Série évaluation de programme par pays
Évaluation du programme de la FAO au Cameroun
2013–2017
Rapport de suivi
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE Rome, 2021
Recommandation 1.
Bureau de liaison et de partenariat La FAO et le Gouvernement camerounais devraient poursuivre les actions nécessaires permettant au nouveau Bureau de liaison et de partenariat et a l’accord y attenant d’être opérationnels afin de donner une certitude quant aux ressources sur lesquelles la FAOCM pourra compter en vue de la mise en oeuvre du prochain CPP.
La FAO et le Ministère de l’agriculture, qui a été le principal promoteur de cet accord, devraient intensifier les actions de plaidoyer auprès des autres ministères en charge du secteur rural afin d’assurer leur adhésion à ce processus.
La FAO et le Gouvernement devraient conduire une analyse des compétences techniques dont le nouveau bureau devra disposer sur la base des besoins prioritaires tels que par exemple: la sécurité sanitaire des aliments, les forêts et la gestion des ressources naturelles.
Faire un plaidoyer auprés des administrations du secteur rural et des adminstrations intervennant dans le deblocage des
ressources pour la mise en oeuvre du programme de partenariat.
À la demande du Représentant de la FAO au Cameroun, des rencontres ont été organisées avec plusieurs ministres en charge du secteur rural dans le but de les sensibiliser sur le déblocage des fonds pour la mise en place du programme de partenariat. Il s'agit du Ministre de l'Agriculture et du Développement Rural (MINADER), du Ministre de l'Elevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) et du Ministre des Forêts et de la Faune (MINFOF). Le Représentant a également rencontré le Ministre des Finances (MINFI) et le Ministre de l'Économie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire ( MINEPAT), qui sont impliqués dans le déblocage des fonds, pour une meilleure compréhension de l'accord et pour susciter l'accélération du déblocage des fonds pour l'implémentation du Cadre de programmation pays. Des éléments de maturation des projets a mettre en œuvre dans le cadre du programme de partenariat ont été élaborés de concert avec les administrations du secteur rural et transmis au MINEPAT pour faciliter le déblocage des ressources. Le recrutement des « juniors professionnels » ayant un profil et des compétences techniques nécessaires pour conduire le mandat de la FAO au Cameroun est déjà effectif (aquaculture, statistiques, médecine vétérinaire, agronomie). Par ailleurs, de
sollicitations ont été faites également pour mobiliser un nutritionniste et un
environnementaliste, mais sans avoir de retour des ministres sollicités notamment le Ministère de la Santé (MINSANTE) et le Ministère de
l'Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED).
En
progression
Des accords ont été obtenus pour le déblocage d'une partie des ressources objet de la convention de partenariat et de liaison. Le processus de déblocage suit son cours.
Évaluation du programme de la FAO au Cameroun 2013–2017 - Rapport de suivi Recommandations d'évaluation
acceptées
Mesure convenue dans la Réponse de la
Direction
Mesures prises réellement, ou raisons expliquant pourquoi les mesures n’ont pas été
prises
Note MAR Impact ou changements résultant des mesures prises
Recommandation 2.
Nutrition et sécurité sanitaire des aliments
La FAO devrait poursuivre les actions de plaidoyer pour l’adoption de la Loi-cadre portant sur la sécurité sanitaire des aliments.
La FAO devrait s’impliquer davantage dans la lutte contre la malnutrition en apportant son soutien au niveau institutionnel et sur le terrain. La définition des interventions devrait être le résultat d’une discussion avec les partenaires concernant la valeur ajoutée que la FAO pourrait apporter et la recherche d’opportunités de partenariats avec les autres acteurs travaillant dans ce domaine (incluant le PAM, les
Organisations de la société civile et les universités).
Renforcer les
interventions de la FAO au Cameroun sur la nutrition.
Apporter un appui au gouvernement sur le développement des stratégies et politique portant sur la nutrition.
Contribuer au mouvement SUN au Cameroun.
Parmi les mesures prises figurent: l’intensification des interventions sur la nutrition avec la mise en place d’activités sensibles a la nutrition (activités post récolte, diversification de la production…); la participation active de la FAO Cameroun à la plateforme des Nations Unies SUN avec le PAM, l’UNICEF et l’OMS; l’appui apporté aux
parlementaires pour la mise en place de l'alliance parlementaire pour la nutrition, la mise à
disposition d’informations sur l'impact de la nutrition sur l'économie et le plaidoyer pour l'amélioration du financement de la Nutrition au Cameroun; la contribution à l’intégration de la nutrition et de la sécurité alimentaire dans le nouveau PNIA; la mise en place d'activités de production maraichère en faveur des enfants dans les écoles et la sensibilisation sur l'éducation nutritionnelle en milieu scolaire.
En
progression
Une plus grande visibilité de la FAO au sujet des interventions sensibles à la nutrition au Cameroun.
Recommandation 3.
Réponse aux crises
La FAO devrait clairement définir son rôle dans les crises humanitaires à l’Est et à l’Extrême-Nord du Cameroun et renforcer son équipe pays sur la base d’une analyse des capacités existantes.
Vu le personnel limite au niveau de la Représentation, le Siege de la FAO et l’équipe de résilience pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel basée à Dakar devraient être plus présentes pour appuyer la
Développer des activités de collecte et analyse des données sur la sécurité alimentaire suivant le cadre harmonisé au Cameroun.
Densifier les équipes de terrain dans les sous bureaux.
La FAO Cameroun accompagne le gouvernement dans la collecte et l'analyse des données sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle suivant le cadre harmonisé depuis 2018. À ce jour au moins six analyses ont été conduites de concert avec le PAM. La FAO possède a ce jour au Cameroun quatre sous-bureaux dont un à Maroua, un à Kousséri, un à Bureau et un dernier récemment ouvert à Bertoua pour couvrir les régions de l'Est, de l'Adamaoua et du Nord. Les équipes de terrain ont été renforcées avec le recrutement d'un ensemble de consultants nationaux et
internationaux ayant des expertises diverses et basés dans les sous-bureaux. Deux projets
Bon Parmi les impacts de ces actions il y a une présence plus
importante et plus visible de la FAO au Cameroun sur
l'ensemble du territoire et une meilleure maitrise des données sur la sécurité alimentaire au Cameroun.
FAOCM afin de: i) décliner, en consultation avec les partenaires et le Gouvernement, la stratégie d’intervention dans le bassin du Lac Tchad dans des propositions de projets régionaux ou nationaux; ii) développer un programme d’appui aux refugies dans l’Est du pays; et iii) accompagner la FAOCM dans la mobilisation de ressources et dans la mise en œuvre des interventions. En outre, vue la détérioration des taux d’insécurité alimentaire dans l’Ouest du pays, la FAO devrait considérer davantage les possibilités d’appui aux populations dans ces régions.
Tant à l’Est qu’à l’Extrême-Nord, la FAO devrait mettre l’accent sur le renforcement de la cohésion sociale dans ses
interventions.
La FAOCM, devrait contribuer davantage à la facilitation du Groupe de travail sur la sécurité alimentaire (GTSA) et, en collaboration avec le PAM, supporter la mise en place d’outils pour le suivi de la sécurité alimentaire (en particulier le Cadre Harmonise et les sites sentinelles) au niveau national et régional.
couvrant l’Est, dont un TCP sur le pastoralisme et un second sur la gestion des conflits liés à la transhumance, ont été développés. Enfin, la FAO a mis en œuvre des activités de renforcement de capacités du Groupe de travail sur la sécurité alimentaire (GTSA) au niveau central et au niveau régional.
Recommandation 4.
Contribution au PNIA et à la coordination dans le secteur de l’agriculture
En tant que chef de file du CMP- Agriculture, la FAO devrait faciliter davantage le dialogue entre les PTF et des
Faciliter davantage le dialogue entre les PTF et des actions de plaidoyer conjointes pour le secteur agricole.
Parmi les mesures prises il y a le recrutement d'un consultant en charge de la gestion du secrétariat du groupe CMP-Agriculture et la redynamisation de cette structure par la tenue mensuelle de réunions et d’échanges entre les membres sur les grands sujets concernant le secteur. La FAO a également fourni un apport financier et technique
Bon Le groupe CMP-Agriculture est actuellement plus dynamique et le Plan national d'investissement agricole du Cameroun (PNIA) a été actualisé.
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acceptées
Mesure convenue dans la Réponse de la
Direction
Mesures prises réellement, ou raisons expliquant pourquoi les mesures n’ont pas été
prises
Note MAR Impact ou changements résultant des mesures prises
actions de plaidoyer conjointes auprès du Gouvernement.
La FAO devrait appuyer le Gouvernement dans l’actualisation/révision du PNIA et son alignement par rapport à la Déclaration de Malabo; la prise en compte dans le document de la Politique de nutrition d’adoption récente ainsi que dans le développement de programmes et projets permettant l’opérationnalisation du PNIA.
La FAO, à travers le Bureau de liaison et de partenariat, devrait poursuivre son rôle de facilitateur du dialogue entre le
Gouvernement et les partenaires dans le cadre du PNIA et faciliter la mobilisation de ressources supplémentaires pour le financement de celui-ci.
Accompagner le gouvernement dans la revue de ses stratégies.
pour la revue du Plan national d'investissement agricole du Cameroun (PNIA).
Recommandation 5.
Collaboration avec les autres agences du Système des Nations Unies
La FAO devrait poursuivre la recherche d’opportunités de collaborations avec les autres agences du SNU et veiller à la création de synergies d’action au niveau du terrain.
Dans la réponse aux crises dans la région de l’Extrême-Nord et à l’Est du pays, la FAO devrait collaborer davantage avec le PAM.
Les deux agences pourraient développer ensemble une feuille de route sur le long terme à laquelle chaque agence pourra contribuer sur la base de ses compétences
Des opportunités de collaboration avec les autres agences du SNU et veiller à la création de synergies d’action au niveau du terrain.
Un MoU a été élaboré avec le PAM pour encadrer les activités conjointes planifiées. Le MoU est accompagné par un plan d'action dont les activités en cours incluent: la mise en œuvre d’un projet de renforcement de la réintégration socio- économique et de la résilience des personnes vulnérables à travers la création d'actifs
communautaires dans les départements de Mayo Sava et Mayo Tsanaga; l’appui à l'organisation de la collecte et de l'évaluation des données sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle suivant le Cadre Harmonisé; la participation aux activités concernant la plateforme SUN des Nations Unies;
l’appui technique à la coordination des activités du GTSA ; la préparation d'un projet conjoint avec le FIDA (projet PAFDA II).
En
progression
Le résultat est une amélioration de la synergie dans la mise en œuvre d'activités FAO/PAM au Cameroun.
et avantages. Cet exercice devra prendre en compte les stratégies de la FAO et du PAM au niveau régional.
La FAO devrait explorer, avec le FIDA et le Gouvernement, les opportunités
d’implication dans les programmes financés par le FIDA sur la base de ses avantages comparatifs.
Recommandation 6.
Appui à l’inclusion économique des jeunes
Dans la conception d’interventions incluant les jeunes parmi les bénéficiaires, la FAO devrait conduire des réflexions et analyses pour mieux les cibler et les impliquer davantage.
L’emploi des jeunes est une priorité également pour le FIDA. Dans ce domaine, les deux agences pourraient réfléchir à des collaborations en faveur de l’inclusion économique des jeunes par exemple dans le domaine de l’aquaculture qui est un secteur d’intérêt.
Collaboration en faveur de l’inclusion
économique des jeunes dans le domaine de l’aquaculture et agriculture.
Développement d'un projet au profit des jeunes avec une composante semences à mettre en œuvre par la FAO.
En
progression
Une activité conjointe développée avec le FIDA.
Recommandation 7.
Appui aux filières
Dans le cadre des PCT ainsi que des projets qui seront financés à travers l’accord de partenariat, la FAO et les ministères devraient conduire des réflexions plus poussées pour investir dans des actions
Prioritisation des interventions dans le cadre des TCP.
Renforcement de capacités des partenaires de mise en oeuvre.
Parmi les mesures prises il y a plusieurs projets TCP élaborés prenant en compte les priorités du Gouvernement notamment sur les filières prioritaires (mais, poisson, lait, riz); le
renforcement des capacités des partenaires sur l'enquête de ciblage intégrant la collecte de données pour les études de base et sur les itinéraires techniques de conduite des champs écoles paysans ; le renforcement de capacités des
En
progression
Les TCP sont plus focalisés sur les besoins techniques et les priorités du Gouvernement. Les partenaires de mise en œuvre sont plus outillés pour la conduite des champs écoles paysans et des enquêtes de ciblage dans le cadre de projets.
Évaluation du programme de la FAO au Cameroun 2013–2017 - Rapport de suivi Recommandations d'évaluation
acceptées
Mesure convenue dans la Réponse de la
Direction
Mesures prises réellement, ou raisons expliquant pourquoi les mesures n’ont pas été
prises
Note MAR Impact ou changements résultant des mesures prises
capables d’apporter des changements durables.
Pour assurer la durabilité des résultats, il faudrait investir davantage dans des analyses au préalable concernant la rentabilité des activités introduites et maintenir une forte attention sur la commercialisation.
Concernant les études et les analyses, la FAO et les ministères devraient investir davantage pour assurer leur diffusion et utilisation.
La FAO devrait continuer à renforcer les capacités des organisations de la société civile (incluant les organisations non gouvernementales (ONG) et les organisations paysannes) qui pourront jouer un rôle dans la diffusion de connaissances comme cela a été le cas dans le projet de promotion de l’approche IBM (inclusive business model).
partenaires sur les itinéraires techniques de conduite des champs écoles paysans.
Recommandation 8.
Sante' animale
La FAO devrait poursuivre sa collaboration avec le Ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales (MINEPIA) pour le renforcement du réseau de surveillance RESCAM (Réseau d’Epidémio-surveillance du Cameroun), en particulier elle devrait assister le MINEPIA a: (i) assurer la durabilité du RESCAM; ii) renforcer la capacité opérationnelle du RESCAM a tous
Renforcer la capacité opérationnelle du RESCAM.
Améliorer la collaboration avec le secteur de la santé humaine dans le cadre de l’approche ≪Une Sante≫.
Parmi les mesures prises figurent : l’évaluation interne du Système national de surveillance des maladies animales à l'aide de l'Outil d'évaluation FAO-Surveillance suivie de l'élaboration d'un plan d'action pour combler les lacunes identifiées et renforcer la surveillance des maladies animales ; le développement et validation de plans
opérationnels et stratégiques de surveillance des maladies zoonotiques prioritaires (Anthrax, IAHP, rage et tuberculose bovine) et SOP pour la surveillance et le contrôle de la PPR, de la PPA, de l'IAHP et des enquêtes multisectorielles ; le
Bon Parmi les changements figurent : la tenue régulière des réunions annuelles de coordination du système de surveillance au cours desquelles les résultats de l'année précédente et les contraintes (organisationnelles, institutionnelles et
fonctionnelles) ont été discutées et des recommandations formulées pour améliorer l'épidémiosurveillance ;
les niveaux administratifs; et (iii) améliorer la collaboration avec le secteur de la santé humaine dans le cadre de l’approche
≪Une Sante≫.
renforcement de capacités du personnel de terrain dans divers domaines, y compris la collecte d'échantillons et de données épidémiologiques ; le renforcement de capacités sur l’approche « Une seule santé » avec la formation de 102 cadres (dont 15 femmes) au niveau central et régional sur les compétences de base (leadership,
collaboration et partenariat, réflexion systémique et communication) de l’approche.
l’amélioration du partage et de la coordination des données de laboratoire grâce à l’utilisation du Système d’Information et de gestion de laboratoire (SILAB) ; et enfin l’investigations ciblées des maladies grâce aux résultats de la cartographie des foyers historiques des maladies zoonotiques.
Recommandation 9.
Genre
Lors de la conception des interventions, la FAO devrait conduire des analyses plus approfondies afin de mieux adapter les activités aux besoins des femmes selon leurs spécificités. • La FAOCM ne dispose pas d’expertise genre au sein de son équipe. La formulation du nouveau CPP devrait être l’occasion d’intégrer davantage les questions d’égalité hommes-femmes dans son programme et identifier des acteurs nationaux avec qui nouer des partenariats pour développer des initiatives en faveur des femmes.
Rendre les activités de la FAO plus sensible au genre
Les projets préparés font ressortir une analyse du genre, intègrent des indicateurs liés au genre et ciblent au moins 40% de femmes et jeunes. En outre, parmi les mesures prises il y a la réalisation des enquêtes de ciblage permettant de mesurer la prise en compte du genre dans les interventions et la coopération avec UNFPA pour la mise en œuvre de projets au bénéfice des femmes victimes de fistules.
Bon Les activités de la FAO sont plus focalisées sur les aspects genre avec une meilleure prise en compte des femmes, des jeunes et des personnes en situation d'handicap.
Bureau de l'évaluation [email protected]
www.fao.org/evaluation /fr/
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
Rom e , Ital ie
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