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Submitted on 1 Jan 1917
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Contribution à l’étude des détecteurs à contacts solides
René Audubert
To cite this version:
René Audubert. Contribution à l’étude des détecteurs à contacts solides. J. Phys. Theor. Appl.,
1917, 7 (1), pp.127-128. �10.1051/jphystap:019170070012701�. �jpa-00241986�
127 Si l’on voulait employer l’électrodynamomètre comme étalon
secondaire d’induction réciproque, on déterminerait les coeffi- cients a, b, c, d,.., au moyen de tous les déplacements x.
L’intégration expérimentale ainsi réalisée, que l’on peut d’ailleurs
perfectionner, est beaucoup plus sûre que celle qui résulte de calculs appliqués aux mesures concernant les couches successives des en-
roulements des bobines. Elle tient compte en effet, de toutes les irrégularités du fil, de toutes les connexions et même des propr.iétés magnétiques des matériaux de construction et du milieu ambiant.
CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DES DÉTECTEURS A CONTACTS SOLIDES ;
Par M. René AUDUBERT.
On emploie actuellement pour la réception des radiotélé-
’grammes :
1° Les cohéreurs de Branly dont le caractère essentiel est de subir,
sous l’action de l’onde électrique, une diminution notable de résis- tance.
Les phénomènes de cohération ont été minutieusement étudiés par Blanc (’ ), surtout en ce qui concerne l’influence de la pression
entre les pôles de contact et le passage du courant à travers le contact ;
2° Les détecteurs magnétiques;
,3° Les détecteurs à cristaux, les détecteurs électrolytiques (2) et
les valves fonctionnant comme redresseurs de courants J.
4° Le détecteur à gaz inventé par Fleming (3) en 1900 utilisant
le phénomène d’Edison.
Les détecteurs dits à cristaux ont été longuement étudiés par Tissot (~-), Pierce, Brandes (~), Pickard, Brenot. Il résulte de toutes ces recherches, qu’un contact constitué par un cristal et une pointe métallique laisse passer plus facilement un courant dans un sens
(1) BLANcfcomiliunication faite à la Société de Physique, 4 mai f 90~ : .J. cle Puys., 4e série, t. p. 743.
,(2) J. FERRIÉ, H. ÀBRAHAM, Congrès d’Électricité, 1900.
-CR, CXLYI, p. 397.
(3) FLEmNG, Philos. 1nagazine, TXI, - 1906.
(4) TisSOT, Communication à la Société française de physique, 18 mars 1910, J. de phys., 4e série, t. IX ; novembre 1910.
(5) BRANDES, Ann. t. LI, p. 349 ; 1907.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019170070012701
128
que dans l’autre. Le premier phénomène de cette nature a été signalé
par le général Dunvoody (’;, des États-Unis.
La cause de cette dissymétrie est encore mal déterminée; voyons
quels sont, parmi les phénomènes physiques connus, ceux qui
peuvent intervenir, et par quel mécanisme.
I. Polarisation électrolytique.
-Le capitaine Brenot, qui a étudié
les contacts imparfaits d’un très grand nombre de substances, consi-
dère de tels systèmes comme de véritables piles sèches. Quelques-uns
d’entre eux donnent en effet un courant appréciable lorsqu’on les
réunit aux bornes d’un galvanomètre très sensible. Ce serait alors la polarisation du contact qui transformerait celui-ci en soupape, par un phénomène analogue à celui dont le détecteur électrolytique-
est le siège.
Ces considérations peuvent être précisées si l’on se reporte aux
travaux déjà anciens de Faraday (‘’) et de Ilittorf (3) sur l’électrolyse
de certains corps à l’état solide. Leurs observations, vérifiées depuis,
établissent que par le passage d’un courant le sulfure de cuivre et le sulfure d’argent sont électrolysés : des coupes faites dans les sulfures permettent en effet d’apercevoir des végétations capillaires
du métal s’avançant vers le pôle négatif. Une telle électrolyse don-
nerait dans un détecteur à sulfure, du soufre à l’anode et du métal
à la cathode. Supposons que l’anode soit formée par la pointe de
.
métal et la cathode par l’échantillon de sulfure, alors le soufre se
portera sur la pointe du métal, et comme la surface de contact est extrêmement petite, il suffira à intercepter le courant; dans le cas inverse, où l’anode serait constituée par le sulfure, la quantité de
soufre électrolysée serait répartie dans toute la masse de sulfure
et par suite ne modifierait pas sensiblement la résistance du con-
tact. Une telle polarisation peut intervenir dans certains cas, mais elle ne saurait être générale : en effet si, dans le sulfure de plomb et
le sulfure d’argent, la dissymétrie a bien le sens prévu par l’hypo- thèse, comme je l’ai observé; dans beaucoup d’autres cas il est de
sens inverse (pyrites). Enfin des corps non électrolysables comme
le carborundum, le tellure, le silicium donnent lieu à une semblable
dissymétrie.
(à suivre.)
(1) T. S. F. t. 1, 1908, p. 92.
(2) FARADAY, philos. tJ’ansact.; 1833.
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