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1 Convergence en probabilité

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

CONVERGENCES ET APPROXIMATIONS

Table des matières

1 Convergence en probabilité 2

1.1 Inégalité de Markov. . . 2

1.2 Inégalité de Bienaymé-Tchebychev . . . 2

1.3 Convergence en probabilité . . . 2

1.4 Loi faible des grands nombres . . . 2

1.5 Composition par une fonction continue. . . 2

2 Convergence en loi 2 2.1 Définition . . . 2

2.2 Cas particuliers . . . 3

2.3 Lien entre les deux notions de convergence . . . 3

2.4 Convergence de loi binomiale vers la loi de Poisson . . . 3

2.5 Théorème de Slutsky. . . 3

2.6 Composition par une fonction continue. . . 3

2.7 Théorème limite central. . . 4

2.8 Approximations déduites du théorème de la limite centrée . . . 4

2.8.1 Approximation deB(n,p)parN(np,npq) . . . 4

2.8.2 Approximation deP(β)parN(β,β) . . . 4

2.8.3 Simulation deN(0, 1) . . . 5

(2)

1 Convergence en probabilité

1.1 Inégalité de Markov.

Théorème

SiX est une variable aléatoire positive admettant une espérance, alors pour tout réelastrictement positif : P([X ¾a])¶

E(X) a . En appliquant cette inégalité àY=|X|r,r∈N, on obtient : Corollaire

SiXest une variable aléatoire admettant un moment d’ordrer(r∈N), alors pour tout réelastrictement positif : P([|Xa]) =P([|X|r¾ar])¶

E(|X|r) ar .

1.2 Inégalité de Bienaymé-Tchebychev

Théorème

SiX est une variable aléatoire admettant un moment d’ordre 2, alors :

∀" >0, P([|XE(X)|¾"])V(X)

"2 .

1.3 Convergence en probabilité

Définition

La suite(Xn)n∈N converge en probabilité versX si :

∀" >0, lim

n→+∞P([|XnX"]) =0.

NotationXnPX.

RemarqueOn peut remplacer l’inégalité large par une inégalité stricte. Ainsi a suite(Xn)n∈Nconverge en pro- babilité versX si :

∀" >0, lim

n→+∞P([|XnX|> "]) =0.

1.4 Loi faible des grands nombres

Théorème

Soit(Xn)n∈Nune suite de variables aléatoires indépendantes ayant même espérancemet même variance et soitXn= X1+. . .+Xn

n . Alors :

∀" >0, lim

n→+∞P([|Xnm"]) =0.

C’est-à-dire la suite(Xn)n¾1converge en probabilité versm(variable aléatoire certaine égale àm).

1.5 Composition par une fonction continue.

Théorème SiXn−→P X et si f est une fonction continue surRà valeurs réelles, alors f(Xn)−→P f(X).

2 Convergence en loi

2.1 Définition

La suite(Xn)n∈N converge en loi versX si et seulement si en tout point de continuitéxdeFX :

n→+∞lim FX

n(x) =FX(x).

(3)

NotationXnLX Remarque

Dans le cas oùX est une variable aléatoire réelle à densité, on a :Xn−−−→n→+∞L X si et seulement si :

x∈R, lim

n→+∞FX

n(x) =FX(x)

2.2 Cas particuliers

Propriété

Soit(Xn)n∈Nune suite de variables aléatoires réelles définies sur le même espace probabilisé.

Xn−−−→n→+∞L c∈Rsignifie que

P(Xnt)n−→→+∞

0 si t<c 1 si t>c

Théorème : Caractérisation de la convergence en loi dans un cas particulier

On suppose que les variables aléatoiresXnsont à valeurs dansZet qu’il en est de même de la variable aléatoireX. Alors :

Xn−−−→L

n→+∞ X ⇐⇒ ∀kZ, lim

n→+∞P Xn=k

=P(X=k)

2.3 Lien entre les deux notions de convergence

Théorème

SiXn−−−→n→+∞P X alorsXn−−−→n→+∞L X. La réciproque est fausse.

Contre-exemple

SoitX ,→ N(0, 1). On en déduit que−X ,→ N(0, 1)( distribution symétrique).

On considère la suite(Xn)n∈Nde variables aléatoires réelles définies par :∀n∈N, Xn=−X. On a :Xn−−−→n→+∞L X

Par contre, la suite(Xn)n∈Nne converge pas en probabilité versX. En effet, si on considèreε >0 on a : P |XnX"

=P(|2X|¾") =P(|X"/2) =constante non nulle ne tendant pas vers 0 lorsquen→+∞.

2.4 Convergence de loi binomiale vers la loi de Poisson

Théorème

Soitλ >0. Pour tout entier natureln> λ, on considère une variable aléatoireXnsuivant la loiB

n,λ n

. SoitX une variable aléatoire suivant la loiP(λ). Alors :

Xn−−−→n→+∞L X

2.5 Théorème de Slutsky.

Théorème

Si (Xn)n∈N converge en loi vers X et si (Yn)n∈N converge en probabilité vers une constante c, alors (Xn+Yn)n∈Nconverge en loi versX+cet(XnYn)n∈Nconverge en loi verscX.

Remarque

Si(Xn)n∈Nconverge en loi versX et si la suite réelle(cn)n∈Nconverge vers le réelc, alors(cnXn)n∈Nconverge en loi verscX.

2.6 Composition par une fonction continue.

Théorème

Si (Xn)n∈N converge en loi vers X et si f est une fonction continue sur R à valeurs réelles, alors (f(Xn))n∈Nconverge en loi versf(X).

(4)

2.7 Théorème limite central.

Théorème

Si(Xn)n∈Nest une suite de variables aléatoires indépendantes et de même loi, admettant une espérance met une varianceσ2 non nulle, si on note : Xn=X1+. . .+Xn

n , alors la suite de variables aléatoires centrées réduitesXn=p

n

‚Xnm σ

Œ

converge en loi vers une variable aléatoire suivant la loi normale centrée réduite.

D’où, on a pour tout(a,b)tel que−∞¶ab¶+∞:

n→+∞lim P([aXnb]) = Z b

a

p1 2πexp

‚

t2 2

Œ dt.

RemarqueOn garde les notations du théorème précédent. On pose∀n∈N,Sn=X1+· · ·+Xn. AlorsE(Sn) =nm,V(Sn) =2,σ(Sn) =p

et par suiteSn=Snmn p =

Sn nm

σ

pn=Xn.

2.8 Approximations déduites du théorème de la limite centrée

Méthode générale

Soit(Xn)n¾1une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant toutes une même loi dont on ne connaît que l’espéranceµet la varianceσ26=0.

SoitSn=X1+· · ·+Xnpour toutn¾1. SoitNn,→ N(,2). Alors, pour tout intervalleI deRet tout entiern« assez grand », on a :

P SnI

P NnI

2.8.1 Approximation deB(n,p)parN(np,npq)

Soit(Xn)n¾1une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant toutes la loiB(p). On poseq=1−p.

SoitSn=X1+· · ·+Xnpour toutn¾1.Sn,→ B(n,p).E(Sn) =npetV(Sn) =npq.

Pourngrand (np¾10 etn(1−p)¾10),Snsuit approximativement la loiN(np,npq). Méthode pratique

SoitX ,→ B(n,p). On suppose quenest grand (np¾10 etn(1−p)¾10). Soit Z,→ N(np,npq). Z= Z−nppnpq ,→ N(0, 1). On noteΦla fonction de répartition deZ.

Pour tout(a,b)∈R2vérifianta<b, on a : P(aXb)≈P(aZb) =P

‚anp pnpq

Znp pnpq

bnp pnpq

Œ

= Φ

‚bnp pnpq

Œ

−Φ

‚anp pnpq

Œ .

2.8.2 Approximation deP(β)parN(β,β)

Soit(Xn)n¾1une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant toutes la loiP(λ) (λ >0). SoitSn=X1+· · ·+Xnpour toutn¾1.Sn,→ P(nλ).E(Sn) =etV(Sn) =.

Pourngrand,Snsuit approximativement la loiN(,nλ).

Lorsqueβest grand(β¾10), on peut approcher la loiP(β)parN(β,β). Méthode pratique

SoitX ,→ P(β). On suppose que(β¾10). SoitZ,→ N(β,β). Z= Zp−β

β ,→ N(0, 1). On noteΦla fonction de répartition deZ. Pour tout(a,b)∈R2vérifianta<b, on a :

P(aXb)≈P(aZb) =P

aβ

pβZβ

pβbβ

pβ

= Φ

bβ

pβ

−Φ

aβ

pβ

.

(5)

2.8.3 Simulation deN(0, 1)

Soit(Xi)i¾1une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant toutes la loiU[0, 1]). SoitSn=X1+· · ·+Xnpour toutn¾1.

E(Sn) =2netV(Sn) = 12n. Pourngrand Snn/2

pn/12

suit approximativement la loiN(0, 1). On prendn=12. AinsiS12−6 suit approximativement la loiN(0, 1).

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