RECHERCHES
SUR
L’UTILISATION PHYSIOLOGIQUE
DU CALCIUM AUCOURS
DE LACROISSANCE CHEZ LE RAT.
NOUVEAUX ASPECTS
DUROLE BIOLOGIQUE
DE
LA VITAMINE DJean CAUSERET
Laboratoire de
Physiologie
de laNutrition,
ParisPLAN DU
MÉMOIRE
Introduction. - Origine et plan du présent travail
PREMIERE
PARTIEL’ÉTUDE DU MÉTABOLISME CALCIQUE CHEZ LE RAT PAR LA
MÉTHODE
DES BILANSCHAPITRE PREMIER
Les animaux
d’expérience.
CHAPITRE II Les régimes alimentaires.
CHAPITRE III
Conduite d’une étude de métabolisme.
DEUXIÈME
PARTIEINFLUENCE DE LA TENEUR EN CALCIUM DU
RÉGIME
ALIMENTAIRE SUR L’ASSIMILATIONDU CALCIUM CHEZ LE JEUNE RAT
CHAPITRE IV
Influence de la teneur en calcium du régime alimentaire
sur l’assimilation du calcium en l’absence de Vitamine D.
CHAPITRE V
Influence du taux calcique alimentaire sur l’assimilation du calcium en présence de Vitamine D.
TROISIÈME
PARTIEÉVOLUTION
DU POUVOIR DE FIXATION DU CALCIUM AVEC L’AGE CHAPITRE VIInfluence de l’âge sur l’assimilation du calcium chez le jeune rat en fonction du taux calcique alimentaire.
QUATRI!,MF,
PARTIETENEUR EN CALCIUM DU
RÉGIME
ALIMENTAIRE ET RACHITISMEEXPÉRIMENTAL
CHAPITRE VII
Taux calcique alimentaire et rachitisme expérimental.
CINQUIEME
PARTIECONTRIBUTION A
L’ÉTUDE
DES BESOINS CALCIQUES DU RAT AU COURS DE LA CROISSANCECHAPITRE VIII
Besoins en calcium du jeune rat.
CHAPITRE IX
Besoins
calciques
au cours de la croissance chez le rat et chez l’homme.RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION
ORIGINE ET PLAN DU
PRÉSENT
TRAVAILI,’importance
du calcium dans la nutrition minérale des animauxsupérieurs
et de l’homme est reconnuedepuis longtemps.
C’est en effetentre
1 8 40
et1 85 0
que BOUSSINGAULT a réalisé chez diversesespèces
demammifères et d’oiseaux les
premiers
bilanscalciques,
etqu’il
a attirél’attention sur les
grandes quantités
de calcium fixées dans le tissu osseux au cours de la croissance.Mais c’est surtout au cours des
cinquante
dernières années que le métabolismecalcique
a faitl’objet
d’ungrand
nombre de travaux : larépartition
du calcium dansl’organisme,
son rôlephysiologique,
leslois
qui régissent
sonabsorption,
les mécanismes de sondépôt
dansl’os,
de sa mobilisation et de sonexcrétion,
l’influence desglandes
endocrineset de divers facteurs alimentaires sur son
métabolisme,
l’utilisationphy- siologique
du calcium des aliments, l’évaluation des besoinscalciques
d’entretien et de
croissance,
constituent autant deproblèmes qui, depuis
la fin du x,xe
siècle,
n’ontjamais
cessé defigurer
aupremier plan
despréoccupations
desnutritionnistes,
et à l’étudedesquels
certains chefsd’école comme SHERMAN et MrTCH!!,t, ont, avec leurs
collaborateurs,
consacré unelarge part
de leur activité.Si l’on essaie de
dégager aujourd’hui
lesgrands
traits de laphysio-
nomie du métabolisme
global
et du métabolisme intermédiaire du cal-cium,
on constatecependant qu’il
existe encore, à côté de nombreuxpoints acquis,
des incertitudes graves etparfois surprenantes,
notammenten ce
qui
concerne les lieux del’absorption
et les voies d’excrétion ducalcium,
les processusbiochimiques
de la calcification osseuse et l’utili- sationphysiologique
du calcium alimentaire.Sur ce dernier
point
-particulièrement important
aux yeux du nutritionniste - les travaux nemanquent
pas : mais les résultatsexpé-
rimentaux
divergent
à undegré tel, qu’il
est souventimpossible
d’entirer des conclusions nettes.
Si,
parexemple,
il est bien établi que le cal- cium de certains aliments naturels(lait,
nombreuxvégétaux
chloro-phylliens, carotte)
estremarquablement
bien utilisé parl’organisme
alorsque d’autres aliments
(grains
de céréalesentiers, épinard, cacao)
n’ensont que des sources très
médiocres,
il resteimpossible
de chiffrer cette utilisation avecquelque précision,
comme onpeut
le faire parexemple
pour la valeur
biologique
des alimentsprotéiques : quelle
valeur attribuerau coefficient de rétention du calcium d’un
aliment, lorsque
les estimations des diversexpérimentateurs
s’échelonnent entre 20 et go p. ioo ou mêmeplus ?
S’ils’agit
de selscalciques
purs, la confusion des donnéesexpé-
rimentales est
plus grande
encore : les divers classements établisjus- qu’ici
chez l’homme ou chez les animauxd’après
ledegré
d’utilisation du calcium contenu dans ces selsapparaissent inconciliables,
et il n’est pasrare même
qu’ils
soient inversés presquecomplètement
les uns par rap-port
aux autres.Sur bien des
points,
l’influence del’équilibre
alimentaire sur l’utili- sationphysiologique
du calcium n’estguère
mieux connue. I,esprotéines,
les
lipides,
lemagnésium,
l’acidecitrique
et l’acidelactique
accroissent- ils lespertes calciques
del’organisme
ou favorisent-ils au contraire la rétention du calcium ? Il existe en faveur des deuxopinions
desarguments expérimentaux valables,
entrelesquels
aucun choix n’est àproprement parler possible.
Ces incertitudes
grèvent
évidemment d’une lourdehypothèque
toutesles recherches
qui
ont été consacréesjusqu’ici
à la détermination du be- soin alimentaire de calcium chez l’homme ou chez lesanimaux, puisque
ces recherches sont
basées,
pour unelarge part,
sur l’évaluation des quan- tités de calcium retenues normalement dansl’orgauisme
et sur celle dudegré
moyen d’utilisation du calcium alimentaire. Sous l’accordapparent
des chiffres avancés par les nutritionnistes et leszootechniciens, règne
en réalité la
plus grande
incertitude : d’ailleurs, certainsphysiologistes
ne se
privent
pas decritiquer
ces chiffres ensoulignant
quel’organisme peut
subsister dans de bonnes conditions avec unapport
alimentaire de calciumbeaucoup plus
réduit.C’est en 1945 que, sur le conseil de MmeJ,. IW rrn!>m, 1)irecteur du Laboratoire de
Physiologie
de laNutrition,
et en collaboration avecelle,
nous avons commencé à nous intéresser à ces
problèmes. Frappés
parl’importance
desdivergences qui
viennent d’êtrerappelées,
nous avonsentrepris
d’en rechercher les causes essentielles.Tout
d’abord,
nous avonsrepris
l’étude de l’influence de fortes doses demagnésium
sur le métabolismecalcique.
Il existe en effet sur cettequestion
unebibliographie spécialement abondante,
danslaquelle
onpeut
relever les conclusions lesplus
contradictoires. Pour de nombreuxexpérimentateurs,
un excès demagnésium
entraîne un accroissement trèsmarqué
de l’élimination fécale et urinaire ducalcium ;
pourd’autres,
àpeine
moinsnombreux,
le même excès améliore l’utilisation du calciumalimentaire ; quelques-uns
enfin n’observent aucune modification de la rétentioncalcique
en fonction desquantités
demagnésium
administrées.I,’analyse approfondie
de tous ces travaux nous a montré que leurs auteurs se sontplacés
dans des conditionsexpérimentales
trèsvariées,
notamment en ce
qui
concerne la nature et les doses des selsmagnésiens utilisés,
leur voie d’introduction dansl’organisme,
lacomposition
ettout
particulièrement l’équilibre phospho-calcique
desrégimes
alimen-taires, l’âge
et ledegré
de calcification dessujets d’expérience. Cependant,
l’un des facteurs
qui
semblaient lesplus
variables était la teneur en cal- cium de l’alimentation. Nous avons donc décidé de travailler sur des animaux soumis à desrégimes
de tauxcalciques
très variés.l,es
résultats
de nos recherches n’ont étépubliés qu’en partie [ 112 ,
113
,
l i 5] .
Ils montrent que l’effet de fortes doses demagnésium
sur lemétabolisme du
calcium,
chez lejeune
Rat,dépend
essentiellement du tauxcalcique
alimentaire. Si ce taux est peu élevé(par exemple
100 à200mg p. 100g d’aliments
secs),
unsupplément quotidien
de 80 à 200 mg.de
magnésium
sous forme de chlorure augmente nettement la vitesse decroissance,
lepoids
du fémur et du tibia et la teneur de ces os en calcium ; dans les mêmesconditions,
lemagnésium
exerce unléger
effet antira-chitique
décelable surradiographie
des os de lapatte.
Maislorsque
letaux
calcique
durégime s’accroît,
l’effet favorable dumagnésium
surla croissance et sur le
développement
osseux devient de moins en moinsmarqué,
et finit même par s’inverser : eneffet, lorsque
la teneur du ré-gime
en calcium atteint des valeurs très élevées(par exemple
i o0o mgp. 100 g d’aliments
secs),
le mêmesupplément
demagnésium
diminuenettement la vitesse de croissance et réduit le
développement
du fémuret du
tibia,
ainsi que leur teneur en calcium. Avec dessuppléments
demagnésium plus
considérables(jusqu’à
500 mg p. 100 g derégime,
tou-jours
sous forme dechlorure),
l’inversion de l’effet dumagnésium
estencore
plus
nette : il y a réduction de la vitesse de croissance dès que le tauxcalcique
durégime
atteint 200 mg p. 100 g.Si,
à la lumière de cesrésultats,
on revoit l’ensemble des travaux consacrésjusqu’ici
à d’autresproblèmes controversés,
on constate que, dans tous les cas, les variations du tauxcalcique
alimentaire sont consi-dérables,
et l’on en vient à penserqu’elles
suffisentpeut-être
àexpliquer
bien des
divergences.
Partant de cette
constatation,
nous avons d’abordsongé
àreprendre systématiquement
l’étude de l’influence d’un certain nombre d’autres facteurs alimentaires sur le métabolismecalcique,
en fonction de la teneuren calcium du
régime.
Mais à laréflexion,
il nous est apparuqu’il
étaitpréférable
d’étudier d’abord l’influence du tauxcalcique
alimentaire surl’utilisation même du
calcium,
en essayant d’en tirerquelques
conclusions relatives à la notion de besoincalcique.
C’est cette idée
qui
est aupoint
dedépart
des recherchesexposées
dans le
présent
travail.Le
plan
de ces recherches estsimple.
La
première partit
-onstitue unexposé technique
relatif à l’étude du métabolismecalcique
chez le Rat par la méthode des bilans. Si ancienne que soit cetteméthode,
- nous avons vu que BoussiNGAUl/T l’utilisaitdéjà
il y aplus
d’un siècle - son utilisation en nutritionexpérimentale
n’a
jamais
faitl’objet
d’unexposé
d’ensemble :nous
avons cru utile de combler cettelacune,
ensignalant
à cette occasion toutes lesprécautions
à
prendre
en cequi
concerne le choix dessujets,
la mise aupoint
desrégimes
alimentaires et la conduite même del’expérimentation,
pour que laprécision
des résultats obtenusatteigne
un maximum.Cette étude
technique
nous a amené à aborderquelques problèmes particuliers,
relatifs notamment à l’influence de l’eau sur l’élimination fécale et urinaire ducalcium,
et aux variationsquotidiennes
du bilancalcique
chez le Rat.La seconde
pa y tie
est consacrée à l’étude de l’influence du taux cal-cique
alimentaire sur l’utilisationphysiologique
du calcium chez dejeunes
rats soumis à un
régime
pourvu ou non de vitamine D.Les études
métaboliques
surlesquelles
sont basées les recherchesprécédentes
sont de très courte durée : elles concernent le métabolismeglobal
du calcium à un stade bien déterminé de lacroissance,
chez des animauxqui
étaient soumisauparavant
à un mêmerégime.
Mais onpeut
penser que le
pouvoir
de fixation du calcium varie avecl’âge,
et que l’or-ganisme
estcapable
des’adapter progressivement
à desrégimes
trèspauvres ou très riches en calcium en
réglant
sa rétentioncalcique
à desvaleurs
plus
élevées ouplus
basses. D’où une nouvelle série de recherches,qui
fontl’objet
de la tyoisième!cavtie,
danslaquelle
l’utilisationphysio- logique
du calcium est étudiée en fonction de deux variables : le tauxcalcique
alimentaire et letemps.
La
quatrième partie
est une brève étude de l’influence du taux cal-cique
alimentaire sur ledéveloppement
du rachitismeexpérimental:
elle
complète
les résultats desprécédentes
au moyen d’un nouveau test.F,nfin,
dans lacinquième partie,
nous essayons de clarifier la notion de « besoincalcique
de croissance » en confrontant les résultats des étudesmétaboliques rapportées
antérieurement et d’autres critèresemployés
chez les mêmessujets, puis
de donner uneexpression
chiffréede ce besoin chez le Rat. De
plus,
nousdégageons,
des résultatsexpé-
rimentaux de nos recherches sur le Rat,
quelques
idées etquelques
faitsqui peuvent
aider à mieux poser leproblème
des besoinscalciques
del’enfant,
ouqui
en éclairent certainsaspects.
PREMIÈRE PARTIE
L’ÉTUDE
DUMÉTABOLISME CALCIQUE
CHEZ LE RAT PAR LAMÉTHODE
DES BILANSTECHNIQUES
UTILISÉES
DANS LEPRÉSENT
TRAVAIL RECHERCHESPRÉLIMINAIRES
Chapitre premier
LES ANIMAUX
D’EXPÉRIENCE
Le Rat albinos est l’animal le
plus désigné
pour les études de méta- bolisme par la méthode desbilans,
enparticulier
pour les recherchesqui portent
sur le métabolisme du calcium.En
effet,
c’est un animalqui
sereproduit
vite et dontl’élevage
estrelativement peu
coûteux,
cequi permet
de travailler simultanément sur ungrand
nombre desujets
de même souche. Il est peufragile.
Ses besoins nutritifs sont mieux connus que ceux de laplupart
des autresespèces.
Enfin,
contrairement à d’autres mammifères utilisés couramment aulaboratoire
(Cobaye, Lapin, Chien),
il consomme sans aucune difficulté desrégimes synthétiques présentés
sous forme de farine ou de bouillie.I,a Souris
présente
les mêmesavantages,
mais sa taillebeaucoup plus petite
rend difficile la réalisation d’étudesmétaboliques précises
et nepermet guère d’adjoindre
à ces dernières les études de croissancequi,
dans bien des cas,
peuvent
utilement lescompléter.
Ces raisons suffisaient pour que nous fixions notre choix sur le Rat.
Il y en a eu
cependant
encore une autre. C’est que laplupart
des recherchessur le métabolisme du calcium
qui
n’ont pas été effectuées sur l’Homme lui-même ontporté
sur le Rat.I,orsqu’on
utilise cetanimal,
il est doncplus
facile de comparer les résultats obtenus avec ceux d’autresexpé-
rimentateurs.
I. - CHOIX DES ANIMAUX:
SOUCHE, SEXE, AGE,
POIDSCORPOREL,
ETC...Dans la
plupart
desexpérimentations
suranimaux,
il est nécessairede travailler sur des
sujets
de souchedéterminée,
de même sexe,d’âges
et de
poids corporels
voisins : les études de bilans ne font évidemment pasexception
à cetterègle
trèsgénérale.
Dans toutes les
expériences rapportées
dans cetravail,
nous avons utilisé des Rats Wistay.En ce
qui
concerne le sexe, nepouvant
travailler simultanémentsur des mâles et sur des
femelles,
nous avons accordé lapréférence
auxpremiers.
Eneffet,
les recherches trèscomplètes
de SHERMAN et collab.[ 17
, 130]
ont montré que le Rat mâlefixe,
au cours de sa croissance unequantité
de calciumplus
élevée que lafemelle,
surtout àpartir
du troi-sième mois de la vie. Des faits assez voisins ont d’ailleurs été observés pour d’autres
espèces
animales : Souris(B F , 11 , 1 1)ANA-Bizow N
et BROWN[8]),
Mouton(M ITCHEI , L [ioo]),
Poulet(M ITCHE LL,
Caitn et HenzmTOrr[
101]
),
etc... Il nous a donc semblépréférable
de travailler sur le sexequi
retient les
quantités
de calcium lesplus élevées,
de manière que les diffé-rences d’utilisation
calcique
observées entre les divers lots soient aussiimportantes
quepossible.
I,’âge
et lepoids corporel
dessujets d’expérience
sont des facteurs dont il estindispensable
de tenir leplus grand compte,
car lepouvoir
defixation du calcium n’est pas constant
pendant
toute la durée de la crois-sance active du Rat. Cette
importante question
feral’objet
de la troi- sièmepartie
de notre travail. Nous nous contenterons ici desouligner
que la connaissance dupoids corporel
des animaux ne suffitgénéralement
pas pour établir des lotshomogènes,
surtout si l’on travaille sur dessujets
dontla croissance est
déjà
assez avancée : eneffet,
letemps
nécessaire pourqu’un
certain nombre de rats soumis à un mêmerégime
alimentaireatteignent
unpoids déterminé,
est variable d’un animal à un autre. Il est donc utile de tenircompte
at la fois del’âge
des animaux et de leurpoids corporel.
Cependant,
mêmelorsqu’on
est enpossession
d’un lot de rats homo-gène
en cequi
concerne lasouche, l’âge
et lepoids corporel,
il est utilede
vérifier,
au cours d’une courtepériode précédant
la mise enexpérience,
que le
gain
depoids
de tous les animaux est du même ordre degrandeur.
Nous
n’y
avonsjamais manqué
dans toutes lesexpériences
décrites dansce travail.
Pour réduire le
plus possible l’importance
des variationsindividuelles,
ilpeut
être utile de tenircompte
desportées auxquelles appartiennent
lesdivers
sujets
utilisés. Il estindispensable
de le fairelorsqu’on
étudie lemétabolisme
calcique
en dosant le calcium dansl’organisme
entier audébut et à la fin d’une
expérience :
dans ce cas, eneffet,
laquantité
decalcium retenue est calculée par différence entre celles
qui
sont dosées àces deux
stades,
chez des animaux différents. Bien que cetteprécaution
nesoit pas
indispensable lorsqu’on
utilise la méthode desbilans,
on laprend
chaque
foisqu’on
lepeut.
Nous n’avons pas cherché à le faire dans lesrecherches
qui
serontexposées plus loin,
car le nombre de lots à comparer entre eux étaitbeaucoup trop
élevé.II. - NOMBRE D’ANIMAUX
Pour comparer l’effet de divers
régimes
sur le métabolismecalcique
par la méthode des
bilans,
leprocédé
le meilleur consiste à soumettre successivement les mêmes animaux à chacun de cesrégimes :
onpeut
ainsi travailler sans inconvénients sur unpetit
nombre desujets.
Malheu-reusement, ce
procédé, applicable
si les animaux sont enéquilibre
depoids
et sensiblement enéquilibre calcique
- cequi
supposequ’on
leurlaisse le
temps
des’y
remettre entre deuxphases
successives d’une mêmeexpérience
-, ne l’estplus lorsque
les animaux sont enpleine
croissance.Dans ce cas, on est
obligé
de comparer l’effet des diversrégimes
étu-diés sur autant de lots d’animaux.
I,e nombre de
sujets
nécessairedépend
du soinapporté
à la consti-tution des divers lots d’animaux. Si l’on tient
compte
tout à la fois del’âge
dessujets,
de leurpoids corporel,
de leur vitesse de croissance etde leur consommation
spontanée
denourriture,
ce nombrepeut
nepas être très élevé. Dans les recherches
qui
fontl’objet
de la 2epartie
dece
travail,
nous avons dû nous contenter d’utiliser des lots de 4 rats seu- lement : on verra que laprécision
des résultats obtenus n’en est pas moins satisfaisante.III. -- ALIMENTATION DES ANIMAUX AVANT LA MISE EN
EXPÉRIENCE
Il faut accorder une
grande
attention à la manière dont les animaux destinés à une étude de bilan ont été nourris avant la mise enexpérience.
En
effet,
l’état de nutrition d’unorganisme,
etplus particulièrement
sonétat de
calcification, peuvent
exercer une influence considérable sur la rétentioncalcique
au cours despremiers temps
del’expérience.
Chez leRat comme chez d’autres
espèces,
le passagebrusque
d’unrégime
pauvreen calcium à un
régime
richepeut
entraîner momentanément une réten- tioncalcique
anormalement élevée(D ANIELS
et collab.[ 33] ;
F’AIRSANKset MITCIIELI,
[ 40] ;
MACY[ 9 6] ;
NICOLAYSEN[ 107 b]).
Inversement, le passage d’unrégime
riche en calcium à unrégime
pauvrepeut
s’accom-pagner d’un abaissement
marqué
de la rétentionqui
dureplus
ou moinslongtemps (HuNSCII!R
et collab.[68] ;
ROTTENSTEN[ I2I] ;
KRAUT etWECKE
R
[78] ;
WAI,KER, Fox et IRVING[ 15 6]).
Pour éviter cet
écueil,
il sufl’It de n’utiliser que dessujets
soumisdepuis
le sevrage à un même
régime d’élevage
moyennement riche en calcium.I,es deux séries d’animaux
employés
dans les recherchesqui
fontl’objet
de notre travailprovenaient d’élevages
alimentés de manière uni- formedepuis plusieurs générations.
Voici la
composition centésimale des
deuxprovendes correspondantes :
Provende n° 1. - Farine de blé
entière, 6! ;
tourteau delin,
7 ; farine deluzerne,
2 ; cretons deviande,
20 ; foieséché,
2 ; levure de bièresèche,
3 ; carbonate decalcium,
0,5 ; chlorure desodium,
0,5.Provende n° 2. - Farine de blé
entière,
51,5 ; farine de maïsentière,
3
; germe de
blé, 6 ;
tourteaud’arachide,
5 ; farine deluzerne,
5 ;mélasse,
3
; lait écrémé en
poudre,
10 ; farine deviande,
4 ; farine depoisson,
3 ; levure de bièresèche, 6 ; poudre d’os,
i ; huile de foie de morue, r,5 ;chlorure de
sodium, i.
Dans ces deux
provendes,
nous avons dosé(tableau 1) :
l’azote parmicrokjeldahl ;
lePhosphore
par leprocédé
de CoPAÛY[ 2 8] ;
le calciumpar la méthode de GUILLAUMIN
[5 9 , 6o] ;
lefer
par la méthode de I,a-VOLLAY
[8 31 ,
la thiamineaprès oxydation
en thiochrome[6] ;
la vi bo-f lavine
par la méthodef luorimétrique [6] ;
le carotène et la vitamine A par la méthodecolorimétrique
de RAOUL etJ ANO T [ Il7] .
On voit que les
caractéristiques
des deux Provendes sont assez diffé- rentes.Chapitre II
LES
REGIMES
ALIMENTAIRESOn
pourrait
penser que, de tous les stades d’une étudemétabolique
effectuée chez le Rat, la
préparation
desrégimes
alimentaires est l’un deceux
qui posent
le moins deproblèmes techniques ( 1 ).
Dans leurscomptes-
( 1
) Chez l’homme, l’emploi de régimes semi-artificiels, de composition connue, est rendu diffi- cile par le manque de sapidité de ces régimes : joint à la monotonie de l’alimentation, ce manque de
sapidité engendre un sentiment de dégoût qui se traduit, quelquefois à bref délai, par une réduction de la quantité de nourriture consommée. Aussi l’expérimentateur est-il généralement contraint de faire figurer dans ces régimes des aliments naturels et d’y introduire une certaine variété, ce qui com- plique son travail et risque d’affecter plus ou moins la précision des résultats obtenus.
rendus
d’expériences,
laplupart
des auteursqui
utilisent cette méthodese
bornent, d’ailleurs,
àindiquer
lacomposition
desrégimes
utilisés etleur forme de
présentation.
Cependant,
nous pensonsqu’on
ne saurait accordertrop
d’attention à cettequestion.
Laprécision
des résultats obtenus dans une étudemétabolique
- souvent même leursignification
- endépend
pour unelarge part :
c’est du moins ce que nous voudrions montrerici,
en étudiant successivement lesproblèmes posés
par laprésentation
desrégimes,
lechoix de leurs constituants et leur mode de
préparation.
I. --
PRÉSENTATION
DESRÉGIMES.
Le choix du mode de
présentation
desrégimes
alimentaires condi- tionne celui de certains de leursconstituants,
aussi bien que leur mode depréparation :
c’est donc luiqui
retiendra lepremier
notre attention.I,e
régime
doit êtreprésenté
de manièretelle,
que les animaux nepuissent pratiquement
pas legaspiller,
cequi
fausserait la détermination desingesta
et rendrait délicate la récolte des excreta.Cette nécessité suffit à faire éliminer tout
régime
enPoudre,
que leRat tend à saisir avec ses
pattes
etqui peut
adhérer à son museau, avant de se mêler aux fèces et à l’urine. Aucuntype
demangeoire
nepermet
desupprimer
ces difficultés. Le meilleur est sans nul doute lamangeoire
à orifice circulaire vertical de faiblediamètre,
suffisammentprofonde
pour que l’animal soitobligé d’y
introduire la tête presque entièrement sans avoir lapossibilité d’y
fairepénétrer
en même temps lespattes
antérieures. Nous avons vérifié que cetype
demangeoire n’empêche
pas legaspillage.
Quelques expérimentateurs
ontadopté
autrefois un autretype
depré-
sentation : le
petit pain
cuitaprès mélange
durégime
avec unequantité
d’eau convenable. Bien
plus
encore que leprécédent,
ce mode deprésen-
tation est à déconseiller. Il
permet
ungaspillage
trèsimportant,
surtoutsi les
grilles qui
constituent le fond des cages à métabolisme sont àlarges
mailles - ce
qui
est souhaitable si l’on veut éviter la consommation desfèces ;
deplus,
il arrive que l’animal urine sur lespains.
I,a
présentation
durégime
sous forme de bouillieliquide permet
d’éviter cet inconvénient : si unrégime
ainsiprésenté
est distribué dans desmangeoires
assezprofondes
à orifice vertical de faiblediamètre,
legaspillage garde
un caractèreexceptionnel.
Il arrive que certainssujets
essayent
systématiquement
deprendre
la nourriture avec lespattes
pour ne pas avoir à introduire la tête dans la
mangeoire.
Mais ils restentpeu
nombreux,
et ce sonttoujours
les mêmes : onpeut
donc les éliminer si l’onprend
laprécaution
de soumettre,pendant quelques jours,
auxrégimes
que l’on veutemployer, plus
de rats que l’on ne désire engarder
pour
l’expérience. Ajoutons
que depetites quantités
de bouilliepeuvent
adhérer au museau, mais l’animal a
toujours
tendance à les fairedispa-
raître
complètement
en les léchant.I,’emploi
derégimes présentés
sous forme de bouillie nous atoujours
donné les meilleurs
résultats,
à condition que cette bouillie soit suffi- sammentliquide.
Si elle esttrop consistante,
laplupart
des animaux tendent à la saisir avec lespattes
et depetits
morceaux depâte peuvent
se mêler aux fèces et à l’urine.
D’ailleurs,
le Ratpréfère
très nettement les bouilliesliquides :
commele montre
l’expérience suivante,
uneaugmentation appréciable
de laconsistance du
régime
setraduit,
presquetoujours,
par une diminution de laquantité
de nourriture consommée.EXPERIENCE. — Dix rats blancs de sexe
mâle, pesant
de I80 à igo g, sontrépartis
en 2 lotsde 5 sujets.
Durant une
première semaine,
ces 2 lotsreçoivent
desrégimes
ali-mentaires
équilibrés,
decomposition identique ( 1 ), préparés
dans lesdeux cas en faisant cuire à feu doux deux
parties
demélange
sec avecune
partie
d’eau. I,esrégimes
ne diffèrent l’un de l’autre que par ledegré
de cuisson : le
régime
du lot 1 est peu cuit et reste suffisamment fluide pour s’écouler trèsfacilement,
alors que celui du lot II est cuitplus longtemps
et a une consistance suffisante pour que l’onpuisse
retournerles
mangeoires qui
le contiennent sansqu’il s’écoule.
Durant une seconde semaine, les 2 lots sont soumis au
régime liquide
réservé
auparavant
au seul lot I.On trouvera, ci-dessous, les valeurs des consommations de nourri- ture individuelles et moyennes des 2 lots de rats durant les deux semaines de
l’expérience (en
grammes de nourriture sèche parjour).
I!!n
dépit
des variations individuelles del’appétit,
on voit que,durant la
première semaine,
les animaux du lot II(régime consistant)
( 1
) Caséine, 18 ; huile d’arachide, 9 ; amidon de froment, 4q ; saccharose 24 ; mélange salin sans calcium, z ; carbonate de calcium, i ; a!ar-agar, z ; vitamines hydrosolubles et liposolubles. Voir
page 285 la composition des mélanges vitaminiques.
consomment moins de nourriture que ceux du lot I
(régime fluide).
Ladifférence observée est bien dûe à la consistance
plus grande
durégime
du lot II
puisque,
durant la deuxièmesemaine, l’appétit
moyen des ani-maux des deux
lots, qui reçoivent
tous lerégime fluide,
estpratiquement
le même.
Il convient donc d’utiliser de
préférence
desrégimes liquides
etsurtout,
lorsqu’on
effectue des recherchescomparatives
avecplusieurs régimes,
de veiller à cequ’ils
aient tous la même consistance.II. - COMPOSITION DES
RÉGIMES
I,es
régimes
doivent être convenablementéquilibrés,
notamment ence
qui
concerne les élémentsqui peuvent
exercer une influence sur le métabolismecalcique : protides, lipides, phosphore, magnésium, fer,
vitamine D, etc...
( 1 ).
D’autre
part,
il esttoujours
souhaitable dedisposer
d’unrégime
debase pauvre en
calcium,
etd’y
introduire ce dernier élément sous uneforme connue : de cette
manière,
il estplus
facile derépéter
uneexpé-
rience et d’en comparer les résultats avec ceux d’autres recherches.
Les considérations
développées
dans cechapitre
conduisent auxconclusions suivantes :
- les constituants du
régime
ne doivent pas êtretrop
riches encalcium ;
.- ils doivent
permettre
depréparer
une bouillieliquide
et homo-gène,
ne contenant pastrop
d’eau(Voi y Plus loin).
1 ! Protides
En dehors des aliments naturels
(viande, lait),
les seules sources deprotides
couramment utilisées en nutritionexpérimentale
sont lacaséine,
l’ovalbumine et la
peptone paneréatique.
Au taux de 18 p. 100
(par rapport
aurégime sec),
la caséine assure, chez lejeune
Rat, une croissance excellente et une rétention azotée nor-male. Son seul inconvénient est de contenir
parfois
unequantité
assezimportante
de calciumprovenant
du lait.Cependant,
il existe des ca-séines commerciales
qui
n’en sont pasexagérément chargées,
comme l’indi-quent
les résultats dequelques dosages pratiqués,
durant 2 ans, surplu-
sieurs livraisons
provenant
d’un même établissement(voir ci-dessous).
En cas de
nécessité,
onpeut
d’ailleurs recourir à différentestechniques
de
purification.
( 1
) Voir à ce sujet SHERMAN [127], RANDOIN et CAFSERET [II4].
Au contact de
l’eau,
lesparticules
de caséinegonflent, parfois
dès latempérature
ordinaire : ellespeuvent
donc contribuer à donner à un ré-gime
la consistance etl’homogénéité
recherchées.Comme aliment
azoté,
l’ovalbumizaeprésente
les mêmesavantages
que la caséine. De
plus,
elle esttoujours
pauvre encalcium, puisque
leblanc d’oeuf en contient fort peu. Voici d’ailleurs les résultats de trois
analyses qui
ontporté
sur des échantillons de même provenance :Malheureusement,
leprix
de revient élevé de l’ovalbuminesuffit,
en
général,
à la faire écarter.I,a
peptone pancréatique,
si souvent utilisée parailleurs,
ne sauraitgéné
ralement convenir pour un bilan
calcique.
Eneffet,
lespeptones
du com-merce contiennent presque
toujours
unequantité
considérable de calcium.Nous n’avons pu trouver
qu’une
seule fois unepeptone qui
en soit pauvre :On est donc conduit pour diverses raisons à accorder la
préférence
à la
caséine,
pourvu que l’ondispose
d’un échantillon de cette substancequi
ne contienne pastrop
de calcium : il est alorsindiqué
d’en stockerune
quantité
suffisante pour la durée desexpériences prévues.
Ce choixprésente
d’ailleursl’avantage
de faciliter lescomparaisons expérimen- tales,
car laplupart
des recherches sur le métabolismecalcique paraissent
avoir été effectuées avec des
régimes
renfermant de la caséine commeseule source d’azote.
2
°
Lipides
Les huiles
raffinées (huile d’arachide,
huiled’olive),
doivent êtrepréférées
au beurre et à lagraisse
de beurre. I,eur introduction dans unrégime
est en effetplus aisée ;
deplus,
ellesprésentent l’avantage
d’êtreexemptes
à peuprès
totalement de vitamine D, aussi bien que de cal- cium.Nous avons vérifié
biologiquement
l’absence d’activitéantirachitique
de ces deux huiles en les
introduisant,
au taux de 10p. 100, dans lerégime rachitigène
de I,. RANDOIN etI,!coQ [m6],
et en soumettant dejeunes
rats de 4o g. durant 3
semaines,
aux deux nouveauxrégimes
ainsi cons-titués : la
radiographie
de la zone fémoro-tibio-rotulienne des animaux à la fin de l’essai a montré unélargissement
descartilages
deconjugai-
son
pratiquement identique
à celui de rats témoinssoumis,
durant lemême
temps,
aurégime rachitigène
normal.Nous
utilisons,
parconséquent,
l’une de ces deux huiles - depré-
férence l’huile
d’arachide,
moins coûteuse - au taux de 10 p. ioo.:3! Glucides
I,es
glucides
habituellementemployés
comme constituants des ré-gimes
pour animaux(amidon, dextrines, saccharose, glucose)
renfermentgénéralement
peu de calcium. Nous en avons trouvé lesquantités
sui-vantes dans trois d’entre eux :
Cependant, l’emploi
de certainsglucides peut présenter
des incon-vénients.
Ainsi,
celui des dextrines est àdéconseiller,
bienqu’il permette
de
préparer
desrégimes
de consistanceparfaite :
ilarrive,
eneffet, qu’elles provoquent
une diarrhéequi
rend la récolte des fèces difficile etqui risque
de modifier les conditions del’absorption
intestinale des constituants durégime,
enparticulier
du calcium.Par contre, un
mélange
deproportions
convenables d’amidon et desucres
(saccharose
ouglucose)
neprésente
que desavantages :
il n’absorbequ’une quantité
d’eau raisonnable au cours de lacuisson, permet
d’obte-nir des
régimes parfaitement homogènes
et assure un transit intestinal normal.Pratiquement,
dans desmélanges qui
contiennent unequantité
normale de
glucides (6 5
à 70 p.100 ),
nous associons habituellement l’amidon au saccharose dans lesproportions approximatives
de 2 à i.4°
Mélange
salinI,e choix du
mélange
salinprésente
uneimportance
touteparticu- lière, puisque
de nombreux minéraux(chlore, phosphore, magnésium, fer, etc...)
influent sur le métabolisme du calcium. Or, tandis que lesprotides,
leslipides
et lesglucides figurent
dans les innombrables « for- mules » derégimes
alimentaires normaux pour animaux de laboratoire à des taux assezvoisins,
lesquantités
des éléments minéraux contenues dans lesmélanges
salins lesplus
courants varient entre des limites trèséloignées.
C’est là un fait trèsregrettable, qui peut expliquer
pour unepart
certainesdivergences
de résultatsexpérimentaux
dans l’étude du métabolismecalcique.
Pour notre
part,
nous utilisonsdepuis longtemps
lemélange
salinde HuBS!r&dquo; MENDEL et WAKEMAN pour les raisons suivantes :
- c’est l’un des
plus complets ;
- il
figure parmi
ceuxqui
sont leplus
couramment utilisés à l’heureactuelle ;
- sa
préparation
est aisée etrapide.
Nous
rappelons
ici lacomposition
de cemélange,
en g parkg [66].
Hul3skr&dquo; MENDEL et WAK!MArr
signalent
que, contrairement à cequi
se fait pour les autresmélanges salins,
leurmélange peut
être intro- duit dans desrégimes
pour Rat à des taux inférieursà 4
p. 100 : à des tauxcompris
entre 2 et 3,5 p. ioo, il donnerait des résultats excellents.Après quelques
essaispréliminaires,
nous nous sommes arrêté à la solu- tion suivante : dans unrégime normal,
nous introduisons 2 p. 100 demélange
salin de HmsB!r., 1VI!Nn!r, et WAKEMANprivé de
carbonate de calcium(sel qui représente
54 p. 100 dupoids
de cemélange)
et nous yajoutons
unequantité
de carbonate de calcium calculée de manière àassurer le taux
calcique
désiré( 1 ).
(’) Pour de simples raisons de commodité, nous reml>laçons le phosphate ferreux du mélange (
2
o,s p. r ooo) par du citrate ferrique ammoniacal (27,3p. r ooo). La quantité de fer ainsi introduite est inchangée.