Editorial
Les implications psychologiques de la douleur sont rarement niees par les medecins et dans les reunions scientifiques consacrees a ce theme, chacun repete & I'envi que les elements psychologiques sont <<essentiels>> a. la compre- hension des phenomenes douloureux. Peut-on dire pour autant qu'au-del& des mots, il y ait une veritable ecoute et une veritable reconnaissance du Fait Psychique.
Les elements psychologiques sont le plus souvent consideres comme reactionnels aux phenomenes douloureux. Chacun comprend facilement qu'une douleur en relation avec une lesion organique puisse generer une reaction anxieuse voire depressive. L'<<organique souverain>> veut bien laisser une certaine place au
<<psychologique>> et ces reactions psychologiques sont re?ues avec une certaine sollicitude, meme si leur approche therapeutique ne para;t pas toujours adaptee.
Beaucoup plus inconfortable est la situation de ces malades oQ le <<bilan>>
s'av~re negatif. DOs Iors la suspicion rede et le malade se trouve implicitement accuse d'en rajouter. <<C'est fonctionnel>>, <<ce sont les nerfs>>, <<ce n'est rien>>, c'est I'imaginaire et I'imaginaire comme chacun salt, cela n'existe pas.., puisque c'est imaginaire.
Une Iongue pratique de consultations specialisees dans le domaine des cephalees nous montre que les cephalalgiques payent un Iourd tribut a cette meconnaissance, a cette non reconnaissance du Fait Psychique, pourtant tout aussi reel que le Fait Organique.
Les cephalees chroniques nous paraissent representer un terrain ideal pour percevoir ces intrications du physique et du psychique dans la genese des phenomenes douloureux.
R Henry
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