FACULTÉ DE MÉDECINE ET DE PHARMACIE
DE BOE.DEA.XJX:
ANNÉE 1894-95 N° 104
DES MANIFESTATIONS MORBIDES
L1IMTM
Pluresocciditgula quamgladius;
est enim fons omnium inalorum.
(Cicéron).
THÈSE POUR LE DOCTORAT EN MEDECINE
PRÉSENTÉE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 31 JUILLET 1895
Jean-Louis-Léon DUTOYA
Né àSaint-Sever (Landes),le 17 février 1869.
EXA.3VEinSTA.TEXJB.S DE LA THESE
MM. VERGELY, professeur, président.
DUPUY, professeur,j
DUBREUILH, agrégé,
(
juges.MESNARD, agrégé \
Le Candidat répondra auxquestions qui lui serontfaites surles diverses parties de renseignement médical
BORDEAUX
IMPRIMERIE Ve GADORET
17— ruemontméjan—17
1895
ni niMtciî ut Hotnim
M. PITRES Doyen.
PROFESSEURS :
MM. MICE...
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Clinique médic ale
Professeurs honoraires.
MM. PICOT.
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SECTION DE CHIRURGIE ET ACCOUCHEMENTS
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SECTION DES SCIENCES ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES
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Anatomieet Physiologie, j N ' Histoire naturelle. N.
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Clin, interne des enfants Cliu.des mal. syphil.elculan...
Clin,des mal. des voies urin....
Mal. dularynx,desoreilleset dunez.
COURS COMPLÉMENTAIRES
11.A. MOUSSOUS DUBREUILH.
POUSSON.
MOURE. 1
Maladies mentales MM. RÉGIS.
Pathologie externe., DENUCE.
Accouchements... RIVIÈR.E.
Chimie DENIGÈS.
Zoologie BEILLE.
Le Secrétaire de laFaculté, LEMAIRE.
« I ardélibération du 5 août 1879, la Facultéa arrêté que les opinions émises dans les
» Ihèsesqui lui sontprésentées doivent être considérées comme propres à leurs auteurs
* et qu'elle n'entend leur donner ni approbation ni improbation.»
'
.
W: '
A mon Président de Thèse
Monsieur le Docteur Paul
VERGELY
ProfesseurdePathologie etde Thérapeutiquegénérales àla FacultédeMédecine,
Médecin des hôpitaux,
Chevalierde la Légiond'honneur,Officier del'Instructionpublique,
Membrecorrespondantdel'Académie demédecine.
2 Dut.
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S&v.'l
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DES MANIFESTATIONS MORBIDES
DE
l'hiiïswioi suniiimiwt
Plures occidit gula quam gladius;
estenim fons omnium malorum.
• (Cicéhon).
INTRODUCTION
Le plus souvent l'homme ne
meurt
pas,dit Sénèque, il se
tue.
Lanature, en effet, lui a donné une
constitution qui lui
per¬met de prolonger son
existence au-delà du temps qu'on lui
voit atteindregénéralement.
Il a de même que chaque espèce
d'animal
unedurée de vie
qui lui est propre,
et bien des esprits éminents ont cherché à
expliquer ce fait
d'observation. Buffon
nousdit :
«L'homme
qui ne meurt
point de maladie vit partout quatre-vingt-dix ou
cent ans », et le premier il donna
la loi physiologique de la
durée de la vie. Elle est proportionnelle
à la durée d'accrois¬
sement et de 7 fois cette durée.
« Comme le cerf est cinq ou six ans à
croître, il vit aussi sept
— 12 -
» fois cinq ou six ans ». La durée de la vie humaine serait par
ce calcul de 90 ou 100 ans pourBufifbn.
Cornaro pensait que le terme naturel de la vie de l'homme
est de 100 à i20 ans, selon sa « complexion ». Suivant ses pré¬
visions, étant doué d'une complexion faible, sa vie ne devait
pas dépasser 100 ans.
Flourens, reprenant la question après Buffon, précise la
durée de la période d'accroissement, qui se termine au moment
de la réunion de la diaphyse aux épiphyses des os, et d'après
son observation, la durée de la vie d'un vertébré est de cinq
fois celle de son accroissement.
Chez l'homme, la réunion de la diaphyse aux épiphyses se faisant vers la vingtième année,la durée de la vie humaine est de 100 ans.
La nature accorde donc à l'homme une vie d'un siècle, mais
bien peu y arrivent. Est-il cependant en son pouvoir de pro¬
longerjusque-là son existence?
Cornaro, le célèbre auteur d'un ouvrage sur la Sobriété ou l'Art de vivre longtemps, nous l'apprend par son exemple.
11 mena d'abord la vie dissipée de la jeunesse vénitienne,
mais les excès de toutes sortes achevèrent rapidement de ruiner
unesanté déjà faible. A trente-cinq ans, les médecins ne lui
donnaient plus que deuxannées à vivre. Cet avertissement si
sérieux fut écouté, et Cornaro rompit avec ses habitudes fu¬
nestes. Il mena dès lors une vie régulière et sa sobriété devint
bientôt célèbre. Douze onces d'aliments solides par jour et quatorze onces de vin furent sa nourriture pendant plus d'un demi-siècle, et voici ce qu'il écrivait à 95 ans : «J'ai toujours
» été sain depuis quej'ai été sobre ».
« Je me suisencorefort bien trouvé, ajoute-t-il, de ne point
» me livrer au chagrin, en chassant de mon esprit tout ce qui
» pouvait m'en causer. Siquelquefois je n'ai été ni assez philo-
— 13 —
» sophe ni assez prévoyant pour ne me pas
trouver dans quel-
» qu'une des situations queje
voulais éviter, le régime cle l'ali-
» mentation gui est celui dont l'influence est la plus directe,
» m'agaranti des suites fâcheuses deces
petites irrégularités
».Il mourutà plus de centans.
Voilà donc le secretd'une longue vie, un régimealimentaire approprié aux besoins de chacun, la
sobriété.
Cette influence de l'alimentation sur la santé n'avait pas
échappé à l'intelligence des éducateurs des
peuples, toutes les
religions s'en sont occupées.Les Hindous, pour qui santé était synonyme de bonheur,
chantaient à l'égal de l'eau et de l'air, les louanges de la
sobriété.
Moïse régla l'alimentation, les soins de
propreté,
et l'hommeétait pur ou impur, selon qu'il observait ces
règles
ouselon
qu'il les négligeait. De même leChrist
etMahomet imposèrent
des périodes dejeûne à leurs fidèles.
Les médecins de toutes les époques ont ainsi reconnu son importance. Les Grecs
recommandaient
unebonne hygiène ali¬
mentaire, parce qu'ils savaient qu'une
alimentation modérée
entretient la santé et aussi la beauté et la force. Hippocrate l'appliqua au traitement des maladies;
c'est lui qui le premier
institua les bases de la diététique.
Les Romains, sous les empereurs, se jetèrent avec fureur'
dans tous les excès, et voici comment Horace, témoin et quel¬
quefois acteur de ces orgies, nous
peint la sobriété, lorsque
la mauditepodagre le tient :
«Je veux t'apprendre la
frugalité, vois quels avantages la
» suivent : d'abord, tu te porteras bien, la
diversité des
mets» nuit à l'homme. Souviens-toi que tu t'es trouvé dispos chaque
» fois que tu t'es nourri d'un
seul plat
:mais à peine as-tu
» confondu les viandes rôties et les viandes bouillies, les huî-
— 14 —
» très et les grives, ton estomac, livré à la guerre intestine,
» se charge d'une pituite qui le torture lentement. Vois cet
» homme pâle qui se lève d'un festin ambigu ; son corps plie
» sous le faix de son vice, demain encore, écrasé par les excès
» d'hier, son âme rampera dans la fange; son âme, parcelle
» divine de l'intelligence universelle » !
Les Arabes recommandaient aussi la sobriété. Haretz ben
Cadalah, qui vivaitau viesiècle, donnait lesconseils suivants :
« Ce qu'ily a de plus grave, disait-il, c'est d'introduire desali-
» ments sur des aliments, autrement de manger quand on est
» rassasié ». Et Tsabet ben Corrah, autre médecin du ixe siècle,
disait aussi ; « Ce qu'il y a de pire pour un vieillard, c'est un
» bon cuisinier et unejeune femme ».
L'École de Salerne, dont la renommée fut si grande, donne
les mêmes préceptes.
Veux-tujouirenpaix d'une santé prospère Chasse les noirs soucis, fuistoutemportement Ne bois que peu de vin,soupelégèrement.
Nous n'aurions qu'à puiser ainsi dans la littérature des dix- septième etdix-huitième siècles, pour y trouver des exemples
des inconvénients d'une alimentation trop copieuse.
Mais si de tout temps on a reconnu ces inconvénients, c'est
notre époque qui a eu l'honneur d'en donner une explication scientifique.
C'estgrâce aux magnifiques travaux de la physiologie et de
la chimie biologique qu'on apu découvrir le travail intimequi
se fait dans la cellule. On a pu étudier ainsi chacune des phases
de ces transformations, qui permettent aux plantes, ainsi que le dit Moleschott, de créer les hommes et les animaux avec les
simples éléments de l'air.
Giâce à elles, on a pu étudier, d'une manière précisera
— 15 —
quantité de matières
premières dont l'organisme
abesoin dans
ses différents états, et comment cette quantité étant
dépassée
ou n'étant pas atteinte, l'état pathologique
succède à l'état de
santé.
Le choix du sujet de notre thèse
inaugurale
nous aété
sug¬géré par une leçon de
notre maître M. le professeur Vergely,
dans son cours de l'hiver 1894-1895.
Nous n'avons pas eu la prétention, en
traitant
cesujet, de
faire de nouvelles découvertes.
Notre but, plus modeste, aété de
résumer la question, d'en
faire un travail d'ensemble.
Notre peu d'expérience, la
difficulté et la vaste étendue de la
questionjointes au peu
de temps dont
nousdisposons,
ne nousont pas permis de tenter
autre chose.
Nous avions cependant essuyé, par des
expériences
surdes
groupes d'animaux
maigres et
gras,de
comparerpendant leur
vie les déchets de leur organisme, et, après les
avoir sacrifiés,
derechercher les lésions d'anatomie pathologique de quelques-
unes de ces manifestations. Pour divers motifs, nous
n'avons
pu, à notre grand
regret, les
menerà bonne fin.
Nous présentons donc
à
nosjuges
untravail incomplet,
mais nous comptons cependant sur leur
bienveillance,
enrai¬
son des nombreuses difficultés que nous avons
éprouvées dans
l'accomplissement de notretâche.
Notre excellent maître, M. le professeur
Vergely,
nous per¬mettra de lui témoigner ici notre
vive gratitude
pourles
conseils qu'il n'a cessé de nous
donner, alors
que nousétions
son élève et pour l'honneur
qu'il
nousfait aujourd'hui
en acceptant laprésidence de notre thèse.
CHAPITRE PREMIER
DE L'ALIMENTATION
Avant d'étudier les effets de l'alimentation surabondante, il
est croyons-nous nécessaire de définir ce qu'il faut entendre par alimentation normale, physiologique.
L'organisme de l'homme, aussi bien que celui des animaux,
fait partie intégrante de l'univers, et, comme tel, il est soumis
aux deux grandes lois de la conservation de la matière
(Lavoisier) et de la conservation de l'énergie (Mayer-Helmoltz- Joule). L'être vivant ne peut ni créer ni détruire la matière ; de même il ne peut ni détruire le mouvement ni l'engendrer
de rien.
Pour croître, lutter contre les agents extérieurs et se perpé¬
tuer, pour produire du travail et pour réparer les pertes pro¬
venant du fonctionnement de la machine animale, l'individu
a besoin de puiser dans le milieu cosmiquedes matériaux qu'il transforme, élabore et s'assimile en vue de cesfinalités.
L'alimentation est la fonction qui a pour but de subvenir à
ces besoins.
Les matériaux tirés ainsi du monde extérieur constituent les aliments.
Mais l'animal ne peut s'adresser directement aux éléments
simples pour en former de la matière vivante et développer de l'énergie. C'est dans le végétal qu'il puise. La plante, en effet,
sous l'influence des radiations solaires, fait la synthèse des
- 17 —
minéraux en principes nutritifs, et
transforme ainsi
enforce
de tension la force vive émanée du soleil.
L'animal, qui se nourrit de la plante,
réduit
cesprincipes
nutritifs, et dégage à l'état de force
vive la force de tension
accumulée dans les tissus.
Étude des aliments :
Principes immédiats
azotés.
—Albuminoïdes.
—•Les albu-
minoïdes quittent l'organisme à
l'état d'urée, d'acide urique.
Mais un animal privé d'aliments et
considéré
au reposn'en
élimine pas moins une certaine
quantité d'urée correspondant
à un minimum d'albumine détruite.
Cette quantitéd'albumine
consumée
nereprésente
pas cequi
serait nécessaire pour que cet
animal toujours
au repos nedétruisît pas sa propre
substance.
Si cet animal privé d'alimeqts
azotés reçoit des hydrocar-
bonés, des graisses, la
quantité d'azote éliminée devient infé¬
rieure à ce qu'elle était précédemment
dans l'inanition
pureet
simple, parce que ces
substances ternaires subvenant à une
partie des oxydationsinternes épargne d'autant la consomma¬
tion des principes azotés. Ces substances ne
servent
passeule¬
mentà produire de la chaleur
(Liebig), elles diminuent aussi
la combustion des albumines.
Si au contraire l'animal est soumis à un régime
exclusive¬
ment azoté, on voit la quantité
d'urée augmenter dans les
urines et l'azote s'y trouver
proportionnellement à la quantité
d'aliments ingérés.
L'animal élimine tout l'azote qu'il reçoit,
mais en revanche on ne retrouve pas dans les
urines et dans
des produits
d'expiration tout le carbone absorbé, parce que
une certaine portion s'est
fixée dans les tissus et
aservi à
fabriquer de la graisse.
3 Dut.
jfe'j- '-XjÉ
Les diverses substances albuminoïdes prises isolément ou combinées sont incapables de nourrir les animaux pendant longtemps. Ils meurent avec un tel régime au bout de trois ou
quatre mois.
Dans l'alimentation exclusivement azotée, il faudrait une quantité considérable d'aliments, 1/25 à 1/20 du poids de l'ani¬
mal parjour, pourqu'il ne maigrît pas et une quantité beau¬
coup plus grande pour qu'il engraissât.
Si en même temps 011 donne de la graisse, on obtientles mêmes résultats avec trois ou quatre fois moins d'albumine.
Ladésassimilationdes substances azotées est enrayée par les hydrocarbonés et les graisses.
Principes immédiats non azotés : hydrates de carbone;
graisses.
D'après Liebig, ce sont des substances essentiellement ther¬
mogènes. Elles ont aussi, comme nous l'avons vu, un autre rôle, elles ralentissent la combustiondes albuminoïdes,au point
de permettre leur fixation dans l'organisme.
Enfin ces substances sont surtout importantes au point de
vue de l'engraissement et de la production du travail, contrai¬
rement à ce que pensait Liebig, qui attribuait ce rôle unique¬
ment aux albuminoïdes.
Les substances non azotées sont incapables d'entretenir la vie, ainsi que le prouvent les expériences de Magendie. Des
chiens nourris exclusivement avec du sucre, de la gomme, de
l'huile d'olive, du beurre ne pouvaient vivre au-delà d'un temps très limité.
Ils succombaient dans le marasme au bout d'une trentaine de jours, comme s'ils avaient été totalement privés de nourri¬
ture.
L'urine était alcaline, privéed'acide urique et de phosphates.
Comme la bile, elle présentait les caractères propres à la bile
— 19 —
et à l'urine des herbivores. Au moment de leur mort, ces ani¬
maux avaient perdu toute leur graisse, ils
avaient de
l'atro¬phie musculaire, du
resserrement de l'estomac et de l'intestin.
On pourrait objecter
à
cetteexpérience
queles animaux
choisis étaient des carnivores, et que le régime auquel on les
avait soumis étaitcontraire à leur organisation.
Pour répondre à cette
objection, Tiedemann et Gmelin
nour¬rirent des oies avec de la gomme arabique, d'autres avec du
sucre, d'autres encore avec del'amidon.
Ces animaux perdirent plus de 1/6 de leurs
poids, quoiqu'ils
eussenttrès bien digéré les substances
qu'on
leuravait
don¬nées, et ils moururentau bout
de 16 à 27 jours.
Ainsi une substance facile à digérer, azotée ou non azotée,
est insuffisante à l'entretien de la vie. Il faut un aliment com¬
plet,
c'est-à-dire
uneassociation de substances digestibles,
contenant une certaine quantité d'albuminoïdes et de
principes
, , , ,, , > substancesalbuminoïdes
non azotes,telleque le rapport snb5,ances „„„MOtées,
=reia.ion nutritive.
Ce rapport est
variable
avecl'âge, l'individu, le travail
pro¬duit et les conditions de milieu. Mais il doit être tel quetoutes
les fonctions organiques
s'accomplissent
avec une consomma¬tion minimum de principes
nutritifs
pour uneffet utile maxi¬
mum.
Pour l'enfance ce rapport est de 1/2.
Il représente la relation
nutritive du lait, qui est la nourriture
exclusive de l'enfant.
Pour l'homme, ce rapport est de 1/3,5 pour
les hydrocar¬
bones et î/0,45 pour les
graisses.
Ce rapport correspond
à
peuprès
auxchiffres indiqués par
Moleschott.
130gr. d'albumine
84 gr. de graisses
404 gr. de féculents ê
qui représentent les quantités d'aliments nécessaires à des adultes.
Donc, suivant les circonstances, le rapport entre la quantité
des albuminoïdes et des substances non azotées qui doivent
être ingérées variera. En effet, au moment de la lactation, la femme devra,pour subvenir aux besoins de la sécrétion lactée,
absorber plus de graisses, les hydrocarbones étant incapables
de produire de la graisse en quantité suffisante dans un temps
relativement court.
Par de basses températures, les substances graisseuses, qui
sont thermogènes, devront être prises en plus grande quantité (Esquimaux absorbant de grandes quantités d'huile de poisson).
Si un individu était soumis à un régime presqu'exclusive-
mentazoté, les albuminoïdes seraient en plus ou moins grande quantité brûlés pour la calorification et ainsi détournés de leur destinée principale qui est la reconstitution du sang et des
tissus.
Outre le rapport dans lequel l'individu doit recevoir des substances albuminoïdes et des substances non azotées, il y a
encore une question de quantité, la ration alimentaire.
Elle doit être telle qu'un équilibre parfait existe entre les
entrées et les sorties.
Cette ration doit donc varier suivant les individus, l'âge, le
travail.
C'est que chaque individu, nous dit Moleschott, échange la
matière avec une vitesse différente. L'ouvrier et le penseur
changent la composition de leur corps en un temps plus court
que les oisifs et les viveurs. Nous connaissons tous des indi¬
vidus qui, mangeant beaucoup, restent maigres, tandis que d'autres mangeant peu arrivent cependant à l'obésité.
L'âge et le sexe influent égalementsur la quantité d'aliments
à ingérbr. « Les hommes excrètent dans le même temps plus
— 21 —
d'acide carbonique et d'urée que les femmes. Les
enfants éva¬
cuent moins d'urée et d'acide carbonique que les femmes d'une
manière absolue etnon pointen proportion de leur
poids. Dans
la vieillesse aussi, l'alimentation subit une
diminution consi¬
dérable. L'intensité la plus grande de l'échange
des matières
se place dans la période de la
vie qui
vade trente à quarante
ans ».
Le travail qui est le plus
puissant modificateur des échanges
nutritifs exige pour chaque
individu
uneration alimentaire
d'autant plus considérable
qu'il est lui-même plus grand.
Smith, cité par
Dujardin-Beaumetz,
acalculé
pour unadulte
au repos la quantité de
carbone et d'azote dépensée, et l'aug¬
mentation de la dépense, pour un
travail modéré et
untra¬
vail plus actif. Un
adulte de 65 kilogr. dépense par 24 heures:
Carbone. Azote.
1° Au repos 234gp 13 gr
2° travailmodère'.. 337 92 19 36
3° Travail actif. . . 442 23
Evidemment, pourréparerces
pertes, la ration alimentaire
devra être proportionnelle
à la dépense d'azote et de carbone.
Ritter, également
cité
parDujardin-Baumetz, a calculé
comme suit les diverses excrétions
pendant le travail :
Ammoniaque Urée Acideurique 0,48 32sr90 0,90
0,62 39 23 0,88 0,39 40 30 0,62
Les deux dernières colonnes
de
cetableau sont dignes de re¬
marque. On
voit
quel'urée et l'acide urique suivent une
marche inverse. Le travail
musculaire
a eupour résultat une
élimination plus
grande d'azote et une combustion plus com-
Quantitéd'urine Azotetotal
Repos l,340sr
17gr89
4heuresdemarche. 1,940 20
4jours demarche. 2,-120
20 30
— 22 —
plète des matières albuminoïdes, puisque l'acide urique qui représente une oxydation incomplète de ces substances dimi¬
nue.
Le travail cérébral a la même action que le travail mus¬
culaire, augmentation de l'urée, de la température, et, par
conséquent, de laquantité d'oxygène combiné.
Il résulte donc des considérations que nous venons d'ex¬
poser.
Que l'alimentation doit être proportionnelle à la désassimi- lation, c'est-à-dire que les recettes doivent être proportion¬
nelles aux dépenses de l'organisme.
Si pour une raison quelconque l'équilibre est rompu, nous passons de l'état de santé à l'état pathologique.
Il y a inanition si l'équilibre est rompu en faveur des dépenses.
Alimentation surabondante si les recettes sont supérieures
aux dépenses.
Nous définirons donc l'alimentation surabondante : Une
ingestion trop considérable d'aliments entraînant un excès des recettes sur les dépenses de l'organisme.
CHAPITRE II
DES MANIFESTATIONS MORBIDES DE L'ALIMENTATION
SURABONDANTE
Dans l'alimentation surabondante, les aliments
ingérés
en trop grandequantité peuvent agir de deux manières
: oubien
par la quantité
d'aliments elle-même,
oubien
parleur élabo¬
ration vicieuse.
Par leurquantité, ils peuvent provoquer un
accident aigu :
indigestion, malaise passagerdont
nous ne nousoccuperons
pas ici.
Mais chez certains individusprédisposés, que
cette alimenta¬
tion copieuse devienne
habituelle, l'estomac, lassé par un
travail au-dessus de ses forces, cessera de réagir et se
laissera
distendre par le poids des
aliments. Il faut ajouter à cela que
le plus souvent les gros mangeurs
sont aussi de grands
buveurs, ingérant surtout des
boissons alcooliques; de sorte
que, à la
dilatation produite
parla quantité d'aliments intro¬
duits dans l'estomac, sejoignent les
effets d'une adultération
du suc gastrique par les
fermentations secondaires que favo¬
rise l'alcool.
Cesfermentations agissent sur
tout l'organisme à la manière
d'un empoisonnement
chronique.
Le foie congestionné augmente
de volume. La céphalée est
habituelle, les malades sont
mélancoliques et
nous enconnais¬
sons un auquel sa dilatation
de l'estomac donnait des idées de
suicide.
Enfin les manifestations cutanées sont des plus fréquentes,
de même que les accidents du côté des poumons et des reins.
Bien plus, la diminution de HC1 dans le suc gastrique étant
habituelle dans la dilatation de l'estomac, livre l'organisme à
tous les germes pathogènes qui ne sont plus détruits parcet agent antiseptique. Aussi voit-on souvent coïncider avec la dilatation de l'estomac la tuberculose et survenir quelquefois
une fièvre typhoïde.
Une élaboration vicieuse des aliments introduits en grande quantité dans le tube digestifdonne lieu à diverses manifesta¬
tions morbides que nous allons successivement passer en revue.
Occupons-nous d'abord de l'obésité. Brillat-Savarin la définit ainsi : « J'entends parobésité cet état de congestion graisseuse où, sans que l'individu soit malade, les membres perdent peu à
peu leur forme et leur harmonie primitive ».
Au pointde vue mondain, en effet, l'obésité n'est qu'un excès
de santé, un embonpoint exagérérendant l'individu qui en est atteint ridicule par ses formes disgracieuses.
Au point de vue médical, il n'en est plus de même, et l'obé¬
sité peut être considérée comme une maladie dont le pronostic
est des plus sévères.
C'est une hypertrophie générale du tissu adipeux. La graisse
envahit tout le tissu cellulaire de l'organisme, s'infiltre même entre les fibres musculaires, et le tissu cellulaire au lieu de faciliter lejeu des organes, comme c'est son rôle, l'entrave et trouble ainsi toutes les fonctions.
Comment l'alimentation surabondante produit-ellel'obésité?
On pourrait supposer, tout d'abord, que l'ingestion d'une grande quantité de matières grasses est une condition indis¬
pensable à la production de l'adipose. Il n'en est rien. Les
Lapons et les Esquimaux,qui font uneconsommation exagérée d'aliments gras, n'en arrivent pas pourcela à l'obésité.
Lesgraisses
introduites
avecles aliments,
eneffet, subissent
des élaborations diverses.
Une partie, après avoir
été émulsionnée
parle
sucpancréa¬
tique, se divise en
glycérine et acide
gras.La première s'unis-
sant à l'acide phosphorique pour
former de l'acide phospho-
glycérique, lesseconds s'unissant
auxbases alcalines
pourformer des savons solubles. La glycérine et les
acides
gras ainsi combinés passent dans le sang etsont facilement brûlés
par l'oxygène, pour
produire
avecles hydrocarbones la cha¬
leur et la force.
L'autre partie des graisses non
décomposée, restée à l'état
d'émulsion ou dissoute à l'état degraisse neutre, s'oxyde beau¬
coup plus lentement et
s'enkyste dans les cellules adipeuses,
où elle produit la graisse de
réserve. Mais cette graisse intro¬
duite avec les aliments n'est pas la seule
origine
de celle con¬tenue dans l'organisme.
Nous avonsvu, en effet, qu'un animal soumis
à
unrégime
exclusivement azoté éliminait tout l'azote qu'il reçoit, mais
non pas tout le carbone, et que
celui-ci
sefixe dans les tissus
pour former de la graisse.
Voici donc encore unn autre source de la graisse de l'orga¬
nisme, les albuminoïdes.
Les aliments hydrocarbonés
eux-mêmes servent indirecte¬
ment à la fabrication de cette graisse, et
voici comment. Nous
venons de dire que les albuminoïdes,
pris
en.quantités suffi¬
santes, étaient capables deformer de la
graisse.
Des chiens nourris ainsi, en ajoutant cependant
quelques ali¬
ments gras, avaient
augmenté de poids
;si
onajoutait des hy¬
drocarbones à cette alimentation, le poids augmentait plus rapidement. Les
hydrocarbones,
eneffet, s'oxydent plus vite
que les albuminoïdes et
les graisses, et ralentissent
par cefait
4Dut.
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l'oxydation de ces derniers, au point de leur permettre de se fixer dans l'organisme.
C'est, du reste, de cette façon qu'on procède à l'engraissement
des animaux, en leur faisant ingérer de grandes quantités d'hydrocarbonés.
Les gros mangeurs se nourrissent ordinairement de viandes et d'aliments hydrocarbonés, auxquels sont mêlées de petites quantités de graisses. Si l'on ajoute à cela que ces gros man¬
geurs boivent une certaine quantité d'alcool, dont le rôle dans
l'organisme est de ralentir les oxydations, on verra là tout autant de causes tenant à l'alimentation qui favoriseront l'adipose.
Les gros mangeurssont ordinairement des gens sédentaires,
ne dépensant pas par un travail proportionnel les recettes de leur organisme ; ils aiment le lit et sont plus particulièrement portés au sommeil. Or le sommeil est encore une condition du ralentissement des combustions.
Voilà donc comment se produit l'obésité desgros mangeurs.
Les inconvénients sont sérieux.
Indépendamment de la forme disgracieuseet souventridicule
que prend le corps de l'obèse, il se produit des symptômes
fonctionnels qui peuvent devenir très graves.
La grande quantité de graisse accumulée dans le tissu cellu¬
laire rend la marche difficile non seulement par son poids
considérable qui n'est pas compensé par une force plus grande
des muscles, mais encore par sa masse même, entravant les mouvements des jambes. L'obèse devient un infirme qui a
besoin de son entourage pour les actes les plus indispensables
de la vie.
Ses fonctions génitales sont bientôt compromises. Il ne peut pratiquer le coït que dans certaines positions, et bientôt même
cet acte lui devient impossible. Du reste, si à ce moment les
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désirs vénériens existent encore, ils ne tardent pas à disparaî¬
tre, et la frigidité est une conséquence
fréquente de l'obésité.
Le sperme del'obèse est souvent
aussi privé de spermatozoïdes.
Chez lafemme, la menstruation est troublée et la conception
est difficile. Hippocrate pensait que cette
difficulté venait de
ce que les annexes et l'utérus sont
refoulés
et commeaplatis
par la masse graisseuse
abdominale
dans lepetit bassin. Il faut
joindre à cette cause, d'après
Bouchard,
untrouble de l'ovu¬
lation, conséquence du trouble de la nutrition.
L'obèse est apathique, son intelligence
devient généralement
obtuse. On constate à ce point de vue des
exceptions. Ce qui
gêne le plus l'obèse, c'est sonessoufflement. Au moindre
effort, il est obligé de s'arrêter, de se reposer.
C'est là le
symp¬tôme dominant.
Cette dyspnée est due à
l'immobilité
presquecomplète du
diaphragme, comprimépar les
épiploons et le mésentère
sur¬chargés degraisse par le
tissu péri rénal.
Le foie augmente de volume, le coeur
lui-même, surchargé
de graisse, se meut
difficilement
;si
onajoute à cela que la
compression des
petits vaisseaux
enrétrécit la lumière, on
verra que le cœur, déjà
gêné,
a untravail beaucoup plus
con¬sidérable par suite de
l'hypertension sanguine. Aussi les trou¬
bles circulatoires sont-ils nombreux dans
l'obésité. Le
cœur,entravé dans ses mouvements, traduit sa
gêne
pardes palpi¬
tations. A l'examen sthétoscopique, on trouve
quelquefois de
l'affaiblissement desbruits du cœur;
quelquefois,
aucontraire,
on constate un cœur
hypertrophié,
avecaugmentation de l'in¬
tensité du second bruit.
Ces signes se
retrouvent
aupouls, qui est tantôt ralenti,
tantôt accéléré, ou bien plein et
marquant ainsi de l'hyper¬
tension artérielle.
L'anémie accompagne
fréquemment l'obésité Elle est due
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précisément à ces troubles circulatoires. On rencontre souvent aussi chez les gros mangeurs, en mêmetemps grands buveurs d'alcool, lessignes d'artério-sclérose.
Les fonctions digestives s'opèrent en général fort bien. On a
signalé cependant, un grand nombre de fois, la dilatation sto¬
macale. Mais les troubles de la nutrition sont profonds et se traduisent par une diminution très marquée de l'urée et un abaissement de la température centrale, par l'odeur caracté¬
ristique et particulièrement fétide de l'haleine et de la peau des obèses, due à la combustion incomplète des acides gras vola¬
tils (Bouchard), par l'anémie, les dermatoses fréquentes.
L'obèse meurt de différentes façons. Tantôt et le plus sou¬
vent il meurt d'accidents cardiaques, soit dans Tasystolie, soit
subitement par rupture des vaisseaux ou du coeur.
Tantôt il meurt d'accidents d'angine de poitrine, tantôt il
succombe à l'urémie, conséquence de l'artério-sclérose rénale.
Une complication fréquente de l'obésité, c'est le diabète.
Comme nous le verrons, en effet, toutes les causes qui favori¬
sent l'obésité favorisent aussi la glycosurie.
Physiologiquement, d'après Claude Bernard, Mering, etc.,
on trouve chez tous les mammifères du sucre dans le sang, dans la proportion maxima de 2 gr. 40 à 3gr. pour 1,000. C'est
ce que Claude Bernardappelle la glycémiephysiologique,qui est indépendante de l'alimentation et de la digestion. Dès que cette glycémie physiologique est dépassée, le sucre paraît dans les urines, c'est la glycosurie.
Ce sucre a deux origines. Ou bien il résulte de l'alimentation,
ou bien il est produit par le foie, grâce au glycogèneaccumulé
dans cet organe.
Nous savons en effet que les substances amylacées, modi¬
fiées par la diastase salivaire et un ferment du pancréas, pénè¬
trent dans l'économie à l'état de glycose, et que les sucres
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intervertis par le suc intestinal arrive dans la circulation sous le même état de glycose. Les substances amylacées et
le
sucreconstituent donc une source incessante de glycose fournie au sang. Si la quantité de ces aliments
amylacés
ousucrés est
trop considérable, elle n'est pas
combinée
dansl'économie, le
chiffre de la glycémie physiologique est
dépassé, et
nous avonsla glycosurie alimentaire.
C'est ainsi que la fréquence du diabète
à Ceylan est attri¬
buée par Ohristie, à
l'alimentation exclusivement végétale des
habitants de cette île; Cantani explique le grand nombre des diabétiques de l'Italie méridionale par
l'usage abusif des pâtes,
des fruits, des sirops. Les nègres qui
vivent dans les planta¬
tions de canne à sucre, sont également souvent
atteints de
diabète.
Mais cet abus des aliments amylacés et
sucrés n'est
pasla
seule cause du diabète alimentaire. « L'Anglais qui mange peu
de pain et de sucre
devient diabétique
parcequ'il est gros
mangeur de viande, de lard
grillé, de graisse de boeuf et de
pommes de terre.
Mais il
nefaut
pasoublier
nonplus qu'il ne
dédaigne pas de généreusesrations d'alcool, cette substance
qui ralentità un si haut
degré les actes nutritifs
»(Bouchard).
Et ici, de même que pour
l'obésité,
nousajouterons comme
cause adjuvante le défaut
d'exercice, qui expliquerait, d'après
Bouchard, la fréquence du
diabète chez les juifs.
«Citadins
presquetous, au
moins dans
noscontrées, répugnant à l'agri¬
culture, lesjuifs sont des
commerçants et des banquiers, obli¬
gés comme tels
d'habiter les cités populeuses, où leur vie se
passe dans l'air
confiné des bureaux
oudes comptoirs, privés
de lumière et d'exercice musculaire. Amis
d'ailleurs de la
bonne chère que leur
permettent leurs occupations,
engénéral
lucratives, ils accumulent encore par
l'hérédité ces multiples
conditions défavorables. Citadins,
fils et petits-fils de citadins,
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ils se marient toujours entre eux et ne corrigent pas les in¬
fluences héréditaires par des croisementsavec les habitants des campagnes. Aussi, le ralentissement de la nutrition est-il à peu près universel dans la racejuive, avec son cortège de ma¬
ladies parmi lesquelles le diabète ».
Comme pour l'obésité, nous voyons parmi les causes du diabète alimentaire, à part une prédisposition héréditaire manifeste, l'absorption d'une trop grande quantité d'aliments,
la privation d'exercice, la vie dans un air confiné.
Les conséquences du diabète sont graves.
Du côté du cœur, on rencontre dans 40 0/0 des cas un cœur
pâle et mou, ou bien dilaté, ou graisseux.
Les vaisseaux sont atteints d'artério-sclérose.
Le foie est hypertrophié et souvent atteint de dégénéres¬
cence graisseuse.
Les reins sont très souvent atteints, ils sont hypertrophiés
et leurs cellules sont infiltrées de glycogène.
L'estomac est souvent dilaté. Les poumons présentent des lésions tuberculeuses ou de broncho-pneumonie.
Les diabétiques comme les obèses ont de l'impuissance et
comme lésions des organes génitaux on trouve la balanite, le phimosis, et la vulvite.
La peau des diabétiques présente des lésions diverses, telles quele lichen, le xanthélasma, l'eczéma; les éruptions de furon¬
cles, d'anthrax sont fréquentes.
Les gangrènes et les nécroses sont les résultats des troubles de la circulation.
Du côté de l'œil, la lésion la plus fréquente est la cataracte,
due pour certains auteurs à la soustraction d'eau par le sucre.
Enfin des troubles nerveux divers apparaissent, névralgies faciales, sciatique dont lecaractère estd'être double.Paralysies, attaques comateuses.