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(http://www.mozilla.com/fr) et le problème se règlera 9 fois sur 10.
SOMMAIRE
Introduction...5
1. Avez-vous le « bon âge » pour commencer ? ...6
2. Quels sont vos objectifs en décidant d'apprendre la guitare ?...7
3. Choisissez bien votre guitare !...9
4. Munissez-vous d'un métronome…...10
5. … et d'un accordeur...12
6. Quel médiator choisir ?...12
7. Offrez-vous un « espace-temps » dédié à la guitare ...13
7.1. L'espace... 13
7.2. Le temps... 14
8. Mal aux doigts ? Au poignet ?...14
9. Apprenez à lire les Tablatures...16
10. Ne négligez pas le solfège rythmique...16
11. Ecoutez votre corps ! ...17
12. Prenez votre temps, ne brûlez pas les étapes !...18
13. Fréquence et durée des cours...19
14. Alternez travail et plaisir...20
15. Comment décupler l'assimilation de l'information ? ...23
16. Adoptez un tempo progressif...24
17. Dans quelle position jouer ?...26
18. Une priorité : éduquez votre oreille ...26
18.1. Ecoutez... 26
18.2. … et chantez ! ... 27
19. Appropriez-vous le manche...28
20. Répétez, répétez, répétez…...29
21. Quand vous ne comprenez pas…...30
22. Trompez-vous pour mieux apprendre !...31
23. Trouvez Un « guitariste référant » ...32
24. Imiter les « anciens », explorer seul ou les deux ? ...32
25. Jouez en fermant les yeux...33
26. L’affichage mural...34
27. Et pour les gauchers ?...34
28. Comment ajuster vos ongles ?...36
29. Ralentissez l'oxydation des cordes...37
30. L'informatique comme « facilitateur d'apprentissage » ...37
31. Quelques notions à apprendre par coeur une fois pour toutes...39
31.1. La correspondance entre les notations latine (do, ré...) et anglo-saxonne (A, B…)...39
31.2. Le nom des cordes à vide...39
31.3. Le nom des notes sur les cordes de E (Mi), de A (La) et de D (Ré) ...40
31.4. Le cycle des quintes / quartes...41
INTRODUCTION
Voici quelques conseils de bon sens, qui, je l'espère, vous rendront service.
Si vous n'avez jamais touché une guitare, peut-être que certains de ces conseils ne vous « parleront » pas encore. Mais ils vous seront utiles tôt ou tard : je vous recommande donc de les relire de temps en temps…
Bonne lecture et tous mes vœux de succès dans l'apprentissage de la guitare !
Julien Lheureux
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1. AVEZ-VOUS LE « BON ÂGE » POUR COMMENCER ?
Si vous êtes un adulte
, il n'y a pas d'âge pour vous y mettre (ou vous y remettre, si vous faites partie de ceux que j'appelle les « éternels débutants ») : mieux vaut commencer un jour que pas du tout !Et ne vous laissez pas embobiner par des croyances du style : « Après tel âge, ce n'est pas la peine d'essayer… ». Il est TOUJOURS possible de changer quelque chose à sa vie, dès lors qu'on en a un puissant désir : c'est la MOTIVATION et rien d'autre qui vous donneront la force d'avancer, quel que soit votre âge. Si vos systèmes de croyances vous poussent trop loin dans l'« autosabotage », vous aurez donc intérêt à leur « clouer le bec ».1
Pour les enfants
, il y a tout de même un âge minimum avant lequel apprendre la guitare n'est pas évident. Je ne vais pas donner de chiffre« définitif » mais je parlerai plutôt de « critères favorisants ». Quand l'enfant les réunit, il est probable que ce soit le bon moment pour lui.
Voici quelques-uns de ces critères :
➢ avoir assez de force dans les mains pour appuyer efficacement et avec précision sur les cordes,
➢ être capable de comprendre les explications qu'on lui donne (il suffit de tester pour voir si c'est le cas)
➢ avoir assez de capacité de concentration pour la durée du cours
➢ avoir assez de motivation pour surmonter les petites ou grandes difficultés de l'apprentissage
C'est probablement quand il atteint l'âge de 9-10 ans que l'enfant commence à réunir le maximum de critères favorables mais parfois, c'est beaucoup plus tard !
1 Et si la volonté ne suffit pas, il y a un moyen que je trouve assez génial, car il ne demande aucun effort : c'est l'utilisation d'un logiciel d'autosuggestion subliminale. Si cette idée vous tente, vous pouvez découvrir des logiciels de ce type sur cette page. Ils permettent de débloquer certains freins psychologiques en affichant des suggestions subliminales directement sur
Si je vous parle de cela, c'est que si vous avez des enfants, vous pouvez les accompagner dans leur apprentissage en vous basant sur les publications pour débutants que nous proposons sur guitare-et- couleurs.com.
Et cela, même si vous ne connaissez rien à la guitare ! Car tout y est expliqué de façon précise et détaillée, en considérant que le lecteur n'a aucune connaissance préalable du sujet.2
2. QUELS SONT VOS OBJECTIFS EN DÉCIDANT D'APPRENDRE LA GUITARE ?
Peut-être que vous vous êtes déjà posé cette question et que vous avez déjà trouvé une partie ou la totalité des réponses.
Sinon, ce n'est pas une mauvaise chose que de vous la poser. Imaginez par exemple une personne qui projette de partir en vacances mais ne se décide jamais sur sa destination : il est probable qu'elle restera chez elle encore un bout de temps !
Savoir où l'on veut aller, même si c'est encore flou et même si l'on se donne le droit de changer le cap initial, ça aide bien à démarrer et, surtout, à continuer quand on rencontre des difficultés.
Car la musique, comme beaucoup d'autres choses dans la vie (peut-être tout ?), ça oblige à « passer des caps », c'est-à-dire à se dépasser : continuer à jouer un peu tous les jours alors que les doigts font pourtant mal, et ce jusqu'à ce que, au bout de deux ou trois semaines, ils ne soient plus douloureux ; s'entraîner inlassablement à jouer un passage jusqu'à qu'il soit
« automatisé » mais accepter de le laisser provisoirement de côté au lieu de s'acharner si l'on piétine ; etc.
2 L'expérience montre que, même si vous n'en savez pas beaucoup plus que vos élèves, vous pouvez être des enseignants très efficaces. En fait, on peut apprendre en apprenant. Des études en pédagogie (dont j'ai malheureusement perdu les références) montrent que des enseignants qui étudient un thème inconnu d'eux en même temps que leurs élèves ont des résultats supérieurs ! Il y a probablement de nombreuses raisons à cela, mais j'en vois au moins une : l'élève se sent
« à égalité » avec l'enseignant : ce n'est plus « un qui sait et l'autre qui attend tout de lui » mais « on avance ensemble ».
Cela peut être très stimulant. J'espère que cela vous aidera à vous « décomplexer » si vous n'osiez pas tenter l'aventure avec vos enfants ou entre amis !
Bref, quand on veut vraiment quelque chose, quand on en a super envie parce qu'on pressent tout le plaisir (voilà un mot important !) que l'on va y trouver, c'est tout de même plus facile d'avancer vers lui, même s'il y a quelques cailloux sur le chemin, que si l'on ne sait pas vers quoi l'on va, ni même si ça vaut vraiment le coup d'y aller.
Alors, que voulez-vous vraiment en commençant la guitare ? Imaginez-vous dans quelques mois ou années, quand vous aurez nettement progressé : que voyez-vous ?
Les pensées ou images qui viennent à vous en réponse à cette question pourraient bien vous éclairer sur vos objectifs profonds ET DONC sur les choix (instrument, méthode, organisation, etc.) que vous allez pouvoir faire pour les atteindre, en vous laissant si possible guider par votre bon sens et vos priorités à vous plutôt que par les cursus trop standardisés3 qui font perdre du temps et de l'énergie à tout le monde.
➢ Vous voyez-vous au lycée ou à la fac en train de frimer avec votre guitare ? Ou dans la cave des grands-parents en train de vous éclater avec vos potes ?
➢ Ou en famille en train de chanter avec vos enfants ? Ou encore apporter du bon temps aux enfants hospitalisés ?
➢ Vous voyez-vous sur scène en train de jouer avec d'autres ? Si oui, quel style de musique ? Dans quel cadre ? Improvisez-vous ? Etc.
➢ Vous imaginez-vous dans un home studio en train de composer ? Ecrivez-vous aussi les paroles de vos chansons ?
➢ Enseignez-vous ce que vous avez appris ? A qui ? Dans quel cadre ?
➢ Etc.
Laissez-vous aller à ce genre de « rêve éveillé » et prenez le temps de ressentir le plaisir de vous imaginer dans une situation que vous avez vraiment envie de vivre.
Même si vous ne savez pas encore comment ça se mettra en place.
Et ne vous laissez pas parasiter par des idées du style « Oui, bon, de toute façon, ça m'étonnerait que j'y arrive ». Ni vous ni personne ne peut dire si vous y arriverez ou pas. Ce n'est pas la question. Pour l'instant, vous vous autorisez à rêver à un but que vous aimeriez atteindre et c'est ce qui compte !
Heureusement, par exemple, que Michel Petrucciani ne s'est pas appesanti sur ses limitations physiques quand il a rêvé d'être pianiste. Sinon, il n'aurait jamais commencé. Il l'a voulu, il a fait ce qu'il fallait pour atteindre son rêve.
La plupart d'entre nous sommes moins handicapés qu'il ne l'était et, en plus, nous ne rêvons pas forcément à une carrière aussi prestigieuse que la sienne : alors, il est probable que nous ayons nos chances d'atteindre notre but, que nous ayons 12 ou ...92 ans !
Il n'y a pas de petit ou de grand rêve, il y a seulement celui qui nous correspond. On n'est pas plus heureux en s'obstinant à porter de grandes chaussures alors qu'on a de petits pieds qu'en se limitant à porter de petites chaussures alors qu'on a de grands pieds !
Vos objectifs étant plus clairs, il vous sera déjà plus facile de choisir le style de guitare qui vous convient le mieux…
3. CHOISISSEZ BIEN VOTRE GUITARE !
Si vous avez déjà une idée du style que vous voulez jouer, il vaut mieux choisir une guitare compatible. Si vous ne savez pas trop, la guitare folk est assez polyvalente.
Précisez-bien ce que vous voulez faire à votre vendeur et surtout, écoutez le son produit par la guitare (si vous pouvez demander à quelqu'un qui sait bien jouer de faire quelques notes, c'est l'idéal pour entendre ce qu'elle a
« dans le ventre »).
Ne négligez pas non plus l'« affinité physique » avec la guitare : plaisir de la regarder, envie de la toucher, plaisir quand vous grattez ses cordes, etc.
C'est comme avec les personnes : il y en a avec lesquelles « ça passe » mieux qu'avec d'autres !
Ne gaspillez pas votre argent ! Choisissez une guitare correspondant à votre niveau. C'est dommage mais c'est un fait : ce n'est pas l'instrument qui fait le talent. J'ai vu des guitaristes hors pairs faire des merveilles avec des guitares quasiment « merdiques » …mais pas l'inverse (« l'habit ne fait pas le moine », dit-on !).
Dans le même ordre d'idée, ce n'est pas parce qu'une guitare sera la plus belle du lot qu'elle sera la meilleure. A moins que vous n'ayez assez d'argent pour en acheter deux : une belle mais pas terrible pour décorer ou frimer, et une moins belle mais de bonne qualité pour jouer !
Les guitares d'occasions peuvent être intéressantes en terme de rapport qualité/prix. Mais quand on débute, on n'a pas assez d'expérience pour en repérer les failles cachées (et parfois même les failles visibles et audibles !).
Alors si vous projetez d'acheter une guitare d'occasion, demandez à un guitariste expérimenté de vous accompagner. Et exigez un reçu, au cas où !
Pour aller plus loin dans cette réflexion, vous pouvez lire l'ebook gratuit « Bien choisir sa première guitare ».
4. MUNISSEZ-VOUS D'UN MÉTRONOME…
C'est un outil indispensable ! Vous ne devez pas en faire l'impasse.
Pourquoi ? Parce que vous ne serez jamais capable de jouer avec d'autres si vous n'apprenez pas à suivre un tempo.
C'est un des plus grands problèmes à résoudre quand on apprend seul : on est assez facilement tenté de jouer « à son rythme », en se disant qu'il sera toujours temps d'adopter le bon tempo quand on jouera avec d'autres.
Eh bien ce n'est pas un bon calcul car une fois que les mauvaises habitudes sont prises, il est sacrément difficile de les déloger !
Donc, jouez dès le début avec un « guide temporel » : le métronome ou la musique elle-même (les enregistrements classiques ou, mieux car vous pouvez ralentir le tempo si vous avez du mal à suivre, les fichiers sonores informatiques type GuitarPro).
En dehors du métronome électronique des magasins de musique (si vous habitez dans un bled paumé, il vous reste les boutiques en ligne), vous trouverez aussi sur le web de nombreux métronomes logiciels : tapez par exemple « métronome logiciel gratuit » dans un moteur de recherche et vous trouverez certainement votre bonheur.
Il y a aussi une fonction métronome dans la plupart des logiciels permettant de jouer des tablatures (GuitarPro, TuxGuitar, Harmony Assistant…). Le fait de suivre le rythme quand le logiciel joue un morceau, c'est déjà bien. Mais, au début de votre pratique en tout cas, vous conscientiserez mieux le découpage rythmique si vous ajoutez le son du métronome aux éléments rythmiques du morceau (batterie, etc.).
Pour vérifier si vous tenez bien le tempo, vous pouvez demander à des amis de vous donner leur avis sur votre prestation. Ou bien vous enregistrer, et mieux encore, vous filmer : c'est sans pitié, mais si vous êtes sincèrement désireux de vous améliorer, c'est un des meilleurs moyens d'y arriver !
Vous DEVEZ le faire : sans ce genre de « retour », il est très difficile de prendre conscience de ses défauts... comme de ses qualités !!!
Le meilleur retour que vous puissiez avoir, c'est évidemment de ne pas jouer seul tout le temps. Apprendre en autodidacte4, en effet, cela ne veut pas dire se couper du monde.
En jouant avec d'autres de temps en temps, vous réduirez le risque de vous enfermer dans de mauvaises habitudes (pas seulement en ce qui concerne le tempo, vous l'avez compris). Et vous y gagnerez en motivation et en plaisir partagé !
4 Les publications guitare-et-couleurs.com sont particulièrement adaptées aux autodidactes.
5. … ET D'UN ACCORDEUR
Encore un petit outil indispensable, tant que vous n'êtes pas en mesure d'accorder votre guitare à l'oreille (et il vous faudra… « un certain temps » pour y parvenir !).
Comme pour le métronome, il y a des accordeur électroniques pratiques et pas cher dans les magasins de musique (en ville ou en ligne) mais vous en trouverez aussi une foule sous forme logicielle en tapant des mots-clés tels que « accordeur guitare gratuit » dans google, yahoo, etc.
Très important : veillez à ne JAMAIS jouer avec une guitare désaccordée. Vous devez systématiquement vérifier l'accordage de votre guitare avant de jouer.
De même, quand vous jouez, vous devez le vérifier régulièrement.
Ces précautions sont indispensables. Sinon, vous ne pourrez jamais éduquer correctement votre oreille.
Si vous ne savez pas comment accorder votre guitare, vous trouverez des explications très complètes dans ce cours.
6. QUEL MÉDIATOR CHOISIR ?
Vous voyez ce que c'est, je suppose : ce petit morceau de plastique avec lequel on gratte les cordes.
Le médiator joue en quelque sorte le rôle de l'ongle du pouce, en plus résistant, ce qui lui permet de produire un jeu à la fois plus rapide, plus précis et plus puissant.
Il n'est pas vraiment indispensable au tout début, mais il le devient vite car c'est une technique de jeu très courante et très polyvalente, que vous pourrez apprendre rapidement et sans difficulté majeure.
Alors, autant vous équiper : achetez-en quelques-uns d'avance, surtout que ce n'est vraiment pas cet achat qui va vous ruiner !
Quel médiator choisir ? Préférez un médiator souple, dont l'épaisseur varie de 0,5 à 0,7 mm (à vous de tester).
Attention, il ne faut pas le serrer à fond : un médiator se tient avec légèreté pour pouvoir jouer tout en nuances !
7. OFFREZ-VOUS UN « ESPACE-TEMPS » DÉDIÉ À LA GUITARE
Si possible, travaillez tous les jours : « pas beaucoup, mais souvent » donne de meilleurs résultats que « beaucoup mais pas souvent ».
Pour cela, il faut vous faciliter l'accès à la guitare. C'est toujours plus dur de s'y mettre s'il faut tout déballer à chaque fois : instrument, métronome, accordeur, ampli etc. Si vous avez un coin dédié à votre instrument, ça va vous faciliter grandement les choses.
7.1. L'espace
L'idéal serait d'avoir une pièce dédiée à la musique, ce qui, j'en conviens, n'est pas évident pour tout le monde.
Si possible, ménagez-vous au moins un coin où votre guitare sera accessible à tout moment (posez-là sur un support pour guitare plutôt que contre le mur, où le risque de chute est plus grand).
En effet si, à chaque fois que vous avez envie de jouer, vous avez besoin de la sortir du placard ou de sous votre lit, puis de la sortir de sa housse, puis de brancher les éventuels câbles, etc., il est probable qu'au bout de quelques jours, vous serez moins pressé de vous y mettre !
Faites également en sorte que tout ce dont vous avez besoin soit à portée : ordinateur, ampli, documents...
L'objectif est simple : faciliter au maximum l'environnement matériel pour limiter les risques d'« autosabotage » !
7.2. Le temps
Il est essentiel que vous invitiez la guitare dans votre vie comme vous inviteriez des amis à boire un pot ! Quand ils sont là, vous restez avec eux et vous n'allez pas soudainement avoir envie de téléphoner à Tante Berthe ou de tondre le gazon !!!!
Si je vous dis cela, c'est qu'il y aura des moments plus difficiles, où certains gestes, postures, successions d'accords, etc. ne seront pas acquis, où vous n'arriverez pas à comprendre immédiatement tel ou tel concept et où votre cerveau, pour éviter ce « mini-stress » aura tendance à vous dissuader d'aller vers votre guitare.
Alors, pensez toujours à respecter vos rendez-vous avec votre guitare, comme avec des amis : vous pouvez être fatigué après une journée à l'école ou au travail et préféreriez peut-être resté affalé devant la télé. Mais une fois qu'ils sont là, vous voyez bien que c'est super !
8. MAL AUX DOIGTS ? AU POIGNET ?
Pour les doigts
, rien de plus normal. Mais si vous jouez un peu tous les jours, cela passera au bout de 2 à 3 semaines, le temps que de la corne se fasse au bout de vos doigts (non, votre toucher ne perdra rien en sensualité !).Pour le poignet
(je parle de celui qui se place du côté du manche) c'est pareil. La question souvent posée, c'est :« Si je force pour placer mes doigts bien en face des cordes, je me retrouve dans une position qui ne me paraît pas naturelle, inconfortable et fatigante.
En fait en faisant comme cela j'ai l'impression de forcer sur le poignet qui, entre deux accord, a naturellement envie de revenir dans la position du moindre effort. »
C'est vrai qu'au début, la position cassée du poignet ne paraît pas très naturelle (d'ailleurs, elle ne l'est pas !) : c'est normal que ce soit fatiguant et douloureux. C'est d'autant plus le cas que vous êtes crispé.
C'est comme en yoga : pour réussir à conserver un temps suffisant une posture pas toujours très agréable, il faut apprendre à se détendre même quand ça fait mal.
Cela dit, vous n'avez pas besoin d'un parallélisme absolu pour que les notes sonnent bien : un compromis peut donc être trouvé selon les types d'accords à jouer.
Ce n'est pas seulement au niveau de la main, mais aussi au niveau du bras et même du corps entier que vous devez porter votre attention et trouver une position la plus détendue possible. Une fois trouvée, apprenez à la retrouver, jusqu'à ce qu'elle devienne naturelle.
Notez que la main gauche doit être libre de ses mouvements : c'est le bras droit, en s'appuyant sur la caisse de la guitare, qui tient celle-ci (ou alors, c'est la sangle quand vous jouez debout). Ainsi, la main gauche est moins crispée : elle n'a qu'à glisser le long du manche, sans avoir en plus à soutenir celui-ci.5
Essayez aussi de jouer sur la force avec laquelle les doigts appuient sur les cordes : inutile d'appuyer plus fort que nécessaire pour produire un son clair. Tout effort inutile au niveau des doigts contribue à la crispation de la chaîne main - bras - corps.
Tout cela va se mettre en place lentement mais sûrement, ne vous tracassez pas.
5 Bien sûr, ces conseils sont à inverser si vous jouez sur une guitare pour gauchers.
9. APPRENEZ À LIRE LES TABLATURES
Vous en aurez besoin : les tablatures sont très largement utilisées et vous en trouverez des milliers sur le web.
Elles sont très faciles à lire et à écrire parce qu'elles représentent tout simplement les cordes de la guitare.
Un ebook gratuit leur est consacré : « Les tablatures expliquées aux débutants ».
C'est un document assez complet et accompagné de vidéos sur les principaux effets à la guitare (bend, slide, etc.).
Vous ne perdrez pas votre temps à l'étudier !
10. NE NÉGLIGEZ PAS LE SOLFÈGE RYTHMIQUE
Les guitaristes ont, d'un certain point de vue, de la chance : grâce aux tablatures, ils n'ont pas besoin d'apprendre à lire les notes sur la portée.
C'est génial car, comme la tablature n'est rien d'autre qu'une représentation du manche de la guitare, vous pouvez la déchiffrer quasiment instantanément.
Mais ce qui va très vite vous manquer (en particulier si vous apprenez en autodidacte), c'est le solfège rythmique.
Vous ne pourrez pas en faire l'impasse très longtemps car la musique, c'est d'abord du rythme. Si vous ne parvenez pas à jouer « en place », parce que vous n'avez pas compris le rythme d'un morceau, vous ne serez jamais un bon musicien.
Vous devez donc vraiment savoir ce que vous faites. Et quand vous jouez avec d'autres, c'est absolument indispensable.
Mais heureusement, le solfège rythmique, qui vous indique quand jouer une note et avec quelle durée, est extrêmement simple à comprendre et à retenir.
Donc, ne stressez pas !
Une première approche du solfège rythmique vous est proposée sur cette page du Club. Vous pourrez y voir les principaux symboles de durée et surtout, les entendre.
Et si ce n'est pas suffisant pour vous éclairer, vous comprendrez tout dans ce cours sur le rythme.
11. ECOUTEZ VOTRE CORPS !
Si vous posez vos fiches d'exercice ou vos partitions à plat sur une table ou, pire, par terre, vous allez faire souffrir votre dos.
Vous aurez vite des tensions qui descendront dans les bras et jusqu'aux doigts (ben oui, le corps forme un grand tout et la guitare est un instrument beaucoup plus physique qu'on le pense : elle ne manquera pas de vous rappeler que vous avez un corps en vous faisant « payer » vos mauvaises postures !).
Alors, veillez toujours à ne générer aucune tension quand vous tenez la guitare et quand vous jouez. Vous devez vous écouter régulièrement et vous dire : « Mon dos, mes bras, mes mains… sont-ils détendus ? Si non, comment dois-je modifier ma posture pour qu'ils le soient ? »
Vous devez faire cela jusqu'à ce que ce soit devenu automatique. Sinon, vous souffrirez (pas toujours très consciemment) en jouant et votre cerveau risque d'associer « guitare » et « souffrance » : dommage, non ?
Il y a un « outil » qui facilite la décontraction, c'est le pupitre. Ce n'est pas très cher, c'est pliant, et ça évite de tirer dans le dos.
12. PRENEZ VOTRE TEMPS, NE BRÛLEZ PAS LES ÉTAPES !
Un bébé apprend à marcher avant de courir.
Apprenez à jouer « propre » (notes justes et claires, jeu en rythme) plutôt que vite. Il ne sert à rien de chercher à jouer vite si vous ne savez pas jouer en rythme ni produire des notes qui sonnent bien.
Vous ne pourrez pas sauter les étapes indispensables : pas plus qu'un bébé ne peut échapper aux différents stades de son développement avant de devenir un adulte… L'apprentissage de la guitare est un véritable itinéraire de développement personnel !
Accepter de « ne pas aller plus vite que la musique » vous fera en fait gagner du temps : tout le temps que vous auriez perdu à corriger les mauvaises habitudes prises en voulant aller trop vite (et c'est bien plus long de corriger les mauvaises habitudes que d'en prendre des bonnes dès le début !).
Cependant, vous pouvez gagner du temps en adoptant une pédagogie basée sur la compréhension plutôt que sur la seule mémorisation (retenir purement et simplement des accords, des doigtés... bref, « apprendre sans comprendre »). Ce n'est pas avec ça que l'on peut rapidement se débrouiller par la suite, et développer sa pleine créativité.
Le principe de nos publications pour débutants (ainsi d'ailleurs que celles qui sont destinées aux non-débutants), c'est au contraire « comprendre pour mieux apprendre », pour que vous ne soyez pas seulement des interprètes
« robotisés » mais aussi des créateurs dégagés de cette limitation majeure que constitue l’absence de vision d’ensemble.
13. FRÉQUENCE ET DURÉE DES COURS
Dans l'idéal, les séquences de travail doivent être très courtes (30 min environ) mais quotidiennes. En pratique, vous ne pourrez peut-être pas toujours adopter cette fréquence, mais plus vous vous en rapprocherez, mieux ce sera.
Il est bien connu de tous les pédagogues qu'il vaut mieux étudier « pas beaucoup souvent » que « beaucoup pas souvent » !
De plus, vous devrez y revenir régulièrement (mais pas forcément tous les jours) jusqu'à ce que ce qui n'est pas encore acquis le devienne. D'où l'intérêt de vous aider d'un cahier dans lequel vous noterez ce qui est acquis et ce qui ne l'est pas encore.
Vous n'êtes en compétition avec personne, et surtout pas avec vous-même.
Ne faites pas comme ce jardinier qui, à force de tirer sur ses légumes pour les récolter plus vite, a fini par devoir les acheter chez son voisin qui, plus patient que lui, a laissé les siens aller tranquillement au bout de leur croissance !
Cette approche « homéopathique » est infiniment plus efficace parce que :
➢ le cerveau pourra très facilement retenir un faible volume d'information ;
➢ vous vous en trouverez ainsi valorisé et plus détendu : vous retiendrez donc beaucoup mieux car le cerveau fonctionne mieux dans la détente ;
➢ vous ne serez pas tenté de reporter ou de saboter la leçon suivante ; vous l'attendrez au contraire avec le même enthousiasme qu'à vos débuts.
Voici l'une des clefs de cette approche de la pédagogie : que cela reste un jeu, un plaisir, le tout dans un esprit de « rigueur sereine ».
14. ALTERNEZ TRAVAIL ET PLAISIR
Tout apprentissage s’articule finalement autour de trois grandes étapes : ETUDE
(recueillir des données)
INTÉGRATION (entraînement)
APPLICATION
(création, jeu en groupe, etc.)
Pour que l’étude se fasse avec le meilleur « rendement », l’idéal est d’alterner de brefs moments de « travail » (rigueur, effort, attention, répétition, entraînement…) avec de longs moments de « jeu » (laisser sortir des sons, explorer, inventer, créer, s’amuser, ressentir…).
De cette façon, l’intégration de ce qui a été étudié est meilleure, et le cerveau n’associe pas « apprentissage » et « souffrance » mais plutôt
« apprentissage » et « plaisir » !
Je vous invite à y penser tout au long de votre apprentissage de la guitare : il n'est pas utile de vous stresser en vous disant par exemple
« Je dois y arriver à tout prix aujourd'hui » car vous n'y arriverez pas plus en « forçant », que le jardinier ne fait pousser ses légumes en tirant dessus.
C'est vrai avec l'apprentissage dans quelque domaine que ce soit : les choses se font toutes seules, même quand on n'y pense plus. Comme les graines du jardinier poussent toutes seules même quand il dort, les graines de connaissance poussent toutes seules dans votre cerveau, même quand vous vous amusez à autre chose !
La seule condition : offrir à ces graines un terrain favorable et les arroser de temps en temps ; vous y parviendrez en « optimisant » votre cerveau (le terrain) et en vous entraînant régulièrement (arrosage des graines).
Pour aller plus loin dans la réflexion autour de l'optimisation de l'apprentissage, vous pouvez lire cet article du Club : « La guitare, un sport de haut niveau ? »
Concrètement, comment pouvez-vous faire ?
Une solution intéressante est de diviser votre apprentissage en différents modules, que vous travaillerez en alternance. Par exemple : la connaissance du manche, des accords, des gammes…, l'apprentissage de chansons, l’initiation à improvisation, etc.
Vous trouverez sur guitare-et-couleurs.com de nombreuses publications sur ces différents sujets.
Parallèlement, vous pouvez vous fixer des objectifs à atteindre, qui vont dans le sens de « vos rêves à vous », comme nous l'avons déjà vu au début de cet ebook.
Par exemple : connaître quasi-instantanément le nom de chaque note sur le manche, savoir jouer les accords de base, apprendre telle chanson, savoir si une note d’un accord donné en est la tonique, la tierce, la quinte, etc., savoir trouver les accords pour une tonalité donnée et les enrichir, etc.
Tous ces objectifs conduisant finalement à un but commun : faire en sorte que votre guitare devienne « une partie de vous ».
Il n’y a cependant pas de miracle : il faut s’entraîner.
Comme je l'écris plus haut, pour que votre apprentissage se fasse avec le meilleur « rendement », l’idéal (d’après mon expérience, en tout cas) est d’alterner de brefs moments de « travail » (rigueur, effort, attention, répétition, entraînement…) avec de longs moments de « jeu libre » (laisser sortir des sons, inventer, créer, s’amuser…).
Le principe, quand vous abordez un exercice, est de ne le faire que parce que vous en avez envie et de ne continuer à le travailler que tant que vous y prenez du plaisir.
Il ne faut jamais travailler un exercice au-delà de la saturation : cela ne sert plus à rien, sinon à ancrer dans votre cerveau l’idée d’effort, de
difficulté, qui aura pour conséquence de diminuer votre envie de reprendre le même exercice plus tard, voire de vous en dégoûter !
Exemples de modules que vous pouvez explorer pendant une période donnée :
➢ improviser avec une gamme blues sur des accords blues, sans essayer de la mémoriser mais plutôt de la « sentir » ;
➢ même chose mais cette fois, en essayant de mémoriser la gamme (ce qui est bien plus facile avec les couleurs, notamment à l'aide des publications sur les gammes de guitare-et-couleurs.com) ;
➢ vous entraîner à retrouver les notes sur le manche : par exemple, un(e) ami(e) vous montre une case et vous avez 5 secondes pour lui donner la note correspondante6 ;
➢ vous entraîner à déchiffrer les notes à l’oreille et/ou sur une partition ;
➢ vous amuser à composer un morceau simple (l’ordinateur peut vous être d’une aide précieuse) : ligne de basse, mélodie, accords planants…
➢ apprendre à jouer quelques enchaînements d’accords typiques ;
➢ prendre un enchaînement d’accords de base, enrichir ces derniers de différentes façons compatibles ou pas avec la tonalité, et écouter attentivement le résultat ;
➢ apprendre à jouer un morceau connu qui vous plaît particulièrement (c’est plus dur sinon !) ;
➢ écrire des paroles sur l’une de vos compositions ;
➢ etc.
Pendant que vous travaillez sur un module, vous continuez d’intégrer le travail — même minime, même si vous avez l’impression d’avoir piétiné, de n’avoir pas avancé d’un pouce — que vous avez fait avec les modules précédents.
C’est une étude en douceur, où vous apprenez sans souffrir !!! Et quand vous reprenez un précédent module là où vous l’avez laissé, vous découvrez que vous avez progressé sans aucun effort supplémentaire.
15. COMMENT DÉCUPLER L'ASSIMILATION DE L'INFORMATION ?
L'important, en pédagogie (et pas seulement dans l'enseignement de la guitare), c'est de faire en sorte que l'élève découvre de lui-même ses besoins : l'envie d'apprendre surgit alors. C'est cette envie d'apprendre qui va décupler vos capacités d'assimilation de l'information.
C'est un peu comme ouvrir un petit tiroir dans le cerveau. Quand le tiroir est fermé, l'information glisse sur les neurones et disparaît vite dans l'oubli.
Quand il est ouvert, l'information prend sa place et vous savez où la retrouver.
Le tiroir est fermé quand l'information est donnée trop tôt, hors contexte, et que vous n'avez aucune idée des avantages que vous pourriez retirer de cette information.
Ainsi, par exemple, faire l'effort de mémoriser une gamme, de vous entraîner à la jouer sera pour vous sans intérêt et vous abandonnerez vite si vous ne voyez pas à quoi cela peut vous servir concrètement et quel plaisir vous pourriez en retirer.
Ouvrir le tiroir, c'est vous donner l'occasion de prendre vous-même conscience d'un besoin. De vous poser des questions. C'est sans doute pourquoi les questions sont terminées par un « ? » : c'est un crochet qui
« attrape » les réponses et qui les retient !
Dans la rédaction de mes cours, j'essaie d'aller dans ce sens : vous inviter à identifier un besoin pour que votre cerveau en « appelle » la satisfaction. Par exemple, en ne vous donnant pas systématiquement des recettes toutes prêtes, mais en vous laissant explorer. Puis en cherchant avec vous comment on pourrait bien faire ceci ou cela. En refaisant, en accéléré, la démarche de ceux qui nous ont précédé et qui ont trouvé des réponses.
Et aussi, en vous permettant de comprendre à quoi tel enseignement peut vous servir concrètement et quel plaisir vous pourriez en retirer.
Je tente ainsi de vous conduire, peu à peu, à vous vous poser des questions telles que : « Tiens, ce serait mieux si je savais comment nommer les accords que je trouve en explorant le manche » ; « Comment je pourrais jouer ces notes en déplaçant la main gauche sur un nombre de case plus limité ? » ;
« Pourquoi a-t-on défini ces positions sur le manche, est-ce que je peux les personnaliser ? » ; « A quoi ça sert de connaître la tonalité d'un morceau ? » ; « Et si je fais comme ça avec mes doigts, qu'est-ce que ça donne ? » ; etc.
J'accorde une grande importance à conduire un élève à être un
« chercheur-trouveur », plutôt qu'un consommateur de solutions toutes faites !
16. ADOPTEZ UN TEMPO PROGRESSIF
Quand vous apprenez un nouvel exercice, jouez très lentement (sans métronome au début, le temps de bien intégrer le doigté et de bien saisir le rythme).
Apprendre à tempo très lent est indispensable pour que le cerveau enregistre sans effort le « geste parfait », sans « parasites ».
C'est comme avec la gravure d'un cd-rom : plus elle est rapide, moins la gravure se fait en profondeur et moins elle est fiable et durable.
Puis, quand vous avez intégré le doigté et le rythme, commencez à jouer avec le métronome. Démarrez à un tempo très bas et ne l'augmentez que très progressivement.
J'insiste : apprendre avec le métronome est indispensable.
En dehors du fait qu'il vous aidera à jouer vraiment en rythme, il vous aidera à prendre conscience de votre progression : pour cela, vous devez noter le tempo auquel vous avez travaillé un exercice donné ; et quand vous reprendrez cet exercice, vous continuerez avec ce même tempo tant que vous ferez des erreurs.
Si vraiment vous ne faites aucun progrès à un tempo donné, il se peut qu'il soit trop élevé. Alors, acceptez de le ralentir jusqu'à ce que vous soyez capable de jouer « propre ».
Puis, quand vous serez parfaitement à l'aise (pas d'erreurs et pas de tensions dans le corps) augmentez-le à nouveau, d'un cran ou deux maximum à chaque fois. Vous aurez ainsi une conscience claire de votre progression.
Sans métronome, vous avancez dans le « brouillard » !
La tentation est grande, surtout quand on joue seul, de ne pas aller jusqu'au bout de l'apprentissage d'un morceau : on « picore », pour élargir au plus vite son répertoire, mais finalement, on ne joue aucun morceau parfaitement.
Si vous voulez vraiment faire des progrès, et faire plaisir autant à vous- même qu'à ceux qui vous écoutent, vous devez revenir régulièrement aux morceaux que vous ne maîtrisez pas à un tempo donné : ralentissez alors le tempo jusqu'à ce que vous jouiez « fluide et propre » et augmentez progressivement le tempo, jusqu'à jouer parfaitement au tempo normal.
Comme je vous le conseillais plus haut, noter sur un cahier (ou n'importe quoi d 'équivalent) ce qui est acquis, en cours d'acquisition et non acquis vous aidera à savoir à tout moment où vous en êtes.
Vous pouvez par exemple vous aider d'un tableau de ce type (à vous de l'adapter à vos besoins) :
Date Sujet étudié Tempo Résultat
01/01/12 Chanson 1 80 Acquis
02/01/12 Chanson 1 120 En cours
d'acquisition
03/01/12 Chanson 1 120 Acquis
etc.
17. DANS QUELLE POSITION JOUER ?
Il est certes plus facile de jouer assis, surtout quand on débute. Et il vaut mieux commencer comme ça pour éviter de cumuler les difficultés.
Le problème, c'est que la tendance naturelle du débutant, c'est de jouer affalé sur sa chaise, le dos et le cou tordus à force de regarder le manche !
Or, si regarder le manche est utile de temps en temps, mais il ne faut pas en devenir dépendant.
Donc, dès que vous le pouvez, entraînez-vous aussi à jouer sans regarder le manche : vous vous habituerez ainsi à faire confiance à vos doigts et à votre oreille autant qu'à votre vue. La « mémoire des doigts » et la
« confiance en son oreille » ont un rôle essentiel quand on joue de la guitare (ou de tout autre instrument).
De même, dès que possible, jouez « comme sur scène », debout avec la sangle.
18. UNE PRIORITÉ : ÉDUQUEZ VOTRE OREILLE
18.1. Ecoutez...
Vous trouvez cela évident ? Tant mieux pour vous ! Car ça ne l'est pas pour tout le monde. Beaucoup d'apprentis musiciens ne s'écoutent pas quand ils jouent. Or, pour devenir un bon musicien, il faut avant tout apprendre à écouter.
➢ Ecoutez les autres musiciens pour vous imprégner, même si ce n'est pas très conscient au début, de leur style, de leur son, de leur feeling...
➢ et bien sûr écoutez ce que vous jouez, en temps réel et après enregistrement : vous serez sans doute surpris de constater que ce que vous aviez cru entendre en jouant ne correspond pas nécessairement à ce que vous avez produit ! Cela vous aidera à étalonner votre oreille.
Apprenez aussi à reconnaître les notes, les intervalles, les sons des accords, les sons des gammes, les sons des modes, etc. C'est très formateur ; cela facilite l'apprentissage de nouveaux morceaux et vous ouvre les portes de la création.
Dans nos publications pour débutants, il y a des exercices dans ce sens.
Ainsi que dans les pages du Club Guitare-et-couleurs.
Ce n'est pas si difficile que vous pourriez l'imaginer : c'est juste une histoire de répétition, de régularité. En fait, une bonne partie de ce travail se fait naturellement, sans que vous ayez à y penser !
Il existe également des logiciels qui peuvent vous aider. Lisez à ce propos cet article du Club.
18.2. … et chantez !
Ecouter, c'est important. Chanter ce que vous jouez l'est tout autant ! Le chant est en effet essentiel dans le travail d'un instrument, quel qu'il soit . Certes, personne ne vous demande de devenir « The Voice » et de vous produire au Zénith de Paris, mais simplement de vous chanter à vous-même (si possible à haute voix) ce que vous êtes en train de jouer à la guitare.
Pourquoi devez-vous chanter ce que vous jouez ?
Pour vous éviter de prendre cette mauvaise habitude, très fréquente, qui consiste à jouer de façon automatique, « avec les doigts mais sans les oreilles » ! Il est tout à fait possible de jouer ainsi, et même avec virtuosité, mais il vous manquera ce « quelque chose en plus » qui différencie le musicien abouti de l’interprète basique.
En chantant, vous ne pouvez pas tricher. Vous ne pouvez pas cacher votre
« non écoute » derrière des doigtés « automatisés ». Pourquoi ? Parce qu'il est impossible de chanter correctement sans entendre ce que vous interprétez : cela vous oblige donc à mobiliser des ressources cérébrales bien plus importantes et bien plus efficaces.
Avant même de jouer une rythmique d'accompagnement, une mélodie, un riff, etc., commencez donc par les chanter, même si vous n'aimez pas votre voix ! Chantez jusqu'à ce que vous connaissiez par cœur votre morceau.
Ensuite, quand vous le jouerez, vous ferez vraiment de la musique !
Quand vous apprendrez la grille d'accords d'une chanson, par exemple, il vous sera bien plus facile de « sentir » à quel moment plaquer un accord si vous chantez (et entendez consciemment) la mélodie que si vous vous contentez des indications de la tablature.
A force de jouer en chantant, vous parviendrez à reproduire des séquences de notes ou d'accords de plus en plus complexes car votre oreille aura progressé au même rythme que votre niveau à la guitare.
Moralité
: si vous voulez devenir un excellent musicien, associez le chant au travail de la guitare !19. APPROPRIEZ-VOUS LE MANCHE
Entraînez-vous par exemple à visualiser mentalement les notes sur le manche.
Ou à retrouver rapidement une note : par exemple, le nom de la note située sur la corde de Si et à la case n°6…
Le manuel et la vidéo « Apprenez facilement le manche de la guitare » peuvent vous y aider.
A quoi cela peut-il vous servir ? Pas tellement à passer du manche à la portée de solfège classique ou inversement. Avec les tablatures, on a une lecture directe sur les cordes de la guitare et on peut donc se passer des portées classiques.
Non, cela vous servira surtout quand vous voudrez déplacer un barré, un doigté de gamme, un riff... ou encore pour changer de tonalité.
Prenons l'exemple du déplacement d'un barré. Savoir que c'est la note Fa qui se trouve en case 1 sur la corde de Mi grave vous permettra de déplacer d'une case un accord simple de Mi (à gauche ci-dessous) pour réaliser un Fa sous forme de barré en case 1 :
Les couleurs utilisées ici correspondent aux couleurs dites « relatives » (rappelées en bas de page) : fondamentale en noir, tierce majeure en bordeaux et quinte en orange.
Il est probable que cela ne vous parle pas si vous n'avez encore jamais touché une guitare. Mais vous verrez le moment venu que ces notions sont très utiles à connaître, et que les couleurs facilitent grandement les choses !
Pour en savoir plus sur ces systèmes de couleurs, vous pouvez lire l'ebook gratuit « Présentation des deux systèmes de couleurs ».
20. RÉPÉTEZ, RÉPÉTEZ, RÉPÉTEZ…
C’est par la répétition qu’on apprend !
Alors n’hésitez pas à jouer en boucle les morceaux ou exercices que vous désirez maîtriser ou que vous êtes en train de créer, pour les “peaufiner”.
Puis laissez mûrir. Et reprenez-les quelques jours plus tard…
Inutile de vous acharner si ça « ne rentre pas ». 1
F 1
E
Et même si ça rentre, le cerveau n'aime pas qu'on le bouscule.
Contrairement à ce l'on pense souvent, l'acquisition des données (compréhension et mémorisation) ne se fait pas de façon linéaire (comme une route en pente) ni proportionnelle à l'effort que l'on fournit. Elle se fait par sauts (comme des marches d'escalier).
Ces sauts se font de toute façon, surtout si la motivation et le plaisir sont là, comme un fruit mûr finit toujours par tomber de l'arbre. Et cela, sans qu'il soit nécessaire de fournir un travail de « forcené ».
Mais ils ne se font pas forcément au moment où on le voudrait (c'est-à- dire, assez souvent, « tout de suite ») !
Après une nuit de sommeil… après une semaine à s'occuper d'autre chose…
peu importe quand : ça finit toujours par arriver. Comme des graines finissent par donner une plante.
La seule chose à faire, c'est d'arroser de temps en temps. Arroser, ça veut dire s'entraîner en douceur, sans tension, sans jamais dépasser la limite qui nuirait à la motivation et au plaisir !
Autrement dit, éclatez-vous et vous retiendrez ce que vous voudrez !
21. QUAND VOUS NE COMPRENEZ PAS…
Voici une façon de faire quand vous ne comprenez pas une partie d'un cours : notez simplement sur une feuille dédiée à cet usage toutes les questions que vous vous posez et cochez-les à chaque fois que vous trouverez la réponse.
Car la réponse, vous l'aurez tôt ou tard, soit parce que vous la chercherez activement (dans des livre, sur internet, en demandant à un prof, etc.), soit parce qu'elle s'imposera à vous comme une évidence le moment venu.
En attendant, il est essentiel de conserver une liste de toutes vos questions — puis des réponses correspondantes — pour que vous puissiez
évaluer vos progrès et passer sur un thème donné de la catégorie « Non acquis » ou « En cours d'acquisition » à la rubrique « Acquis ».
C'est une démarche de conscience : savoir précisément ce que l'on sait et ce que l'on ne sait pas est très important.
22. TROMPEZ-VOUS POUR MIEUX APPRENDRE !
Dans bon nombre de mes ouvrages, je donne régulièrement des questionnaires alors que je n'ai pas systématiquement transmis les informations pour y répondre.
C'est pour vous inciter à faire appel à ce couple d'une efficacité redoutable en matière d'apprentissage et de création : l'intuition et le bon- sens, ce dernier étant très étroitement lié à la logique.
Il y a une foule de réponses que l'on peut donner en faisant appel à ce
« couple royal ».
Mais il y aura aussi des cas où leur aide ne vous sera d'aucun secours et il se peut que vous vous trompiez en répondant aux questions.
Ou bien ce sont vos doigts qui se tromperont, parce que la guitare est un instrument très physique, qui ne fait donc pas appel qu'à l'intellect.
Et c'est très bien ainsi ! Trompez-vous de bon cœur !!! Cela a pour effet d'aiguiser l'attention du cerveau sur le thème qui vous pose problème, qu'il soit de l'ordre de l'entraînement intellectuel ou physique.
Et c'est grâce à cette attention que l'information finira par se graver de manière indélébile dans votre mémoire !
23. TROUVEZ UN « GUITARISTE RÉFÉRANT »
L'idéal (et c'est vrai pour tout apprentissage) serait de connaître un guitariste plus avancé que vous, à qui vous pourriez demander conseil, et qui se ferait un plaisir de vous apprendre ce qu'il sait.
Avec qui, également, vous pourriez jouer : c'est tout de même plus agréable que de jouer tout seul avec son ordinateur !
Vous n'en connaissez pas ? Laissez une petite annonce dans un magasin de musique, ou même sur internet. Vous ne tarderez pas à rencontrer un
« ancien » prêt à vous aider !
24. IMITER LES « ANCIENS », EXPLORER SEUL OU LES DEUX ?
Les deux, bien sûr ! Mais il y a un ordre probablement plus performant en terme d'efficacité. Je trouve nettement plus efficace, quelle que soit la matière étudiée, de procéder dans l'ordre suivant :
➢ D'abord explorer par soi-même. En somme, refaire en accéléré le chemin de nos prédécesseurs. Cette démarche de re-création vous permettra de mieux « ancrer » les enseignements que vous recevrez par la suite des « anciens ».
➢ Ensuite seulement, imitez les gestes que, grâce à votre vécu de l'étape précédente, vous serez en mesure d'identifier comme vous correspondant le mieux. Ils rentreront alors dans votre cerveau comme « une lettre à la poste » !
25. JOUEZ EN FERMANT LES YEUX
Comme je vous l'ai conseillé plus haut, jouez très lentement (comme un film au ralenti) quand vous apprenez un nouvel accord, un nouveau morceau, etc. : c’est indispensable pour que le cerveau enregistre sans effort le
« geste parfait ».
Portez alors toute votre attention sur le mouvement et la position finale de vos doigts : c'est encore une fois très efficace pour aider le cerveau à mémoriser.
Le cerveau, mais pas seulement, car il y a aussi une mémoire des doigts (et de l'ensemble de la filière musculaire qui conduit jusqu'à eux) : elle sera d'autant plus efficace que vous l'exercerez dans la lenteur.
Ensuite, toujours dans la lenteur, faites le même exercice les yeux fermés. Vous renforcerez encore davantage la mémorisation par les doigts (et plus largement par la chaîne cerveau - corps - bras - main -doigts).
Puis ouvrez les yeux pour vérifier si vous avez bien positionné vos doigts.
Rectifiez si nécessaire, prenez un instant pour bien conscientiser la position corrigée et recommencez les yeux fermés, et toujours très lentement.
Quand vous réussirez chaque exercice au ralenti, et les yeux fermés, essayez de le faire en allant un peu plus vite, en vous aidant d'un métronome.
Et continuez ainsi en augmentant progressivement le tempo. A la fin de chaque étape, notez la dernière valeur du métronome où vous jouiez parfaitement. Vous reprendrez à cette valeur (qui va croître au fur et à mesure de votre entraînement) la fois suivante.
Etalez ce travail sur plusieurs jours (le nombre de jours nécessaire !) jusqu'à réussir votre exercice au tempo final.
Vous pourrez considérer l'exercice comme acquis quand vous serez en mesure de le réaliser parfaitement, au tempo normal.
« Parfaitement », cela ne veut pas seulement dire « techniquement parfait ». Il faut aussi que, à ce tempo, vous soyez en mesure d'interpréter réellement votre morceau, en y mettant les nuances, les émotions et toute la « magie » que vous êtes capable de faire sortir de vous.
Pour en arriver là, il faut maîtriser parfaitement la technique pour ne plus avoir à y penser.
Vous verrez, cette façon d'apprendre est très efficace.
26. L’AFFICHAGE MURAL
Vous allez me dire que vous auriez été capable de penser tout seul à tapisser les murs de votre salle de musique avec les pages importantes de cours tels que ceux que nous vous proposons sur guitare-et-couleurs.com ! Tant mieux si vous y aviez pensé parce que c’est vraiment pratique.
Il y a dans ces documents une foule de pages de référence qui vous seront d’une utilité quotidienne.
Si vous ne voulez pas lâcher la guitare à chaque fois que vous avez besoin de les consulter, il est plus confortable de les poser sur un pupitre ou (mieux encore car la surface disponible est plus grande) de les afficher au mur7.
De plus, vous évitez les tensions dans le dos qui ne manqueraient pas de survenir si vous posiez vos documents à plat sur une table ou, pire, directement sur le sol !
Voilà l’un des avantages des fichiers informatiques : vous pouvez les imprimer en couleur, et en autant d’exemplaires que nécessaire…
27. ET POUR LES GAUCHERS ?
On me pose souvent la question : quand on est gaucher, faut-il vraiment prendre une « guitare pour gaucher » ?
Etant moi-même gaucher, j'ai pas mal réfléchi à cette question !
Et, s'il n'est pas trop tard pour vous, je vous donnerai le même conseil que celui que j'ai reçu d'un excellent prof de guitare quand j'ai découvert cet instrument :
À moins que vous ayez déjà appris sur une guitare pour gaucher, et donc pris des "habitudes inversées", vous avez tout intérêt à démarrer avec une guitare pour droitier.
En effet, la guitare étant un instrument "ambidextre", comme le piano, la distinction guitare pour gaucher / guitare pour droitier ne se justifie pas.
De plus, les gauchers se débrouillent le plus souvent très bien - voire mieux que les droitiers - avec les guitares pour droitier ! Par exemple, ils ont souvent plus de force et de précision dans la main gauche, ce qui leur permet de réussir les barrés plus facilement.
Il faut juste qu'ils cessent de se croire obligés de jouer avec une guitare pour gaucher... Et ça leur fait des économies car celles-ci sont en général plus chères (et aussi un peu moins faciles à trouver). En plus, quand ils se retrouvent entre amis, ils peuvent facilement échanger les guitares ou les tablatures, et c'est bien agréable !
En résumé : vous pouvez non seulement vous simplifier la vie mais aussi éviter de vous enfermer dans un ghetto...
Je dois tout de même vous dire qu'il existe un petit nombre de gauchers qui ne seront jamais à l'aise avec une guitare pour droitier. J'espère que ce ne sera pas votre cas, mais c'est une possibilité à mentionner. A mon avis, cela ne relève pas de l'impossibilité "technique" mais plutôt de freins psychologiques.
Cela dit, même pour eux, il est tout à fait possible de suivre des cours pour droitiers, comme le fait Linda, qui m'a envoyé ce message à propos d'un de mes cours :
« Merci beaucoup, j'aime beaucoup la méthode, c'est un réel plaisir ! J'ai
fini par m'acheter une guitare pour gaucher et j'en suis très heureuse, je n'ai
aucune difficulté à lire les tablatures ou autres, c'est peut-être dû au fait que,
lorsque j'étais jeune, j'écrivais à l'envers. Et je me sens tellement plus à
l'aise... ».
28. COMMENT AJUSTER VOS ONGLES ?
Rares sont les guitaristes qui n'ont pas avec eux un coupe-ongle et une lime !
Pour des ongles parfaits, ce n'est pas la classique lime à ongles du commerce que l'on utilise mais un « kit » de papiers abrasifs de différentes granulométries disponible dans les magasins de musique : pour un doigté pur et subtil, il n'y a pas mieux car le grain est infiniment plus fin que celui des limes à ongles.
Sinon, vous pouvez aussi trouver du papier abrasif très fin dans... les magasins de bricolage ! C'est moins couteux et ça dépanne bien.
Cela dit, il faut avouer que quand on débute, ce genre de subtilité n'est pas la priorité : parvenir à faire sonner correctement la corde, c'est déjà mieux que rien, alors le son « pur et subtil », ce n'est pas pour tout de suite !
Par contre, il y a un point qui aura tout de suite des effets perceptibles : la longueur des ongles.
Quelle est la « bonne longueur » pour les ongles ?
➢ Côté manche, il vaut mieux qu'ils soient courts : des ongles trop longs peuvent vous gêner pour appuyer correctement sur la corde.
➢ Côté corps, vous apprécierez certainement des ongles longs pour bien « accrocher les cordes ». Si vous jouez au médiator, ce ne sera pas très gênant mais si vous faites des arpèges avec les doigts (le pouce jouant les basses et les autres doigts le reste des cordes), ce sera bien plus facile avec des ongles longs.
Cela dit, j'ai vu plein de guitaristes jouer merveilleusement avec les ongles de la main droite plutôt courts. Donc, comme d'habitude, à vous de tester ce qui vous convient le mieux !
29. RALENTISSEZ L'OXYDATION DES CORDES
Déjà, une évidence qui n'est pas perçue comme si évidente que ça : il est très important de se laver les mains avant de jouer. Pour tuer les méchants microbes, desfois que votre guitare s'enrhume ? Pourquoi pas !
Mais surtout pour éviter de laisser une pellicule graisseuse sur vos cordes.
Cette pellicule accélère en effet l’oxydation des cordes métal et elles vieilliront nettement plus vite.
Il existe des produits à passer sur les cordes pour ralentir cette oxydation mais vous pouvez aussi rester simples et néanmoins efficaces : vous lavez vos cordes avec un linge humide et un peu de savon après avoir joué.
30. L'INFORMATIQUE COMME « FACILITATEUR D'APPRENTISSAGE »
Si vous êtes autodidacte, et que la volonté ne suffit pas pour que vous suiviez vos cours avec la régularité que vous souhaitez, peut-être que vous êtes en situation d'« autosabotage ».
Autrement dit, vous avez peut-être des freins inconscients (« à quoi bon, je suis nul de toute façon », « c'est trop tard, je suis trop vieux », « on n'est pas une famille de musiciens », « mon père joue tellement bien ; c'est même pas la peine que j'essaie de l'imiter », etc.) qui vous font trouver toujours quelque chose de mieux à faire que d'aller apprendre la guitare…
Et pourtant, quand vous y êtes, vous vous régalez à chaque fois ; c'est bête, quand même ! Il y a certainement plein de façons de lutter contre cette forme de « résistance au changement ». Mais bon, on peut peut-être éviter d'entreprendre une coûteuse psychothérapie pour ça !!!
Il existe un moyen que je trouve assez génial pour faciliter les choses, car il ne demande aucun effort de volonté : c'est l'utilisation d'un logiciel d'autosuggestion subliminale. Le principe a par exemple été utilisé avec succès par des parents pour aider leurs enfants à retenir les tables de multiplications.
Selon son concepteur, il permet de débloquer certains freins psychologiques en affichant les suggestions subliminales de votre choix directement sur l'écran de votre PC (du style « Je m'autorise à être un bon guitariste », « J'ai le droit d'apprendre dans le plaisir », « Ma main gauche se détend quand je fais un barré », « J'ai envie de faire mes exercices », etc.).
Et vous pouvez aussi y mettre des informations que vous voulez mémoriser plus facilement : valeur des intervalles, cycles de quartes / quintes, notes sur le manche, séquences de notes ou d'accords, etc. Vous voyez qu'on dépasse le cadre de l'autosabotage : l'ordinateur devient un véritable « facilitateur d'apprentissage ».
Concrètement, les suggestions apparaissent rapidement sur l'écran de l'ordinateur (c'est tellement rapide que vous n'avez pas le temps de les voir consciemment : cela ne gêne donc pas votre travail). Mais votre subconscient, lui, il les voit et il les enregistre. Vous commencez alors à changer ou à mémoriser ce qui vous intéresse « en douceur », sans le moindre effort de volonté.
Si vous avez envie de le tester, vous ne risquez rien : piour la plupart des logiciels de ce type, vous avez une offre « satisfait ou remboursé » (vérifiez quand même si c'est toujours d'actualité). Si cette idée vous intéresse, vous pouvez découvrir quelques logiciels à partir de cette page.
31. QUELQUES NOTIONS À APPRENDRE PAR COEUR UNE FOIS POUR TOUTES
Voici quelques notions qu'il vaut mieux apprendre par cœur une fois pour toutes : elles vous seront utiles durant toute votre vie de guitariste. Cette liste n'est évidemment pas exhaustive !
Si vous commencez tout juste la guitare, il est probable que certains paragraphes ne vous « parleront » pas encore, mais revenez les lire de temps en temps, car ils vous serviront tôt ou tard...
31.1. La correspondance entre les notations latine (do, ré...) et anglo-saxonne (A, B…)
Elle est rappelée en bas des pages, avec la couleur des notes selon le système de couleur dit « absolu »8 :
Do = C - Ré = D - Mi = E - Fa = F - Sol = G - La = A - Si = B
31.2. Le nom des cordes à vide
C'est facile, de la plus grave à la plus aigue (en couleurs absolues) :
Mi = E - La = A - Ré = D - Sol = G - Si = B - Mi = E
8 Pour en savoir plus sur les systèmes de couleur « absolu » et « relatif », qui sont indiqués en bas de presque toutes les pages de nos publications, reportez-vous à l'ebook gratuit « Présentation des deux systèmes de couleurs ».
31.3. Le nom des notes sur les cordes de E (Mi), de A (La) et de D (Ré)
Commencez par retenir au moins le début du manche (case 1 à 5).
Comme nous l'avons déjà vu, cela vous permettra par exemple de retrouver le nom de tous les accords barrés dont la tonique se trouve sur l'une de ces cordes.
Voici trois exemples d'accords majeurs dont les toniques (en noir) sont jouées par l'une des trois cordes E, A ou D à vide (les cordes à vide sont en haut du diagramme) :
E (Mi) majeur : tonique sur la corde de E
A (La) majeur : tonique sur la corde de A
D (Ré) majeur : tonique sur la corde de D
Quand vous les déplacerez sur le manche (en faisant un barré), c'est la note sur laquelle se trouvera la tonique (en noir) qui donnera son nouveau nom à l'accord ainsi formé.
Pour en savoir plus sur les diagrammes d'accords, consultez nos publications sur les accords.
1
E
1
A
1
D
31.4. Le cycle des quintes / quartes
C'est déjà un peu plus avancé comme notion. Mais cette connaissance est indispensable si vous voulez aller assez loin... En plus, c'est facile : quand on en connaît une, on connaît l'autre, car ce sont les mêmes notes mais dans l'ordre inverse :
➢
Cycle des quartes :
B - E - A - D - G - C – F➢
Cycle des quintes :
F - C - G - D - A - E - BVoici deux ebooks qui facilitent la compréhension de ces notions et en proposent des applications :
– « Apprenez facilement le manche de la guitare » : grâce au cycle des quintes et au cycle des quartes (représentés en couleur et de façon très
« parlante »), vous pourrez retrouver en un temps record le nom de n'importe quelle note sur le manche !
– « La composition en couleur ». La représentation en couleur des cycles des quartes / quintes en facilite la mémorisation. Une de leur application pratique : l'identification de la tonalité d'un morceau, indispensable quand on veut jouer avec d'autres, composer ou improviser.
Bon apprentissage de la guitare et surtout, faites vous plaisir !!!