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Existe-il des lois générales à un bon éclairage? - Pro

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Academic year: 2021

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Publisher’s version / Version de l'éditeur:

Professional Lighting Design, 16, p. 46, 2000-06-01

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Existe-il des lois générales à un bon éclairage? - Pro

Veitch, J. A.

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Existe-il des lois générales à un bon

éclairage? - Pro

Veitch, J. A.

A version of this paper is published in / Une version de ce document se trouve dans : Professional Lighting Design, no. 16, 2000, p. 46

www.nrc.ca/irc/ircpubs

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De la publication « Professional Lighting Design » No. 16, 06.2000, p. 46 Existe-il des lois générales à un bon éclairage ?

PRO

Jennifer A. Veitch, Ph.D.

Conseil national de recherches Canada L'institut de recherche en construction

La réponse à cette question est ; oui et non. Il existe des lois générales qui sont déterminantes pour un bon éclairage … mais il ne s’agit pas là d’un mode d’emploi qu’il faudrait suivre point par point. On obtient un bon éclairage en tenant compte de trois principes de base qui donneront par la suite des idées plus précises. Ces lois générales, basées sur les résultats d’un symposium CIE qui c’est tenu en 1998 et dont le thème était la qualité de la lumière, sont les suivantes :  Un bon éclairage tient compte des personnes dans un environnement d’éclairage.  Un bon éclairage s’intègre harmonieusement dans l’architecture.

 Un bon éclairage tient compte des aspects énergie, coûts, entretien et exploitation. Les deux premiers principes exigent du concepteur qu’il sache apprécier les personnes

concernées, les exigences qu’elles ont de l’espace ainsi que la prise compte des particularités de l’espace. Ces réflexions amènent à formuler des objectifs par rapport au résultat final. Le schéma d’éclairage pour l’espace s’exprime par exemple en valeurs photométriques (par

exemple l’éclairage, les contrastes de luminance) qui doivent être maintenues. A cette phase, le troisième principe entre en jeu et influence l’équipement, les unités de contrôle et l’ordre des luminaires, bref tout ce qui nécessaire pour mettre le projet en application. Le fait que nous puissions utiliser des mesures physiques de lumière dans un espace ne signifie pas que la valeur des chiffres soit décisive quant à la qualité de l’éclairage mais simplement que nous sommes en mesure de décrire à peu près exactement où se trouve la lumière dans l’espace. En tout état de cause, un bon éclairage nécessite l’intégration de ces trois principes de base. Des règles simples, utilisable par tout un chacun, ne résoudront pas un problème d’une telle complexité. Prenons par exemple l’entrée et le hall de réception d’un bâtiment administratif d’une entreprise prestigieuse. Les personnes qui utilisent ces locaux sont d’une part les visiteurs, d’autre part le personnel de réception ainsi que les collaborateurs de l’entreprise. Le personnel et les visiteurs on besoin d’un éclairage qui rend visible les plus petits détails. Les visiteurs on besoin d’un éclairage approprié pour pouvoir lire ou pour s’entretenir dans l’espace d’attente. L’entreprise, quant à elle, attend d’un bon éclairage qu’il mette en valeur la beauté d’un espace. Dans cet exemple général, nous ne disposons pas d’informations sur l’architecture mais dans les cas concrets, il faut prendre en compte l’environnement architectural ; et toutes ces qualités ainsi que les aspects touchant à l’énergie et aux coûts influencent le choix de l’éclairage final. De plus, des décisions touchant un aspect particulier (par exemple l’éclairage pour les visiteurs s’inscrivant à la réception) peuvent avoir une influence sur d’autres décisions (comme par exemple les effets de lumière sur le mur derrière l’accueil). Et les critères chiffrés que l’on trouve dans les manuels n’offrent pas de solutions à de tels compromis.

Les principes généraux donnent des lignes directrices générales, que ce soit sous forme de données chiffrées ou sous forme de jugements qualitatifs qui forment la base d’application des trois principes. (Bien que ma démarche parte toujours de la compréhension des personnes et que mes exemples soient choisis dans ce domaine, la démarche est la même pour les trois principes). Des psychologues de l’environnement ont mis au point des modèles théoriques sur la manière dont le monde physique déclenche différents processus intérieurs dans l’homme qui influencent son comportement et son bien-être. En appliquant ces connaissances à des projets de conception lumière, nous accorderons une plus grande priorité à certains processus, indépendamment des personnes situées dans un certain environnement. Nous pourrons alors nous concentrer sur ce que nous savons de l’influence de l’éclairage sur ces processus. Nous pouvons utiliser ce savoir pour choisir les conditions d’éclairage ciblées.

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Considérons tout d’abord la personne à la réception qui doit lire les inscriptions écrites à la main dans le registre d’accueil, les doubles de documents de livraison et l’affichage sur les écrans d’ordinateur. Il est essentiel pour cette personne qu’elle distingue tout en détail à son poste de travail. Étant donné que nous en savons beaucoup sur la manière dont les conditions d’éclairage influencent notre capacité visuelle, nous pouvons définir avec exactitude les conditions

d’éclairage nécessaires à l reconnaissance de ces détails. Les directives de cette nature sont incluses dans la plupart sinon dans toutes les dispositions et normes légales.

L’appréciation esthétique elle aussi joue un rôle important dans notre exemple. Nous savons qu’à l’intérieur de certaines limites le changement rend un espace plus intéressant ; certains éléments devraient au moins être mis en valeur par la lumière. Mais derrière cet éclairage disparate, il faut savoir reconnaître le sens. Il n’existe pas de modèles mathématiques exacts pour les effets esthétiques de l’éclairage comme pour la visibilité mais il faudrait que les réflexions qualitatives jouent un rôle dans les choix de conception éclairage.

Contrairement à autrefois, des informations de cette nature commencent à être de plus en plus codifiées systématiquement : c’est ainsi que le manuel d’éclairage IESNA récemment publié (9 août 2000), comprend un chapitre entièrement nouveau sur la qualité de l’environnement visuel qui traite de cette approche ainsi qu’un nouveau guide dont le sujet est la conception lumière et qui définit d’importants critères de projet pour divers espaces et activités. Il faut s’attendre à ce que ces développements augmentent la conscience des principes généraux d’un bon éclairage et que ces connaissances et applications spécifiques deviennent accessibles à de plus en plus de personnes. La question de savoir s’il en résulte un bon éclairage dépend de tous ceux qui planifient, définissent, installent, exploitent ou soutiennent sous quelque forme que ce soit l’éclairage. Les principes mentionnés ne sont que des mots sur le papier et en tant que tels ne sont pas le garant d’un bon éclairage. Le résultat final ne se juge que dans le contexte général. © Conseil national de recherches Canada, 2000

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De la publication « Professional Lighting Design » No. 16, 06.2000, p. 46 Existe-il des lois générales à un bon éclairage ?

PRO

Jennifer A. Veitch, Ph.D.

Conseil national de recherches Canada L'institut de recherche en construction

La réponse à cette question est ; oui et non. Il existe des lois générales qui sont déterminantes pour un bon éclairage … mais il ne s’agit pas là d’un mode d’emploi qu’il faudrait suivre point par point. On obtient un bon éclairage en tenant compte de trois principes de base qui donneront par la suite des idées plus précises. Ces lois générales, basées sur les résultats d’un symposium CIE qui c’est tenu en 1998 et dont le thème était la qualité de la lumière, sont les suivantes :  Un bon éclairage tient compte des personnes dans un environnement d’éclairage.  Un bon éclairage s’intègre harmonieusement dans l’architecture.

 Un bon éclairage tient compte des aspects énergie, coûts, entretien et exploitation. Les deux premiers principes exigent du concepteur qu’il sache apprécier les personnes

concernées, les exigences qu’elles ont de l’espace ainsi que la prise compte des particularités de l’espace. Ces réflexions amènent à formuler des objectifs par rapport au résultat final. Le schéma d’éclairage pour l’espace s’exprime par exemple en valeurs photométriques (par

exemple l’éclairage, les contrastes de luminance) qui doivent être maintenues. A cette phase, le troisième principe entre en jeu et influence l’équipement, les unités de contrôle et l’ordre des luminaires, bref tout ce qui nécessaire pour mettre le projet en application. Le fait que nous puissions utiliser des mesures physiques de lumière dans un espace ne signifie pas que la valeur des chiffres soit décisive quant à la qualité de l’éclairage mais simplement que nous sommes en mesure de décrire à peu près exactement où se trouve la lumière dans l’espace. En tout état de cause, un bon éclairage nécessite l’intégration de ces trois principes de base. Des règles simples, utilisable par tout un chacun, ne résoudront pas un problème d’une telle complexité. Prenons par exemple l’entrée et le hall de réception d’un bâtiment administratif d’une entreprise prestigieuse. Les personnes qui utilisent ces locaux sont d’une part les visiteurs, d’autre part le personnel de réception ainsi que les collaborateurs de l’entreprise. Le personnel et les visiteurs on besoin d’un éclairage qui rend visible les plus petits détails. Les visiteurs on besoin d’un éclairage approprié pour pouvoir lire ou pour s’entretenir dans l’espace d’attente. L’entreprise, quant à elle, attend d’un bon éclairage qu’il mette en valeur la beauté d’un espace. Dans cet exemple général, nous ne disposons pas d’informations sur l’architecture mais dans les cas concrets, il faut prendre en compte l’environnement architectural ; et toutes ces qualités ainsi que les aspects touchant à l’énergie et aux coûts influencent le choix de l’éclairage final. De plus, des décisions touchant un aspect particulier (par exemple l’éclairage pour les visiteurs s’inscrivant à la réception) peuvent avoir une influence sur d’autres décisions (comme par exemple les effets de lumière sur le mur derrière l’accueil). Et les critères chiffrés que l’on trouve dans les manuels n’offrent pas de solutions à de tels compromis.

Les principes généraux donnent des lignes directrices générales, que ce soit sous forme de données chiffrées ou sous forme de jugements qualitatifs qui forment la base d’application des trois principes. (Bien que ma démarche parte toujours de la compréhension des personnes et que mes exemples soient choisis dans ce domaine, la démarche est la même pour les trois principes). Des psychologues de l’environnement ont mis au point des modèles théoriques sur la manière dont le monde physique déclenche différents processus intérieurs dans l’homme qui influencent son comportement et son bien-être. En appliquant ces connaissances à des projets de conception lumière, nous accorderons une plus grande priorité à certains processus, indépendamment des personnes situées dans un certain environnement. Nous pourrons alors nous concentrer sur ce que nous savons de l’influence de l’éclairage sur ces processus. Nous pouvons utiliser ce savoir pour choisir les conditions d’éclairage ciblées.

(6)

Considérons tout d’abord la personne à la réception qui doit lire les inscriptions écrites à la main dans le registre d’accueil, les doubles de documents de livraison et l’affichage sur les écrans d’ordinateur. Il est essentiel pour cette personne qu’elle distingue tout en détail à son poste de travail. Étant donné que nous en savons beaucoup sur la manière dont les conditions d’éclairage influencent notre capacité visuelle, nous pouvons définir avec exactitude les conditions

d’éclairage nécessaires à l reconnaissance de ces détails. Les directives de cette nature sont incluses dans la plupart sinon dans toutes les dispositions et normes légales.

L’appréciation esthétique elle aussi joue un rôle important dans notre exemple. Nous savons qu’à l’intérieur de certaines limites le changement rend un espace plus intéressant ; certains éléments devraient au moins être mis en valeur par la lumière. Mais derrière cet éclairage disparate, il faut savoir reconnaître le sens. Il n’existe pas de modèles mathématiques exacts pour les effets esthétiques de l’éclairage comme pour la visibilité mais il faudrait que les réflexions qualitatives jouent un rôle dans les choix de conception éclairage.

Contrairement à autrefois, des informations de cette nature commencent à être de plus en plus codifiées systématiquement : c’est ainsi que le manuel d’éclairage IESNA récemment publié (9 août 2000), comprend un chapitre entièrement nouveau sur la qualité de l’environnement visuel qui traite de cette approche ainsi qu’un nouveau guide dont le sujet est la conception lumière et qui définit d’importants critères de projet pour divers espaces et activités. Il faut s’attendre à ce que ces développements augmentent la conscience des principes généraux d’un bon éclairage et que ces connaissances et applications spécifiques deviennent accessibles à de plus en plus de personnes. La question de savoir s’il en résulte un bon éclairage dépend de tous ceux qui planifient, définissent, installent, exploitent ou soutiennent sous quelque forme que ce soit l’éclairage. Les principes mentionnés ne sont que des mots sur le papier et en tant que tels ne sont pas le garant d’un bon éclairage. Le résultat final ne se juge que dans le contexte général. © Conseil national de recherches Canada, 2000

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