

Exercice 100. Chercher les d´eveloppement en s´erie enti`ere de f(x) = cos(

2 Arccosx) et g(x) = sin(

2 Arccosx).

(25)

Exercice 101. Th´eor`eme de Bernstein.

(1) Soit a un r´eel > 0 et g ∈ C([−a, a],R) paire telle que, pour tout n de N, g(2n)(x) > 0.

a) Montrer que g(2n) est croissante sur [0, a].

b) Montrer qu’il existe M > 0 tel que :

∀(u, v) : 0 6 u 6 v 6 a, ∀n ∈ N, 0 6

(v − u)n

n! g(n)(u) 6 M.

c) Montrer que In(x) = g(x)−

n

P

p=0

x2p

(2p)!g(2p)(0) est une fonc- tion paire, positive sur [−a, a] et qu’elle s’´ecrit

In(x) = Z x

0

(x − t)2n+1

(2n+ 1)! g(2n+2)(t) dt.

d) En d´eduire que

∀x ∈ [−a, a], g(x) =

+∞

X

p=0

x2p

(2p)!g(2p)(0).

(2) Soit f ∈ C([−a, a],R) telle que f(2n) > 0 (on ne suppose pas f paire). En ´etudiant la partie paire de f, prouver que

∀x ∈ [−a, a], f(x) =

+∞

X

n=0

xn

n!f(n)(0).

Exercice 102.

Soit E l’espace vectoriel des fonctions continues sur R qui admet- tent une limite en +∞.

D´eterminer les ´el´ements propres de l’endomorphisme T de E tel que

∀f ∈ E, ∀x ∈ R, T(f)(x) = f(x + 1).

(26)

Exercice 103. Soit A = (aij) une matrice carr´ee s’´ecrivant

a1 +b1 b1 . . . b1 b2 a2 + b2 b2

... . . . ...

bn . . . bn an +bn

 . (1) Calculer detA.

(2) Si a1 < a2 < . . . < an et si, pour tout i, bi > 0, montrer que toutes les valeurs propres sont r´eelles.

Exercice 104. Soit A ∈ Mn(K), montrer que les hyperplans vec- toriels stables par A admettent l’´equation y1x1 + · · · + ynxn = 0 o`u (y1, . . . , yn) est vecteur propre de AT.

R´eciproque ?

Exercice 105. Soit A ∈ Mn(C), on d´efinit la suite de matrice par r´ecurrence avec

A0 = In, ∀k ∈ [1, n], Ak = AAk−1 − 1

k Tr(AAk−1)In.

Montrer que An = 0 (on d´emontrera et utilisera la propri´et´e (detM(t))0 = Tr[M0(t)(com (M(t)))T]).

Exercice 106. Soient u, v, w trois endomorphismes de E, espace vectoriel de dimension n > 1, tels que w 6= 0 et u ◦ w = w ◦ v.

Montrer que deg(pu ∧ pv) > Rg(w).

Exercice 107. Soit M =

a1 b1 0

b1 . . . ...

. . . ... bn−1 0 bn−1 an

une matrice de Mn(R) v´erifiant ∀i ∈ [1, n], ai > |bi| + |bi−1| (avec b0 = bn = 0).

Montrer que, si λ ∈ Sp(M) alors 0 < λ < 2 sup(ai).

(27)

Exercice 108. Chercher les vecteurs propres et les valeurs propres de la matrice M =

a1 a2 . . . an an a1 . . . an−1

... ...

a2 a3 . . . a1

 .

Exercice 109. Si A = (aij) et B sont des matrices de Mn(K), on leur associe la matrice C = A ⊗ B =

a11B . . . a1nB

... ...

an1B . . . annB

.

Montrer que, si A et B sont diagonalisables, alors C est aussi diagonalisable.

Exercice 110. Soit A ∈ GLn(C) une matrice diagonalisable et B ∈ Mn(C) telle qu’il existe p ∈ N v´erifiant Bp = A.

(1) Montrer que B est aussi diagonalisable.

(2) Examiner le cas o`u A n’est pas inversible.

Exercice 111. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E).

Montrer que Pu est irr´eductible dans K[X] ssi {0} et E sont les seuls sous-espaces stables par u.

Exercice 112. Soit A ∈ Mn(R) telle que 3A3 = A2 +A +In. Montrer que la suite (Ap)p∈N converge vers une matrice de projec- tion que l’on d´eterminera.

Exercice 113. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie, (u, v, f, α, β) ∈ L(E)3×K2 tel que

∀i ∈ {1,2,3}, fi = αiu +βiv.

Montrer que f est diagonalisable.

(28)

Exercice 114. Soit A une matrice diagonalisable.

(1) Prouver que : ∀P ∈ K[X], P(A) est diagonalisable.

(2) Utiliser cette m´ethode pour diagonaliser la matrice

B =

a1 a2 . . . an an a1 . . . an−1

... . . . ...

a2 a3 . . . a1

 .

Exercice 115. Dans Mn(C), trouver l’adh´erence de l’ensemble des matrices diagonalisables.

Etudier le cas de´ Mn(R).

On pourra s’aider du lemme suivant :

soit Pn(X) = Xp+ap−1,nXp−1+· · ·+a0,n une suite de polynˆomes unitaires r´eels, scind´es, de degr´e p fixe. Si, pour tout k ∈ [0, p], la suite (ak,n)n∈N converge vers ak ∈ R, alors

P = Xp +ap−1Xp−1 + · · · +a0 est scind´e sur R.

Exercice 116. Soit A =

1 i +j + 1

(i,j)∈[1,n]2

, prouver que A est d´efinie positive.

Exercice 117. Soient (u, v) des endomorphismes sym´etriques posi- tifs de E espace euclidien.

V´erifier que 0 6 Tr(u ◦ v) 6 Tr(u) Tr(v).

Exercice 118. Soit A ∈ L(Rn), montrer qu’il existe une b.o.n.

(e1, . . . , en) telle que (Ae1, . . . , Aen) soit une famille orthogonale.

(29)

Exercice 119. Soient A et B deux matrices sym´etriques r´eelles d’ordre n, B positive.

On suppose que, pour toute matrice unicolonne X 6= 0 XTBX = 0 ⇒ XTAX > 0.

Montrer que, pour λ assez grand, A+ λB est d´efinie positive.

Exercice 120. Soient u et v deux endomorphismes sym´etriques v´erifiant

∀x ∈ E

((u(x)|x) > 0 (v(x))|x) > 0 Montrer que det(u +v) > detu + detv.

Cas d’´egalit´e ?

Exercice 121. Trouver une fonction 2π-p´eriodique dont la s´erie de Fourier s’´ecrit

+∞

X

n=1

(−1)nsinnx n3

Exercice 122. Calculer S(x) =

+∞

P

n=1

sinnx n .

Soit g impaire, 2π-p´eriodique, continue telle que g|[0,1] soit affine et g|[1,π] = S|[1,π]. A l’aide de` g, prouver que

+∞

P

n=1

sinn n

2

=

+∞

P

n=1

sinn n . Calculer enfin

+∞

P

n=1

sin2n n4 .

(30)

Exercice 123. Soit E = C(T) ensemble des fonctions continues, 2π-p´eriodiques. On note F le sous-espace vectoriel de E tel que

∀f ∈ F, ∀p ∈ Z, fb(p) = 0. On veut prouver que F = {0} sans utiliser le r´esultat du cours.

Si δ ∈]0, π2[, on note Pδ(θ) = 1 −cosδ + cosθ.

(1) Montrer que ∀n ∈ N, Z π

−π

f(θ) [Pδ(θ)]n dθ = 0.

(2) Montrer que lim

n→+∞

Z

δ6|θ|6π

f(θ) [Pδ(θ)]n dθ = 0.

(3) Montrer que f(0) = 0.

(4) Montrer que f = 0.

Exercice 124. Soit (an) ∈ Zn tel que P

anzn ait un rayon de convergence R > 1. On pose alors, pour |z| < 1, f(z) =

+∞

P

n=0

anzn. Si f est born´ee sur D(0,1) prouver que f est un polynˆome.

Exercice 125.

Si f est une fonction de classe C1 sur R, 2π-p´eriodique, chercher les solutions p´eriodiques de l’´equation diff´erentielle

y00 −4y0 + 4y = f(x)

Exercice 126. Trouver f : R+ → R de classe C1 telle que ∀x > 0, f(x) = f0 1x

.

(31)

Exercice 127. Soit

x(0) = x0

˙

x = A(t)x (I)

dans Rn.

(1) Montrer que il existe une application Ω de R+ dans Mn(R), qui `a t associe la matrice de l’application lin´eaire qui `a x0 associe la solution x(t) de (I) avec x(0) = x0 pour t > 0 (Ω(t)(x0) = x(t)).

(2) On suppose

(A(t)x|x) 6 −λkxk2 o`u λ > 0. Montrer que

kΩ(t)k 6 e−λt pour t > 0 en norme subordonn´ee.

(3) On consid`ere

x(0) = x0

˙

x = A(t)x + f(t) (II)

Montrer que

x(t) = Ω(t,0)x0 + Z t

0

Ω(t, s)f(s) ds

o`u Ω(t, s) associe `a x0 la solution de (I) qui v´erifie x(s) = x0.

Exercice 128. Soit A : R → Mn(R) une application continue et X : R → Rn la solution de X0(t) = A(t)X(t), X(0) = X0.

Montrer qu’il existe une application continue Ω : R → GLn(R) telle que ∀t ∈ R, ∀X0 ∈ Rn, X(t) = Ω(t)X0.

(32)

Exercice 129. On reprend les notations de l’exercice 128.

On suppose que n = 2p, que Rn est muni de sa structure eucli- dienne usuelle et que A(t) s’´ecrit par blocs A(t) =

R(t) S(t) 0 T(t)

avec R(t), S(t), T(t) ∈ Mp(R) et qu’il existe λ, µ, B r´eels stricte- ment positifs tels que pour tout u ∈ Rp et tout t ∈ R on ait (R(t).u|u) 6 −λkuk2, (T(t).u|u) 6 −µkuk2, kS(t)k 6 B.

On pose X(t) =

X1(t) X2(t)

.

Montrer que ∀t ∈ R+, kX2(t)k 6 e−µtkX0k et donner une majo- ration de kX1(t)k.

Exercice 130.

(1) Montrer qu’il existe une unique fonction u ∈ C1(R,R3) v´erifiant

u0 + u ∧ u0 = −u ∧ (u3e3), u(0) = u0 avec ku0k = 1

o`u ui d´esignent les coordonn´ees de u dans la base canonique de R3.

(2) Comportement de u lorsque t → +∞ ?

Exercice 131. Soient u, v, w, trois fonctions C1 de R+ vers R3 Soit e un vecteur constant de norme 1.

On consid`ere le syst`eme d’´equations diff´erentielles suivant

u0 +u ∧ u0 = u ∧ (v +e) (1)

u0 + v0 = −w (2)

w0 = v (3)

(1) Montrer que les solutions sont born´ees (2) Montrer que ku0k2 est sommable sur R+

(3) Montrer qu’il existe une suite (tn) de r´eels v´erifiant les deux conditions

limn tn = +∞

limnu(tn) = U

(33)

Exercice 132.

(1) R´esoudre le syst`eme diff´erentiel (µ > 0)



 dx

dt = −y dy

dt = −µx Trac´e graphique des trajectoires.

(2) Soit le nouveau syst`eme modifi´e



 dx

dt = −y dy

dt = −µx+ bx2 a) Chercher les points d’´equilibre.

b) Chercher F telle que −y2 = F(x) + K o`u K est une constante.

c) Trac´e de F(x).

d) Trac´e des trajectoires.

Exercice 133. Soit l’´equation diff´erentielle (E) x0(t) = x(t) − x2(t) + 1

t

Soit (I, x) une solution maximale de E telle que I∩]0,+∞[6= ∅.

Soit t0 ∈ I∩]0,+∞[ tel que x(t0) > 1.

(1) Montrer que si t ∈ I et t > t0 alors x(t) > 1.

(2) Montrer que [t0,+∞[⊂ I. (3) Montrer que lim

t→+∞x(t) = 1.

Exercice 134. Soit f : R+ → R , de classe C1 v´erifiant f(0) = f(1) = 0

f > 0 sur ]0,1[

f0(0) > 0, f0(1) < 0

On consid`ere pour n ∈ N l’´equation diff´erentielle : y0 = f(y) avec condition initiale y(0) = 1/n.

Montrer que ∃!tn > 0, y(tn) = 1 − 1/n. Nature de la suite (tn)?

(34)

Exercice 135. R´esoudre le syst`eme



 dx

dt = x +y +x(1− x2 − y2) dy

dt = −x +y +y(1− x2 − y2)

Exercice 136.

Soit l’´equation diff´erentielle y0 + p(x)y = q(x)yn o`u n ∈ R, p et q continues sur R.

Peut-on trouver les solutions pour n = 1 par passage `a la limite `a partir des solutions trouv´ees pour n 6= 1 ?

Exercice 137. Soit l’´equation diff´erentielle :

F(x, y, y0) = y02y2 +y2 − 1 = 0 (E)

a) R´esoudre (E) et tracer l’allure des courbes int´egrales.

b) ´Eliminer y0 dans

F(x, y, y0) = 0

∂F

∂y0(x, y, y0) = 0 . Interpr´eter.

Exercice 138. Soit x0 = f(t, x) o`u f ∈ C2(R2), Z-p´eriodique.

a) Montrer que pour toute condition initiale x(0) = x0 on ob- tient une solution d´efinie sur R.

b) S’il existe (p, q) ∈ N2 tels que x(q) = x0 +p, montrer que

∀t ∈ R, x(t + q) = x(t) + p et mˆeme, on a ∀m ∈ N, x(mq) = x0 +mp.

c) Six(q) > x0+pmontrer alors que ∀t ∈ R, x(t+q) > x(t)+p.

d) Soit (p, q) ∈ N2 tel que p0

q0 < p

q et si x(q) > x0 + p alors toute solution y v´erifie y(q0) > y0 +p0.

(Pas de solution disponible pour l’instant.)

(35)

Exercice 139.

(1) Soit u d´efinie par u(z) =

+∞

P

n=0

anzn s´erie enti`ere de rayon 1.

On pose p(x, y) = <(f(x +iy)) et q(x, y) = =(f(x +iy)).

Montrer que p et q sont harmoniques (i.e. ∆p = ∆q = 0).

(2) Soit u : D(0,1) 7→ R harmonique et (x0, y0) ∈ D(0,1), pour r assez petit on pose

ϕ(r) = 1 2π

Z 0

u(x0 +r cosθ, y0 +r sinθ) dθ.

Montrer que ϕ(r) = u(x0, y0).

Exercice 140. Soit A ouvert de R2, u ∈ C1(A,R) On d´efinit L(u, A) = sup

x,y∈A,x6=y

|u(x) − u(y)|

kx − yk Montrer que L(u, A) = sup

A

kgrad(u)k~

Soit ω ⊂ A ouvert, on d´efinit E(ω) l’ensemble des fonctions ω → R lipschitziennes telles que ∀ω0ouvert ⊂ ω, ∃v : ω0 → R telle que u et v co¨ıncident sur Fr (ω0) et L(u, ω0) 6 L(v, ω0).

Soit u ∈ E(ω) et x0 ∈ ω tels que u ∈ C2 sur un voisinage de x0. soit Hu,x0 la matrice Hessienne de u en x0.

Montrer que (Hu,x0grad~ x0(u)). ~gradx0(u) = 0 (Pas de solution disponible pour l’instant

Exercice 141.

(1) Soit f : R → R de classe C2 telle qu’il existe α > 0 v´erifiant pour tout (x, y) de R2

(f0(x) −f0(y))(x − y) > α(x − y)2. Montrer que f admet un unique minimum sur R. (2) Mˆeme question avec f : Rn → R.

(36)

Exercice 142. Soit f : Rn → R+ de classe C1, d´eterminer inf(kgradfk

Exercice 143. Soit ϕ une fonction de classe C1 de Rn dans Rn telle que ∀x ∈ Rn, kϕ0(x)k < 1. On pose f(x) = x +ϕ(x).

(1) Pour tout ρ > 0, montrer qu’il existe Cρ, 0 < Cρ < 1 tel que

∀(x, y) ∈ B(0, ρ), kf(x)− f(y)k > (1 − cρ)kx − yk

(2) Montrer que f est injective et que Id +ϕ est un isomorphisme de Rn sur Rn. En d´eduire que f est un C1-diff´eomorphisme et que f(Rn) est un ouvert de Rn.

(3) On suppose que C = sup

x∈Rn

0(x)k < 1. Montrer que f(Rn) est ferm´e dans Rn. En d´eduire f(Rn).

Exercice 144. Soit U un ouvert de Rn, f, h1, h2 des fonctions d´efinies sur U `a valeurs dans R.

On suppose que ∀x ∈ U, h1(x) 6 f(x) 6 h2(x).

(1) Si h1 et h2 sont diff´erentiables en x0 avec h1(x0) = h2(x0), montrer que f est diff´erentiable en x0.

(2) On suppose quef est 1-lipschitzienne et qu’il existe [a, b] ⊂ U tel que f(b)− f(a) = kb− ak.

Montrer que f est diff´erentiable en tout point de ]a, b[.

(3) Soit C un convexe ferm´e non vide de Rn. On sait que pour tout x il existe un unique y ∈ C tel que d(y, C) = kx − yk.

Montrer que l’application x 7→ d(x, C) est diff´erentiable en tout point de Rn \ C.

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