• Aucun résultat trouvé

Response de Herman Lignaridus, à certaine lettre imprimée, en laquelle le S. d'Avully s'est essayé de representer la dispute entre iceluy Herman et Cherubin, moine de la secte des Capuchins

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Response de Herman Lignaridus, à certaine lettre imprimée, en laquelle le S. d'Avully s'est essayé de representer la dispute entre iceluy Herman et Cherubin, moine de la secte des Capuchins"

Copied!
73
0
0

Texte intégral

(1)
(2)

)11' !

\•....- .•..,•...

'.'.~

...•..'.•.•...•...••...•.•..:

7ft, • .

(3)

.,.-.

1

Refponfe de Herman

LtgnariJus d certaine lettre imfri.

mee , en l,u/ueDe le S. d' ...Auuf!y s'eft

,1fd y é de refrefinter Id dijfU!e entre:»

.Ùel~ Herman & Cberu6;n, moin«... ~

Je la fiae des Cd/ucbins.

~~~~~~ AIN C T Ierofmedit en yu endroit de [es

Commentaires

~~,"rN·.I_.'. furIfi'îc,que,ceuxtjH1,'~n:~~k14r1 ge en}'Eg!ijè,n'on,r

~~1#.~I:«~!

1au bte-n pourl'd;uttncer,,"1f!(I~~

, • hereti'lues enontatJ.1J1~l·tet,.fi-:,"- -. ~' ~,dl-t{;}eur~ctti(laï'ls,~ao~r ~eatlCO~e gaig~/,s'ils,re4uiJent !esdf!rtrts,(7:lestra'i~:e~lt '!f~\

tl4x1

à

perd,tion.Ce veritablerraiéidute111ps,a~,~

lo.,fe peut

rapportet,aupte'f~n,'t, ~.e4~Plnerrt: ' autres l'exempledu Rapporteurauquelnousre-- fpondons.Car c'efloitj nousdefaire voir

à

,rout Je mondela profani:é & la beûife desennemis Àe.lapijre doélrine , c~nlrne

Il

en apparuten

la

diCpure n'agueres eimeué âThonon. Maisceq~

cy[eContartribu'écequï'cl;1:o1(noltre , &fecoh...

iQu~i(fans

,de la

viéloire)ont

publié

nonIeulement

A 2 par

(4)

4 RESPONSI

parpropos Îernés d'oreille en autre, mais auf1i pa.r efcrits tresimpudenrs , que nouseftionsde..

meurés vaincus, & euxviécorieux. Le tour â ..fin

queCeperdâs ils perdHfent auŒleursditciples&

adherans, Or puisque l'autonrède la

parolede

Dieu)& la. raifon , enCeignent qu'il n,e·fàut'"pas que la gloire de noflre Seigneur) ou le[aiut de noflre prochain, reçoyue dommage patnoflre parefle& lilence:

à

fin auffi que les aduerfaires 'ne CeperCuadent d'auoir emporté ga.in ..de leur caureJfous ombrequ'ilsont parlé lespremiers:

confiderons le rapport du difcoureurPapiûique,

&voyans,fi[es maiflrcs ont ditou

faïa

choCe,

à

I'occafion de quoy ils doyuent ainf huer, liffier)

~vomirtant d'outrages contre ceux quieCpe-

~ntau'Dieuvinant. lemeconfie,celàfaiét,que

tes

malins

sc

cauteleux, qui ontfilonguelangue

p~ur'triefdire,

Ce

trouuerôt empefchésà l'ifiue,&

!1

uel"}inâeleurimpfJflure.fertt dtf1inee

à.

r.ïne

o:

}onfiJio.lIeffo'uuanta!J/e~ commedit S.Ambroifc

en

l'onziemeferrnon[urlePfeaume 118.

Le S.d'Auully commence en [on narré de rler de moyen cestermes: Es1ant JIn jour Je ce rt..(ine4Thonon firtide litpredication dul(~p.~he ,.u~jn,me promenttntdUdeudntJe la maifOndetil- le ,enlaqueOe leMiniFlrefait.fOn h"titlltl:on , otee- fltryent 4ufSi plufieurs appdrentJ de laville sue« leMi

nifire, je leur difluejem'ifmeruez'/loy'J'eux,quJe~

ft

ltnsainjidesfi;spar le~p.Cherubin, ils

ne

trou':'

N,oyen! fjuelcun'lui vin)con[erera14l&luy:puû 'Juë l~'Minislre 14prefent / excuflit

fur

la leiluredesPe- resfTfJlUtjfJa(i d·,4ne~oixmereJjondirent,R.!!,efJltt

' . tP

A M. n'AVVL L·Y.

ç

toftils enauroyent;n quifarleroit

à

ltiy. Le Mini- firtparticulie'rementmedit,qUt celHY'lui"Yiendroit

ne

firoit ni de Geneu«, ni du païs de f/aux. Cefutle Profe.fJèl4rHerman, enfeignantàGeneue,quitOt~tes-

pH

n'endlt'"'unatif. ' .

· A quoy buncerecit? Pour monfirer que nous auions déslongtêpsprojeétéladitputequis'en- {ilyuit, que ceux de Thonon auoyent appellê Hermanenuoyé deGeneue :par confequent la viétoire fantaf1:ique du Capuchin tantplus ma- gnifique, qu'ilauroiteiléailaillid'unaduerfaire equippé de toutes pieces: brief ,qne plus'ilya...

uoic eud'efludc&follicitudcde noftreparr.plus en auions nous remporté dehonte~ deshon- neur. Balile di[oit proprementau premier liure

conrreEunomius.queïeshommesttrrogans prefùp-

'1!~fènt enfltueur delel-trsopi»ions ceif"';'leurplttit ,

a

fin qu'àl'occafionimp(Jrt/~nede tels prejugés,ils(èm- bient tf,uoir le dejJm en proferant m,enjOnge. .Noflre conteurcôceuoit en Caceruelle vue [uperbe idee de viéloire,empoignant pourI'embellirce.traiéc

dieI'exaéte Iollicitude de ceuxdeGeneue.Lâ

def

'lus iltrace en [alettre tout ce.qui lu

y

,eU vents

au deuanr, là.ns Ce Ioucier

du

vray ni

du faux.

Sçachez donc.Rapporteur.quetoutvoll:re

re

cit de mavocation&demon enuoy , ell: vneim- pertinente& ridicule inuentionde voflretelle, Car tant s'enfaut que j'aye el1é enuoyé par ceux 'deGeneue ouqlJeceuxdeThonon m'ayentap- pellé,qu'exceptésquelques jeuneselcholiersqui -m'accompagnoyenr ,nul de GeneuenideTho-

"non "ne

fçauoitriende

mon voyage.

Medeman-

A , dez

(5)

, R.:E S P'O N S, E

dez VObiS pourquoyj'eltoisallé

à

Tho~on! AI~

couflurne des eûudians , qui apres la rlgueu r de 'l'incommodit,é de 1hyuer vont prendre l'air e~

temps doux & ferein , conrregardans leur (ante par exercices& pronlenem~ntsc.onuenables.J:.uf fidefirois-je auec ces efcholiers voirles

q

uarners autour de Ripaille, & (

que

j'eihrncpl~s

)

quel- ques merueilles de N.aru!e en c~s enulrons~du Lac. Te1 fut mondcllein.Iansauoirpat:luantIon-

àdilputcquelconquec()n~rele n10iI1,e~ .

leporrois.ditesvous'~,n llO~eefcntalamain, dontvous recueillez queJell ois venu pourdl[p~

ter. Mais celle conclufion decoule d'ignorance,.

Ne(çlit-on pas la couftull~e'desefill~ian~)qui en leurs voyages pres ouloin ne vonrJamal~fanes liures?~ilnt àmoy,faut?is lorsenmo~fein vn liuret efcrit de n13main )Iept ans

y

a&.clauanta- ge,quejeportay , tant pour recongnoÎ.ftre ce que j'yauois marqué de 6longtemps pou~mon v[~­

ge,que'pour addoucir l'ennui duchemin.Srceli- uret afai61:malaux oreilles

de

v0US& de vos ad ..

herans en laditpure , ne vous en prenez pasàrefo

!lu;tionpr"ece~erite~ue

r

euiref,aide de.porter ce

qui me Ïeruitr.mais pluflofi Ft

la

prouidence de Dieu. Voilaquantàvo{lre premier rapport tou- chant ce quiprecedaladiCpute.

. D'où vient donc.me demâderaquelcun.que tu es entréendi[po te?Eflantarriuè{ur le Ioir àTho non "Ïoudainplufieurs me vindrent trouuer ,~a­

luer.êz prier, puisq~elemo~,neetloit lors en vil- le, où par diuerfesfOIStlauoirfi{uperbeme~tder

fié

rous ceux de la

Religion-je leur

fillece biende

rene

.A M.'D'AVV L LY • 7

renconrrercemoinelelendemain.pourreprimer fon audace..Mare(panCefutque je n'cllcis point venu

à

Thononpourdifpurcr, & que je tes priais deprendreen bonnepartmon refus.1ls.lnepref- fent & prient de voir ce moine &

Iuy

direque.l- que mot.Ce quej'accorday.Ellantvenule manu au logisdu moine, toute lavilleyaccourt apres

1110Y)tous me prient &fupplient pourl'amourde

Dieu, au nom de noftreSauueur IeCusChrifl,&

~ut~n(que.faünoisJe falut dec~~~~pour~Egli.Ce affitgee) pUIS ,quetellecommoditéteprefentoir, queJen'efpargnaiIèpointcemoinearméd'irnpu- -dence &cl'orgueilleufe oblhnation ) qui l'indui- (oitàprouoquer grands &petits

à

vn ellrifdepa- roles ) deiliagoulant mille rnelchanspropos con- tre ceuxquireuerentlevra~Dieu:que cemoine : efroitauerti de ma venue: quefije ne rabbatois fa prefomption, ce (eroit le rendredutour inlirp- portable,au fcandale&àla ruine deplulieurs, in- fu·mes. le relpondi ) que jen'auois licenced'au- cun des nofltcsde fatisfaire

à

telledemande-je le;

prie dern'excufer~mais envain~eux ne cetlans de prier que je paflalleoutre.En fin voyant vnpo ure peuple.comme brebis prochesd'unloupaffa- mé, pouffé auili de droire affe&ion

à

la gloire de Dieu,je condelcendisàlarequelle qui.m'efloit faiél-e, eûimant qu'ilyauoit moins de mald)ellre cenfuré, que de voir en danger la gloire de Dieu

&lefalut de mon prochain.Pourauranrdoncque le moine folliciroit generalemér tout lepeuplede feranger

à

la religion Romaine.ôcle jour deuant

mon

arriuee

auoit affiché en public des rhefes

Ott

. il

(6)

a

~!SPONS!

ilmaintenoitles liures des Machabeescare Ca'- noniques.jedeliberaytraiéter de l'un& de l'au- trearticle'par mefine argument.lepropofay~on

quesau mo.neprefent.le[~llogi[m~qui s'e.n(uit:

Il ne faut plU

ft

r4nger "vne~e~lgtl)n'lUId,des princiresouro.n~ements fà~x.&snctee», ..

f""ofirerelegzonftdesprlnctpesfaux(fr.;ICleUX.

Ilne fautpiUdonc

Je

r,cnger

à

vastrer~lig~-on.

La preuuc,quevoflre religionadesprlnclp~svi- cieux,

recueille de ce que vous tenezles.hures Apocryphes pour Canoniques: que vous mrro- duifez pourauthentique vne~icieufe~erliondu texte HebrieuôcGrec de laBible:mais.Iur tout, que vous adorezl'autoritéde1'.Egli~c ~cm~ine,

&eCgalez vostraditions humaines a 1Efcriture

f.lina~.Ceschofes impies& illicites [ontneant- moins les appuis de voftrefoy:d?~ts'enfuit que les principes de voflrefoy[ontVICl~UX.?u com- mencement le moineparutefronne :pUIS , ~om­

pofànt facontenance) &.[airant du maUU31S ,Ce printàdire ce qui

luy

vintau dcuàr ~ontre ~~ux de Geneue , magnifialàhardiefle, dl[ant qutl,~e (en toit allez fort pournous atterrerto~S,

qu

Il

mourro"i~(urla place plufiofi.

que

deqUitter

Fon

entreprile :appelle des notaires , des tefinoins, menace& tempefte : tellement qu'on cufl: dit, que ce moine nerafchoir~ar [on'babi~,qu'ànou~

chaïlerpronlptement

de

l~

,

comme s

Il

euû eu .a faireàdes enfans. Enfin .1 propoie pourcondi- tions de roure cefle difpute :Premierement qu'on n'entrera point en vn autre article, que l'on

n'ayr

vuidé celuyquiauraeftéentamé. Se- ccnd

A M. n'A v V L L Y. ,

condernent.quel'on-elcourelesraironsalleguees depart& d'autre. Tiercemenr.qu'il

y

aytefpa- ce (uffi{ant, comme de demi jour ou delanuiét, entrelesconferences.

Apres celle braue entree, il vient fort ar- dammentaupoinét.Enlieu de refpondre aufyl- logifme,il interroguc, Et penlez vous.dit-il.que ce foyent làles [culs f0udenlentsde noflre reli-:

gion? Ce[ont,refpondis-je ,vos f')ndements és peinéesde doétrine , dont nous[amines ende- bac:combien que je n'ignore pas que vousn'en alleguiezd'autres. Par ainti(adjouila-rl) lapre- mierepropolitiondevoilreargumenteft fauffe.

Auullydit Ià deflus.que cefle re{pon[e affaiblit

li

fort mon argument)qu'il cheuttoutàplar ,&:

s'~nallaenFumee. Mais jevousComme en ccft endroit) vous autres plus habiles aduocats de la Papauté, de conliderer l'impertinence du moine

& de [on defendant.

Q!.y

retpondit jamaisplus malàpropos que ces gents là? qui ont o[t;nierce que jufquesàprefent tous dattes Philofophes&

Theologiens auouent :àfçauoir, que la chofe

eU

vicieufe,dontlesprincipes ou fondements [ont ruineuxt 'Car des faux ne s'enfuit que .fauf.

feté, comme dit Ariûote en(e<; Analytiques en 1>0".1.,cre, di:mersend 'rous. Etcel'ae~ll1( lr:c air ,1 ' 1que es pl~s 'Pr.I,ll.z.Poft.I,cap.'t,C4J1.

entendus entre lesaduerfàires,':Olnn1CGregol- 48.

re de ValenceIefuire ,auprerniervolume de Ces di[putes'fheologiques,& en [on Analyle

de

la foy )item vrsAnglaisnommé Srapleron , enla preface deCesprincipes defoy)l'accordentlibre- ment., llfaloit que lemoine

&Auully

apprinf-

13 Cent

(7)

10 RES P 0 N SE.

Cent de leurs maiflres

à

parler autrementqu'ils n'ont faléè, & àellre plus retenus. S'ils a- uoyent dequoy [efpondre,c'elloitàlamineur ou [eco,nde propolirion de l'argument.

Or parl'exemple des liuresdes Machabeesil futprouué quelesPapillespofenrlesliures Apo cryphes pour tondernêt de leurfoy.Car non [eu- lement les Cornrniflaires du Pape au Concile de Trente, mais auffi tous les autres doéreurs Papi- lles de nollre ternps.mainriennent que ces hures fontCanoniques. Et le moine voulant rallumer fon Purgatoire le Jour deuant que je vinifeàTho non) les produifait pour Canoniques & ferme fondement defoy. Voicydonclepoint!dudiffe rent,auquelilafalutoulioursviler :fçauoir efl, fices liures des Machabees font Canoniquesou Apocryphes. le promisde rnonflrer euidernmêt par tefmoignages des doéreurs anciens) &. par preuues recueillies d'iceux liures mefmes , qu'ils fontApocryphes,non pas Canoniques. Sifay tenu prornelle ,lejugement en fe>it auleéteur quiconfiderera ce quis'enfuit.

Sainél:Icrofine enla preface [urles liures de Salomon, Comme (dit-il)l'Eglife lit les liures Je ludr:th,deTobte(7desMachabees,maH ne les reçoIt

pointentre lesEfèritures Canonl1ues :ainjiaufilit eUepDurl'edificatlondu pcuple,(7'non pour confir- mertautoritédes enfèignements EccieJias1iques 6~4 articlesdedfJarine;lasapiencedesalomon~rr-'leli- teredesyracb. Ilmainrienten termes expres que l'Eglife ne reçoJt point les liures des Machabees entre lesEfcriruresCanoniq ues.Ruffin enl'ex- pofition

A M. ntA v VL L Y . l I

polition du Symbole,Ilc06uient!fdf4oir,dit- il, 'tue nospredeceffeursontdppell!Ecclejianiques, ntJtJ fMCanofJifjues,qfJelquesatlltres liures,'dff4uoirlaS4-

piencede salomon, syrach, le liuretdeTobte,deIu» 1

Jjth,tles Machabees. Ils ont voulu''lu' onlesleuft/s fainE/es tlffem!Jlees , fànsffJutesjoh-qu'onles aUegafJ fourco"nftrmer pdr Îc'eIJXl'dfltoritédela

fi

J. VOU,S

voyez que Ruffinditlesliures des Machabeesa- uoir efié jeétés parl'Anriquitéhorsdurolle des Canoniques,& que les premiers docteurs de

rEglife

Chrelhenne n'ont pasvoulu" qu'ons'en Ieruil] pour confirmer pariceux l'autori

dela foy. .En ce Cens Gregoire, Iuruommé le Grand, voulant reprelenter du fecond liure des Macha- bees II' mort d'Éleazar, en fon expolition

rut

lob,

hu.

19,ch.16.nOU4n'aIlegons rien horsde

r-t«

dit-il,

Ji

lu., ce poinEf nousmettons en aultnt quel- quetefmoignltge prtns Je liures noncanoniques,mit"

efèr-its pourl'edifitation Jel'Eglifè.E n ces mots

rs-

.uetque de Rome ditclairement que les liures des Machabees ne (ont point Canoniques. Ainfi Çyrilleen fa 4.carechefe, Athanafè en fa SYllO- pCc, Nazianzene en l'epigralTItue des liures ap:

prouués )laiffent tout ouuertcment lesMacha- bees hors du rang des Canoniques. Voila quant auxtefil10ignazesde l'Eglifeancienne, aufquels l'on en pourrait adjoullcr d'autres dcsIiecles

ru

yuans: mais pource

qu'il

n'en

ea

befoin, ce fe- ra a{fcz de produire ce qu'en dit Hugues delaina Viétor en fa preface [urIofiiê.enquatre verscon tenans en fuhfl:anceJ qu'dit rang des Apocrypbes [OntleJIU sl racb, Id,Stffience,lep"fJeur, lesliurJs B ~ ,Je-s

(8)

Il RES P 0 N S I .

des MttCba!JeeJ,ludith( 7Tobie,lefJuelspOI:r-trlrt douteux ne (ontpo;nt du nombre des CAnoniques:

mais[JDurceIf/litscontiennent tUs &hoflS ,eritables, l'Eglifè les reçoi), I'cflime que le ledeur con- gnoit maintenant que les liures des Machabees ne·font point Canoniques) mais Apocryphes, felon lete(~oignagede l'Eglire ancienne.

~editlàdellus noflre Conteur? Telle ma- niere de dilpurer,fait-il,plaifoitàCherubin :au moyen dequoyfe tournant vers le miniûre de Thonon.il le reprint de ce qu'en certaine dilpu- te il auoit reculé pour jliges les Docteurs an- ciens, & s'efloirvoulu arrefler aux feules Efcri- [uresSain étes :

luy

commandant d'apprendreà

l' exemple duProfefleur , combien ilfalôitatrri- buer aux Peres. Onrecite qu'uncertainEury- mnus foulaitmettre en querelle les amis par faux rapports: dontenfin ilCetrouua mal, dete- fiépar les vos& les autres. Ainfi noftre

Eury-

rnnustafchadeCernernoife entre Freres : mais a- uec autant de Gnillre euenemenr que fon deuan cierrefutède part&d'autre. Car leMinillreré- barra viuement fa vaine vanterie enl'allegation desPeres.prouuant que les feules Efcritures Gin aes ,[ans aide des docteursanciens,fourniLIènt au Chrellien tout ce qui eft neceflàire

à

Ialur, Suyuanrquoy.ayant demandé au moine.s'il pre- tendaitpaifer au delàde Paradis,&de la vie e- ternelle, & le moine re[pondant confufement&.

tout bas quenon.iladjouftapromptement.Sou- uen~zvousdoncque laparoledeDieuenCeigne expreflement au1.0chap, de l'Euangilefelon S.

lean,

,

A M. n'AvV L LY. 13

Jean )~eces chofes.fôntejcrires,

à

ftn 'lue 'flo,"

croyel'lue lefùsefJlefi/J deDieu,

cr

'lu'encroy411t

V0146ayeZJa viepttr.fonnom. Item, Saint}Paul en

la2àTrmothce.chap.j, difoit,LessainE/es lettres reuuertt terendre/dgeàfàltJtpdrlafoy'luieft en/e- fH4 chrift.. Enapres,L'EftriturediuinernentinJfi- reeeftproffit4ble liendoilriner,àCOfl,uatncrt ,

à

cor- riger,àen(eigneren juflice , àfiilquel'bomme de

Dieu(Oitaccompli,appareiOé

à

tontebonneœear«:

Si les Sainétes Efcritures p~uuent nous rendre CagesàIalur,

fi

ellesfontproflirablesàendoétri- ner& côuaincre ,àfin que l'hommedeDieu foit accompli& parfaiécement inltruid'àtoutebon- ne œuure : certainement on peutpuilerd'icelles tout ce quidoitefl:reneceflairementcongnuàfa lut. ~elmalfitdonquesleMinillrede Tho- non,deproreflerqu'ilCerenoir aux feulesEfcri- turcs Sainétes , leiq uelles enlergnentclairement

&parfaiétcmentle chemin deiàlut~

~efi quelcundernande , pourqooydonc je n'ay laiflé d'alleguer les tefmoignages des Do- éceurs anciens? lerelpon , que ce n'a pointefié pour improuuerladefenfe de montrefcher fre- re, mais pour monll:rer que la vanterie des Papi- fies ell: vaine) quand ils fèglorifient d'auoir les Anciens pour guides:quepar les efcritsd'iceux ils peuuent confermer toutes leurs tr-aditions:

qu'au côrrairenous mefprilons en tous endroits celte venerable vieillelle desPeres,&les cxter- minons.Pourmonilrerlafauffeté detelles obje..

dions" nous allegons Iouuent lestefmoignages desAnciens contrenos aduerlaires. Aufquels,

B,

pour

(9)

14 RESPONSE

pourexemple, jedcmanderay,par quelsrefinoi- gnages des Peres ils defendent aux laies de lire la Bible en langue vulgaire? quelPerea onques

co-

mandé que le Ieruicc diuinCefiaenlangagenon entendu de ceux qui

y

affifècroyent? quel Pere plufieurscentaines d'annees apres l'afcenfion de Iefus Chril] a ordonnéqueles laies s'abflinllent de communiqueràla coupe en la table duSei- gneur? qui a intlitué

la

celebration des melles priuees? qui aen{eigné,que l'EueCque deRome ne peut errer en lafoy?&,pour fairefin.quia dit ouefcrit,qu'il fautadorerles images? Tant s'en faut,que les Peres ayent approuuétels articles.êc autres en grand nombre, dont le roolle ferait ai- leàdrefler , qu'au contraire ils les rejettent&

condamnent fortexprellemenr.Par ainfi lesIup poils de laPapauté deuroyent rougir de honte, pour celte vaine vanterie,qu'ilspeuuent prou- uer toutes leurs traditions pa.r tefinoignages des Peres,& que nous les fuyons.Ienrant qu'ils nous [ont contraires- En vn mot, Iouueaon nous, quantàceûarticle des Peres,& desSainétes E- fcritures,dece ..~u'enfeigneChryfofl:ome [urla.

2-epiflre aux Corinthiens, homelie

l"

NenoU4

empe[chons,dit-il,de..fopinionsdepluf!eurs,ainseX4-

minons{oigneufementlescbofesmejmes. Cllre.ft-ce plU'Vne,/tbfùrdité, de nevoulo,'rnos«fier enautruY:J qUd,naileft tfuefl;ond'a~ent,maisleconter & pe- fèr noH4 mefmes:(7fjuana

il/agit

dechofestropplUl importd.ntes,n01/4 enrapP(JrterIimplement4l'aUM des autres? "ve«quenOH4 auonsiaflH4exaé/e balan- cedetOUllS ,Lr,1Jra}e reigle(7

le

~omfM)c'

e.ft

à1f4~

UOI·t

A M. D~A V V L L Y. 15

«oiriddeclaratù,ndelavolonté denie». Pourtent jevousexhorte(7'adjuretOH4, que/ailJant enarrr:e- rel'opinion de ceftuy-cy&'deceftuy-/à touchant ceschoJès~;,?OU41JousenrejoluieZfar les Sain8esFfer;

tures, Thomas d'Aquin en la premièrepartie de~aSommeTheo}ogique,qucft.l,art.8.L a TJJeo

logle, dit-il,{e[èrtJes a/-ttorirtJ de 1'.E[cr,,'tureCd- nontque,IJ,rtumentantfariccUeJproprementcr'l'je- cej]41rement. ~dntauxautorités desautresDo- 8efJrSde l'Eglifè,elLe s'enJèrtprobdl7lement,encore 9u'elle s'en;,idecommed'aUrgations propl'es.Carno- jrefol eft(ondeefur la reaelerionfai8e aux Apo- Ilres& Prflpbetes , qui onteJèrit les ll'/J,res canoni- ques: non pointfùrreuelationquiaytpelJ enre

fài-

8,e aux. autres Doélel-trs. SrnoflreRapporteur n acquielce auxfentencesde Chrytoûorne&de Thomas.qu'il

plaide

d'ores en auant contre eux,

&.

nous laiiTeen paIx.

Mais je l'cnrenrepliquer, que

luy

& lès ad- herans rcçoyuenr auec reuerence les Sainétcs Elèritures, Ielon l'cxpoliriondes Peres,& que nous les manions commevn nezde cire.~e dites vous? que vous portez reuerence au~

Efcritures Sainétess Mais je detirerois que les horribles hlafphemes devos docteurs ne te- fmoignaffent le contraire.Efcourez Claude de Sainél:es. diGntau premier liure de [es Athei- [mes,s~ln~PatttltuflmieuxjàiEl-}s'tlfef~ftabflenu de,toucher4.t~nt dechofes 'lu'II e12uelofpe en[ès

eF

crlfs.EtStanillausHofiusCardinal.enfaconfef- fion de,P-et.ricouie.)l'Egliftfefp,ftmieuxportee,s'il n'yauoltpOIntd'Euangilepllrcftri!.Le Cardinal Curan

(10)

16. RESPONSl!

Curan en fa feconde epillre aux Bohemois. pl1/4

la paroUe deDiNt efleJlongneederoute eftriture,,oi- re deteur«pArole-"'ocale,rlH4dIgnementefl-eUe

pro-

IJDjèe. Albert Pighius au chap.1dupr~1Dierliure de fa hierarchie, parlant des elcrirs desApoûres, afferme,qu'ils ontcftédonnisetl'Eglile ,non pour duo;rautorité[urnoftre

Jo;

&'relig1on,maüplu.flofJ four luyeflre af1ù6jeE/i.f.Etvn peuapresilditque j'autorit/ detEglifèe.ften'Juelque maniere parde}

f1l4tttutoritl des sainE/es~fèrt(ttrtJ:rent s'enfaut 1tl il{aletAtenirpourinferieureo~{l'areiUe'&~/ga·

lefiu lemmt: Derechef, le CardinalCl1f~nen

la

2-

& 7epiûre: EntendeZ, dit-il, que les.s.Eferit~reJ fintatcommodees autenzps,&,[ontentendu·es dtuer [èmenr :tellement qu'en -untempselles[ont expo{eeJ ftlon ktcouflume courantfart(Jute l'EgliJè:ceJlecou- ftume end»t chdtlgee,Juruientchttngemtn t en ce- fie expojitionCT' inteUi('en.ce. Ne ")tolU esbdbijJèZ.

l'oint

ft L.t

praE/ir/ut d':tEglife interprete en vn

tempsl'E[critu,.eS4tnEted'unejorte,

cr

d'une4utre [arte en 1Jnautretemps. .

En ceft endroit, je vous prie, leéceur Chre- Ihen , de voir& confiderer

fi

leRapporteurdit veritablement 00 fauffernent que [es adherans ont en honneur les Efcritures Sainétes : mais qu'ilsfuyuent par toutlesexpolitionsdesPeres.

EtJe demande le nomd'un Docteur ancien qui aytapprouué les ridicules& indignes gloCes des Papes&Papifles , tellesque les Cuyuantes entre infiniesautres. GeneLI.Au cOlnmecementDieu crea le ciel & la terre. Vn Pape expoCe cesmots ain{i,~ele.Pape eilSeigneur

de

tO\1Shommes:

C-/em

, . Ô : A M. b·AV\tti.~.

. 1 ' 1

C!tmtnt.Je

t,utj,t';t~ c.rnamfant1Am.

Iteria,

,Dielt fitdeux grandsluminaires.c'eflàdire

Celon

l'ex- poiirion du~a}J('.~e

b

Dignité Papale.efl

qua.)

r~nte{ept foisplusgr~nde q~ela dignitéimpc"

riale :

~e

.MaJor.:,

SDI~f;t.&'

tbtd.gJoff.

Au

sc.

ch, duLeuitique Dieudit , Soyez [ainétsc91nme jd .fui~ fa.i~a

:

eeft

à

dire, le minillre de IfEglilèné dO.1tpOIntCemarier6t.ftbpeftljf1i,dift.~g.L'expo- titlon~apale(urces mots du17, chap. de Sainéê Matthl~u, jeél:e

harneçori , le

Papeell

(ouuç:~

pardctIus.tous~omm.:sl1-+'9.in

aft 4/;''''.

Item

L~c 11.~ler!e,!~yp,rtepour

[Or

que tafoy ne dd .faillePOInt: Il s enCtiitq~e 1~Pape l'le peut errer

~n ~afor' Item:~euue:t,tous de cefle cO,upe: c'ef]

~ dlre,qu~lesLai-CSn'enboyuenrp~in,t.lte1l1,Ne ]e.ltez.poJntlesperles deuâtléspbur,eaux:c'efr~ d~rc,gardezque les Laies ne tifent lesEfcriture~

SainGles. Item,Seigneur. ,monflrë nous laface;

po~r~a~t faut-il~rcIIcr lX: adorer l'image deIi Trinirè.Item,'Sèlgneur,j'ay aimé

la

beauté de ta nlaifori~ilfau~

dC?o.c

r(mere~lesimage,5'Jec~i

li tet

les,

~autres Infimes pareillesahfurdlt_llne {one

-J~malsvenues en penfee

âaucun des

Doéteurs~n

ciens.Scquequand lesaduerlairesdematnteuans

1

tra~ailler.on.t a~~es

j

üCq

I.1d.àrom

pte .~G'nç

pro"

.. duironr t~s'Jamalsle reîmblgnage -d'àucun DO-

:l\:eu

rancleo. q.~,iapfr?uue tellesexpofit.iopS~_' ..~antaux pd~res, ~llesne nai,qegt

Ppi9,t de

nofëre cerueaU;rnâl$

font fôd'ees. és-E

Lèrituras

me- . f~~s,

&

fairoi1s·~e9,u.e

nous

cnfeigl1~, ~'~Mt~uffitl is

hures d~l.doél:nneChrelHen~e:.n()J~~po·

fons les

paifagc:sobC'UIS pat

d'autres

plLts

l

clairs:

C

nous

(11)

f8

JlESPONSlt

nousprenons garde aux manieres de parler

de!

l'Efcrirure, nous

peCons lescirconllances ,nous

"tonferons lesEfcritures auec lesEfcrirures.fàns nousdepartirde l'analogiede la foy : nousy ad- joullonsles prieres& lafoigneufe leéture. ~..i feconduitainfi,certaine-ment

il

puifeles expoti- tions des fontaines d'Ifraél,& nonp~intde (on cerueau.

Voila

quant aux Peres,&

à

noflre

s:

.vofrreexpofiriondesS.Efcritures. . " . Maisconliderezlamerueilleufepiete& erudi tion du Rapporteur. Il auertit le Sieur de Cha- rahfon(auquelfalettre s'addrefle) derelnarque~

enpaflanrvquefil'ongaigne ce poinécque les

11

.ures des Machabees (ont Canoniques) par me-

!me raifort on obtiendra

qu'il

ya vn purgatoire.

Q.!!.i

ofera nier que le rapporteur ne {oit vn 'grand Chreflieu ,en catechifint

fi

fidelernenr Charan[on?Et qui neconfefferaquec'efl.vn[ça.

uant homme, ayant de telleaddrelle prouué

le

purgatoire?

csn pour'lUOY

les

Papilles

~omba~­

centIiafprement pour les Machabees:Ilscrai- gnent quefileur feu PQJ.:gatoire,s'efleinc, toutes les cuiiines des Moines & des Miflotiers ferone plusfroides queglace.Mais

fi

cesliures ne[ont

Canoniques,&qu'onn'en puitl'etirerfeunefu- mee , le, Rapporteur &fon moine demeurent

confus. , .

Venons doncautexteduIl.chap.du2 •Iiure odes Machabees, Ielon 1c1rranflarion vulgaire,

C'eJi

don&,")n~fd,inEie&"fltlut4ire "enfle~ atl'ritr tour lestrefJtfiés,

d

ce'fIljlsflyent abft. depe-

!~{s:U$'~nfuitJ~ifcn~

ceux cYJq&1'il yavn Purpa-

. tOIre.

A M. D'AVv

L

Ly~

l'

roire.Lesmots.de Ï'exêplaire GrecCe.doy?~ttra- duire ainfi :PtJurtantIudâ-$ con.fiàerolt

1"

a (eux 'lui efloyt1Jl merts en 'Vrd)'epittI il.]au,itg~tf"t

tf-

fellree. (Cefj~i

ejl

vnf flûnepenfèe~flttu:~lre )41~P.

ilfttrecon"lI4tlon poar lesmorts,afin'iu Ilsfaffi.n·e a6fOH4depecbés.Surceilfautmarq~eren prc.mler lieu) qu'il n'ef]pointdjt.que ce[Olt vne fau~ac

& falutaire penfce de ptler fou,r les morts a ce qu'ils foyent abfous dereche.~

en

v~edeprau~­

tion en la ver fionvulga1re.Malsqueceil vne[aI-

ne& tàlutaire penfee de croire

qu'il

yag~ac,e af- Ieuree pourceuxqui meurent en vraye pietè.Par ainii lè premier erreur de l'argument mona- chal s'appelle,VerlionfaufIe

Si:

corrompue.L.e deuxierne Cenom~e,Inepteconfeque~ce: ca~Il ne s'en{uirpoint-IiI~das~achab~ea falé\:~xpla­

tion pour lesmcrrs,a6n dobtenir~~folutJonde peché, quepourtant

JI

ayt creu quIls .fu([enten Purgatoire: yeu que les DocteursPaplfl~s ~o,u'"

rent ,

fi

auantl'incarnationde IefusChrifl

Il y a

eu vnPurgatoire.S'iln'yen a point eu.jen~ [~~y s'ils veulent dire que Iudas ayt creu ce qu~ne- Iloit point. D'al,lantag~,puisque~el1:efnerea.

peu auoir autres fins, cel]aux Papilles a mon,- Ilrer-pourquoy , [ans s'arreller auxautrescon.fi"!

dérations ,ils ontvoulu arrellcren Purgatoire les morts mentionnés en ce chapitre. Car Iudas a peut eûre

prié

qu'ilsfu{fenttellem~nt deliu~és depechésJqu'au jourdelarefurrection demie- re

il:

fuffent parentis ~e da~nati.?n eternell,~

AuRI ell-il recommande[pecla.lenlet,de ce qu11 auoit droit Ientirnent de la refurreétion. Les an-

C 2. ciens

(12)

&9 1i!8'PQNS!

ciensChrqftiens ont

prié

pour pluûeursdecçdés~

leCquels routestois ils croyoyent eflre ailleurs quien Purgatoire. Et lesGrecs,qui enleursLi- turgies prioyentPOqfles rrefpaffés,rejeaoyene neantmoins

le

Purgatoire:refhioin Naucler

en

[ag,ener·48~Chytr~usau rraiélérle

l'EgliCe

Grec 'lue, &,

rApologie

desGrecscoutrele Purgatci-

re,

preCenteeauConcile de Balle, l'anI4;I.Seni~

blablement les anciens prioyenr pour la vierge Matie,pour

les

Propheres &Apottres:&

cc pen

danr nul n'a jamaispen[~ni neveutpenfer;qu'i ..

ceux[oyenf ouajenr efié en

Purgatoire,

. 0 rpour ne fembler

trop

precisJaccordons, ce quito"~e~foi~n'el] point.queIudaslvlachabee ayt vouluqu'onpriait pourlesmorrs.à finqu'ils

fuirent

deliurés depurgdtoire.~es'encnlùît...

i!..

~)auanrage

t

Ef]..ce pôur conclure neçellaire- ment qu'ilyart

vn

purgatoire?Nullement,

Car

i~ n~faut pasproceder ni

le

fonder en exemples, . mars encommandementsJ

quand

ilcftquellion detelles matières. Ni l'opinionui

lefaiâ

de Iu- das n'eft

la

reigledenoltre

Foy

~c'eûla

parole de

pieu.

ludtls

abien ou malfaié}, Iln'a pas

bien faia,

ayantoutre 14volontéde Dieuoffer~facri ...

fiçe

pour les

q:e(paiTés:attenduque Dieu

n'a

corn

mandé aucunfacrificepourlesmorrs.êca ïeuere..

ment enjoint quenous

facions feulement

les cho

tes

~u'il nous aco~m.4pdeesJ

non pa.)

cequi nous îemblera.bon:Deuteron.a.êzI:,;PüUttant;t

lefaia

deIudas )ainf prins j Ieroirmauuais, par (:onfequenr non imitable) niapplicableau Pur-

aatgjr,. l'adJoufte queceux pour

lclquels.ils di- [eut

(13)

11 n l: 5l'0 N S~

(on impertinence ,il v[e d'exculedutout eflon- gnec de.la'ulaiefrédes liures Canoniques.ô;que ce~xqUIveulent le mettre enla compagnie dea

S~unè1:sProphercs&Apolires,laitlanrenarrie-

re

la gloire de Dieu.le merite de nollre Sauueur, Ï'editication de l'Eglife, & leurs confcicnces.ont

ernpoigné~lesvns indifcrerernenr, les autres ma- Ïicieufement , tout ce qu'ils ont penfé pouuoir el~ployerau (oultenelnentde leursfaux preju- ges.& hereliespernicieules,pour le proffit parti- ,u~lerdeceuxquiviuentde lafU111eeduPurga-

rorr«& delaMeile. '

~eque dellus monflre.de

quelque

collé

que;

veuillent le tourner le moine & [on hiflorien, qu'ils n'ont aucû ferrneappuy.Car ces liures des Mac..habe~s n.e four pointC;:t~onlques,pourtant ne font-ds rienpour la confirmation dela

foy, Et

quand on leuraccorderait qu'ils [ontCanoni qlles ,fine pourroyent-ils jamais ) nireus leurs a.lheransaue~èUX!en allumer leurfeu imaginai...

te. Ncanrn101L1S,11on les en croid , ilsont la vi- étoire.Etvorlà commele Sieur de SainaMichel genCllholnrnede Chablaisapprend dextrernent auSenateur de Sauoyeles moyensde bafiir vn Pûrgatoireàraidedes Machabees.

Pouriuyuanr[es contes)ildit queCon moine OppOC1, des lctinl.)ignaaes~ 0 contrairesaux nofires) ê:rc(pondir q ur tour ce quefay propofècy der...

fils [ont tefinoignagcs particul.ers ) qui ne font

d'~J~cunpoidsàcomparaiton del'autoritéde l'E«

gh(eCacholique"ldqucllceftd'autreauis,Voyons doncliCherubin a tenu prometle,& prouuèpar tefm

.A M. 1>;A V'l t t Y. 1~

tChrtoignagede l'Eglifevniucrïelle

que

tes deux liuresdc~ lvi~chabeesfoyene Canoniques. Pour yparueolr) 11 aIleglle le 47' Canon du ,. Concile de Carthage,puis le Concile de Florence& de GeJa,(e. 0 r voyonsquec~eû.le relpon première- ment que le moine neprouuc rien. Car ces (on-

\ t:i,les.dcC::rthage& deGcla~c[ont conciles

pra..

UH1CIJUXfeulement: & le morneprornertoitln et trc en au~tle côfenrernêrdel'Eglife vniuerfelle, Ceprenl1er erreur ell:fuyui d'un deuxiemet en core pire: car letroifierneConcilede Carthaze en lieu

~e

tenir ces liures des Machabees

po~r

Ca~onlques,l~sforclotde ce rang. Par ainii le, moine e~vn fauffaire: Carencore quecertains exemplaires des Conciles facent mentiondesli- ures.des Machabees , il conuientnoter que cela .ne VIent pOInt de l'auis des Euefques Africains de~e temp.s là,mais de I'impollure de quelques Papilles qur ontfalfifiécertaines editions- Car l'exemplaire Grec, imprimépar lesPapillesme- [mesàParis l'anrçao.auecpriuilege du Roy, ne met point ces liures des Machabees au nombre des.Cano~iq~es.Le rroitieme erreur efl, q.ac le moine nlalntlen:G~la[eaccompagné de fepran ...

te Euefques auoirdit quelesdeuxliuresdesMa chabeesront Canonique.s.MaisGelafen'en pre- fente quunp~urCanonlque. Outreplus.cen'ef];

pas vn te(molgnagedé tEgli{evniuerfellé.Iserrr, ilyades fautes mamfelles en ce

denombrement,

Car ilne met qu'un liure des Rois.ôcoublie en- t~ere~ent Samuel.L~quarrierne erreurell,qn'en

lieu d'alleguer

tefinoignages de

l'ancienne Egli-

[c.

(14)

i.

fe,il nous prefente le Concile de~isf6Hsi

Florence.ïi vieil

que l'ayeul du moine a peu s~y trouuer:car ce CôcHefut ten u l'an1+'+6.Voilaquatre erre ursde cemiferable diiputeur en l'al1esation de trois Conciles,

Il met

en auant quelquesdoaeur~anciens.s, pres lesConciles. Pour le premierilproduitS~

typrian,&ditqu'icc}uyen l'exhortation au

mar

tyre , ch.rr. maintient queles liuresdes Macha....

becs [ontCanoniques. Vousrefilez,moine: eri tout celiuren'ya pas vn mot qui canoniz e C~~

deux

des

Machabees. Si vou~n'en marquezles mersexpres ,la marquede fauffaire & d'impe- fleur vous demeure. Raclezdonc ce premier lermoignage:caril

Œfl:

faux.LedcuxiemeeH: prins de l'orailonou harangue de Nazianzene tou.

thant

le,

Machabees.C'ef] vne autre

faulfeté.

le vous nie que NazianzeneappelleCanoniques ces liures

fà.Si

vous repliquez qu'il en aHegue quelquespaŒages~penfez vous que voltre

Conge

(oit vray ,Nasianzene

allegue

les liures

des

Ma..

chabees : donques ce [ont liures Canoniques!

Comment? elle, vous

fi

nouueau chez les do..

tteurs

anciens.dontvous faitestatdebruit,

que

VQUS

n'ayez

encoreYeuqu'ilsalleguenrdes paf:.

!âges recseillis&des liures apocryphes,&: des

Oratours

& Poërest

Apprenez

dus.liured'Eule-

l,e,c,8j:qu'!renee

alleguele liure intitulePa11eut~

qu'Atbmalèen la

3,oraiÎon contre

les

Arians,S.

Çyprian:cn

l'epiûre

74. S~ Augufrin

en la

109.

quefr.fur le vieil'& nouueaa'Teflament.êc au18.

liure

deù Cité

de Qieu"hap.;6. m'tIent

en a..

ManI

A M. D'AVVLLY. .11

uant le troifieme liure d'Efdras. Ou foultenez que le Pafteur&

le

rroifierne d'Eidras font Cano niques, ou confelfezque vous auezineprcmene argumenré : Vousrepliquez queSainél: Ambrol Ceau2..liurefur lob, chap.ro n. &12..eft de me- fille auistouchant lesliures des Machabees.

Il

vous deuoit fuffire,d'auoiralleguer des paffa- ges malentendus& pirementrecueillisdesan- ciens.ûns leurattribuerimpudernrnêtdesliures enriers.defquels l'on n'a point ouïparler,& qui n'ont jamais ellé. Car

il

n'yeutonques

de

Corn..

rnentairesd'un SaÏnaAmbroiCcfurIob.Neant- moins en celle difputelemoine,fuyuantla do- étrinedeConmaiflre Bellarmin )

fit

coucher

par

efcrircefle fauffe allegation:&,quiplusel1:)il Pin fera dedans (esineptes rhefes afligees publique- ment, Et quandfera-ce que·tellesgents auront honte dementir

fi

effrontementë ,

ReûedereCpondre auxt~[mojgnagesquilèm bleue auoir plus

de

couleur que les [usaUegl1és.

Nous ne nions pas queS.Auguflindonne le[u[- nom de Canoniques auxliures desMachabees, Vousauezdoncperdu voflre caufe,dira quel- cun .puis qu'il appertp~rlejugelnentde

rEgliCc

vniuerfelle que tels liures fontCanoniques.Mais je vousprie, LecteurChreflien~

de futpendre

voflre auis.jufques àce quevousayezprinsgar- de vn peu de

plus

pres.àcepeinée :& feLpere

q

vous aduouerez

q

tout" ce qui femhle nous eûre contraire ne l'efl pasainti que l'on eflime. C'eft auxPapillesde prouuer par telmoignage de

rs..

glifevniuerfelle que ces liures des Machabees

D {ont

(15)

".~ R E. 5 FON SP-

font Canoniques: cequ'ils n'ontpeu .encore, nî nepeuuent.~~ntau dire deSainCt Auoullin ceri'ef] pas vn teftnoignao-c de l'ancIennetJEplil~

. r.Il E b d

vruuer le e. ,tch acun voidlaveritede rna re ...

[ponCr.PafI?nç outre.Encores que SainétAugu- {tIn,d~nne 1~~non}deCanoniquesà,ces liures.je marnnenClu'iceluyi11cfL11eles tientpournon Ca noniques.Eièourons cequ'ilendit ~ulH.liuredo la citédeDieu,c~.36.Ohnetr~t,euepasIdrr;ppNta.

tl~ndecest~.mp:;esE.ferltures h1lnélesappel/CtJCana nIques,IndUendaurrrslit-lres , dunom6rç defattels fontceux des

Macl~dbee!.

Premierement

d(;nc il

III~que ce (()ye11t'hu res Ca noniques~adj0li{lant:

~U1S ~pres

q

Ilei'Egllfcles tient pourtels :auquel fens Illeur accorde ce nom. Le melinedocteur au z.Iiu, des rnerueillesdel'EfcrirureÎ:linue, di:

ces mots,E13core.~u'/J/iur8sde~Machabees ilyay~

1t1~111',etcbole ']'u[emb]«conuentr du rang des me~..

uetUes, & 1 Joyue eftre rapporlÎ, fDt;;tes(o.i& noH4 'lJe noU6 en donnerons point cie pein«:04r rions «uon»

J~'16cr/le/{lcmentderecuriUir"vne peru«CXPOjitlOJS

bi.ftorl'luedesmerufzfl(J c:onte(l-lJes ils 'juresCananr- ft/es.O.n voidoderechc~que S.;in€tAuguHinpro telle nevouloirprodutreaucunes 111c.:rucillcs do ce51Jl..lr~;c;d<.:sMachabccs,& ion inrenuon taro

~'en.rccucil'ir vue hi:tulrededans les liures C.a1

.l'l,ODIques.On void le mefrne auIf.burede la Ci tedl',DJc~}chJp.10.&aul.ohap.du20.11ure.

o SIondemande,d'où vientque Sainét L"ugu..,

~tn.1;fern1eeX.rue queles liuresdcs Machabees 1Dycnr Canoniques?etèoutezla re[pon[e de Caju .~~~UU~ ~~aÇ C~rdinal

, à

1\~

fin Je

lès COn11nel1"!

t'al f\:S

A M. D~AVVLtY~ 17 raires(ur les hiûoircs du vieil Tcflament :Ils n«

fontplU(dit-il)~dnoniqNes,c'e.ll

à

direreguliers,pour confirmer ce'1141~fidela,!ol:maÎ1onpe/~tles dffeUer Can()ni11~tspourl~edlftcdtien desfideles,JrAifOn de-

'JUO)'ils ont e#! receus~rrautortsts a,fJCanonde lti JJi61e ../'fUiecefle dif/inélionoYOmpOI-1·rreZdtfèerner lestefrrJ~igndgesdesaint1..A.f-tgus1if; )( 7tes decret»

duconcileprol,*lncialde CartJJdge.Deces parolesde Cajetanappert le1110t Can9niqlJ,es auoir diuerfe lignification enSainéëAuguL1in~ésautresDo- éteufs. Car il [c prend aucuoesfois pour les liures qui font lareigle de foy& des œuuresiauque]

fensnous le prenonsen laprelcnre di!i1ute.Pat fois feulement pour les liures, vtiles au reigle- ment des mœurs.mais infirrnesoourcontermer la foy. Ainiidonc, par le teGnoignage d'un des principaux docteurs de l'Eglife Romaine il ap- PC~(que Sainét Auguftin attribue

le

nom

ad

Canoniquesaux liures des Machabees

en

autre

fens qu'ilneCeprenden laqueûionpretente.Ea

11

l'on ne reçoitla diûiuétionde Cajeranus, c'efb enueloper S.Augufl:inencontradiébion'manifc'"

fie. Difons d'auantage, Ce meline patfage de

,Saipa A:uguflin fourrtit defuffiCante refpon[e)

car au z.Iiure de Iadoécrine Chrefhenneschap.â, ,ayantàpropoCer leCanondeI'efcrirure il dit)

il.!.~ant(lUXE(èritNrtS Cafl,n;qUts,

le

Parie·";fJet

s-

glljè,{ityurttleplsll"dinili,emtntl)ItNtfJtÎt/des

Eg/i...

ftScat~olJfjues,quand il ftrtS'lNejti(JndesEftritll1'ti Can'ntfj~es:entreltf1tleOesEglifesfont~rfJt",~lJt cellesfjUIont e» cej1 honneuril'lIu,;rfluï pre{chtrIta,

~p,flrts)~rfçeu,jr l'tsepiflre.Joulettresd);,euXti D 1w

",4"illl.

)

(16)

18 ~tSPONSÈ

~;"ftJOlJe,en{aiéldesEfcrituresC~n()n;tjuesiltitÎ'i J'4ce moyen, 'lueJepreJertr (eDesquetoutesl-esE- -t,lifès CdtholitjuesrCfoyuent,d,uxEfcriturt'sque cer- lAInesEgli/esnt refo)uentplU. i!.!!;t,nt~ecUts 'lue t,utes

tu

Eglf,[ë.snerCfoJuent pM)ru'ilpr~Jere

tes

li-

.re.s 'lue flufteurs EglifèsplNJ rem.rqua6les re(OJ- fient,4ttt~xtJuifint ~pproHuéspttrautr~sEglifesen

In~;ndrtn,mbreJ

o:

!Jon

Ji

renommee», De ces pa- roles de,S. Augufiin nous recueillons qu'il n'a pas efhmé que tous les liures par luy mis au nombrede Canoniques fuilent de metmepoids.

Carilveut quel'onprefereceux que toutes les Eglifes acceprêt pour tels, aux autres qui ne[one pas acceptés de toures : item ilveut qu'entre ces liures receus par quelques EglifèsIeulemenr, on face plus de cas de ceux que lesEglifesplus im- portantes approûuent,que des autres receaspat lesEglifesmoinsrenommees, Pour vray S.Au- guflinn'euft jamais ditcela,s'il euf] efiimé les

apocryphes

aulli receuables

que

lesCanoniques, Laraifoneft,quel'autoritédiuinedemeuretoue.

jours cfgale, [ans Cc reûraindreni relafcher en (açon quecefoit.Ce

que

delTus [oitdit

à l'efgard

des tefinoignages recueillisdeSainét Auguftin.

. .Q!!ant

au

Pape Innocent; on ne peut dire

Clu

·ilayt produitleconïenremenr de

rEglife,ouï

bien lès erreurs. Car ilfait mention dequatre e..

piftres deSaina Iean & decinqliuresde Salo- :I11on. Ce qui ne Ce peutmaintenir. Et routesfois ceft Innocent eft I'un de ceux

que

les Papiftes de

~aintenantdifent ne pouuoir

errer

en ce

quicê

'~ne~€01~toll

void qQ'ils'cft

lour~emeti~

equlu0'lq~

A 'Î\f. n\Av VLt.V. l.J equiuoquêeo cefl:endroit,n'ayantpe~âenofll- bre r publiqnernent les. liures Canoniques- Si vous

;0(:

delauouez ,rnôfl rez

'doc

quatre epiûres de Sainctlean ,& cin<"1 liures deSalomon.Mar- quez quelque paf

Tage

oùcePapt:ayt~nfetgll:t1 'Tobie&Baruch (ont Canoniques. 51cela vou'!

ÇaünpoiIible ,confcffez toutb~ut q~untcl.:::-

Imcinn'cil rcceuable en

la

pretentecorroucr ic, Car leprenlitr volume des Conciles imprime l Cologn~ l'an

1,

30. declaire exprefferuent telle aucir efiél'opinionJecePape.Voilacequeje.rc

ip(~n

a

IJàrgumentde l'aduerfàire.Et decequia c

[lé

dit, appcrr que le maille n' a produitaucun

refinoignage del'EgliCc vniucrfellcCUYU3tCipro mefle : maisil n'a pastenuparole. Etrnefmes la pluspartdes tefinoignages parluymis en allant fontfaux: faute indigne en tous)GJrtout euVxl

qui[e dit hommed'Eglife.D'auanrage,Fay(1)()D tiré, que

ti

quelques anciens ont donné lenom de Canoniques aux liures desMachabees, ç"'ae--

fié

en tout autre Censquen'eflime l'aduerfaire,

Q..~antaux tefmoignagcs que j'ay defct.it$..t ceuxcyquis'yoppolenr refpondentque·ce font tefmoignagesparticuliersde quelquesPeres,&

non pas de

r

Eglite. Mais celte relponfeefl:tt,OP brufque.Cartels teCmoignages monûrent non feulement l'aduis des Peres (encores qtie ce foit vn aduis de gra!ld poids.attendu quec'efioyeJ.tc fidelesPafleursdesEglifes)q~iont arrêriuemeoc eCcrittelles depofirions) mais, auffiI'aduis del'E- glife. Efcourons Sainét Ieroiine culaprefacefur

lei liures de

Salomon.zasrailll ( dit-il) 'lueLlIE_

. -. D 2 .. LIS»

(17)

j., 1\E8If0 N Sti

G L'1 Sl JitÎ'oirement lesliufesae ludithjJeTtJbt"J

& des Mltcbabees, mdUne les rtfoit point entre lqs '1:(criturts CanoYl i q f1f.S,: d / n

Ji

lirelLe laSapienctdess-

lomon( 7vYJrach ,f'0~"r ted~ficdtiol'Jdu pctlf!e, non totrltpour dtttorÎjerladoéf,.itJede

ray.

Cherubin

l1)arquera queS.Ietctmcdit que L'f GLis Ene

"trot!point lesliures des .lvlachabees entrelesEfiri."~

ruresCdlJ,Ollifjues. L'aureur de l'cxpotition du Syrnboleentre les œuures de$.Cyprian,ne par le point comme particulier; ai ns ptopolc que les anciens Chreltiens n'ont tenuces liures pour Cu noniques.nin'ont vouluqu'on s'en[crtütt pour:

conrerrner la doctrinedefoypar iceux. De me- IineCyrilleen fa 4.catcche!è maintient par la pù·

bliq ue , c'ellà dire Apoûolique ,autoritè , non par la Icienceparticulière,que ces liures ne{on1;

pointCanoniques,pourcc queles Apoflres

na

Ies ontpointtenus pour Canoniques. AutIi le:

Concile deLaodicéeau

'9.

Canon.parlantdes li..

ures Canoniques, ne fair mention de ces deux des Machabees. VOllSne gaignez rien derepli....

quer que c'eû vn Concile particuliencar il a efié approuuêpatle fixiemeConcileOecumenique,

d.I6.c..eLtoniam.& depuis encor le PapeAdrian, c.sexrsm )d,ead.approuue ce fixienl'e Concile Oecumenique, a,u moyen dequoy celuydeLao..

dicce aacranrd'autcriré que les Papiûes en re-

quierenr, ,

Iurques icy .nofrre Rapporteuràparléde,ho

rc~CerieuCes.Puis apres,à.findefairçrire leSena teur Charafon,ilCe rue [urceuxdeGeneue,pour

~n

tirer

quel<iue'paffetemps.U:,~o~!edonc,apres

'lu"

A M. :b1A V V L L \V lt 31

ue le R. P.Cherubin eut

alprelllet1~ cçnîllr~

t1 d'" cl ')~ , drc ri en es Iecrets

ceux eGcneuc) e11enten l-

deTheolo~ie.illeur reprochaqtl'il~n'caoyent . <--rh lier Gr n"'11'1""1":>11S &h4~ran-

q11e pc[1ts ele 0 l C~S, l~., ;l .! L~~ " ) , c.. ._

gucurs.quivouloyetconfond~'c~c~rphiloooj-ll:Hl

auec la ThcoloC'ie: que leprofcfleur~~~lUJns e- fioit plaintde fourrage qu'o n iu

r

fa!fo,1C:queles

f1 ol)lel1e·qllaucuns a..

.fUltresauoycnt vante leur nor II . '.,~\

uoyenr d irqu'entreecu xdc Geneuc,lavenus ,}

:lU01t vnlic(;l1ciéenTheologie: que Chcrubl1~

s'eiloitsuoir excu(e,l'rianrqu'onlefi1pportafl: de les

appelles

E(èholi(;l's~

IlyaVOlr : m ent

de~

'1uoyrire.que leSieurd'Auully~àce al~Gdu Rial iancdeuanttoutle monde. MalsCencfrquaÜ eonfu{)on :ch;lcun ayanthontedeluy~ for~que

luy meline. l'appelleà.tçt~nointoute l Egltfedo

Thonon,fii'alfàlre ne

pane pasJ~mme

Jev'JY

.l~

dcclairer- Q!.!anden lapropofItlon~u r~~tnler SvUoglf111e,lc moine~ntetlditplrlcrccc~il:~ ~~r {i~>n

de

laBiblc,~ppl::ll:e communement,Edltl~u

vulgaIre,c[aÎgn,mt,li l'on enrrouen c(""cil ,lr~I.~

cle, queÜHextrClQl:: 1§110ran : e~ufl:dCIC,Ullil..r- te, luyne î<.!;lGhant gueres de Latin ,~ n.entcn~

s G " Hebrieu '1 cher- f

dant pas vn H?ot en , l'CCni enr~~ ~~,.• ""1,.

cha fOlgncuierpent rous llloycns d e(chappcl~ niant qu'en cepremier Cyllogdh"r: epfl:

dte

par- led"aucune vcrtion.Son illlpndonce cllanEt~t~~

1, - 1 ~ ~ j (t"

dcG:oüuerre,arre!ld\lqucce.1tut r"

pete \.,\;.

l le. J

rl,Jliçl~l"f{)is, ilv~Jll'Caulli hardin1elHque.do

COUaunîC )qU'lllluoit el1çpar,léd)i~tfrpfetd,tI(Jtl: ' rn'lis que ce~ 111;)t~ ncprel)(»)t;,ln111<; pour )Ci""

l '

l' .

1 · , . 't' " l~alirrc

fi..,"'..; /!'f'1'1 O,'~,,~. ""'~lll'lJ r.('"'"".1r'~h:)crnt ..·r' "a ,'('.. ~. " .qlliB,~.lt"..,;lhlQlt 1~

lot)

.. "

(18)

L'autre

i~ RISPO·NS'f!

~~fonles Latins, eurre lefquelSvndes premier", dt:t)it,

.J.\-:-ec rc·,,17;;ln ver/Jo. curâbù redderefidtM

/11terp rl' J .

En GH11nle, que quiconqueauoitappris tantCoit

rC:lldeLJt~n)fçluoircelâ, Lepou~e moine ne

iy~)uu..ntcich~lpperparauneporre.Ie roume aux jnjures~nousappeI~e Üupide~gralTtI:1airiens,qui

J}:rcnccndions rrcn en Theologie:

à

~çauoir)d>au­

tantqu'onn'apoint encorcs veudeTheologien quiaytpris cesmots , Interprete & lnterpret(,., pour lr4llslateureX. TtJ,J1slttter. EHonnedel'e- :AlrangeimpudencedeCl'R.P.je ne peus me con ...

tenir Je martelerdellos,&de l'admonnetter de n'auoir pastant d'opinion del(Jymc[rne:que les efcbolitrsduco!lege de Gcneue pourroyentÏai- JelC~;Qn

àluy,

'lui s'efhmoirDoéceurAngelique

&{uGLn-;ePredicateur. I'adjoullay qu'àfahon- te

if

léIllY vouloisprouner.Vousnicz, ce fis-je:.

(rte'lcs Tbeologiés ayét jamais prins le morIn- ff1py('repoo.;!Trâ(l,SJatflfr:Ditesnous donc,

grad

Theologien, quec'cll qu'on appelleésefcholes des 'riH:oluglens) Les.fèptante Interpretes?Ad-

JO

:{tez ,s"d vous plaif1:, & r etoluez nous" que

VC1:tdirr;' ce ri trc du[iurede SainctIeroline,De P,l'ti1l1Jpgmez:e lf$ieipretttndi {& fipa! le mot d'in-

terprcr.u iou il entend surre chofe que verlion

~)Utfduslat;(\n? l~~l_ceI{.

p.

demeura muer corn- '{nevnpOJ(fon.Erc'e,!toirccqnenollre Rappor-

~eur (Jcju~itadjouftrr :niaISp1rdonnezàce bon

~ cat~uliquefils) qui n'-ap~svoulu picquer[011

r

erç•

A l'tf., D'AVviLY,

,$

L'autre poinétvdont ils Cc donnerent beau- coapde plallir:à leur cont~~ vintàl'occ~fion d'un patTage ou Sainél: Cypriii[embIC\,attrlbuer vn peu beaucoup auxliures des Machabees, difant ainf :MAispourcel« )frere,ne Jeu(Jns Na",.

tmrner ledos~Id,difeiplilJ;edeI'

Egli[e,ni

rendre'Z/4f

nt la(enJure pasJorale )à

l'appetit

des

ln

juresqu' on--

nOH4dit, 0/4eRreeSbranJl;Jdemeneces.strend»q"Je

l'Efcriture diuiDC nows~ient

à

larencontre, criant;

Le prefomptue'lX)rebe/l:.!7~antard nefer~rl,el}

Je ce

ru'il

penft''ltloJ qH ,/oeere

lit

gorge dU!"l4';ge

enfer. Item, Ne craignc{pourlespr,opos del~hDm- mepecheur1csr!'tg/Dire fera,chdngee~n fiente.~

pfJtmitltre. Il(tr~haut efteue ce Jourdh'~,Jem41rJ.

l'onne!faurll1Utlfèr4deeen« :pource'lUIlretour- nersenlafoudredontilaefllprins ,& [on entre~

pri",fè perira.outr,epllU,J'ay'")eu le mefèhant ef!eue

o-

hauffint

Id

ferle p4r

ae

J1H4

Ils

cedres d~ llb~fJ:

reptt.J~nt,iln'efloi/plH4:jtlecber(hd!,mafS[onIJcll

nepltrtJijJoit plus. , "~. ,

C'eil (interpretation des motsLatins de S.

Cyprianenla ;.epifire dupremier liure.Si l'on demande auxaduerfairesàquel propos, ilsre~

Ipondrôr~uecelleIentêce , NecraigneLpourIfS

propos del'homepechc,Jr:,car

fi

gIDjreJe1'd,(h~ng~eel}

..fiente(S'pfJurrit'-1l'e,Ce rrouue au z.cha.du r.liure des Machabces,& qu'àicellecomme auxautres fentêcesiedoitattribuer le nom d'Efcriture

di

uine.Ilfuc refpondu

à

cell argumenr, dont l'ac1-_

uerfaire faifoit tant de cas, qu'un cel argumeat

~fi:oit.particulier,au nloyendequoy neferu'oie ,deg.ueresen

la

ca~[e

de

quefl:ion : yeu

que

S..

0' E ~yp

Références

Documents relatifs

Entre les deux guerres il séjourna à Vienne où il épousa Margarete Rie, une jeune femme qui avait été analysée par Freud, qui était aussi la fille de Oskar Rie, l'un des

Dans ce même texte préfaciel, après avoir présenté ses poèmes comme une réponse au conflit de la guerre ci- vile, Melville souligne que les Tableaux de la guerre auraient été

Nous calculons, sur une id´ ee initiale de Michael Herman [Her] et pour un potentiel central g´ en´ erique, les deux premiers invariants de Birkhoff du syst` eme le long des

Fadhila Sidi Said- Boutouchent Mouloud Mammeri- University of Tizi Ouzou, Algeria Herman Melville’s Poetics / Politics in The Encantadas.. The Encantadas consists of a group of

C es chimistes travaillent partout : dans les agences, instituts et organismes de recherche nationaux et internationaux, dans des laboratoires d’expertise privés et dans

 Août 2006, pages 12 et 13 Une crise d'intégration des jeunes de milieux populaires Retour sur la grande révolte des banlieues françaises Neuf mois après les troubles qui,

Le requérant sa plaint de la décision rendue à son encontre par le Conseil provincial de l'Ordre des médecins de la Flandre occidentale le 28 octobre 1970 et allégue que

ﺔﻋوﻣﺟﻣﻟا لﺧاد ﺔﻘﺛﻟا عرز ﻰﻠﻋ لﻣﻌﻟاو ﺎﻬﯾﻔظوﻣ ﻰﻟإ رﺛﻛأ برﻘﺗﻟﺎﺑ ﺔﺳﺳؤﻣﻟا ةرادإ ﺢﺻﻧﻧ كﻟذﻟ ،مﻬﺗاردﻗ ﻊﻣ تﻼﻫؤﻣو تاردﻗ نﻣ درﻓ لﻛ ﻪﻠﻣﺣﯾ ﺎﻣ قﻓو لﻣﻌﻟا بﺻﺎﻧﻣ ﻊﯾزوﺗ