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Solution et généralisation de la question 232

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N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

E. P ROUHET

Solution et généralisation de la question 232

Nouvelles annales de mathématiques 1resérie, tome 16 (1857), p. 166-171

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1857_1_16__166_1>

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(2)

SOLUTION ET GÉNÉRALISATION DE LA QUESTION 2 S 2

(voir t. X, p, 181);

PAR M. E. PROUHET.

La question 232 a déjà été résolue d'une manière très- remarquable par M. Tardy (t. XI, p. 345). Pour me con-

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former au désir exprimé par ce savant professeur (t. XI >

p. 354), je vais donner ma propre solution avec les sim- plifications qui résultent d'un point de vue un peu plus généra] auquel j'ai été amené par de nouvelles ré- flexions.

1. Soient An A2 v. . , A„, n points distribués comme on voudra dans un plan, et concevons ces points liés par des droites, savoir le point At au point A8, celui-ci au point A3, etc., et enfin le point An au point A^ Nous ob- tiendrons un polygone rentrant, d'une forme d'ailleurs quelconque.

Je désignerai par Pj Taire de ce polygone \ par P2 Taire du polygone obtenu enjoignant les milieux des côtés con- sécutifs du premier, etc.

2. Prenons maintenant des axes rectangulaires, et dé- signons par .rj, yx, x$, y2, etc., les coordonnées des points At, A2, etc.

Posons en outre

[a, p] = 'r« r/3 — ^ ra,

Ces fonctions jouissent de propriétés qu'il suffit d'indi- quer, parce qu'elles sont bien connues ou d'une démons- tration facile. Ainsi l'on a

[a, a] = o,

in—a — — 2 a , 26i = O si « = 2 w , iw = — 1M~-1 si n = 1 w — 1.

Enfin les coordonnées £ et n d'un sommet de P* sont

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( i68 ) donnés par les formules symboliques

dans lesquelles, après le développement du second mem- bre , il faut remplacer les exposants par des indices.

3. Ces préliminaires admis, il est facile de démontrer le théorème suivant :

II existe une relation, indépendante du mode de distribution des points At, A2,..., Àn, entre Pt, P2, P3, . , . et Pw, o) désignant - ou selon que n est pair

2 2

ow impair.

En effet, on a d'abord pour l'aire du premier poly- gone (voir t. XV, p. 3^3)

Pour obtenir P2, il suffira de changer dans cette for-

, xK H- JC2 r , -f- r2

m u l e X j , ^ , x2, y2, etc., en > ^ —, etc., en en sorte que P8 sera une somme d'expressions telles que les suivantes

dont le développement ne fournil a que des termes de la forme a [ i , 2] ou &[i, 3 ] . On pourra donc écrire

Bj, B2 étant des coefficients numériques indépendants des coordonnées.

(5)

4. En continuant de cette manière, on aura les éga- lités suivantes :

(1) P . r s A i ï , , (2) P2 = B,2t + B222, (3) P3 = C12I+CÎ22 + C323,

(co ) Pw = L, 2, -H L2 22 -f- Lj 23 -f- . . .

auxquelles il faudra joindre, suivant les cas,

(w + l) 2W = o OU 2« = — 2w- i (*).

5. La loi des coefficients qui entrent dans ces équations est assez compliquée, mais il suffit, pour notre objet, de remarquer que ceux que nous désignons par A^, B2, C3,..., Lw ne sont pas nuls. On trouve en effet

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 A, = —5 B2 = — • — • — •) C3 = — ' T ' T ' D4^ = : - ' 3 * Q 9 * "#

2 2 2 2 2 4 4 2 O O

II résulte de cette remarque qu'on pourra toujours éli- miner entre ces w -f- 1 équations les quantités 2 j , S2,..., Sw qui sont au nombre de a). Le résultat de celte élimi- nation sera la relation entre P4, P8,..., Pw dont l'exis- tence était à démontrer.

Cette relation sera d'ailleurs linéaire et dé la forme (R) P, + A2P2 + A3P3 + . . -H-AwPw=o.

(*) - 2 ,7- 2a, etc., expriment les surfaces des polygones obtenus en joignant de deux en deux, de trois en trois, les sommets de Pr Par exemple l'égalité (Q), dans laquelle Bj = -* B, = 31 peut s'écrire ainsi

4 H

P . - * H-S.

2 4

Q désignant Taire du polygone obtenu en joignant de deux en deux les sommets de Pt.

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6. Pour trouver les coefficients A2, A3 v. . , A«, soit k un entier au plus égal à ra, et désignons par — la fractionk'

k

irréductible équivalente à—» Prenons pour P4 un poly- gone régulier étoile de n ' côtés et dont l'angle au centre est égal à ——• Ce polygone pourra être assimilé à un polygone de n côtés, en considérant son périmètre comme un fil non interrompu qui se serait enroulé li fois aulour de ses sommets, h représentant le quotient — •

Pi étant régulier, il en sera de même de P2, P3, elc.

Chacun de ces polygones est composé de n triangles ayant le centre du polygone pour sommet commun.

Or la comparaison des triangles élémentaires de Pj el de P2 donne aisément

P, = P, cos2 —£ = P, cos2 — : n n on trouvera de même

n n

\\ = P, cos2 — = P, cos* — , h n

La substitution de ces valeurs dans la relation (R), après qu'on aura supprimé le facteur commun P, et remplacé cos* — par x, donnera

(E) • i +

k étant l'un quelconque des nombres i, 2, 3 ,,.., w — î,

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il en résulte que l'équation (E) admet pour racines

COS2 - 5 COS3 — •) COS2 5 • n n n

Or on trouve une équation qui admet ces mêmes ra- cines lorsque Ton égale à zéro le développement de sin na en fonction de cosa, après y avoir remplacé cosa par x.

Cette équation est la suivante :

1-4- JUtf -h X^x2 4 - . . . -f-

X j , X3, . . . , Xù} étant des fonctions de n comprises dans l ' u n des types

(n*— 22) {n2 — 42) . . . [n2 — {ip — 2)2] 2 . 3 . . . ( 2 / > - .)

OU

(/z^— i2) («2 — 32) . . . [ «2 — ( 2 p — 3)2]

1 . 2 . 3 . . . (ip — 2 )

suivant que n est pair ou impair.

Les équations (E) et (C) ont donc les mêmes racines et doivent être identiques. Par conséquent, on aura

A 2 —— 0/ii) I } A 3 «— QA£>3 } • • •

7. Ainsi les deux égalités qui constituent la ques- tion 232 se trouvent démontrées et de plus généralisées, de telle jsorte qu'elles expriment une propriété qui ap- partient à n points distribués comme on voudra dans un plan, propriété qui ne dépend que du nombre de ces points.

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