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L'enseignement en commun et l'enseignement par groupes

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

]. SCHWEN/(

Extrait de : « Die Neue Landschule » (August 1955)

L'enseisnement en tommun et

I' enseisnement par sroupes

J. - NOTRE POINT DE VUE

"Aujourd'hui, !'Ecole veut développer et élargir les rapports entre l'étude et. la vie de la jeimesse. L'étude n'est plus la simple relation enfant - mat.ière - (Choisie pat· le maitre), niais un système complexe et fructueux de travaux ayant lew· sow·ce dans les faits de la vie tle l'enfant. Les formes déterminantes cle ce système d'éducat.ion sont. sans doute, <H:tuellemenl, l'e11seig11emenl en comm.1ttt et /' e11seignemen/ 1uu· r1rou11es ».

Le milieu le plus favorable au développemenl. co111plet de l'enfant serait le

>ni 1 ieu ru ra 1 :

- l'inst.it.uteur rural suit el guide l'enfant dès son plus jeuHC àge et. jusqu'ii son plein épanouissement. it l'âge d'homme.

l'enfant prend conscien<'e tic la vie de '\OH village, de so11 n1ilieu naturel, c.le sa solida1·ité ave<' ce 1nilieu et ùe la solidnrité de f'e milieu avec l'humanité entière.

li est. clone: 11écessaire de créer en t'lasse 1111 milieu social où l'enfant appren·

ùra, au sein du gronpe, ;, remplir ses devoirs !'ociaux envers ce groupe, afi11 que ce dernier puisse parliciper ù la vie de la communauté, 1·emplir sa fonction dans la communauté, les gron71es étant considérés l'011tme /Ps 1;el/nles vitale~

d.e 1 a co11111iunanté.

n .

RAPPORTS ENTHE LE TRA\'AJL E~ COi\L\lUN ET LE TRAVAIL PAR GROUPES.

"L'enseignement. !Jal' grnupes el l'enseignemenl en commun ne sont. pas

!-eulement des formes d'une méthode nouvelle d'éducation. lis sont. la vivante rxpre.'3Sion d'un développement intellectuel et moral : !'Ecole sort de son isole- 1nent, le maître de sa routine scolaire, pour établir un lien fructueux ent.rfl l'éducation et la vie. »

L'enseignement en commun est donc basé sur une observation ·rn commun cln monde : dans cette action en commun se développent le sentiment. de la vie de la communauté et l'énergie de vie tle la co1t1munaulé qui constituent Ja, base cie l'enseignement pa1· groupes. Dans toutes les formes pratiques de l'enseigne- mPn!, ce poinl ùe rlépart rommun el unique SPra vi~ible.

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Par son contact intégral el permanent avec la conununaulé. l'individu acquieii. une certaine connaissance du monde. A pal'tir de celle eonnaissance, le groupe éduque l'individu dans le sens social pour en faire un 111e111hrn de la communauté. Le plan d'éducation doit donc obligatoil'emenl s'oriente!' claofi deux sens :

- en cc qui concerne la fornhtlion de l'individu, il ùoil <111alyser el urdnnuer logiquement les différents don1nincs de la réalité, de la l'Onnaissance de

!'Univers.

- en ce fllli concerne ht f1wnrnlion fie l'èlre sociul, il rloit 01·<lo1111Pr, rllln~

l'haque groupe tic la communauté, les dif1érentes activités éducatin•s.

1 rT. - BASES DU PLAl\ D'EDUC:ATIO:\'

" La scieucc a ouvcrl ù l'ho111111e 111oder11c l'i11m1euse dcltcsse di: l'Uni\'ers.

fl:ous n'avons plus aujow·d'hui la possibilité de tout enseigner systé11mUcrue- ment ù !'Ecole. L'instruction n'est pas 11011 plus un bl'ef 1·0111lensé del" 1·onnais- sa11ces vitales. C'est pour cela que nous guidons l'hommll ver::; l'analyse vivaulc,

permanente el fructueuse de la réalité de la vie. Celle uri1'11ln/io11 ·ver~ ln réaUlé lie la "ie es/, la loi fonda1ne11/rif.e de I' Ecole primaire. Les rondi lions d'observa- tion de la 11at.urc el de la vie i\ l'école rurale facilitent t:e progrès dans la connaissance <le l'h11manitr. r.n situation de l'Pnfant tians son milil'U fainilial l'l social, ainsi que dans son milieu scolaire, rend obligatoire le dé\eloppc1111lnt des forme:> simples et natul'cllcs d'inst1·uclion : observations, récoltes, classc- 1ncnts, déno111brc111enl, etc ... Cc tr:n·ail scolaire s'étend aussi à des adi\ ilés de vie extra-scolaire et sollicite l'aidr· lies familles, ries eamnn1des, du \•illagc, et celle coll11.horn.tion donne il l'enfant la conscience totale clc la l'éalilé de la vie dn villagr, du pays natal, clc l'univers. Celle liai!'on a\'f'(' la viP s'rxpliqu1•

par trois principes fondamentaux 1) Prin!'iJIP d'immédiateU:

l\ous assorions ù nolre travail tout i·e que nous n•n1·011ti·ons riu roul's dr l'année i1 l'érolr, dans le villagP,, dans les champs, ù l'alclirr, Pl dlO f'Ontacl immé.dial avec lu simple réalité nous remontons il l'e!lse11re mêrne dPs r:hoscs,

;.11 pri11C'ipc élel'ncl clr toute rhosr. Nouf: rlrrouvronc; nin«i - souvl'nl !'1JJ1s lirn tlil'P.rf avc•c (l's Hdivités sr·olnirC!' - la rirhesse CfU'npporle toujOUl'S h1 pé:néll'a-

tiOD de la vie par l'esprit.

De l'outil, nous remonto11s ;, l'idée Cl'éàlrice dr l'oulil. J.·usage (conlart 1mmédial) en 1·om111un de l'outil et la réflexion sur cet usage tloi\·ent enJ'irhir

!'Education en commun.

:?) Priwipe <11· participalio11

Par l'exploration du village, en éCl'ivant le u LiVl'e du villa;;e '" 1111us 11e nous ('llllfe1tlOJ1S pn'l r('(lfurlier llOll'P viJlngP, lllllÏS 11f'll1S l'Pngi~'iOll'> Pll l:tlll tfllf' IJ\Clll·

hl'es rl11 villagP, rt nnus sentons notrn parlidpalio11 it la \'ie prése11tc, m;iis 11ussi passée el future du village, 11011~ ~entons notl'e solidarité il\'l'l: les ~éncl­

rations passées el futures.

Cela rattache l'P11seigne111e11l :'1 la vie. L·e11seignc1ncnt se fait donr par et pou1· ln <·01111111111<\uté. L'éduralio11 dP l'enfant doit don<' <>e faire i1 pal'tir dl'

~on rniliru.

L'enseigne111cnl par grouprs et l'pnsrignement c·11 1·01111111111 sont les s11ite'i logiques de i·e principe de participation.

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3) Principe u ct'aide <le vie »

L'éducation doit aider à connaitre la vie el, par co11séquent, ù vivre rnieux.

A la fin de la scolarité, on doit constater que les f01·ces physiques et spir~- t uclles développées pendant la scolarité, se manifestent dans la vie et 1lan!\ la vie et dans la profession.

Mais si l'école doit, guider l'e11funtJ vers une juste do111inat,ion de la vie, elle doil., dans la vie en conrnrn.n développer les vertus de la de pratique commune 1enseigne111cnl par groupes et, dans ses rapports a.vec la réalité (enseignement rn ro111mw1) reconnaitre les faits et en savoir trouver de multiples applications.

-') Lrs /Jases lin travail en é1Lucatio11.

L'euseigncrnenl en co111111un rcposi: sur le principe de contact innnédial avec la vie.

L'PllSeigneinent par groupes dévuloppe l'esprit de tra\ ail en commun.

Le travail éducatif, dans la recherche personnelle, se dirige d'un côté vc1 s la connaissance de l'univers el élargit nécessnire111ent le 111onde matériel et

<:phituel de notre milieu. En même temps, se développent. les habitudes de calcul el de langage, outils de la connaissance. L'e11(/'1Lineme111 à ces ha/.Jitude,; doit se faire en li<LiSDlb permanente avec la con11ais.su11cc cl11 11w11ule. Mais il c st uécessnire, en rnêmc te1nps, d'analyser les différentes parties de celle connais- sance pour la mettre à la portée des enfants. Chez l'enfant 111è111P, doh·cnt se développer les clartés nécessaires jusqu'à cornplètc compréhension, avan! la réintégration de chaque partie dans le tout. Il /1wt <iétoillPr le.~ con naissances mai.t toujours replacer le détail tlcms l'e11sem1Jlc.

Tandis que les techniques de développement (calctù, lecture, vocabulaire ... ) doivent èlre graduées du facile au rlifiicile, du simple au co11lplcxe, la compré- hension du monde se faiU par le milieu. Notre tnwail d'éducation n'est pas fini avec cet étagement,. li fnut aussi ranger le!\ connnii:sances sur le monde dans la vie de l'école. Les techniques divisent la classe en différents groupes. Donc, pour cornvrendre le rnon<le, on esl obligé tle faire des groupes selou les niw11ux ùes techni(1ues. D'où trois points principaux de notre l!·a,·ail dnn!\ une ch\!'S"

rurale:

1°) ComrnÎ!'"allC(> du pays el d11 inonde;

2°) Etude des terhniques en liaison O\'eC la l'Onnai!'sancc du 111011de ; 3°) Pénétration, rnaitrisc du monde au rnoyen des techniques parfaite111ent

;u·qui-;cs.

JV. - PLA:'ll D'EDUCATION A L'ECOLE nURALE.

De la con{'eplion de l'enscignelllellt fondé sur la CCllUtaissauce de l'houuu~

et de son milieu, 11011!\ avons établi un plan cies matières et des tn~vaux

M11califs. L'analyse de ln réalité facilite les p1ogrl•s cl1' la ro1111ai.;sn11ce llu 111onùc.

Pur cxe111ple, avec un débutant, nous ne co1111nc11çons pas fi lui apprendre il lire rnnis 11ous développons, en contact avec l'e11tourage, le~ ''alcurs inlellec- tuelles du langage, la formation des nombres, etc ... Peu :'i peu, gràce à ces c01rnaissances, l'enfa11t, de Juj-rn1i111e, cherche ,\ lire cl à co111pter et trouve le moyen de lire et de co1npter. Suhant ce processus, il peut t1ès bien co111plélcr ses connaissances par le inoyen du li\'l·e. La science apporte une aide impor-

t~mlc car la vie l1tUJH\i11c est trop cou1·te pou1· lJU'un inclivicl11 pub. e tout décou vrtr par lui-môme.

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\' EilIPLOI DU TEMPS

JI est la l'ésultanle du rnngernent. des différentes bases de travail.

Pre1nière, deuxième el troisième l1enrcs de la matinée:

Trovail en com11111,11 : Acquisitions des nouvelles connaissances .

.\!ilicu d1• la journée: travail par yro1t11c.~. Apprentissage des tecl111it1ues Les groupes sont constitués selon les 11ivea11.r des enfnnts et non selon les

~gef'. Ainsi, il n'y, <L 1111s tic rctur<lé-s.

Ce trnvail nécessite de no111breu." livres, 1u1 matériel abondant.

Fin rie jo11rnée: activités colledives. Chant. Follwrc (légendes du village, ninin1ien des <"Outu111es).

NOTE:

1~·11111toi c/11. il'mps: E11 ,·\lleuiag11e, la dass1· a lieu dt> 7 h. i1 li li. Pll élé ; de X h. à 1:1 li. en hh·e1"

Après-111idi : travaux facultatifs.

(ReuseignP111ents extraits du Rapport de la ~lission d'études en Alle111aguc -

f< a11 20 sepletnbre 1955 - et publiés dnns le Bulletin de lu Section du Gard uu

S.:-\.1. de llHLl'S·a\'ril l!l5G) .

... ... ...

L' l.C.E.M. va avoir son délégué en Ch ine Popula ire

C'est gràce iL la fois aux sacl'ifices de I 'Associa lion pour Les relations cuJ- t u relies a \'e(' l 'él rnnger el à ceux de l'Association des Amitiés Frnnco-Chi- uoises q11e nous <levons l'elle faveur.

Nous serons dignes de ce choix. Cer- tes, nous ue nous li111iterons par étroi- tement it l'i. C. E. i\I. et ce ne sern

JHlS du nouv1'a11 : nous avon~ toujours d1e1Thé .:. faire wot'iler de nos lra-

va lL'< coopératifs lous ceux qui vou-

laient le faire.

i\l11i::. l'I.

c.

E. i\l. 11c peul 111n1H111c1 d'èfre l'<'u11e de œtlc aclivill: collec- tive. Et, gràce nu retard du départ de la délégation, nous avons pu orga- nisPt' f rès sérieuse111eut le voyage eu Chine Populaire.

li faut. que celle nouvelle activité soit elle aussi collective. Ne 111anquez pas de nons écrire .e! d'apporter ".'os critiques, vos propos1t1orys, vos besoms personnels, des dé ta 1 1 s nouvea~1x

rl'exéc11tion de noire plan de trav<111.

1. - REAUSrlTJONS - L'éducation traditionnelle chinoi·

se dans la fa111illc (altitude uuitlanfeu).

Quell<~s étaient dnnc les relalious pa-

rents-enfants? Qu'y a-t-il de nOU\'eau de ce l'ôfé ? (Propos il ion ~c _l"rein?t).

- Documentation s111· 1 onentahon gé11érale de l'ensci~ne111ent résulln11I

de l'évolution sociale du pays el. ré- percussion sui· les méthodes et le~

procédés.

- Docu111e11ls typiquement chinois sur la \'ie de l'enfant dans telle région agricole ou industrielle (Ex : u L'en- fant de Pékin n) s11sreplibles d'ètre Pdifés en B.T., en films fixe~ ou sur fic lies doct1111e11tui1·cs.

- Documents généraux sur : h géographie physique, la géographie éconou1ique, h géographie humaine.

ll. - connESPONDANCE La publication de tels docullle11ts 11e suffit pas. Nous devons nouer et conserver de:- relafiom; pHr corres- pondance entre uiaitres sur le tra- vail eu classe c1 entre classes. Selon les goûts de nos correspondants chi- 11ois des contrih11tions pourront être appÔrtées pour le travail <les diffé·

rrntcs commissions.

Donc que les responsahle:o- de com- inissions, les enseignants membres nu non de l'T. C. E. i\L, et surtonl Les jrnncs qui viennent mnintennnt à nous, nous écrivent assez vite. ris recevront de toute façon un compte- rnndu aussi détaillé que possible.

Ror.rn LALLEMAND.

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