L'unité dans l'Église
©2020-5-juillet - Pasteur David Carlier - Notes par Albert Leclercq - L'unité dans l'Eglise
Introduction
Quel est la différence entre un homme politique et un homme d’état ?
Aujourd'hui il y a beaucoup d’homme politique mais peu d’homme d’état. L’homme politique cherche le pouvoir et va tout faire pour y rester, l’homme de l’Etat cherche le bien de la nation, le bien du pays comme Churchill, De Gaule. Personnellement le dernier qu’on a connu c’est Nelson Mandela, qui a fait vivre l’Afrique du Sud et a mis en place la commission de la réconciliation avec l’archevêque Desmond Dudu. C’est une chance unique. Il a eu la brillante idée de ne pas se présenter pour un second mandat, car il n’avait pas l’intelligence suffisante pour mener le pays plus loin. Il a persévéré. Pendant 27 ans il est resté dans sa prison et a voulu sortir de la prison avec ses compagnons. « Ensemble ou rien » !
Quelle leçon pour l ’église, puissions-nous dire aussi : « Ensemble ou rien ».
Il a évité la différence raciale entre noir et blanc ! Mais aujourd'hui, les hommes politiques créent les clivages entre pauvres et riches, entre ceux de droite et ceux de gauche, ils divisent
pour mieux régner ! C’est malheureusement ce que nous trouvons dans ce monde. Que Dieu nous aide à fonder notre travail d’église sur la Parole de Dieu, plutôt que selon les règles de ce monde.
La prière de Jésus
Jésus prie dans ce sens :
« C ’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m ’as donnés, parce qu ’ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi est à moi, et ma gloire est manifestée en eux. Désormais je ne suis plus dans le monde, mais eux, ils sont dans le monde, tandis que je vais vers toi. Père saint, garde-les en ton nom, ce nom que tu m ’as donné, afin q u ’ils soient un comme nous. Lorsque j ’étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J ’ai protégé ceux que tu m ’as donnés et aucun d ’eux ne s ’est perdu, à part le fils de perdition afin que l ’Ecriture soit accomplie. Maintenant je vais vers toi et je dis
ces paroles dans le monde afin q u ’ils aient en eux ma joie, une joie complète. Je leur ai donné ta parole et le monde les a détestés parce qu ’ils ne sont pas du monde, tout comme moi, je ne suis pas du monde. Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, tout comme moi, je ne suis pas du monde. Consacre-les par ta vérité! Ta parole est la vérité. Tout comme tu m ’as envoyé dans le monde, je les ai moi aussi envoyés dans le monde, et je me consacre moi-même pour eux afin qu ’eux aussi soient consacrés par la vérité. » Je ne prie pas pour eux seulement, mais encore pour ceux qui croiront en moi à travers leur parole, afin que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et comme je suis en toi, afin q u ’eux aussi soient un en nous pour que le monde croie que tu m ’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m ’as donnée afin q u ’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi, afin qu ’ils soient parfaitement un et qu 'ainsi le monde reconnaisse que tu m ’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m ’as aimé. »» (Jn 17 :9-23) L’unité devient témoignage. Il devient preuve de l ’Évangile, il crédite la vérité de l’évangile.
En étant un, les disciples deviennent des signes de l’intervention de Dieu dans l’histoire des hommes. Sans unité, l’évangile est discrédité et ne donnera pas le témoignage d’un Dieu puissant et fort.
Malheureusement, l’homme aime raconter des histoires et répandre des rumeurs pour briser ces réalités spirituelles. Dès que le péché est entré dans l’humanité ; les divisions, les discordes et disputes sont entrés dans le monde. L’église connaît aussi ce fléau. Elle est confrontée aux mêmes réalités que le monde.
Le premier virus : la rivalité
Quels sont les signes de ce fléau qui nuisent à l’unité dans l’église. Nous sommes confrontés à plusieurs virus
Parlons du premier virus. « Pendant qu ’il montait à Jérusalem, Jésus prit à part les douze disciples et leur dit en chemin : Nous montons à Jérusalem et le Fils de l ’homme sera livré aux chefs des prêtres et aux spécialistes de la loi. Ils le condamneront à mort et le livreront aux non-Juifs pour q u ’ils se moquent de lui, le fouettent et le crucifient; le troisième jour il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s ’approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Il lui dit: « Que veux-tu? »» « Ordonne, lui dit-elle, que
dans ton royaume mes deux fils que voici soient assis l ’un à ta droite et l ’autre à ta gauche.
» Jésus répondit: « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ou être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? »» « Nous le pouvons
»», dirent-ils. Il leur répondit: « Vous boirez en effet ma coupe et vous serez baptisés du baptême dont je vais être baptisé. Mais quant à être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi et ne sera donné q u ’à ceux pour qui mon Père l ’a préparé. »» Après avoir entendu cela, les dix autres furent indignés contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit:
« Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles et que les grands les tiennent sous leur pouvoir. Ce ne sera pas le cas au milieu de vous, mais si quelqu 'un veut être grand parmi vous, il sera votre serviteur; et si quelqu 'un veut être le premier parmi vous, qu ’il soit
votre esclave. C ’est ainsi que le Fils de l ’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » (Matt 20.17-28).
L ’esprit de rivalité, (ou de compétition) commence très tôt dans la vie. Nous le voyons à l’œuvre à l’école, dans la cour de récréation, dans le sport, dans les entreprises, dans les états, dans certaines familles et même dans l’église, où l’on cherche à gagner la faveur de Dieu et des ministères. Ces chrétiens ne servent ni Dieu ni l’église mais ils se servent des autres pour se servir eux-mêmes !
Le remède
Le seul remède d’après ces versets, c’est le service. Servir l’autre c’est combler le manque que je vois chez mon frère, ou dans ma communauté. Plutôt que de critiquer et de juger mon prochain, je le sers. Paul écrit plusieurs lettres circonstancielles, des lettres écrites suite à des conflits entre des chrétiens. Il écrit ainsi aux Philippiens :
« S ’il y a donc de l ’encouragement en Christ, s ’il y a de la consolation dans l ’amour, s ’il y a une communion de l ’Esprit, s ’il y a de la tendresse et de la compassion, rendez ma joie parfaite en vivant en plein accord. Ayez un même amour, un même cœur, une unité de pensée.
Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir d ’une gloire sans valeur, mais avec humilité considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de regarder à ses propres intérêts, regarde aussi à ceux des autres. Que votre attitude soit identique à celle de Jésus-Christ: lui qui est de condition divine, il n ’a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver, mais il s ’est dépouillé lui-même en prenant une
condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains. Reconnu comme un simple homme, il s ’est humilié lui-même en faisant preuve d ’obéissance jusqu'à la mort, même la mort sur la croix. C ’est aussi pourquoi Dieu l ’a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu’au nom de Jésus chacun plie le genou dans le ciel, sur la terre et sous la terre et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Ainsi, mes bien-aimés, vous qui avez toujours obéi, non seulement quand j ’étais présent, mais bien plus encore maintenant que je suis absent, mettez en œuvre votre salut avec crainte et profond respect. En effet, c ’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire pour son projet bienveillant. Faites tout sans murmures ni contestations » (Phil 2.1
14)
Dieu a des projets de paix pour chacun de nous ! A chacun de nous à la mettre au service des autres. Mais malgré ces différences de dons et de dispositions, Dieu nous demande à tous de servir. Il n’y a aucune rivalité, mais un même cœur. Dans l’église nous aimons servir.
Le deuxième virus : l’insoumission
L’insoumission est le deuxième virus qui œuvre pour détruire l’unité. La soumission reste donc la qualité indispensable pour recevoir de l’autre et vivre avec lui comme Dieu le veut en Jésus.
« Contre qui Dieu a-t-il été irrité pendant 40 ans? N ’est-ce pas contre ceux qui avaient péché et dont les cadavres sont tombés dans le désert? » (Héb 3.17).
« A cause du Seigneur, soumettez-vous à toutes les institutions établies parmi les hommes:
soit au roi parce qu ’il est au-dessus de tous, soit aux gouverneurs parce qu ’ils sont envoyés par lui pour punir ceux qui font le mal et approuver ceux qui font le bien. En effet, c ’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence l ’ignorance des hommes dépourvus de bon sens. » (1 Pi 2.13-15).
« Sache que dans les derniers jours il y aura des temps difficiles, car les hommes seront égoïstes, amis de l ’argent, vantards, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, impies, insensibles, implacables, calomniateurs, violents, cruels, ennemis du bien, traîtres, emportés, aveuglés par l ’orgueil, amis du plaisir plutôt que de Dieu. Ils auront l ’apparence de la piété mais renieront ce qui en fa it la force. Éloigne-toi de ces gens-là. » (2 Tim 3.1-5).
Quand je lis certains passages du Nouveau Testament où Paul fait circoncire Timothée, il ne lui demande pas son avis. Les rapports entre eux étaient clairs. Aujourd'hui on vit dans une démocratie (dont l’anarchie est la fille). Les règles de la famille ont complètement changées, fortement influencées par le mode de pensée de ce monde. La fin des temps se caractérise pour l’insoumission et la rébellion. Si on regarde en France, ils sont incapables de se réformer, ils font la révolution qui trouve ses racines dans la rébellion.
Pour vivre la soumission, je dois être convaincu que la personne que je dois me soumettre : la personne m ’aime, elle veut le meilleur pour moi-même et il voit ce qui est le mieux pour moi.
Exemple : une personne dit qu’il est appelé à diriger la louange. Mais au premier essai tous sont convaincus : ce n’est pas son ministère. Après en avoir parlé, la tension est restée longtemps parce que cette personne ne respectait pas les trois règles
Mon autorité spirituelle est liée à ma soumission. La chair n’est pas capable à se soumettre à l’Esprit de Dieu Voici les deux premiers virus : esprit de rivalité, l’insoumission. Venant maintenant au troisième virus.
Le troisième virus : les œuvres de la nature humaine.
Les œuvres de la chair, ou les œuvres de la nature humaine qui a des désirs contraires de ceux de l’Esprit.
« Les œuvres de la nature humaine sont évidentes: ce sont l ’adultère, l ’immoralité sexuelle, l ’impureté, la débauche, l ’idolâtrie, la magie, les haines, les querelles, les jalousies, les colères, les rivalités, les divisions, les sectes, l ’envie, les meurtres, l ’ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous préviens, comme je l ’ai déjà fait: ceux qui ont un tel comportement n ’hériteront pas du royaume de Dieu. » (Gal 5.19-21)
Nous connaissons ce texte de 2 Cor 5.17, qui proclame que nous sommes des nouvelles créations. C’est un fait accomplit à la croix, mais nous devons grandir dans la sanctification, où nous cheminons dans la transformation. Si nous ne passons pas par ces transformations, ces trois virus vont empêcher l’unité dans l’église.
Conclusion
L’unité de l’église est très importante aujourd'hui, il en va de la crédibilité de l’évangile. Elle ne vient pas toute seule, il faut notre participation et la mort à nous-même pour la vivre pleinement. C’est malheureusement l’histoire de beaucoup de famille, et d ’église. Ces virus sont intervenus et ont détruit le plan de Dieu. La crise du Covid a montré nos faiblesses de communion et de soutien mutuel. Revenons à cette valeur essentielle : « Ensemble, sinon rien
» comme le disait Mandela. Prenons un temps de prière pour nous humilier devant Dieu pour avoir laissé nos comportements faire entrer les virus de la rivalité, de l’insoumission et de notre nature charnelle. Regarde nos vies et pardonne nos péché et apprend nous maintenant l’obéissance et ta volonté et à vivre dans l’humilité pour que nous ne voyons pas les autres comme inférieur à nous. Touche ton église ce matin : « Ensemble, sinon rien ! »
©2020-5-juillet - Pasteur David Carlier - Notes par Albert Leclercq - L'unité dans l'Eglise
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