ENS option MP
Planche 1Ulm - Lyon - Cachan - Rennes
Soitα ∈ R\Q, et (εi)i∈N? une suite de variables al´eatoires ind´ependantes identiquement distribu´ees suivant la loi de Bernoulli de param`etre1
2· On poseSn =
n
X
i=1
εi; montrer que pour tout (a, b) ∈]0,1[2, tels quea < b,
n→+∞lim P(αSn−[αSn]) =b−a, o`u [x] est la partie enti`ere inf´erieure dex(on pourra admettre queV ect(e2ikπx)k∈Zest dense dans l’ensemble des fonctions continues 1-p´eriodiques surR; on commencera par calculer la limite quandn tend vers +∞deE f(αSn)
o`ufest une fonction 1-p´eriodique continue surR; puis on cherchera `a ´etendre le r´esultat pour conclure).
Comment utiliser ce r´esultat pour montrer que la suiteαn−[αn] est ´equir´epartie ? Comment d´eduire du th´eor`eme de Weierstrass le r´esultat admis ?
Planche 2Ulm - Lyon - Cachan - Rennes Toutes les fonctions sont de classeC2(Rd,R).
Soitf une fonction atteignant un minimum local enx0; on d´efinit la matrice hessienne defparHf= ( ∂2f
∂xi∂xj
)16i,j6d.
Montrer que toutes les valeurs propres deHf(x0) sont positives ou nulles.
Soitude classeC2(R∗+×Rd,R), v´erifiant ∂u
∂t−∆xu= 0 et pourx∈Rd, u(t, x) a une limite finie ent= 0, qu’on noteu0(x) ; montrer que inf
R∗+×Rd u= inf
Rd u0. Planche 3Ulm - Lyon - Cachan - Rennes, abordable d`es la 1reann´ee Donner une condition n´ecessaire et suffisante sur f ∈ C∞(R,R) pour que g(x) =f(√
x), d´efinie surR+, y soitC∞. Planche 4Ulm Lyon - Cachan - Rennes
I)Pourf ∈ L(V), o`uV est unC-espace vectoriel, on appelle adjoint de f l’applicationAdfqui `a tout endomorphismegassocief◦g−g◦f.
Montrer que sifest diagonalisable, alorsAdfl’est aussi puis calculer tr(Adf).
Montrer que sifest nilpotente, alorsAdfl’est aussi (on pourra introduireγet δ, les fonctions composition `a gauche et `a droite parf).
Exprimer exp(Adf) en fonction de exp(f).
II)Cours : que dire d’une variable al´eatoire ind´ependante d’elle-mˆeme ? Que dire d’une suite de r´eels dont toute sous-suite admet une sous-sous-suite tendant vers 0 ?
Pour cette derni`ere question, l’examinateur a interdit l’utilisation du tableau.
Planche 5Ulm - Lyon - Cachan - Rennes, abordable d`es la 1reann´ee On dit quef, deZddansR, est harmonique si∀~n, f(~n) = 1
2d
d
X
i=1
f(~n+ei)+f(~n−ei) o`u (ei) la base canonique deRd. Le but est de montrer que sifest harmonique et born´ee, alors elle est constante.
Traiter le casd= 1.
Traiter le casd >1 (on pourra consid´erer∀~h,∆~h= sup
~n∈Zd
f(~n+~h)−f(~n) et montrer que ∆~h= 0).
Planche 6Ulm - Lyon - Cachan - Rennes
On admet que s’il existe une injection d’un ensembleXdans un ensembleY, et une surjection deXsurY, il existe une bijection entre les deux.
Peut-on mettre l’ensemble des ouverts deRnot´eO(R) en bijection avecN,R, P(R) ou autre ?
On noteFl’ensemble des familles d’intervalles ouverts `a bornes dansQ; construire une surjection deFdansO(R) qui, `a une famille d’intervalles ouverts `a bornes dansQ, associe l’union de ces intervalles.
SiIest un intervalle ouvert de bornes dansQ, quel lien peut-on faire entreP(I) etF?
Comment peut-on voir une famille d’´el´ements deI si on tient pas compte de l’ordre ?
On veut d´emontrer la propri´et´e admise : montrer quefcroissante deP(X) dans P(X) admet un point fixe (On montrera d’abord queP(N) est ´equipotent `aR).
Planche 7Ulm - Lyon - Cachan - Rennes SoitP ∈R[X] non constant tel que cosP(n)
n∈N admet un nombre fini de valeurs d’adh´erence. Montrer queP−P(0)∈πQ[X].
Planche 8Ulm - Lyon - Cachan - Rennes, abordable d`es la 1reann´ee Montrer quef, deR2dansR2, qui conserve les distances enti`eres (mais n’est pas suppos´ee continue), est une isom´etrie.
Planche 9Ulm Lyon - Cachan - Rennes, abordable d`es la 1reann´ee
I)On donne une suite de variables al´eatoires de Rademacher (Xi), ind´ependantes et sym´etriques :∀i>1, P(Xi=−1) =P(Xi= 1) =1
2· On poseS0= 0,Sn=
n
X
i=1
Xietmn= max
16k6nSk.
Pourrentier, montrer queP(mn >r∩Sn > r) =P(mn> r∩Sn< r) et en d´eduire queP(mn = r) = P(Sn = r) siretnont mˆeme parit´e et que P(mn=r) =P(Sn=r+ 1) sinon.
II)Montrer quefetginvolutives dansSO(3) sont conjugu´ees et trouver une CNS pour quefetgcommutent (on pourra raisonner g´eom´etriquement).
Planche 10Ulm Lyon - Cachan - Rennes, abordable d`es la 1reann´ee PourGun groupe etXune partie quelconque deG, on appelle centralisateur de XdansGl’ensemble des ´el´ementsgdeGqui commutent avec les ´el´ements deX.
Montrer que, siG=GLn(K), il existe un sous-ensemble finiX0⊂X, tel que les centralisateurs deXetX0soient ´egaux.
SoitG, un groupe fini d’au moins deux ´el´ements.
Montrer que si∀(x, y)∈G\{e}2,∃g∈G, gx=yg,Gest isomorphe `aZ/2Z.
Planche 11Ulm Lyon - Cachan - Rennes SoientA∈ Mn(C) etB∈GLn(C).
Montrer que det(A+B) det(A−B) = det(B) det(AB−1A−B).
Calculer la diff´erentielle du d´eterminant enIn.
SoientAetBdansMn(C),B, A+B, A−B, AB−1A−B´etant inversibles ; montrer que (A−B)−1−(A+B)−1= 2(AB−1A−B)−1.
Planche 12Ulm
I)On donne un corpsKet on noteK∗2={x2, x∈k∗}; on dit qu’un morphisme de groupesRest une racine carr´ee si et seulement si∀x∈K∗2, R(x)2=x.
Existe-t-il une racine carr´ee dansR,C,Q,Z/pZ? Dans chaque cas, dire si elle est unique.
II)Cours : ´enoncer le th´eor`eme de Rolle.
Planche 13Ulm
Sik kest une norme surRn, on noteIsole sous-ensemble deGL(Rn) constitu´e des isom´etries vectorielles pourk k, c’est `a dire v´erifiant∀x∈Rn,kf(x)k=kxk.
Trouver les normes pour lesquellesIsoest fini, celles pour lesquelles il est infini mais distinct deO(n).
Montrer que siIsoest d´enombrable, alors il est fini.
Planche 14Ulm, abordable d`es la 1reann´ee
Une suite de variables al´eatoires ind´ependantes et identiquement distribu´ees (Xn)n∈N∗, d´efinies sur (Ω,A, P), v´erifie∀n∈N∗,∀k∈N∗,P(Xn=k) = 1
k(k+ 1); on pose, pourn∈N∗,Sn=X1+. . .+Xn.
Montrer que Sn
nln(n)converge en probabilit´e vers 1.
Planche 15Ulm, abordable d`es la 1reann´ee
I)SoientL1,L2,L3etL4quatre droites deR3en position quelconque ; combien y a-t-il de droites ∆ passant parL1,L2,L3etL4? Dans tout les calculs, si on doit diviser par une certaine quantit´e, on pourra la supposer non nulle ; ou, plus g´en´eralement, si une situation a une probabilit´e nulle d’arriver, elle n’arrive pas.
II)fcontinue de [0,1]∩QdansR, est-elle born´ee ? Planche 16Ulm
Montrer que lim
x→1− +∞
X
n=0
(−1)nxn2= 1 2·
II)Cours : que peut on dire des sous-espaces propres d’un endomorphisme ? Sont-ils toujours en somme directe que la dimension soit ou non finie ? Planche 17Lyon
SoientV unC-espace vectoriel de dimension finie,HetAdeux sous-espaces de L(V) tels queH⊂Aet∀(n, m)∈H×A, nm−mn∈H. Soitvun vecteur propre de tous les ´el´ements deH; montrer quev ∈ Ker(xn−nx) pour tout couple (x, n)∈H×A.
Planche 18Lyon
Si (an) et (bn) sont deux suites denses dansRet injectives, montrer qu’il existe une fonction continue et bijective deRdansR, qui envoie (an) sur (bn) et dont la r´eciproque est aussi continue.
Planche 19Lyon
PourA∈ Mn(R) on posekAk= X
16i,j6n
a2ij1/2
. Montrer qu’il existeC(n)>0 telle que∀A∈ Mn(R),kCom(A)k6C(n)kAkn−1. CalculerC(n).
Planche 20Lyon, abordable d`es la 1reann´ee
D´eterminer le cardinal du centralisateur d’une involution σ de Sn, groupe sym´etrique d’ordren, c’est `a dire l’ensemble des permutations deSnqui commu- tent avecσ.
Planche 21Lyon, abordable d`es la 1reann´ee
On noteHun sous-groupes d’un groupeGet (gn) une suite d’´el´ements deGtels que sim6=n,,gnH6=gmH; siG=H
p
[
k=1
Lk, o`u lesLksontpsous-groupes de
G, montrer queG=
p
[
k=1
Lk
Planche 22Cachan - Rennes, abordable d`es la 1reann´ee
Si on lance une pi`ece truqu´ee qui donne pile avec une probabilit´ep, quel est le temps moyen d’attente d’un face ?
On suppose dans toute la suite que la pi`ece est ´equilibr´ee ; on note An
l’´ev´enement :hhau bout du n-i`eme lancer, on a atteint, pour la premi`ere fois, la s´equence PPFii, etBnl’´ev´enement :hhau bout dun-i`eme lancer, on a atteint la s´equence PPFii.
Donner une relation de r´ecurrence v´erifi´ee parun=P(An).
Montrer queP
unest convergente et donner sa somme.
Planche 23Cachan - Rennes
Que peut-on dire des matrices sym´etriques ?
SoitS∈Sn(R), que dire deIS=< SX, X >pourX∈RnetkXk2= 1 ? SoitEun espace euclidien, et (u, v)∈S(E)2tels quevne soit pas d´efini n´egatif.
On consid`ere les propri´et´es suivantes :
(1)∀x∈E\ {0}, < v(x), x >>0⇒< u(x), x >>0 ; (2)∃µ>0, u−µv∈Sn++(R).
L’une implique-t-elle toujours l’autre ? Montrer que si dimE= 1, alors (1)⇒(2).
Montrer queC={(< u(x), x >, < v(x), x >), x∈E,kxk2= 1}est compact.
On suppose queCest s´epar´e deR−×R+; montrer qu’alors (1)⇒(2).
Deux partiesAetBdeR2sont s´epar´ees lorsqu’il existe une droite ∆ passant par 0 telle que, si on noteC1etC2les deux composantes connexes deR2\∆, alors Aest incluse dans l’adh´erence deC1etBdans celle deC2.
Montrer queCest convexe.
L’officiel de la taupe num´ero Page c MMXVIII ´Editions Officiel de la Taupe Gyroscope
Planche 24Cachan - Rennes, abordable d`es la 1reann´ee
SoitLune forme lin´eaire surMn(C) ; montrer qu’il existeA∈ Mn(C) telle que pour toutM∈ Mn(C),L(M) = tr(AM).
SiX∈ Mn,p(C), on noteX∗=tX.
SoitM∈ Mn(C) telle que∀X∈ Mn,1(C), X∗M X∈R; montrer queM=M∗. On supposeM = M∗; soitL une forme lin´eaire surMn(C) etA∈ Mn(C) associ´ee par la premi`ere question. On dit queLest positive lorsque la propri´et´e
∀X∈ Mn,1(C), X∗M X>0 impliqueL(M)∈R+. A quelle condition sur` Ala forme lin´eaireLest-elle positive ? Planche 25Cachan - Rennes, abordable d`es la 1reann´ee
f, de classeC2et convexe deRdansR, admet un unique z´ero atteint enα.
Etudier la convergence de la suite de terme g´´ en´eral donn´e parxn+1= f(xn) f0(xn); que dire de son ´eventuelle limite ?
On supposef(α)>0 ; montrer quefest croissante.
On choisitf(x) =x3−2x+ 2 ; calculer les premiers termes de (xn) six0= 0.
Montrer qu’il existe un voisinage de 0 et un voisinage de 1 tel que six0est dans l’un d’eux, la suite oscille entre ces deux voisinages.
Montrer qu’il existe une infinit´e de valeurs dex0pour lesquelles la suite diverge.
Planche 26Cachan - Rennes, abordable d`es la 1reann´ee On donne le syst`eme :nX0(t) =AX(t) +BU(t)
X(0) = 0 et on chercheU(t) tel que l’on aitX(T) =XT.
Justifier l’existence et l’unicit´e de la solution d’un tel syst`eme.
On chercheU=tBY(t) o`u Y v´erifie
nY0(t) =−AY(t) Y(T) =YT .
RelierYT`aXT; on obtient une expression de la formeXT=GYT, montrer que G est d´efini positif.
F=V ect{AkBX,06k6n−1, X∈Rn}; conclure dans le cas o`uF=Rn. Planche 27Cachan - Rennes, abordable d`es la 1reann´ee
f∈ C2(R,R) s’annule au moins une fois surR; on d´efinit (Xn) parX0∈Ret
∀n∈N, Xn+1=Xn− f(Xn) f0(Xn)·
Sifest convexe, admet un unique z´ero et telle quef0ne s’annule jamais, ´etudier la suite (Xn)n∈N.
Sif(x) =x2−a2o`ua∈R, ´etudier (Xn)n∈NselonX0.
Sif(x) =x2−2x+ 2 etX0= 0, ´etudier (Xn)n∈N; montrer l’existence de deux intervalles tels que, s’ils contiennentX0, alors (Xn)n∈Nne converge pas.
Planche 28Informatique Ulm
SoitG= (V, E) un graphe non-orient´e ; on appelle s´equence toute suite non-vide deV.
Soitσune s´equence,uun chemin deG,|σ|=|u|=n; on dit queσrencontre us’il existe 06i < ntel queui=σietσest dite s´equence d’´elimination siσ rencontre tout chemin de taillen.
Trouver une s´equence d’´elimination `a 1− − −2− − −3.
Montrer que siGadmet un cycle, alors il n’admet pas de s´equence d’´elimination.
Trouver une s´equence d’´elimination `a Lk = ([[1, k]],{{i, i+ 1}, i ∈ [[1, k]]}) pourkentier positif (on pourra dis- tinguer les caskpair etkimpair).
Trouver une s´equence d’´elimination `a :
0
k k
2 1
1 2 . . .
Montrer que le graphe ci-contre n’admet pas de s´equence d’´elimination :
D´ecrire un algorithme d´eterminant si un graphe admet une s´equence d’´elimination.
0 2
1 1
2
3 3
2 3 1
Planche 29Informatique Ulm
On dispose d’un alphabet Σ et d’un syst`eme d’´equations de Σ∗ dans Σ∗, E= {x17→y1, . . . , xn7→yn}.On ´ecritmRm0 si il existeu etvdans Σ∗ et i∈ [[1, n]] tels quem = uxiv etm0 = uyiv etmR∗m0 s’il existe une suite (m1, . . . , mk) telle que∀i∈[[1, k−1]], miRmi+1etm1=metmk=m0; on dit quem0est un descendant dem.
On notex∼=yla plus petite relation d’´equivalence engendr´ee parR; on cherche
`
a ´elaborer un programme qui puisse d´eterminer six∼=y.
A-t-onabac∼=abca?abac∼=abcb? On choisitE={ba7→ab, ac7→b}.
En quoi est-il compliqu´e de r´epondre au probl`eme avec des algorithmes classiques sur les graphes ? Trouver une condition suffisante pour que le probl`eme soit plus simple et pour qu’il puisse ˆetre faisable.
On suppose que Σ est bien ordonn´e et on notem≺m0si et seulement si|m|<|m0| ou |m| = |m0| = net il existei6 ntel qu’en ´ecrivant m= m1. . . mn et m= m01. . . m0n on aitmi ≺m0i,et pourk < i,mk =m0k;Eest alors bien ordonn´e lorsque pour touti, on ayi≺xi.
Existe-t-il et, si oui, trouver une fonctionf de (Σ∗,≺) dans (N,6) strictement croissante ? Montrer alors que siEest bien ordonn´e, un mot admet un nombre fini de descendants.
On dit queEest confluent simR∗m1etmR∗m2implique qu’il existem3tel quem1R∗m3etm2R∗m3; un mot est une forme normale s’il est son unique descendant.
Montrer qu’un mot admet une unique forme normale dans ses descendants.
Trouver un algorithme pour r´esoudre le probl`eme et d´emontrer qu’il fonctionne.
On dit queEest simplement confluent simRm1etmRm2alors il existem3tel quem1R∗m3etm2R∗m3.
On choisit Σ = {a, b, c, d} et E = {a7→ b, b 7→b, a 7→ c, b 7→ d};E est-il simplement confluent ? Confluent ?
Montrer que siEest simplement confluent et bien ordonn´e alorsEest confluent.
Planche 30Informatique Lyon - Cachan - Rennes
On note Σ = {a, b, . . .} un alphabet fini ; un automate finiA est un tuple
< Q, q0,∆, F >o`uQest l’ensemble fini des ´etats,q0l’´etat initial, ∆ une partie deQ×Σ×Q(les transitions) etFl’ensemble des ´etats finals.
Un cheminrdans l’automateAest une suite (q0a1q1a2q2. . . anqn).
On notew(r) le mota1. . . an, sa longueur estn. Un mot est dit accept´e parAsi qn∈Fet on noteL(A) l’ensemble des mots accept´es parA.
Un automate est ditd´eterministesi pour tout (p, a)∈Q×Σ, il existe exactement un ´etatqtel que (p, a, q)∈∆.
Un automate est ditinambigusi pour tout motm∈L(A), sim=w(r) =w(r0), alorsr=r0.
Pour les automates suivants, dire s’ils sont ambigus ou pas.
S’ils sont ambigus, donner un automate fini qui reconnait le mˆeme langage.
SoientAetBdeux automates finis inambigus ; montrer qu’il existe un automate fini inambiguC, dont le nombre d’´etats est quadratique en le nombre d’´etats de AetB, et qui reconnaitL(A)∩L(B).
SoientAetBdeux automates finis d´eterministes ; donner un algorithme qui teste, en temps polynomial, siL(A)⊆L(B).
SoitAun automate fini ; donner un algorithme qui teste, en temps polynomial, siAest ambigu ou non.
SoitAun automate ; donner un algorithme qui, pour (p, q)∈Q2etn∈N, donne le nombre de mots de longueurnlu parAentre les ´etatspetq.
Planche 31Informatique Lyon - Cachan - Rennes
L’ensemble des sommets d’un graphe connexeGest [[1, n]], et repr´esent´e par la matrice d’adjacenceA.
Pour tout (u, v) ∈ [[1, n]]2, on note δ(u, v) la longueur du plus court chemin reliant u `a v. Une matrice B = (bi,j)(i,j)∈[[1,n]]2 est dite de m´etrique si
∀(i, j, k)∈[[1, n]]3, bi,k6bi,j+bk,j. On noteA∗= δ(i, j)
(i,j)∈[[1,n]]2; montrer queA∗est une matrice de m´etrique.
Soit, pour (S, S0)∈P([[1, n]])2,δ0(S, S0) = min{δ(u, v), u∈Setv∈S0}; montrer queδ0est d´ecroissante pour l’inclusion selon chacun des deux param`etres.
On consid`ere l’algorithme suivant : S1={{k}/k∈[[1, ,]]n}
δ1= 0
Pouriallant de 2 `an: (S, S0) = argmin
(S,S0)∈Si−12 , S6=S0δ0(S, S0) δi=δ0(S, S0)
Si= (Si−1\{S, S0})∪ {S∪S0}
Montrer que cet algorithme fonctionne et queSn= [[1, n]].
On consid`ere cet autre algorithme : Sn= [[1, n]]
δn= max{δ(u, v),(u, v)∈[[1, ,]]n2} Pouriallant den−1 `a 1 : (S, S0) =argmin
(S,S0)∈P([[1,n]])2, S∪S0∈Si+1
δ0(S, S0) δi=δ0(S, S0)
Si= (Si+1\{S∪S0})∪ {S, S0}
Les valeurs desSisont-elles forc´ement les mˆemes au cours de l’ex´ecution des deux algorithmes ?
Planche 32Informatique Lyon - Cachan - Rennes
Soient un alphabet Σ, une partie A ⊆ Σn×Σn et (x, y) ∈ Σn×Σn. Deux normaliens, Alice et Bob, doivent d´eterminer si la paire (x, y) appartient ou non
`
a A, en sachant qu’Alice ne conna¨ıt quex, et que Bob ne connaˆıt quey (ils ne connaissent pas le mot de l’autre). Pour ce faire, ils ont au pr´ealable pris connaissance de l’ensemble Aet se sont mis d’accord sur un protocoleP, leur permettant de communiquer par l’interm´ediaire de bits suivant le sch´ema suivant : leur communication est une suite de tours ; ils doivent se mettre d’accord
`
a l’avance pour savoir qui ´emet lors du premier tour ; `a chaque tour, on a l’alternative : soit Alice ´emetγ∈ {0,1}et Bob re¸coit, soit Bob ´emetγ∈ {0,1}
et Alice re¸coit.
La communication prend fin quand Alice et Bob peuvent affirmer si la paire est ou non dansA.
On appelle alors historique de (x, y) la suiteH(x, y) `a valeurs dans{Alice, Bob}
dont l’´el´ement d’indicekindique qui a ´emis au tourk, et transcription, la liste T(x, y) `a valeurs dans{0,1}dont le terme d’indicekrepr´esente le bit transmit au tourk. On note enfin la complexit´e d’une partie AD(A) = min
P max
(x,y)∈A|T(x, y)|.
Montrer que∀A⊆Σn×Σn, D(A)6n+ 1
On note|x|ale nombre d’occurrences de la lettreadans le motx.
SoitA={(x, y)/|xy|a>n}; donner une borne inf´erieure pourD(A).
Montrer que siT(x1, y1) =T(x2, y2) alors on a aussiH(x1, y1) =H(x2, y2).
Montrer que siT(x1, y1) est un pr´efixe deT(x2, y2), alorsT(x1, y1) =T(x2, y2).
SoitA={(x, y), x=y}; montrer queD(A) =n+ 1.
On appelle suite trompeuse une partie {(x1, y1), . . . ,(xk, yk)} ⊆ A telle que
∀(i < j)∈[[1, k]]2,(xi, yj)∈/A.
Montrer que siAcontient une suite trompeuse, alorsD(A) = Ω(log2k) (ie au moins de l’ordre de log2k).
L’officiel de la taupe num´ero Page c MMXVIII ´Editions Officiel de la Taupe Gyroscope
ENS option PC
Planche 33
PourfC1par morceaux de [−π, π] dansR, on notef|= 1 2π
Zπ
−π
f(t)dt.
Montrer que f−f|
∞6 Zπ
−π
|f0(t)|dt.
Existe-t-ilα <1 tel que f−f|
∞6α Zπ
−π
|f0(t)|dt? Planche 34
PourR∈R∗+, on noteD={z∈C,|z|6R}.
Montrer que le maximum deP∈C[X] surDest atteint sur la fronti`ere deD.
Planche 35Ulm - Lyon - Cachan - Rennes Rayon de convergence def(z) =
+∞
X
k=1
(−1)k−1zk k ·
Soit Ω = {reiθ,0 6 r 6 1,−π+ε 6 θ 6 π−ε}; montrer que les Sn(z) =
n
X
k=1
(−1)k−1zk
k convergent uniform´ement versfsur Ω (on pourra ma- jorerTn(z) =
n
X
k=1
(−1)k−1zksur Ω, remarquer queSn(z) =
n
X
k=1
Tn−1(z)−Tn(z) k et conclure).
On notel(x) =f(xeiθ) ; calculerf0pour 06x <1.
Montrer que (el(x))00= 0 pour 06x <1 et en d´eduiref(eiθ) pourθ∈]−π, π[
(on pourra utiliser l’angle moiti´e).
Planche 36Abordable d`es la 1reann´ee
On donne deux s´eries `a termes strictement positifanetbntels quean+1
an 6bn+1
bn
· On suppose queP
bnconverge ; montrer queP
anconverge.
On suppose que lim
n→+∞nlnan+1
an =l∈R; montrer que : (i) sil >1 alorsP
anconverge ; (ii) sil <1 alorsP
andiverge ; (iii) sil= 1, tout est possible.
On choisitan=a
n
X
k=1
1
k aveca >0 ; ´etudier la convergence deP an.
Ecole polytechnique ´ − ENS option PSI
Planche 37
Une suite de variables al´eatoires (Xn) d’un espace probabilit´e (Ω, τ, P), prend ses valeurs dans{0,1
n , . . . , n−1
n }et v´erifie∀k∈[[0, n−1]],P Xn=k n
=αn(ek/n−1) avecαn= 1
n−1
X
k=0
(ek/n−1)
·Trouver un ´equivalent deαnquandntend vers +∞.
Pourn>2, on noteFnla fonction de r´epartition deXn: calculerFn(x) pour tout r´eelx. Montrer que (Fn) converge simplement versf, continue surR, dont on donnera l’expression. Montrer que (Fn) converge uniform´ement versfsurR.
Planche 38
Poura= (a1, . . . , an)∈Rn, on posef(a) = Z +∞
0
e−x(1 +a1x+. . .+anxn)2dx.
Montrer quefest d´efinie, positive, de classeC1et tend vers +∞quandkaktend vers +∞.
Montrer quefadmet un minimum au point not´ea∗= (a∗1, . . . , a∗n) Montrer que∀k∈[[1, n]], k! +
n
X
j=1
(k+j)!a∗j= 0.
SoitP(X) = 1 +
n
X
k=1
a∗k
k
Y
j=1
(X+j) ; montrer queP(X) =a∗n Y
j=1n
(X−j).
CalculerP(−1) et en d´eduire quea∗n= (−1)n (n+ 1)!· Montrer que f(a∗) = 1 +
Z +∞
0
e−x(1 +
n
X
k=1
a∗kxk)dx et en d´eduire que f(a∗) = 1
n+ 1· Planche 39
On noteEl’ensemble des fonctionsf continues deRdansRtelles que Z
R f2
existe. Montrer que [f, g] = Z+∞
−∞
f(t)g(t)dtmunitEd’un produit scalaire.
Soient (ϕn)n∈N∗∈E(N∗)et,∀n∈N∗,Qn= ([ϕi, ϕj])(i,j)∈[[1,n]]2∈ Mn(R).
On suppose qu’il exister∈N∗tel queQrsoit inversible.
Montrer que la plus petite valeur propre deQrest strictement positive.
Montrer queϕr+1∈V ect(ϕ1, . . . , ϕr) si et seulement siQr+1est non inversible.
On suppose que pour tout (i, j, k)∈(N∗)2×N, [ϕi+k, ϕj+k] = [ϕi, ϕj] etQr+1
non inversible. Montrer que pour toutn∈N∗,ϕn∈V ect(ϕ1, . . . , ϕr).
Planche 40Abordable d`es la 1reann´ee
Montrer que, pour toutn∈N, qu’il existe un unique polynˆomePntel que pour toutt∈]0,π
2[,Pn(tan2(t)) =cos((2n+ 1)t) cos2n+1(t) ·
Trouver,∀n∈N, les racines dePnet montrer que leur somme vautn(2n−1)
3 ·
Montrer que pour toutt∈]0,π
2[, tan2(t)6 π 2−t−2
61 + tan2(t) et en d´eduire la valeur deζ(2) =
+∞
X
n=1
1 n2·
Planche 41
SoientXetX0deux variables al´eatoires dans un espace probabilis´e (Ω,A, P).
Montrer que∀B∈ A,|P(X∈B
− P(X0∈B)
|62P(X6=X0).
Soient n∈ N∗, (p1, . . . , pn) ∈ [0,1]n, (Yi, Yi0)i∈[[1,n]] des couples de variables al´eatoires enti`eres mutuellement ind´ependants tels que :
∀m∈[[1, n]], P (Ym, Ym0) = (i, i0)
=
1−pm sii= 0 eti0= 0 0 sii= 0 eti0∈N∗ e−pm−(1−pm) sii= 1 eti0= 0
e−pmpim0
i0! sii= 1 eti0∈N∗ a sii∈N∗ D´eterminera, la loi deYmpour toutm∈[[1, n]] et celle deYm0. YmetYm0 sont-elles ind´ependantes ?
Montrer queP Xn
m=1
Ym6=
n
X
m=1
Ym0
6
n
X
m=1
p2m.
Soient Z et Z0 deux variables al´eatoires enti`eres dans un espace probabilis´e (Ω,A, P) telles queZ ,→ P(np) etZ0,→ B(n, p). On poseλ=np.
Montrer que∀B∈ A,|P(Z∈B)−P(Z0∈B)|62λp.
Planche 42
I)Soitgcontinue deRdansRtelle que Z +∞
0
|g(t)|dtconverge. Montrer que si yest une solution born´ee de (E) :y00+gy= 0, alors lim
x→+∞y0(x) = 0.
Montrer que siy1ety2sont des solutions born´ees de (E),y1y02−y2y01= 0.
Montrer que (E) n’admet pas de solutions born´ees.
II)On dit qu’une suite (Xn)n∈Nde variables al´eatoires `a valeurs dansNconverge en loi versX`a valeurs dansN, si∀k∈N, lim
n→+∞P(Xn=k) =P(X=k).
On suppose que lesXnsont `a valeurs dans [[0, m]].
Montrer que la suite (Xn)n∈N converge en loi si, et seulement si, la suite de fonctions g´en´eratrices associ´ee, not´ee (GXn)n∈N, converge simplement sur [0,1]
versGX(on rappelle qu’un polynˆome de degr´emn’est d´efini que parm+1 points et on demande de ne pas utiliser les polynˆomes d’interpolation de Lagrange).
Une infinit´e de boˆıtes num´erot´eesB0, B1, . . . contiennent chacune des boules blanches et des boules noires.
On notepnla proportion de boules blanches dansBn. On r´ealisem>1 tirages avec remise et on noteXnla variable al´eatoire associ´ee au nombre de boules blanches tir´ees.
Trouver une condition n´ecessaire et suffisante pour que (Xn)n∈Nconverge en loi.
Planche 43
Soitu∈C1(Rn,R) telle que lim
||x||→+∞
|u(x)|
||x|| = +∞.
On noteBr={x∈Rn,||x||< r}pourr >0.
Casn= 1 :∇uest-il surjectif ?
Pour la suite, on prendn= 2 et on suppose que∇un’est pas surjectif.
Montrer qu’il existe v ∈ R2 tel que la fonction f, de R2 dans R, d´efinie par f(x) = u(x)−(x|v), soit de classe C1, que ∇f ne s’annule pas et que
||x||→+∞lim
|f(x)|
||x|| = +∞.
Soit (a, b)∈(R2\Br)2; montrer qu’il existeγde [0,1] dansR2\Br telle que γ(0) =a,γ(1) =bet en d´eduire quef(R2\Br) est un intervalle.
Planche 44
On dit queu∈E,R-espace vectoriel, est un point extr´emal deC, convexe deE, si et seulement siC\ {u}est encore convexe.
Quels sont les points extr´emaux de la boule unit´e deR2pour la norme|| ||2? Quels sont les points extr´emaux de la boule unit´e deR2pour la norme|| ||1? Montrer qu’un point deCest extr´emal si et seulement s’il n’est pas le milieu de deux points deC.
On supposeEde dimension finie, on noteBla boule unit´e deE; pouru∈ L(E), on note|||u|||= sup
x∈B
||u(x)||etC={u∈ L(E),|||u|||61}.
Montrer que les points extr´emaux deCsont les automorphismes orthogonaux de E(on pourra utiliser∀A∈ Mn(R),∃O∈On(R),∃S∈S++n (R), A=OSsans le d´emontrer).
Planche 45
Pour A ∈ Mn(R) sym´etrique,B ∈ Mn,1(R) une matrice colonne on pose f(X) =tXAX−tBX.
Montrer quef est minor´ee si et seulement siAetBv´erifientSp(A)⊂R+ et B∈Im(A).
Si (A1, A2) ∈ Sn(R)2, (B1, B2) ∈ Mn,1(R)2,f1(X) = tXA1X−tB1X et f2(X) =tXA2X−tB2X, calculer le gradient def1etf2.
Montrer quef1=f2si on supposef1etf2minor´ees, et||∇f1||=||∇f2||.
SoitB1∈Im(A1) etB2∈Im(A2), montrer que Im(A1+A2) = Im(A1) + Im(A2) et en d´eduire que Ker(A1+A2) = Ker(A1)∩Ker(A2).
Planche 46Abordable d`es la 1reann´ee On consid`ere les probl`emes suivants :
•(1) −u00(x) +c(x)u(x) =f(x) pourx∈]0,1[avecu(0) =u(1) = 0.
•(2) −u00λ(x) +c(x)uλ(x) =f(x) pourx∈]0,1[avecuλ(0) =u0λ(0) =λ.
Montrer qu’il existe une unique solution de (2) et une unique solution de (1) qui appartiennent `aC2([0,1],R) (on pourra montrer queφ(λ) =uλ(1) est affine).
Montrer quef>0⇒u>0.
L’officiel de la taupe num´ero Page c MMXVIII ´Editions Officiel de la Taupe Gyroscope
Ecole polytechnique option MP ´
Planche 47Abordable d`es la 1reann´ee
I)On noteD(G) le sous-groupe d’un groupeG, engendr´e par les ´el´ements de la formeaba−1b−1o`u (a, b)∈G2. On dit queGest r´esoluble lorsqu’il existen∈N tel queDn(G) ={e}(n-i`eme it´er´e deD).
On suppose qu’il existe deux groupesHetNet deux morphismes de groupes,i injectif deNdansGetssurjectif deGdansH, tels que Kers= Imi.
Montrer queGest r´esoluble si et seulement siHetNsont r´esolubles.
En d´eduire queS5n’est pas r´esoluble (on pourra montrer que pour toutn∈N, Dn(S5) contient les 3-cycles).
II)Montrer que sifest d´erivable de [0,1] dansR, alorsf0v´erifie la propri´et´e des valeurs interm´ediaires.
Planche 48Abordable d`es la 1reann´ee
I)Soientα∈R\QetQ∈ N∗; trouver (p, q)∈ Z×N∗ tel que 16 q < Q et 0 <
α−
p q 6 1
qQ, puis trouver (rn)n∈N ∈ QN injective telle que
∀n∈N, rn=pn
qn et 0<
α−
pn
qn
6
1 qn2·
II)Trouver toutes les fonctionsfd´erivables deRdansR, telles que∀(x, h)∈R2, f(x+h)−f(x) =f0(x)h.
Planche 49
Soitt∈R∗+; pours>t, on posef(s) = 1−t s s
, montrer quefest croissante.
Pourz∈R∗+, montrer que la suite de terme g´en´eralIn= Z n
0
1−t n
n
tz−1dtest croissante et tend vers
Z+∞ 0
e−ttz−1dt= Γ(z) en +∞.
Montrer que Γ(z) = lim
n→+∞
n!nz z(z+ 1). . .(z+n)· Montrer que Γ(2z) =
22z−1Γ(z)Γz+ 1 2
√π ·
Planche 50
Trouver un ´equivalent de Z
R 1 chx
n
dx.
Planche 51
Poury >0, on posex= e−yetSn=
n
X
k=0
(−1)kyk k! · Montrer que∀n∈N,S2n+1< x < S2n.
Mˆeme question pourn∈Netx= ey2/2 Z∞
y
e−t2/2dtetSn=
n
X
k=0
(−1)k(2k)!
2kk!yk · Planche 52Abordable d`es la 1reann´ee
On donnef0deRdansR, paire, etgdeR2dansR, toutes deuxC1; on veut r´esoudrey∂f
∂x+x∂f
∂y=g(x, y) avecf(x,0) =f0(x).
En supposant qu’on ait une solutionC1, en donner une expression (on utilisera le changement de variable polaire, puis on ´etudieraϕ(t) =f(rcost, rsint) `arfix´e ; on en d´eduira une expression defcomme int´egrale d´ependant degetf0).
Y a-t-il une telle solution si g(x, y) = xy? On donnnera une condition de p´eriodicit´e de ϕ, on en d´eduira une condition sur g; est-elle respect´ee ? On
´etudiera alors l’expression defet sa continuit´e notamment.
Planche 53Abordable d`es la 1reann´ee
Une suite (Xn) de variables al´eatoires ind´ependantes et identiquement distribu´ees suivent la loiP(X1= 1) =p;P(X1= 0) = 1−p; on noteNk=
n
X
k=1
1Xk=1. Donner la loi deTnd´efinie parT0= 0 etTn= inf{k∈N∗, Nk=n}.
Pour (k1, . . . , kn)∈Nn, calculerP(T1=k1∩. . .∩Tn=kn).
CalculerP(T1=k1∩. . .∩Tn=kn∩Nm=n) pour 16n6m.
Que repr´esententUn=n−TNnetVn=T1+Nn−n? Montrer qu’elles sont ind´ependantes et trouver leurs lois.
Planche 54I abordable d`es la 1reann´ee
I)Limite et ´equivalent de la suite donn´ee paru0=a∈Retun+1= thun. II)On donne une partieω= (ω1, . . . , ωn) deRn; on suppose que lesωisont li´es dansQ; montrer que le groupeGω=Rω+ 2πZnn’est pas dense dansRn. III)SoitA=
a b b c
une matrice sym´etrique r´eelle, de valeurs propresλetµ avecλ6µ; montrer queλ6a6µ.
Planche 55
Sic1, . . . , cpsont des r´eels non tous nuls eta1, . . . , apdes r´eels deux `a deux distincts, montrer quef(x) =
p
X
i=1
cieaixadmet au plusp−1 z´eros.
Montrer que le d´eterminant deM= (eaibj) o`ua1< . . . < ab,b1< . . . < bpsont des r´eels, est strictement positif.
Planche 56Abordable d`es la 1reann´ee
Trouver tous les ploynˆomes trigonom´etriques r´eelsfetgtels quef2+g2= 1.
Planche 57Abordable d`es la 1reann´ee
On donnenentiers relatifsa1, . . . , an; montrer queP(X) =
n
Y
k=1
(X−ak)−1 est
irr´eductible dansZ[X]. Qu’en est-il deP(X) =
n
Y
k=1
(X−ak) + 1 ?
Planche 58
I)SoitK un corps commutatif ; montrer queG, sous-groupe fini de K∗, est cyclique.
II)Soit (an) r´eelle, positive, d´ecroissante et telle que lim
n→+∞nan= 0. Montrer que (Sn) d´efinie parSn(x) =
n
X
k=0
aksin(kx) converge uniform´ement surR.
Planche 59Abordable d`es la 1reann´ee
Montrer que sif1, . . . , fnsont des formes lin´eaires surE, espace vectoriel de di- mension finie,fest combinaison lin´eaire desfisi et seulement si
n
\
i=1
Kerfi⊂Kerf. On noteLn= (X2−1)n(n)
; montrer que∀P∈Rn−1[X], Z 1
−1
P(t)Ln(t) = 0.
Montrer queLnest scind´e, `a racines simples dans [−1,1], not´eesx1, . . . , xn. Montrer que∃(α1, . . . , αn)∈Rn,∀P∈R2n−1[X],
Z 1
−1
P(t)dt=
n
X
k=1
αkP(xk).
Montrer le r´esultat obtenu en d´ebut d’oral siEn’est plus de dimension finie.
Planche 60Abordable d`es la 1reann´ee
Calculer
1 +x1y1 x1y2 . . . x1yn
x2y1 1 +x2y2 . .. ... ... . .. . .. xn−1yn
xny1 . . . xnyn−1 xnyn
et
α1 a . . . a b . .. ... ...
... . .. ... a b . . . b αn
.
Planche 61Abordable d`es la 1reann´ee
Soitf, continue de [0,1] dansR, telle que∃n∈N∗,∀k < n, Z1
0
f(t)tkdt= 0.
Montrer quefs’annule au moinsnfois.
Soit f continue et 2π-p´eriodique de R dansR; montrer que, si elle v´erifie
∃n∈N∗,∀k < n, Z 2π
0
f(t) cos(kt)dt= Z2π
0
f(t) sin(kt)dt, elle s’annule au moins 2nfois sur[0,2π[.
Planche 62Abordable d`es la 1reann´ee
Montrer que sifest convexe et d´erivable deRdansR: 061
2f(0) +f(1) +. . .+f(n−1) +1 2f(n)−
Zn 0
f(t)dt61
8 f0(n)−f0(0) . Montrer que sifest continue sur [0,1] :
∀ε >0,∃Cε>0,∀(x, y)∈[0,1]2,|f(x)−f(y)|6ε+Cε(x−y)2. Planche 63Abordable d`es la 1reann´ee
Soient (x, y, z)∈N3, premiers dans leur ensemble, tels quex2+y2=z2. Montrer quexy
2 n’est pas un carr´e (on montrera qu’il existenetmentiers naturels premiers entre eux tels quex= 2nm, y=n2−m2, z=n2+m2).
Planche 64
I)On munitE=C0([0,1],R) de la norme de la convergence uniforme.
Soient (u, v)∈E2,r >0,r0>0 ; on noteU(resp.V) la boule centr´ee enu(resp.
v) et de rayonr(resp.r0). Montrer qu’il existef∈Ude classeC∞sur [0,1] telle que pour un certainn>0,f(n)∈V.
Existe-t-il E, espace vectoriel complexe de dimension infinie, f ∈ L(E) et x0 ∈ E tels que {fn(x0), n > 0} soit dense dans E (on pourra consid´erer ϕ∈E∗, φ(f) =ϕ◦f) ?
Planche 65
On dit qu’une matrice sym´etrique positiveρest un ´etat si tr(ρ) = 1.
SoitA∈ Mn(R), etV ∈Rnde norme 1 ; on note ΠV la projection orthogonale surV ect(V), montrer que tr(ΠVA) = (V|AV).
Soitρun ´etat, montrer qu’il existe (λi)16i6n∈(R+)net (Vi)16i6nune base orthonorm´ee deRntels queρ=
n
X
i=1
λiΠVi.
On dit queρest un ´etat pur si et seulement siρest un ´etat et tous lesλisont nuls, sauf un ; montrer qu’un ´etatρest pur si, et seulement s’il existeP, un projecteur orthogonal de rang 1 deRn, tel que tr(ρP) = 1.
Montrer qu’un ´etatρest pur si et seulement si tr(ρ2) = 1.
Sin= 2, montrer que les ´etats purs sont exactement les1 2
1 + cosϕ sinϕ sinϕ 1−cosϕ
avecϕ∈R.
Planche 66Abordable d`es la 1reann´ee ExprimerIn=
Zπ/2 0
cos2ntdt.
Montrer que∀n∈N, an= X
p>n
1 p2 = 2
In
Zπ/2 0
x2cos2nxdx=bn(on pourra
´
etudieran+1−anetbn+1−bn).
Planche 67Abordable d`es la 1reann´ee
Calculer le d´eterminant de la matrice de coefficientsmij= 1 bj−ai
o`u lesaietbj
sont des complexes tous distincts, puis calculerM−1 on pourra utiliser les bases deCn−1[X]B1, constitu´ee des polynˆomesP1(X) =
n
Y
i=2
(X−ai),∀k∈[[2, n−1]],
Pk(X) =
k−1
Y
i=1
(X−bi)
n
Y
i=k+1
(X−ai) etPn=
n−1
Y
i=1
(X−bi),B2constitu´ee des
polynˆomesQk= A(X)
(X−ak)A0(ak) o`uA(X) =
n
Y
i=1
(X−ai) etB3, constitu´ee des polynˆomesRk= B(X)
(X−bk)B0(bk)o`uB(X) =
n
Y
i=1
(X−bi) .
L’officiel de la taupe num´ero Page c MMXVIII ´Editions Officiel de la Taupe Gyroscope
Ecole polytechnique ´ − ESPCI option PC
Planche 68
SoitFl’ensemble des fonctionsfdeC2(R,R) telles que f(0)=f(1)=0 D´eterminer les r´eelsλtels qu’il existef∈Fv´erifiantf00+λf= 0.
On suppose qu’il existef∈F, non nulle, telle que Z1
0
f(t)2dt=C Z 1
0
f0(t)2dt et que pour toute fonctionφdeF,
Z 1 0
φ(t)2dt6C Z 1
0
φ0(t)2dt.
Montrer quefv´erifie une ´equation diff´erentielle que l’on explicitera (on pourra consid´ererg∈Fet une suite de fonctionsgn=f+1
n gqui tend versf).
Planche 69Abordable d`es la 1reann´ee
I)SiAetBsont deux matrices complexes de taillen, v´erifiantAB= 0, montrer que rgA+ rgB6n.
II)Trouver toutes les fonctions continues deRdansRv´erifiant :
∀(x, y)∈R2, f(x+y) =f(x) +f(y)−f(x)f(y).
III)Trouver un ´equivalent simple de
n
X
k=1
lnk.
Planche 70Abordable d`es la 1reann´ee
I)Montrer que cos admet un unique point fixe surR.
Montrer qu’il n’existe pas de fonctionf, d´erivable deR dansR et telle que f◦f= cos.
II)Soit (xi)i∈[[1,n]]vecteurs deE, espace vectoriel de dimensionn; montrer que l’espace engendr´e par lesxi−xjest de dimension au plus ´egale `an−1.
Planche 71I abordable d`es la 1reann´ee I)R´esoudre, dansC3,
(a+b+c= 1 abc= 1
|a|=|b|=|c|= 1
II)Sifest continue etT-p´eriodique, montrer qu’il existe un uniqueλ∈Rtel que
Z∞
1
λ−f(t)
t dtconverge.
III)SoitA∈Sn(R) dont les coefficients diagonaux sont exactement ses valeurs propres aux mˆemes ordres de multiplicit´e ; montrer queAest diagonale.
IV) Soient X, Y deux variables al´eatoire ind´ependantes, r´eelles, strictement positives et de mˆeme loi ; montrer queE X
Y >1.
Planche 72Abordable d`es la 1reann´ee
I)Montrer que, sip1etp2sont deux projecteurs deEde dimension finie,p1+p2
est un projecteur si et seulement sip1◦p2=p2◦p1= 0.
Montrer que sip1+p2est une sym´etrie, alorsp1+p2=Id.
II)On donne un r´eel strictement positifc; trouver toutes les fonctions continues deR+dansRtelles que∀x>0, c
Zx 0
f2(t)dt6 Z x
0
f(t)dt2 . III)Montrer que∀(x1, . . . , xn)∈Rn,Xn
k=1
xk
2 6n
n
X
k=1
x2k.
Planche 73Abordable d`es la 1reann´ee
Montrer que la suite de terme g´en´eralxndonn´e parx0∈]0,1[etxn+1= r1 +xn
2 , converge et donner sa limite not´eel.
Donner un ´equivalent dexn−lau voisinage de +∞.
Planche 74Abordable d`es la 1reann´ee On suppose que le d´eterminant deA=a b
c d
,(a, b, c, d)∈Z4est impair.
Montrer queAε=aε
1 bε2
cε3 dε4
,(ε1, ε2, ε3, ε4)∈ {−1,1}4est inversible.
Peut-on g´en´eraliser `a une matrice de taillen?
Planche 75
SiAetBsont sym´etriques, r´eelles, on dit queA > Bsi et seulement si toutes les valeurs propres deA−Bsont strictement positives.
Montrer queA >0⇔ ∀X∈Rn,(AX|X)>0.
Montrer que>est une relation transitive.
SiA > B >0, montrer queB−1> A−1. Planche 76
On suppose queA= B C
tC x
, B∈Sn(R), C∈Rn, x∈Rposs`ede une valeur propre d’ordre de multiplicit´e au moins ´egal `a 2 ; montrer queCest orthogonal `a un vecteur propre deB.
Planche 77
Montrer que si (un) est d´ecroissante positive,P
unconverge si et seulement si un=o 1
n etP
n(un−un+1) converge.
Planche 78
Convergence et d´erivabilit´e def(x) = Z+∞
0
cos t3 3 +xt
dt.
Planche 79ESPCI, abordable d`es la 1re
I)Montrer quen= 1010. . .0101, comportant 2016 z´eros, n’est pas premier.
II)Soitfde classeC1deRdansR, telle que∃c∈R,∀t∈R,|f0(t)|6c|f(t)|; montrer que sif(0) = 0, alorsfest nulle.
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Planche 80I abordable d`es la 1reann´ee
I)Soientf une fonction deux fois d´erivable sur un intervalleI,a,betctrois points distincts deI; montrer qu’il existed∈Itel que :
f(a)
(a−b)(a−c)+ f(b)
(b−c)(b−a)+ f(c) (c−a)(c−b)=1
2f00(d).
Soitf ∈ Cn([a, b]), telle quef(a) =f0(a) =. . .=f(n−1)(a) = 0 etf(b) = 0 ; montrer qu’il existec∈]a, b[ tel quef(n)(c) = 0.
II)Montrer queA∈ Mn(R) telle queA3=AtAest diagonalisable surC.
III)Cours : ´enoncer le lemme des noyaux.
Quel est le polynˆome caract´eristique de la matrice `a blocsA B
0 C
? Planche 81II et III abordables d`es la 1reann´ee
I)Domaine de d´efinition def(x) = Z+∞
0
ln(x2+t2) 1 +t2 dt.
Montrer quefest d´erivable surR∗+et donner une expression simple def0. D´eterminerf.
II)Une urne contientnboules num´erot´ees de 1 `an; on tire toutes les boules sans remise. D´eterminer la probabilit´e d’obtenir la boule n◦1 auk-i`eme tirage.
mde ces boules sont rouges etn−msont blanches ; calculer la probabilit´e de tirer une boule rouge auk-i`eme tirage.
III)Montrer qu’il existe une suite (a1, a2, . . . , an) de r´eels tels que :
∀P∈Rn−1[X], P(X+n) +
n−1
X
k=0
akP(X+k) = 0.
Planche 82
I)On noteφ l’application qui, `a la matrice carr´eeM = (C1, . . . , Cn) associe M0= (C01, . . . , C0n) avecCi0=X
k6=i
Ck.
Montrer que φ est diagonalisable, trouver son polynˆome minimal et et son polynˆome caract´eristique.
II)A` f∈E={f∈ C0(R,R),∀x∈R, f(x+ 2π) =f(x)}on associeG(f) d´efini parG(f)(x) =
Z +∞
0
e−tf(x+t)dt; montrer que c’est un endomorphisme et trouver ses valeurs propres.
Planche 83I abordable d`es la 1reann´ee I) Pour fn(x) = x
1 +nx2, on d´efinit la suite (xn)n>1 par x1 > 0 et xn+1=fn(xn).
Montrer que (xn)n>1est monotone et converge vers 0.
Montrer que, pourn>2, 06xn6 1 n· Montrer que (nxn)n>1converge.
Donner un ´equivalent en +∞dexn.
II)Soient (Xi)16i6n,nvariables al´eatoires discr`etes mutuellement ind´ependantes.
Pouri∈[[1, n]], on noteYi=
i
X
k=1
Xk. ExpliciterM= (Cov(Yi, Yj))(i,j)∈[[1,n]]2 et
l’exprimer en fonction deA=
1 . . . 1
. .. ...
0 1
. Proposer un encadrement des valeurs propres deM.
Planche 84I abordable d`es la 1reann´ee
I) Soit A ∈ Mn(R) tel que AtAA = A; que dire des endormorphismes canoniquement associ´es `atAAet `aAtA?
Soit (a1, . . . , an) et (b1, . . . , bn) deux vecteurs non nuls, on poseM= (aibj)16i,j6n. D´eterminer une condition n´ecessaire et suffisante pour queMtM M=M. II)Montrer que sif solution non nulle de (E) :y00−exy= 0 surR+, alorsf s’annule au plus une fois.
Soitϕsolution de (E) telle queϕ(0) = 1 =ϕ0(0).
Montrer que∀x∈R+, ϕ(x)>x+ 1.
On poseψ(x) =ϕ(x) Z+∞
x
dt
ϕ(t)2; montrer queψest d´efinie surR+, qu’elle y est de classeC2, solution de (E) et born´ee.
Planche 85II abordable d`es la 1reann´ee
I) Deux variables al´eatoires discr`etes ind´ependantes X et Y suivent une loi g´eom´etrique de param`etrep∈]0,1[.
D´eterminer les lois deU= max(X, Y),V = min(X, Y).
CalculerE(U) etE(V).
II)Montrer que sif, d´erivable d’un ouvertUdeRdansR, admet un extremum local enx0, alorsf0(x0) = 0.
Donner un th´eor`eme ´equivalent lorsqueUest un ouvert deR2et le d´emontrer.
Trouver les extrema def(x, y) =|sin(x+iy)|2sur Ω ={(x, y), x2+y261}.
Planche 86II abordable d`es la 1reann´ee I)On donne 0< α <π
2 et∀n∈N∗, un= Zπ
0
sin(nt) 1−sin(α) costdt.
Trouver (an)n∈N∗telle que 1 1−sin(α) cost=
+∞
X
n=0
ancos(nt) et calculerun.
II)Pourn∈N∗etP∈Rn−1[X], montrer que le minimum de
n
X
i=0
(in−P(i))2 existe et le calculer.
Planche 87I abordable d`es la 1reann´ee I)´EtudierF(x) =
Zx 0
et x+tdt.
II)Trouver une condition n´ecessaire et suffisante pour que la matrice carr´ee r´eelleM, de taille 2n, antidiagonale et d’´el´ements antidiagonauxa1, a2, . . . , a2n
soit diagonalisable.
L’officiel de la taupe num´ero Page c MMXVIII ´Editions Officiel de la Taupe Gyroscope