Devoir Surveillé n°9 (2) − Corrigé
Lundi 4 avril 2022
Chapitres concernés : Toute la mécanique.
— Chapitre n°17. Mouvement dans un champ à force centrale.
— Chapitre n°18. Mouvement de rotation d’un solide.
Exercice 1 La crosse de Hockey (D’après CCINP TSI 2020 )
Pour manipuler le palet, les joueurs utilisent une crosse de hockey composée d’un manche et d’une palette. La crosse est suspendue par l’extrémité supérieure du manche (pointO) à un axe horizontal (Oz) fixe par une liaison pivot supposée parfaite et peut ainsi osciller. L’axe (Oz) est dirigé vers l’avant de la figure 1. L’écart de la crosse de hockey avec la verticale est repéré par l’angle θ.La crosse possède :
— une masse totaleM,
— un centre de masseGqu’on considérera situé sur le manche avecOG=h,
— un moment d’inertie totalJ par rapport à l’axe (Oz).
Les vecteurs−u→x,−→uy et−→uz sont des vecteurs unitaires dirigés respectivement selon les axes (Ox), (Oy) et (Oz).
4/18
On cherche à établir la distance qui a été nécessaire pour que le palet s'arrête lors de l'établissement du record du monde sur une patinoire de surface horizontale. Il faut tenir compte des frottements.
Q8. Les forces de frottements sont-elles conservatives ?
Q9. Calculer le travail de la composante tangentielle 𝑅𝑅 𝑇𝑇 de l'action de la glace sur le palet lors du déplacement du palet.
Q10. On considère que la composante 𝑅𝑅 est un vecteur constant. Quelle distance faut-il au palet 𝑇𝑇 pour s'arrêter ? Combien de longueurs de patinoires le palet pourrait-il parcourir avant de s'arrêter ?
Partie II - Étude de la crosse
Pour manipuler le palet, les joueurs utilisent une crosse de hockey composée d'un manche et d'une palette. La crosse est suspendue par l’extrémité supérieure du manche (point 𝑂𝑂) à un axe horizontal (𝑂𝑂𝑧𝑧) fixe par une liaison pivot supposée parfaite et peut ainsi osciller. L'axe (𝑂𝑂𝑧𝑧) est dirigé vers l'avant de la figure 2. L’écart de la crosse de hockey avec la verticale est repéré par l’angle𝜃𝜃.
La crosse possède : - une masse totale 𝑀𝑀ǡ
- un centre de masse G qu’on considérera situé sur le manche avec 𝑂𝑂𝐺𝐺 ൌ ǡ - un moment d’inertie total 𝐽𝐽 (en kg m2) par rapport à l'axe (𝑂𝑂𝑧𝑧).
Les vecteurs 𝑢𝑢 , 𝑥𝑥 𝑢𝑢 et 𝑦𝑦 𝑢𝑢 sont des vecteurs unitaires dirigés respectivement selon les axes (𝑂𝑂𝑧𝑧 𝑥𝑥), (𝑂𝑂𝑦𝑦) et (𝑂𝑂𝑧𝑧).
Figure 2 - Schéma de la crosse de hockey
Q11. Rappeler la loi du moment cinétique pour un solide en rotation autour d'un axe orienté (𝑂𝑂𝑧𝑧).
En l'appliquant et en négligeant les frottements de l’air, montrer que l'équation différentielle du mouvement de la crosse peut se mettre sous la forme :
𝐽𝐽𝜃𝜃 𝑀𝑀𝑔𝑔𝑠𝑠𝑖𝑖𝑛𝑛𝜃𝜃 ൌ ͲǤ (1)
Figure 1 – Schéma de la crosse de hockey
R1. Rappeler la loi du moment cinétique pour un solide en rotation autour d’un axe orienté (Oz).
En l’appliquant et en négligeant les frottements de l’air, montrer que l’équation différentielle du mouvement de la crosse peut se mettre sous la forme :
Jθ¨+M ghsin(θ) = 0 (1)
Solution:
Pour un solide en rotation autour d’un axe orienté (Oz), on écrit la loi du moment cinétique par rapport à cet axe (Ox) : dLOz
dt =XMOzext, où XMOzext est la somme des moments des actions mécaniques extérieures.
Système : crosse de masse M et de centre d’inertie G
Référentiel : terrestre considéré galiléen à l’échelle de l’expérience Bilan des actions mécaniques :
— poids :m−→g, de momentMOz =−M ghsin(θ)<0, car tend à faire tourner dans le sens indirect, ethsin(θ) est le bras de levier.
— action de la liaison pivot, supposée parfaite, donc de moment par rapport à l’axe de rotation nul.
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Année 2021-2022 Le TMC donne : JΩ
dt =−M ghsin(θ) Soit Jθ¨+M ghsin(θ) = 0
R2. Dans le cas d’oscillations de faible amplitude au voisinage de la position d’équilibre, réécrire l’équation (1). L’équa- tion obtenue sera notée (2).
Solution: Dans le cas des petites oscillations, on peut écrire sin(θ)≈θ, donc Jθ¨+M ghθ= 0⇔θ¨+M gh
J θ= 0 (2)
R3. En déduire l’expression de la période des oscillations.
Solution: On identifie l’équation précédente avec l’équation d’un oscillateur harmonique de pulsation propre ω0=
s M gh
J , donc de période T0 = 2π ω0 =
s J M gh
R4. Établir une intégrale première du mouvement à partir de l’équation (1). Cette équation sera notée (3).
Solution:
Jθ¨+M ghsin(θ) = 0 Jθ¨×θ˙+M ghsin(θ)×θ˙ = 0 d
dt 1
2Jθ˙2
− d
dt(M ghcos(θ)) = 0 1
2Jθ˙2−M ghcos(θ) = constante On obtient l’intégrale première du mouvement : 1
2Jθ˙2−M ghcos(θ) = constante
R5. Expliquer en quoi cette équation (3) fait apparaître les différentes formes d’énergies. Vérifier, à partir des unités de base du Système International, que les différents termes sont homogènes à des énergies.
Solution:
1
2Jθ˙2 est l’énergie cinétique de la crosse en mouvement de rotation
−M ghcos(θ) est l’énergie potentielle de pesanteur de la crosse, on reconnaît notamment hcos(θ) la cote du centre d’inertie de la crosse.
D’un point de vue unité : [J] = [L]
[ ˙θ] = kg · m2, donc Jθ˙ s’exprime en kg · m2· s−2, ce qui est bien homogène à une énergie.
De même [M gh] = kg× m · s−2× m = kg · m2· s−2
Exercice 2 Satellites GPS (D’après Concours E3A PC 2020 )
R1. Rappeler l’expression de la force de gravitation −→
F exercée par la Terre sur un satellite NAVSTAR. Le centre de la Terre est situé en O. On notera r la distance OM du satellite (masse ponctuelle m) placé au point M,r > RT où RT est le rayon terrestre. On exprimera−→
F en fonction de la constante de gravitation universelle G, des autres données et on utilisera le vecteur unitaire noté habituellement −→ur en coordonnées sphériques (figure 2).
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Année 2021-2022 satellite-based-positioning-systems
A / Trajectoires de satellites
Dans tout le problème, le référentiel d’étude est le référentiel géocentrique supposé galiléen. Les don- nées nécessaires sont regroupées en annexe à la fin de l’énoncé.
Q1- Rappeler l’expression de la force de gravitation~F exercée par la Terre sur un satellite NAVSTAR. Le centre de la Terre est situé enO. On noterarla distanceOMdu satellite (masse ponctuellem) placé au pointM,r>RT oùRT est le rayon terrestre. On exprimera~F en fonc- tion de la constante de gravitation universelleG, des autres données et on utilisera le vecteur unitaire noté habituellementu~r en coordonnées sphériques (figure 3).
•
O y
z
x
•M
~ur
~F
Figure 3 – Repère sphérique
Q2- En ne prenant en compte que cette unique force d’attraction qui s’exerce sur le satellite, montrer que :
a) sa trajectoire est plane;
b) son énergie mécanique notéeEm est conservée;
c) et qu’elle peut se mettre sous la forme : Em=m 2
µdr dt
¶2
−A r +B
r2 3
Figure 2 – Repère sphérique
Solution: Force de gravitation exercée par la Terre sur le satellite NAVSTAR : −→
F =−GmMT r2
−
→ur
R2. En ne prenant en compte que cette unique force d’attraction qui s’exerce sur le satellite, montrer que : (a) le moment cinétique se conserve ;
Solution:
Système : Satellite NAVSTAR assimilé à un point matériel M de massem Référentiel : référentiel géocentrique, supposé galiléen
Bilan des forces : Force de gravitation exercée par la Terre −→ F
On applique la loi du moment cinétique à M par rapport au centre de la Terre, O, dans le référentiel géocentrique galiléen : d−→
LO
dt =−−→
MO(−→ F) Or −−→
MO(−→
F) =−−→
OM∧−→ F =−→
0 , car→−
F est colinéaire à −−→
OM (c’est une force centrale).
Ainsi, le moment cinétique−→
LO est constant (b) sa trajectoire est plane ;
Solution:
Le moment cinétique est défini par : −→
LO = −−→
OM ∧m−→v(M) est orthogonal à chaque instant au vecteur position et au vecteur vitesse. Autrement dit, −−→
OM et −→v sont orthogonaux à chaque instant au vecteur
−→LO constant. Ces deux vecteurs sont donc contenus à chaque instant dans le plan perpendiculaire à −→
LO, le mouvement a lieu dans le plan contenant O et perpendiculaire à −→
LO.
(c) la grandeurr2θ˙se conserve au cours du mouvement ; comment s’appelle cette grandeur ? à quelle loi de Kepler est-elle reliée ?
Solution:
x y
O•
r
M•
−
→ur
−
→uθ
θ
Nous avons montré que le mouvement du satellite est plan. On peut utiliser les coordonnées polaires dans le plan du mouvement :−−→
OM =r−→ur et−→v = ˙r−→ur+rθ˙−→uθ
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Année 2021-2022 Ainsi le moment cinétique s’exprime selon :
−→LO = −−→
OM∧m−→v(M)
= mr−→ur∧ r˙−→ur+rθ˙−→uθ
= mr2θ˙−u→z
= mC−→uz avec C=r2θ˙la constante des aires.
Cette grandeur est directement liée à la 2e loi de Kepler, qui stipule que le rayon vecteur balaye des aires égales en des temps égaux.
(d) son énergie mécanique notée Em est conservée ; Solution:
La force de gravitation est une force conservative qui dérive de l’énergie potentielle Ep=−GmMT r . Le satellite est donc soumis à une unique force conservative, donc l’énergie mécanique se conserve (e) et qu’elle peut se mettre sous la forme :
Em = m 2
dr dt
2
−A r + B
r2
avec A etB deux constantes positives à définir, s’exprimant en fonction de m,MT, Get de la constante des airesC. L’énergie potentielle est prise nulle à l’infini.
Solution:
Énergie mécanique :
Em = Ec+Ep
= 1
2mv2− GmMT r
= 1
2mkr˙−→ur+rθ˙−→uθk2−GmMT r
= 1
2mr˙2+1
2mr2θ˙2−GmMT r
= 1
2mr˙2+1 2mr2
C r2
2
−GmMT
r
= 1
2mr˙2+1 2mC2
r2 − GmMT r
= 1
2mr˙2+ B r2 −A
r
L’énergie mécanique s’écrit : Em= 1
2mr˙2+1 2mC2
r2 −GmMT
r , qui se met bien sous la forme fournie, en identifiant B = mC2
2 et A=GmMT R3. Soit la fonction Ep,eff=−A
r + B
r2. Tracer son allure puis prouver qu’elle passe par un minimum notér0. Exprimer r0 en fonction deAetB puis donner sa signification physique ainsi que l’ordre de grandeur de sa valeur numérique pour un satellite NAVSTAR placé sur son orbite de travail. Comment est habituellement dénommée cette fonction Ep,eff?
Solution:
Ep,eff s’appelle l’ énergie potentielle effective
r→0limEp,eff = +∞
r→+∞lim Ep,eff = 0 dEp,eff
dr = A r2 −2B
r3
Ep,eff présente un minimum en r0 tel que A r20 = 2B
r30 , soit r0 = 2B
A = C2 GMT
r0 est le rayon de la trajectoire circulaire pour le jeu de condition initiale (position et vitesse) tel que la constante des aires vaut C.
D’après le début de l’énoncé, le système GPS se trouve à l’altitude h0 = 20.103 km, donc
r0 =RT +h0= 26,4.103 km
r Ep,eff(r)
r0
On donne la définition d’un jour sidéral terrestre : c’est la durée que met la Terre pour faire un tour sur elle-même par rapport au point vernal (point considéré comme fixe dans le référentiel héliocentrique), indépendamment de sa révolution autour du Soleil. Elle vaut environ 23 h 56 min 4 s.
R4. Établir l’expression de la norme du vecteur vitesse v0 sur le mouvement circulaire de rayon r0. En déduire la troisième loi de Kepler.
Solution:
On étudie la trajectoire circulaire de rayon r0. Le vecteur accélération s’écrit : −→a =−v20 r0
−
→ur+r0θ¨−→uθ
On peut également utiliser la loi des aires pour justifier que ¨θ= 0 et que le mouvement est donc nécessairement uniforme.
On applique le PFD au satellite dans le référentiel géocentrique galiléen : m−→a = −→
F m −v02
r0
−
→ur+r0θ¨−→uθ
!
= −GmMT r02
−
→ur
−mv02 r0
= −GmMT r02 v02 = GMT
r0
Soit v0 =
sGMT r0
Le mouvement est uniforme, donc la période du mouvement s’écrit : T = 2πr0
v0 T = 2πr0
r r0
GMT
T = 2π r03/2
√GMT
T02 = 4π2r03 GMT
On retrouve la 3e loi de Kepler : T2
r03 = 4π2 GMT
R5. Quelle est la période de révolution du satellite ? Comparer cette valeur à celle d’un jour sidéral et conclure.
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Année 2021-2022
Solution:
D’après la troisième loi de Kepler, la période de révolution du satellite vaut T = 2π
s r03
GMT = 4,26.104 s = 11 h 50 min 19 s.
Le satellite fait donc un peu plus de deux fois le tour de la Terre en un jour sidéral.
avecAetBdeux constantes positives à définir, s’exprimant en fonction dem,MT,Get de la constante des airesC. L’énergie potentielle est prise nulle à l’infini.
Q3- Soit la fonctionEpeff(r)= −A r +B
r2. Tracer son allure puis prouver qu’elle passe par un minimum notér0. Exprimerr0en fonction deAetBpuis donner sa signification physique ainsi que l’ordre de grandeur de sa valeur numérique pour un satellite NAVSTAR placé sur son orbite de travail. Comment est habituellement dénommée cette fonctionEpeff(r)? On donne la définition d’un jour sidéral terrestre: c’est la durée que met la Terre pour faire un tour sur elle-même par rapport au point vernal (point considéré comme fixe dans le référentiel hélio- centrique), indépendamment de sa révolution autour du Soleil. Elle vaut environ 23 h 56 min 4 s.
Q4- Quelle est la période de révolution du satellite? Comparer cette valeur à celle d’un jour sidéral et conclure.
Terre
V~1 V~2
Orbite initiale Orbite
finale
Orbite de transfert
Figure 4 – Orbites circulaires et orbite de transfert
Le placement d’un satellite sur son orbite définitive s’effectue très schématiquement en trois phases (figure 4) :
Phase 1 : mise en orbite basse initiale supposée circulaire, de rayon R1=RT+h1, où h1=1,50×103km.
Phase 2: on fournit une très brève impulsion au satellite (vitesseV1après l’impulsion) pour le placer sur une orbite elliptique dite transfert (ou d’Hohmann) dont l’apogée se trouve sur l’orbite définitive.
Phase 3: une seconde impulsion permet d’atteindre l’orbite finale supposée circulaire de rayonR2où la vitesse du satellite estV2.
Q5- Donner sans démonstration l’expression de l’énergie mécaniqueEm1d’un satellite NAVS- TAR de massem= 800 kg sur son orbite basse à l’altitudeh1=1,50×103km. On suppose l’énergie potentielle nulle à l’infini. Application numérique.
Q6- ComparerEm1àEm0=αcos2(λ)−β, énergie mécanique du satellite posé au sol, avant son décollage, de la base de lancement située à la latitude λ. Les valeurs deαetβsont α=8,6×107Jetβ=5,006×1010J. Quelle est la valeur optimale pourλ? Faire l’application
4
Figure 3 – Orbites circulaires et orbite de transfert
Le placement d’un satellite sur son orbite définitive s’effectue très schématiquement en trois phases (figure3) : Phase 1 : mise en orbite basse initiale supposée circulaire, de rayonR1=RT +h1, où h1 = 1,50×103km.
Phase 2 : on fournit une très brève impulsion au satellite (vitesse V1 après l’impulsion) pour le placer sur une orbite elliptique dite transfert (ou d’Hohmann) dont l’apogée se trouve sur l’orbite définitive.
Phase 3: une seconde impulsion permet d’atteindre l’orbite finale (de travail)supposée circulaire de rayonR2 où la vitesse du satellite est V2.
R6. Établir l’expression de l’énergie mécaniqueEm1 d’un satellite NAVSTAR de massem= 800 kg sur son orbite basse à l’altitude h1 = 1,50×103km. On suppose l’énergie potentielle nulle à l’infini. Application numérique.
Solution:
Sur l’orbite circulaire de rayon R1 =RT +h1, la vitesse vautv0 =
s GMT RT +h1 Ainsi l’énergie mécanique s’écrit :
Em1 = 1
2mv02− GMT
RT +h1
= 1
2m GMT
RT +h1
− GMT
RT +h1
= − GmMT
2(RT +h1)
Un satellite en mouvement circulaire de rayon R1 =RT +h1 est d’énergie mécanique : Em1=− GmMT
2(RT +h1) =−2,03.1010J
R7. Comparer Em1 à Em0 =αcos2(λ)−β, énergie mécanique du satellite posé au sol, avant son décollage, de la base de lancement située à la latitude λ. Les valeurs deα etβ sontα= 8,6×107 J etβ= 5,006×1010J. Quelle est la valeur optimale pour λ? Faire l’application numérique pour cette valeur optimale. Conclure.
Solution:
La valeur optimale est λ = 0 afin que le satellite au sol ait le maximum d’énergie mécanique. On a alors Em0=−5,00.1010 J.
Les moteurs doivent donc fournir environ 30 GJ au satellite pour le mettre sur sa première orbite.
R8. À partir de l’expression de l’énergie mécanique pour une trajectoire circulaire de rayon r, on peut montrer qu’il suffit de substituer au rayon r la valeur du demi-grand axe a de l’ellipse pour généraliser cette expression à une trajectoire elliptique. En déduire la valeur numérique de l’énergie mécanique Em12 sur l’orbite de transfert.
Solution:
• O
P• •A
R1 =RT +h1 R2 =r0=RT +h0
Énergie mécanique sur la trajectoire elliptique : Em12=−GmMT
2a
Or d’après le schéma, le grand-axe s’exprime 2a=R1+R2, donc Em12=−GmMT
R1+R2 , avec R2 =r0. A.N. :Em12=−9.21.109J
On suppose que la durée d’allumage des fusées est très courte (boost) devant la période de révolution et que le satellite n’a quasiment pas bougé durant cette phase.
R9. En déduire la variation de vitesse ∆V1 à appliquer au satellite pour qu’il passe de l’orbite basse à celle de transfert.
Effectuer l’application numérique.
Solution: Énergie mécanique sur la trajectoire elliptique au moment de l’allumage, la vitesse vaut V1 et le satellite se trouve à une distance R1 =RT +h1 de la Terre : Em12=− GmMT
RT +h1+r0 = 1
2mV12− GMT
RT +h1 Ainsi : V1 =
s 2GMT
1 RT +h1
− 1
RT +h1+r0
Or la vitesse sur l’orbite basse vaut : v0 =
s GMT
RT +h1
La variation de vitesse à appliquer pour qu’il passe de l’orbite basse à celle de transfert :
∆V1=V1−v0 = s
2GMT
1
RT +h1 − 1 RT +h1+r0
−
s GMT RT +h1 A.N. : ∆V1= m · s−1
R10. Quelle est la durée du transfert ?
Solution:
Le transfert correspond à la moitié de la trajectoire elliptique de demi-grand axe a, donc la durée du transfert est la moitié de la période donnée par la troisième loi de Kepler : T2
a3 = 4π2 GMT Ainsi la durée du transfert est de : ttr= T
2 =π s
a3
GMT = 1,11.104 s = 3,09 h
Pour réduire les coûts, on envisage d’autres trajectoires qui utilisent moins de satellites.
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Année 2021-2022 R11. Définir ce qu’on appelle un satellite géostationnaire en précisant les caractéristiques de son orbite, son altitude, sa visibilité depuis un point donné de la Terre, son usage et toute autre donnée jugée digne d’intérêt. On pourra par exemple se poser la question si un tel satellite pourrait se trouver de manière permanente à la verticale d’une ville française en justifiant la réponse.
Solution:
— Un satellite géostationnaire est un satellite qui reste constamment au-dessus d’un même point de la surface terrestre. Un satellite géostationnaire est donc immobile par rapport à un observateur immobile de la Terre.
— Deux contraintes pour le plan du mouvement du satellite :
— En conséquence de la conservation du moment cinétique, le mouvement du satellite géostationnaire est plan et le plan de la trajectoire du satellite contient le centre de force, c’est-à-dire le centre de la Terre.
— De plus, pour être géostationnaire, il doit rester à chaque instant à la verticale du même pointP de la Terre. Par conséquent le plan du mouvement du satellite géostationnaire doit être confondu avec le plan du mouvement du point P de la surface de la Terre.
Le mouvement d’un pointP de la surface de la Terre dans le référentiel géocentrique est un mouvement circulaire dont le centre est sur l’axe de rotation de la Terre (pôle Sud-pôle Nord). Le plan du mouvement du pointP est perpendiculaire à l’axe (pôle Sud-pôle Nord).
Ainsi le plan du mouvement du satellite géostationnaire doit contenir le centre de la Terre et doit être perpendiculaire à l’axe (pôle Sud-pôle Nord). Ce plan est unique : c’est le plan de l’équateur.
Le plan de la trajectoire d’un satellite géostationnaire est le plan de l’équateur.
— Un satellite géostationnaire reste à chaque instant à la verticale du même point de la surface de la Terre.
Par conséquent, la période du mouvement du satellite géostationnaire doit être de 24h (plus précisément 23h56min4s : durée d’un jour sidéral, c’est-à-dire d’une révolution de la Terre sur elle-même).
La 3e loi de Kepler permet de déterminer le rayonRg de l’orbite : T2
R3g = 4π2 GMT
Soit Rg = GMTT2 4π2
!1/3
Or Rg =RT +h, donc h=Rg−RT = GMTT2 4π2
!1/3
−RT
A.N. : Avec T = 23×60×60 + 56×60 + 4 s = 86164 s et RT = 6370.103m Altitude du satellite : h= 3,6.107m = 36.103 km
— Depuis un point de la Terre, le satellite géostationnaire reste fixe.
R12. Serait-il envisageable d’utiliser uniquement des satellites géostationnaires dans un système GPS ? Expliciter votre réponse.
Solution: Il est intéressant d’utiliser des satellites géostationnaires pour l’observation fixe d’une zone de la Terre, par exemple pour la météo ou pour la TV par satellite.
Les satellites en orbite basse subissent des frottements de la part des hautes couches de l’atmosphère. Ces frottements limitent la durée du vie des satellites en les faisant lentement chuter sur Terre. Ainsi, un satellite situé sur une orbite à 1000 km d’altitude descend d’environ 2 m par jour. On modélise l’action des hautes couches de l’atmosphère par une force de frottement quadratique proportionnelle à la masse du satellite,−→
f =−αmv−→v.
Cette force est suffisamment faible pour que la trajectoire demeure quasi-circulaire : les expressions obtenues pour une orbite circulaire demeurent valables, mais le rayon r de l’orbite varie lentement au cours du temps.
R13. À l’aide d’une loi énergétique, établir l’équation différentielle vérifiée parr.
Solution:
On applique la loi de la puissance mécanique : dEm
dt =Pnc
Avec Pnc la puissance des forces non conservatives, donc : Pnc=−→
f ·−→v =−αmv3 On suppose que la trajectoire demeure quasi-circulaire :
dEm
dt = d
dt
−GmMT 2r
= −GmMT 2 ×dr
dt × −1 r2 dEm
dt = −→ f ·−→v dEm
dt = −αmv3 GmMT
2 ×dr dt × 1
r2 = −αm
GMT r
3/2
dr
dt = −2αpGMTr Soit dr
dt =−2αpGMT ×√ r
R14. Sans résoudre cette équation, montrer que les frottements font bien descendre le satellite. En déduire un résultat surprenant concernant l’effet des frottements sur la vitesse du satellite.
Solution: D’après l’équation précédente,dr
dt <0, donc les frottements tendent bien à faire descendre le satellite.
« Paradoxalement » , la vitesse du satellite augmente, puisque v augmente quand r augmente.
R15. Déterminer l’évolution der en fonction du temps. En déduire l’expression et la valeur numérique du coefficient de frottement α.
Solution: Il faut résoudre l’équation différentielle établie précédemment : dr
dt = −2αpGMTr
√dr
r = −2αpGMTdt Z r
r0
dr0
√
r0 = −2αpGMT
Z t 0
dt0
√r−√ r0
2 = −2αpGMT ×t Soit r(t) =√
r0−4αpGMT ×t2
Pour déterminer la valeur deα, utilisons le faire que l’altitude descend d’environ 2 m par jour pour un satellite situé à 1000 km d’altitude.
Prenons tf = 1 jour ;r0 = 6370 + 1000 km ;rf =r0−2 m, posons rf =r0(1−ε), avec ε 1 et effectuons un développement limité.
α =
√r0−√ rf 4√
GMTtf
=
√r0−pr0(1−ε) 4√
GMTtf
≈
√r0−√ r0
1−ε
2
4√
GMTtf
≈ ε√ r0
8√ GMTtf
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Année 2021-2022 A.N. :r0 =RT +h= 7370 km ; ε= 2 m
6370 km = 3,1×10−7; α= ε√ r0
8√
GMTtf = 6,2.10−17m−1
Exercice 3 Pendule de torsion (Durée : 1 heure)
On réalise un pendule de torsion à l’aide de deux fils de torsion, chacun ayant une constante de raideurk. On rappelle que, lorsque le fil est tordu d’un angle θ il exerce par rapport à son axe (ici l’axe vertical (Oz)) un couple de moment M =−kθ.
Entre ces deux fils de torsion est fixée une tige de longueur 2`= 40 cm parallèlement au sol du laboratoire (voir figure).
Aux deux extrémités de cette tige son attachées deux masses.
On note I le moment d’inertie de l’ensemble {masses + tige} par rapport à l’axe vertical (Oz).
Vue de face (en l’absence de torsion)
O Fil de torsion 1 Fil de torsion 2
⊗y z
axe de référencex
•
` `•
−
→g
Vue de dessus y
(Oz) axe de référencex
•
`
`
•
θ
−⊗
→g
Le système évoluant dans l’air, on supposera que les masses sont chacune soumises à une force de frottements visqueux de la forme −→
Ff = −h−→v où h est une constante positive et −→v est la vitesse de la masse. On négligera les frottements s’exerçant sur la tige.
On notera Ω = ˙θ la vitesse angulaire de rotation.
Équation du mouvement
R1. Donner l’expression du moment cinétique du système {masses + tige}.
Solution: L’énergie cinétique du système {masses + tige} s’écrit : Ec(S) = 1 2IΩ2 R2. Faire un bilan précis des actions mécaniques s’exerçant sur le système étudié.
Solution:
Système : {masses + tige}
Référentiel : Terrestre considéré galiléen à l’échelle de l’expérience Bilan des actions mécaniques :
— poids des deux masses et de la tige (mtot−→g), qui s’exerce au centre d’inertie du système situé au milieu de la tige.
— tension du fil−→
T =T−→uz
— couple de torsion du fil 1 :M =−kθ
— couple de torsion du fil 2 :M =−kθ
— Actions de frottement fluide sur les deux masses −→
Ff1 =
−h−→v1 et−→
Ff2 =−h−→v2
Vue de dessus
(Oz)
x
•
`
`
•
θ
−→Ff1
−→Ff2
Remarques 1. Faire un bilan des actions mécaniques précis
— commencer par définir le système étudié précisément. N’est pas assez complet : « le pendule de torsion » ; « la tige » ; « les masses » ;
— le poids m−→g est le poids d’une masse, or le système est plus complet !
— il y a deux fils de torsion, il y a deux couples de torsion à considérer, qui sont égaux, d’après les indications de l’énoncé qui fournit l’expression du moment ;
— il y a deux masses, chacune soumise à une force de frottement fluide différente. Vu la constitution, ces deux forces sont opposées, il s’agit donc d’un couple, dont le moment est non nul par rapport à l’axe de rotation.
Le schéma est fait pour un mouvement ayant lieu dans le sens direct, à savoir Ω = ˙θ >0. Les vecteurs vitesses des deux masses sont orthoradiaux dirigés dans le sens direct, les forces de frottement fluide sont sont orthoradiales dirigées dans le sens indirect.
R3. Exprimer le moment résultant des deux forces de frottements fluides en fonction deh,`et Ω.
Solution: Moment de−→
Ff1 s’exerçant sur M1 :MOz(−→
Ff1) =−h`Ω×`=−h`2Ω, car :
— la norme de la forcek−→
Ff1k=hk−→v1k=hk`Ω−→uθ1k=h`Ω (dans le cas Ω>0).
— le bras de levier, c’est-à-dire la plus petite distance entre la droite d’action de (Oz) vaut`, puisque les−→
Ff1 est orthogonal à l’axe de rotation ;
— elle fait tourner dans le sens indirect.
Moment de −→
Ff2 s’exerçant surM2 :MOz(−→
Ff2) =−h`Ω×`=−h`2Ω, car le bras de levier vaut` et qu’elle fait tourner dans le sens indirect.
Le moment des résultant des forces de frottement vaut donc Mf =−2h`2Ω (il s’agit d’un couple : la résultante est nulle, mais pas le moment).
R4. Établir l’équation différentielle satisfaite par l’angleθ(t) et la mettre sous la forme : ¨θ+ 2 τ
θ˙+ω02θ= 0 en donnant les expressions de τ et de ω0 en fonction de I,h,`etk.
Solution: On applique le TMC par rapport à l’axe de rotation (Oz) : dLOz
dt =MOz(poids) +MOz(−→
T) + 2M +MOz(−→
Ff1) +MOz(−→
Ff2) avec :
• moment cinétique du système : LOz =IΩ ;
• les moments du poids et de la tension du fil par rapport à (Oz) sont nuls car les deux forces sont colinéaires à l’axe de rotation (Oz) ;
• moment résultant de torsion :Mt=−2kθ le TMC donne : Iθ¨=−2kθ−2h`2Ω⇔ θ¨+2h`2
I
θ˙+ 2k I θ= 0 Que l’on peut mettre sous la forme : ¨θ+2
τ
θ˙+ω02θ= 0, avec ω0 = s
2k
I et τ = I h`2
À l’instantt= 0, le système est lâché de sa position de repos (θ= 0) avec une vitesse angulaire initiale ˙θ0. Les frottements sont suffisamment faibles pour que le régime d’oscillation du pendule de torsion soit pseudo-périodique.
R5. Déduire de l’hypothèse précédente une condition sur h.
Solution:
Le régime est pseudo-périodique à condition que le discriminant de l’équation caractéristique est négatif :
∆ = 4
τ2 −4ω20 <0⇔ 1
τ < ω0⇔ h`2 I <
r2k I
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Soit h <
√ 2kI
`2
R6. Déterminer alors, dans le cas des petites oscillations, la solution θ(t) de l’équation différentielle (en fonction de t, ω0,τ et ˙θ0), puis tracer l’allure de sa représentation graphique.
Solution: Les racines de l’équation caractéristiques sontx=−1 τ ±j
r
ω02− 1 τ2 Les solutions s’écrivent : θ(t) =e−t/τ Acos(ωt) +Bsin(ωt), avec ω=
r
ω20− 1 τ2 θ(0) = 0 =A et ˙θ(0) =Bω= ˙θ0
Ainsi θ(t) = θ˙0
ωe−t/τsin(ωt)
R7. Que devient l’expression de la pseudo-période T lorsqu’on se trouve en régime de faible amortissement (c’est-à- dire lorsque τ T0 où T0 est la période propre du système).
Solution: La pseudo-période est donnée par T = 2π
ω = 2π r
ω20− 1 τ2
. Siτ T0, soitτ 1 ω0
, alors T ≈ 2π ω0
R8. En déduire une expression approchée de la vitesse angulaire Ω(t) = ˙θ(t) = Ae−t/τcos(ωt) où l’on précisera les expressions deA et de ω.
Solution: Dans ce cas-làθ≈ θ˙0 ω0
e−t/τsin(ω0t) Ω = ˙θ=
θ˙0 ω0e−t/τ
−1
τ sin(ω0t) +ω0cos(ω0t)
≈ θ˙0
ω0e−t/τ(+ω0cos(ω0t)), car 1 τ ω0 Soit Ω(t)≈θ˙0e−t/τcos(ω0t)
Étude énergétique
R9. Rappeler l’expression de l’énergie cinétiqueEcdu système en fonction deI et de Ω.
Solution: Énergie cinétique du système Ec= 1 2IΩ2 .
R10. On définit l’énergie potentielle associée à un couple de forces conservatif par la relation :M =−dEp
dθ où M est le moment du couple par rapport à l’axe de rotation.
En déduire l’expression de l’énergie potentielle associée au couple de torsion.
Solution: On définit l’énergie potentielle associée à un couple de forces conservatif par la relation :M =−dEp
où M =−kθ pour le couple de torsion dθ Ainsi −dEp
dθ =−kθ, soit Ep(θ) = 1
2kθ2+K , où K est une constante.
On peut choisir l’origine de l’énergie potentielle de torsion nulle quand le pendule est à sa position de référence, alors K= 0 et Ep(θ) = 1
2kθ2
R11. En déduire l’expression de l’énergie mécanique Em(t) du système, dans le régime de faible amortissement, en fonction du tempst, du moment d’inertie I, de τ et de ˙θ0.
Solution: L’énergie mécanique est la somme de l’énergie cinétique et de toutes les énergies potentielles (il ne faut pas oublier qu’il y a deux fils !) :
Em=Ec+Ep1+Ep2 = 1
2IΩ2+1
2kθ2×2 Soit Em = 1
2Iθ˙20e−2t/τcos2(ω0t) +k θ˙20
ω20e−2t/τsin2(ω0t) Soit Em
1 2
θ˙20e−2t/τ
Icos2(ω0t) + 2 k
ω20 sin2(ω0t)
Or ω02= 2k
I , soit 2k ω02 =I Ainsi Em = 1
2Iθ˙02e−2t/τ cos2(ω0t) + sin2(ω0t) Ainsi Em(t) = 1
2Iθ˙20e−2t/τ : l’énergie mécanique décroit expo- nentiellement dans le temps.
Exercice 4 Expérience de Ernest Rutherford (D’après CCINP PC 2019 )
Nous nous plaçons dans le cadre du modèle deJ. Perrin, supposant l’existence d’un noyau massif de charge positive, et on étudie le mouvement de la particule alpha lors de son passage à proximité de ce noyau.
Le noyau d’or, de charge positive ponctuelleZ.e, supposé ponctuel et immobile dans le référentiel galiléen du laboratoire, se situe au point O, origine d’un repère cartésien orthonormé (O,−→ex,−→ey,−→ez).
Nous considérons qu’à l’instant initialt= 0 s, la particule alpha, de massemα et de charge électriqueqα= +2e, vient de
« l’infini » avec un mouvement rectiligne uniforme caractérisé par un vecteur vitesse −→v0 =−→v(t= 0) =v0−→ex. On désigne par b la distance du point O à la trajectoire de la particule à l’infini (Figure 4). À chaque instant t, on note d(t) la distance entre la particule alpha et le pointO. La particule alpha est donc repérée par le vecteur position−−→
OM =d(t)−→er, avec (−→er,−→eθ,−→ez) une base cylindrique locale directe.
Au plus proche du pointO, la particule alpha est au pointS, la distance minimale en ce point est notéedm. La particule alpha est non relativiste. L’expérience est réalisée sous très faible pression.
(
)
α α
( )
= = = ⋅
( )
( )
=( )
⋅
(
θ)
ε
→+∞
( )
= επ ε
= ⋅
⋅ ⋅
∞
θ
θ
ϕ
Figure 4 – Expérience deErnest Rutherford
R1. Donner l’expression de la force qui s’exerce sur la particule alpha en fonction dee,Z,d,ε0et−→er. Donner l’expression de l’énergie potentielleEpqui y est associée, en considérant que lim
d→+∞Ep(d) = 0, en fonction dee,Z,detε0. Réécrire ces deux expressions en fonction deK = Ze2
2πε0
etd.
Citer les propriétés de cette force qui permettent d’affirmer que le moment cinétique −→
LO par rapport au point O et l’énergie mécaniqueEM de la particule alpha se conservent.
Solution:
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REMARQUES
— La définition propre du système et du référentiel, et la représentation du schéma ne sont pas des options ! ! C’est une obligation !
— « DONNER » veut dire, écrire la formule SANS DÉMONSTRATION. À distinguer de « établir » ou
« démontrer » ou « justifier » . Il était INUTILE (perte de temps, donc perte de points sur la suite du sujet) de démontrer l’expression de l’énergie potentielle électrostatique.
— « CITER les propriétés » ne demande aucune démonstration ! ! ! Donc il fallait se contenter de : « la force est centrale donc le moment cinétique par rapport àOse conserve » et « la force est conservative donc l’énergie mécanique se conserve. »
Système : particule alpha de masse m
α, de charge q
α= 2e.
Référentiel d’étude : référentiel du laboratoire, lié au noyau d’or, considéré galiléen à l’échelle de l’expé- rience.
×O Au b
α•
−−−−→
fAu
→α u−→r
La force exercée par le noyau d’or de charge Zesur la particule alpha de charge 2es’écrit
−
→F = (Ze)×(2e) 4πε0d2
−
→er = 2Ze2 4πε0d2
−
→er Cette force est bien répulsive.
L’énergie potentielle correspondante s’écrit Ep = 2Ze2 4πε0d En introduisantK = Ze2
2πε0
, on écrit la force −→ F = K
d2
−
→er et l’énergie potentielle Ep(d) = K d Cette force est une force centrale , puisque toujours dirigée selon le vecteur−−→
OM, ce qui permet d’affirmer que le moment cinétique de la particule alpha par rapport à O se conserve.
Cette force est également une force conservative , puisque dérivant d’une énergie potentielle, ce qui permet d’affirmer que l’énergie mécanique de la particule alphas se conserve.
R2. Déterminer, en fonction demα etv0, l’énergie mécaniqueEM de la particule alpha.
Solution: Énergie mécanique, que l’on calcule à t = 0 : EM = 1
2mv02+ K
d0, or à t= 0, la particule alpha se trouve à l’infini, c’est-à-dired0→ ∞, soit EM = 1
2mαv20 R3. Exprimer le moment cinétique−→
LOen fonction deb,mα,v0 et l’un des vecteurs unitaires du trièdre direct (−→er,−→eθ,−→ez).
Pour cela, vous pourrez calculer−→
LO en M0, position initiale de la particule alpha telle que−−−→
OM0 =X−→ex+b−→ey. Solution: Moment cinétique, que l’on calcule àt= 0 :−→
LO =−−−→
OM0∧mα−→v0, avec−−−→
OM0 =X−→ex+b−→ey et−→v0 =v0−→ex
Soit −→
LO=mα(X−→ex+b−→ey)∧v0−→ex, soit −→
LO=−mαv0b−→ez
R4. Établir, à un instant t quelconque, l’expression du moment cinétique −→
LO en fonction de ˙θ = dθ
dt,mα, det de l’un des vecteurs unitaires du trièdre direct (O,−→ex,−→ey,−→ez). En déduire une relation entre d,b, ˙θ etv0.
Solution: Àt quelconque :−→
LO=−−→
OM∧mα−→v, avec−−→
OM =d−→er et−→v = ˙d−→er+dθ˙−→eθ Ainsi −→
LO=mαd2θ˙−→ez
Par conservation du moment cinétique, on en déduit que d2θ˙=−bv0