1 Séquence réalisée par E. DAGORNE et F. JANNAS à partir d’une proposition de F. SAINTE-ROSE-FRANCHINE – LGT de Bellevue
Thème G2 :
Une diversification des espaces et des acteurs de la production
Partie 1 :
Diversification des espaces et acteurs de la production à l’échelle mondiale
Axe 2 : Les espaces de production dans le monde : une diversité croissante
Intro :
Face à la mondialisation et à une consommation croissante, les espaces productifs sont de plus en plus diversifiés et spécialisés. Ils s’organisent aujourd’hui à toutes les échelles, formant de réseaux complexes, hiérarchisés et marqués par des phénomènes de partenariats / concurrences. Dans ce contexte, on assiste à l’émergence de nouveaux acteurs et à la numérisation du monde qui favorisent une recomposition des espaces productifs.
Problématique :
Comment la mondialisation participe-t-elle à la recomposition des espaces productifs à différentes échelles ? Dans quelle mesure provoque-t-elle une diversification et une spécialisation des espaces productifs?
I- L’espace productif mondial en recomposition
Capacités mises en œuvre :
- Maitriser les repères spatiaux
- S’approprier un questionnement géographique
- Identifier les ressources/contraintes d’une situation géographique - Construire une argumentation
- Pratiquer différents types de langage
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A) La diversité des espaces productifs majeurs
Activité 1-A :
Consigne : Identifiez les différents types d’espaces de production et leur vocation, puis expliquez comment se recompose l’espace productif mondial. (docs 1 p.110, A et B) [doc A = 1 p.100 Nathan et doc B = 2 p.115 Belin]
Pour cela, complétez le tableau ci-dessous.
Mise en commun et compléments :
Les espaces productifs sont diversifiés à travers le monde et permettent aux hommes de satisfaire leurs besoins dans de nombreux domaines tant physiologiques que matériels….
Exemple d’espace productif localisé
Différents types d’espaces de
production
Vocation Comment se recompose l’espace productif mondial ?
Grandes plaines
céréalières d’Amq du Nord + Brésil, Europe Centrale et de l’Est, plaines d’Asie centrale
Espaces productifs agricoles
Agriculture productiviste Agribusiness
Greniers de la planète
On constate que les 3 premiers espaces industriels (Amérique du Nord, l’Europe occidentale, l’Asie orientale) polarisent l’essentiel des espaces de production et donc de la richesse dans leur aire de puissance respective. Cependant leur part dans la production des richesses recule. En effet, leur part dans le PIB mondial est passé de 65 % à 45 % depuis la fin des années 1990. A partir de 1970, ces pays développés ayant connu l’industrialisation au XIXème siècle et au XXème siècle ont été frappés par des crises industrielles (mines, industries lourdes, industries de biens de consommation…). On a assisté à des fermetures de sites industriels ou à la délocalisation vers des pays à bas salaires.
C’est un nouveau paradigme.
La localisation des activités est remise en question par l’hypermobilité (internet, la révolution des transports). Les pays du Nord sont concurrencés par l’émergence de nouveaux espaces de production bénéficiant des avantages comparatifs. Le rôle des TIC (technologies de l’information et des communications) et la révolution des transports est primordial dans la recomposition des territoires industriels.
La redistribution des espaces de production industrielle bénéficie aux puissances industrielles émergentes comme la Chine, le Brésil, l’Inde, la Turquie, la Malaisie, l’Indonésie qui représentent les nouveaux espaces productifs. La nouvelle carte industrielle privilégie surtout l’Asie orientale ou convergent les grands flux de la délocalisation. On peut affirmer que la géographie de la production des richesses se recompose à toutes les échelles. En Inde, la ville de Bungalore peu peuplée en 1950 est devenue une métropole millionnaire (8.5 millions d’habitants) Littoral de l’Asie orientale
comme le port de Busan ou de Singapour
Espace industriel d’exécution et de logistique
ZIP : une zone industrialo-
portuaire constituée d’usines et de terminaux à conteneurs.
Plateforme pétrolière dans le Delta du Niger Golfe persique, Alaska pour le pétrole
Mines d’Afrique du Sud Mines d’uranium en Calédonie
Gaz de schiste dans le Nord des EU
Espaces industriels d’extraction
Extraction de matières premières (minerais, hydrocarbures, etc)
Silicon Valley
Espace tertiaire du supérieur
Finance, sièges sociaux, bourses de valeurs, assurances
Disney World en Floride Ile Maurice
espace productif touristique
Parcs d’attraction, tourisme balnéaire, etc
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surnommée la Silicon Valley indienne ».
Elle est la capitale des nouvelles technologies en Asie.
Et si vous voulez une réponse rédigée :
On distingue ainsi plusieurs types d’espaces de production dans le monde.
D’abord les espaces productifs agricoles en Amérique du nord. Il s’agit d’une agriculture productiviste et commerciale - agribusiness. Ces grandes plaines nord-américaines sont, avec l’espace agricole brésilien, les plaines d’Europe centrale et de l’Est, les plaines d’Asie centrale, les greniers à blé de la planète.
Ensuite, 2 types d’espaces industriels : le 1er est un espace d’exécution et logistique, localisé en Asie orientale comme à Busan, en Corée du sud. Il Cette ville accueille l’une des plus importantes ZIP du monde : une zone industrialo-portuaire constituée d’usines et de terminaux à conteneurs. Cela est révélateur des espaces productifs d’extraction que l’on retrouve par une plate-forme pétrolière située dans le delta du Niger (Nigéria).dans tout le Golfe persique ou l’Alaska pour le pétrole par exemple.
Puis nous observons un espace du tertiaire supérieur (finance, sièges sociaux, bourses de valeurs, assurances) caractérisé par la présence d’un CBD situé à Londres, métropole mondiale au Royaume-Uni. C’est la City).
Enfin, nous relevons 2 types d’espace productif touristique : les parcs d’attraction à Disney World en Floride (USA) et le tourisme balnéaire à l’île Maurice dans l’océan indien.
On constate que les 3 premiers espaces industriels (Amérique du Nord, l’Europe occidentale, l’Asie orientale) polarisent l’essentiel des espaces de production et donc de la richesse dans leur aire de puissance respective.
Cependant leur part dans la production des richesses recule. En effet, leur part dans le PIB mondial est passé de 65
% à 45 % depuis la fin des années 1990. A partir de 1970, ces pays développés ayant connu l’industrialisation au XIXème siècle et au XXème siècle ont été frappés par des crises industrielles (mines, industries lourdes, industries de biens de consommation…). On a assisté à des fermetures de sites industriels ou à la délocalisation vers des pays à bas salaires. C’est un nouveau paradigme.
La localisation des activités est remise en question par l’hypermobilité (internet, la révolution des transports).
Les pays du Nord sont concurrencés par l’émergence de nouveaux espaces de production bénéficiant des avantages comparatifs. Le rôle des TIC (technologies de l’information et des communications) et la révolution des transports est primordial dans la recomposition des territoires industriels. La redistribution des espaces de production industrielle bénéficie aux puissances industrielles émergentes comme la Chine, le Brésil, l’Inde, la Turquie, la Malaisie, l’Indonésie qui représentent les nouveaux espaces productifs. La nouvelle carte industrielle privilégie surtout l’Asie orientale ou convergent les grands flux de la délocalisation. On peut affirmer que la géographie de la production des richesses se recompose à toutes les échelles. En Inde, la ville de Bungalore peu peuplée en 1950 est devenue une métropole millionnaire (8.5 millions d’habitants) surnommée la Silicon Valley indienne ». Elle est la capitale des nouvelles technologies en Asie.
B) La diffusion de l’activité productive vers de nouveaux espaces.
Activité 1-B :
Consigne : Montrez comment un espace montagneux et aride devient un espace productif stratégique pour le monde ?
Vous répondrez à la question en réalisant à partir de l’exemple proposé dans le document 1 p.121, une carte mentale.
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Mise en commun et compléments :
Cette photographie aérienne prise en oblique, met en relief un site industriel d’extraction : le Salar d’Atacama situé dans les Andes au Chili entre 2000 et 4000 m d’altitude. Dans ce désert, le « triangle du lithium » situé dans un espace transfrontalier (Chili, Bolivie Argentine) se trouve l’une des plus grandes réserves de ce métal très convoité par l’industrie des batteries. Cet espace productif stratégique est très recherché par les FTN de l’Amérique du Nord et de la Chine (1er fabricant de batteries au monde.) De nouveaux espaces productifs longtemps marginaux sont intégrés dans la mondialisation et donnent un nouveau souffle à l’espace économique mondial marqué per l’apparition de nouvelles technologies (ici, la production de voitures électrique…). IL s’agit de périphéries intégrées dans le nouveau système industriel mondial.
Ainsi, les besoins matériels induits par les révolutions technologiques favorisent la mobilisation de nouvelles ressources naturelles et humaines.
Activité à la maison
Consigne : En quoi les investissements étrangers transforment- ils l’Ethiopie en un nouvel espace productif et dans quelle mesure faut-il nuancer les résultats de ce « partenariat » pour l’Ethiopie ? Visionnez, la vidéo de 4 min sur : l’Ethiopie, la nouvelle usine de la Chine : Lien page 115 du manuel : www. Lienmini.fr/geo1-32
Vous rédigerez une brève introduction, puis un développement structuré d’une quinzaine de lignes : I - l’Ethiopie, un nouvel espace productif, fondée sur les ressources humaines
II - Les limites de ces « partenariats » pour l’Ethiopie.
Coups de pouce :
- N’oubliez pas que l’introduction est structurée en 3 parties (présentation organisée du sujet, pbq, annonce du plan)
- Pensez à structurer votre développement en paragraphes reprenant les grandes lignes de la consigne.
- Pensez à adopter une forme adaptée à cet exercice de la « question problématisée » (alinéas, sauts de lignes, transition…)
Le Salar
Nature du doc
photographie aérienne prise en oblique
Où ?
Atacama, dans les Andes chiliennes, entre 2000 et 400 m
d’alt. - Vaste désert Espace transfrontalier entre Chili,
Bolivie et Argentine
Quoi ?
« Triangle du lithium », une des plus grande réserve de ce métal au
monde (utilisé par l’industrie des batteries)
Espace productif attractif Espace convoité par les
FTN d’Amq du Nord et de la Chine (1er fabricant de
batteries au monde
De nouveaux espaces productifs longtemps marginaux sont intégrés dans la mondialisation et donnent un nouveau
souffle à l’espace économique mondial marqué par l’apparition de nouvelles technologies (ici, la production de voitures électrique…). Il s’agit de périphéries intégrées dans
le nouveau système industriel mondial.
5 Séquence réalisée par E. DAGORNE et F. JANNAS à partir d’une proposition de F. SAINTE-ROSE-FRANCHINE – LGT de Bellevue
Mise en commun et compléments :
L’Ethiopie est un « géant africain en devenir ». Ce PED, de plus d’un million de km2, peuplé de 100 millions d’habitants se situe en Afrique de l’Est et dispose de nombreux atouts qui le rendent de plus en plus attractifs pour ses « partenaires » étranger : sa main d’œuvre disponible et bon marché (25 $ mensuel ou 50 $ contre 300 $ en Chine), sa fiscalité avantageuse (exemption de droit de douane, exonération d’impôts pendant 10 ans). Le pays est ainsi devenu la principale destination des investissements asiatiques et particulièrement chinois en Afrique. L’Ethipie est devenue une puissance régionale marquée par un taux de croissance élevé.
Dans quelle mesure les investissements étrangers transforment-ils l’Ethiopie en un nouvel espace productif attractif ?
Après avoir mis en exergue les multiples atouts de ce nouvel « eldorado », nous nous interrogerons sur les limites de ces investissements.
En misant sur de nombreux atouts, l’Ethiopie est devenue un espace productif attractif pour l’Asie.
La Chine apparait comme la locomotive de l’industrialisation de l’Ethiopie à tous les points de vue. Elle investit dans le pays en délocalisant ses industries de main d’œuvre à faible valeur ajoutée. L’Ethiopie devient ainsi l’usine « low cost » de la Chine. Des ZES (zones économiques spéciales) poussent comme des champignons au nord et au sud du pays, et au centre autour d’Addis-Abeba, la capitale, les capitaux investis viennent de l’Exim Bank of China. L’Empire du Milieu investit également dans les secteurs du BTP, des transports et des télécommunications.
Depuis 2016, un nouveau train vers Djibouti a été inauguré permettant un accès maritime dont l’Ethiopie est dépourvue. Cette nouvelle liaison ferroviaire réalisée par des entreprises chinois a permis le désenclavement du pays ouvrant son commerce aux flux maritime Asie-Europe par la Mer Rouge et le Canal de Suez puisqu’il ne faut plus que 10h pour rallier Addis Abbeba à Djibouti (au lieu d’une semaine avec l’ancienne ligne).
Les investissements chinois rendent le pays de plus en plus attractifs aux autres FTN étrangères, qu’elles soient japonaise, indiennes, turques, occidentales et taïwanaises. C’est le cas d’Everest Textile, une société taïwanaise profite des atouts de l’Ethiopie afin de produire des articles pour des firmes comme Nike, Guess, Décathlon…. Ou encore du groupe suédois H&M qui ont délocalisé des usines de production textile dans ce pays. La présence étrangère favorise le développement de ce pays grâce à l’industrialisation. En 2020, de nouveaux parcs industriels permettront au secteur industriel de représenter 20% du PIB et 50 % des exportations en 2025. Le taux de croissance économique est de 9% (11 % en 2017), un miracle pour un ancien PMA devenu un « lion d’Afrique » à la croissance soutenue.
S’il est évident que l’Ethiopie profite de ces investissements,
Ces multiples partenariats financiers et matériels suscitent des critiques.
Certes, l’Ethiopie diversifie son économie et réduit le chômage (25 % contre 8% en France) et par conséquent limite les flux d’immigration à destination des pays du Nord. De plus, son industrie bénéficie de coûts de production avantageux. L’Ethiopie est perçue comme un nouvel eldorado salarial ( 60 $ pour un ouvrier contre 600 en Chine) attirant les investisseurs. Ce partenariat est intégré dans une stratégie plus globale de la Chine. Ce territoire fait partie d’un maillon essentiel des « nouvelles routes de la soie », projet dont les enjeux sont multiples (domination de l’économie mondiale, contrôle géostratégique des flux de matières 1eres et énergétiques etc…) .
Cependant, le risque pour l’Ethiopie est de voir des pays voisins comme L’Erythrée, le Soudan, le Kenya, la Tanzanie disposant d’un débouché maritime et des ports modernes la concurrencer dans le futur. De plus, l’économie éthiopienne se tourne vers l’extérieur d’où une extraversion de son économie et son exposition aux crises économiques internationales.
J’annonce le thème de ma 1er partie :
A/ La Chine, comme locomotive de l’industrialisation de l’Ethiopie
B/ L’Ethiopie, devenu espace productif attire et en tire les bénéfices
A/ L’Ethiopie au cœur d’un dvpt stratégique
B/ L’Ethiopie, face aux concurrents voisins
6 Séquence réalisée par E. DAGORNE et F. JANNAS à partir d’une proposition de F. SAINTE-ROSE-FRANCHINE – LGT de Bellevue
Enfin, on peut craindre un impérialisme économique venant d’un pays non démocratique (la Chine). Les échanges commerciaux de l’Ethiopie avec le monde sont déséquilibrés. Ce pays présente un déséquilibre de sa balance commerciale en 2018. L’Ethiopie n’est pas vraiment gagnante dans l’affaire : elle exporte l’équivalent de 3 milliards de dollars par an principalement des fleurs et importe 5 fois ou 6 fois plus en valeur (16 milliards). Elle importe plus qu’elle n’exporte (le déficit est supérieur à 13 000 millions de dollars). Elle exporte majoritairement des produits agricoles (café, thé, sucre, graines oléagineuses, maïs) et des matières 1eres et énergétiques (or fer gaz naturel, étain, tantale : métal rare utilisé dans la fabrication de produits électroniques, hydrocarbures). Nous avons un exemple de la recomposition en cours de la géographie de la production de produits textile et d’habillement. Cette activité qui était concentrée jusqu’en 1970, dans les pays occidentaux (USA et Europe de l’ouest) s’est déplacée vers l’Asie et le continent africain à la recherche d’une main d’œuvre bon marché. En dehors de l’Ethiopie, on retrouve le Bangladesh, le Vietnam.
C) La spécialisation de certains espaces productifs
Ecoute active :
Les centres dominants sont les moteurs de la division internationale du travail (DIT) cf Doc 2 P 133 Magnard. De ce fait, la production du savoir demeure l’apanage de quelques Etats. 5 pays polarisent les 2/3 de la recherche- développement (dont 1/3 pour les USA.). La Chine dépose depuis 2011 plus de brevets que le Japon ou l’Allemagne.
10 pays contrôlent 70 % de la production industrielle mondiale. Des technopoles comme la Silicon Valley en Californie dominent la production de haute technologie. Autour des centres, apparaissent les périphéries intégrées, fournisseurs de matières 1eres agricoles, minérales et énergétiques puis les pays-ateliers bénéficiant d’une main- d’œuvre bon marché. Enfin, les marges évitées ou périphéries marginalisées écartées par la mondialisation libérale ; ces pays sont pour la plupart des PMA ravagés par l’instabilité politique, les guerres, les risques de pandémie ( ébola, etc ). A l’échelle locale, dans les métropoles mondiales, des quartiers dominent la production de services financiers.
On peut citer comme exemple : le quartier de Manhattan avec la bourse de Wall Street à New-York, la City à Londres. Cependant, les places financières des métropoles émergentes concurrencent celles de la Triade. Ainsi, Shanghaï, Dubaï, voire Sao Paulo détiennent 40 % de la capitalisation boursière mondiale.
II- Les acteurs des espaces productifs
Capacités mises en œuvre :
- Maitriser les repères spatiaux - Prélever des informations
- Confronter et critiquer des docs de nature diverse
- Identifier les ressources/contraintes d’une situation géographique - Construire une argumentation
- Pratiquer différents types de langage
A) Le poids prépondérant des firmes transnationales Activité :
C/ L’Ethiopie, face à l’impérialisme étranger
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Consigne II-A-1 : A partir des doc 2 page 111 et doc.C : montrez que les FTN sont devenues des acteurs puissants de la production dans le monde. (décrivez leur répartition géographique, précisez dans quels secteurs d’activité, elles sont positionnées, décrivez leur stratégie pour se développer…)
Mise en commun :
Les FTN sont des acteurs puissants de la mondialisation en suivant des logiques et des stratégies dynamiques pour conquérir des marchés dans le monde.
Leur répartition géographique montre un déséquilibre. Leurs sièges sociaux sont situés principalement dans les aires de puissance. Ce sont les pays du Nord issus de l’Amérique du Nord (USA), de l’Europe occidentale (principalement, Allemagne, France, Royaume-Uni…)et de l’Asie orientale( Chine maritime, Japon, Corée du Sud, Singapour, Taïwan…). Elles sont puissantes, certaines comme Walmart enregistrent des milliards de chiffres d’affaires (500 millions de ventes en 2017) et ont davantage de poids que certains Etats (Walmart, par ex, a un chiffre d’affaires dépassant le PIB de l’Iran ; Toyota dépasse la Colombie). Elles sont spécialisées dans des secteurs tel que le commerce, l’énergie, l’automobile, l’électronique.
On peut noter également la montée des FTN des pays émergents qui concurrencent celles des pays du Nord en rachetant d’autres groupes en difficulté. Ainsi TATA GROUP, une transnationale indienne (doc 5 p 123) a racheté les groupes comme FORD (USA), JAGUAR, LAND ROVER( R.U)….Ces FTN contrôlent 123 des 500 premières FTN du monde. Elles bouleversent les rapports de force mondiaux en contrôlant de nombreux secteurs (mines, énergie, agriculture, électronique, finance, commerce..) et partent à la conquête du monde..). Il en résulte des tensions géoéconomiques et géopolitiques entre les pays du Sud et ceux du Nord (Chine et USA) et de même que la paralysie de certains organismes internationaux (OMC, FMI…) D’autre part, les FTN sont les principaux agents de la mondialisation. Leurs investissements directs à l’étranger (IDE) ont explosé (« produire aux meilleures conditions salariales et fiscales). Ils ont été multiplié par 10 durant les 25 dernières années à travers le monde. Elles sélectionnent les espaces productifs qui proposent le plus d’avantages comparatifs (fiscalité intéressante, zones franches..). Cependant, les délocalisations ne représentent que 5 % des IDE. La plupart de ces investissements concernent la conquête de nouveaux marchés. Par exemple, Nestlé réalise 90% de son chiffre d’affaires à l’étranger.
Les FTN organisent ainsi les chaînes de valeur ajoutées (ou supply chain) en cherchant à produire le plus efficacement au moindre coût à toutes les échelles d’où l’explosion des flux d’échanges matériels et immatériels.
Elles jouent un rôle crucial dans le commerce mondial (de la conception des produits à leur commercialisation).
Activité [Approfondissement]
Dossier page 126 : « L’Iphone d’Apple, une chaîne de valeur mondialisée »
Consigne II-A-2 : montrez l’importance et les limites de ces chaînes de valeur pour les entreprises engagées dans la mondialisation ?
Travail à faire à la maison ou travail de groupe avec restitution d’un rapporteur.
Mise en commun :
L’Iphone d’Apple est un produit innovant apparut en 2007 en Californie. 10 ans plus tard, c’est 1,4 milliards d’exemplaires qui ont été vendus. Mais Apple est l’objet de nombreuses critiques.
Quelle est l’importance et les limites de la chaine de valeur mondialisée d’Apple ?
La chaine de valeur de l’Iphone est marquée par la participation de nombreux pays. Il s’agit des pays du nord et des pays du sud (on y trouve à la fois des pays émergents et des PMA).
Parmi les principaux pays impliqués dans la chaîne de valeur de l’Iphone, on peut citer : -d’abord, les USA : la conception du produit est réalisée dans la Silicon Valley en Californie ;
-Ensuite, les pays fournisseurs de matières premières (lithium, cuivre, cobalt…). Il s’agit du Brésil, de la Chine, du Chili, de la RDC, de l’Australie, de la Nvelle-Calédonie, de la Zambie,
- puis les pays producteurs de composants électroniques (wifi, circuits imprimés, processeur, mémoire…). Ce sont les USA, des pays de l’Europe de l’ouest comme la France, l’Italie, l’Allemagne etc…des pays d’Asie : la Chine et la Mongolie fournirait des verres et des hauts parleurs
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-Enfin, l’assemblage se fait en Chine mais aussi en Inde depuis le 1er semestre 2019 (ces 2 géants démographiques disposent d’une main-d’œuvre abondante et bon marché) et la diffusion est assurée par des magasins localisés en Amérique du Nord (USA : 271), en Europe occidentale (113), en Chine (50). Ces pays disposent d’un marché de consommation considérable. Il existe des marchés prometteurs au Moyen-Orient et en Inde.
On peut remarquer que la Chine est présente dans tous les maillons de la chaîne de valeur ajoutée sauf au niveau de la conception, apanage des Usa, lieu d’origine d’Apple
Par ailleurs, la Chine est un maillon essentiel des chaines de valeur. Le Taiwanais Foxconn produit 50% des iphones du monde à Zhengzhou. C’est le principal sous-traitant d’Apple. Il a installé un site d’assemblage dans le Henan province située dans la chine intérieure. La capacité de l’usine est de 500 000 iphones par jour.
Cependant des débats font émerger des limites sur la production de l’Iphone.
D’abord les conditions de travail sont dénoncées par des enquêtes internationales. Les salariés sont peu rémunérés pour des horaires lourds (plus de 60 heures par semaine).
Ensuite Apple comme beaucoup de FTN a recours aux paradis fiscaux pour s’acquitter le moins possible de ses obligations fiscales.
Enfin, le non-respect du « made in America » est l’objet de tensions entre les USA et la Chine.
D. Trump (et son credo « American first ») menace d’augmenter les taxes de douane sur les produits d’Apple, s’il n’y a pas une relocalisation de la firme aux USA.
Mais les choses sont plus complexes, d’après les économistes, la richesse est surtout due à la conception des ordinateurs et des smartphones et non à la fabrication dans les usines d’assemblage.
Pour eux, le fait de se consacrer à la recherche, au design et à la gestion de l’approvisionnement de la chaîne de valeur ajoutée génère un avantage concurrentiel substantiel pour les USA.
De plus, la flexibilité est un autre avantage considérable. Ainsi, aux USA, il n’y a pas assez d’usines réflexives et réactives en quantité suffisante. A l’inverse, en Chine, il est possible de faire travailler en pleine nuit 8000 salariés aux USA, il faudrait attendre 9 mois pour obtenir le même résultat).
B) D’autres acteurs jouent tout aussi important dans les espaces productifs
Ecoute active :
Il s’agit des Etats qui fixent le cadre juridique, fiscal et social dans lequel les entreprises évoluent.
L’Irlande taxe par ex. les entreprises à hauteur de 12.5 % (33 % en France) et par conséquent, abrite plusieurs sièges de FTN européennes comme Ryanair. Par ailleurs, les Etats aménagent leurs territoires pour les rendre attractifs. La France dispose d’infrastructures de transport de qualité ce qui attire des FTN comme Amazon. Enfin les Etats et les FTN ont des intérêts partagés. Ainsi certaines FTN peuvent être contrôlés par des Etats comme Gazprom. En cas de relocalisation, le pays d’origine est privilégié et les Etats ont la possibilité d’imposer des mesures contraignantes aux FTN (taxes aux GAFAM, normes environnementales aux groupes industriels).
Les organisations régionales facilitent aussi la mobilité des hommes, des capitaux, des marchandises et des services.
Ainsi, une FTN implantée au sein de l’UE, profite d’un marché de 450 millions d’habitants.
Enfin de nombreux contre-pouvoirs (syndicats, ONG) font pression pour imposer des règles de bonne conduite aux FTN (le non-respect des règles : travail des enfants, condition de travail.
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III- L’économie numérique modifie les espaces de production
Capacités mises en œuvre : - Prélever des informations
- Confronter et critiquer des docs de nature diverse - Lire une carte
- Construire une argumentation - Pratiquer différents types de langage
- Utiliser le numérique pour réaliser des présentations (ici, infographie) A) Des systèmes productifs bouleversés
Activité :
La classe est divisée en 2 : Une 1ère moitié travaille en binôme sur la consigne 1 (BTAX) ; l’autre moitié sur le phénomène croissant d’uberisation (consigne 2) – A titre personnel, je compte privilégier l’infographie.
Pour l’émulation entre les groupes, le groupe 1 votera pour la meilleure infographie réalisée par le groupe 2 et inversement.
Consigne III-A-1 : Après avoir présenté ce que sont les BTAX, montrez l’importance de la révolution numérique dans la recomposition de l’espace productif mondial. (dossier p.128)
Vous pouvez rédiger votre réponse ou réaliser une infographie via le site CANVA.
Consigne III-A-2 : Après avoir présenté brièvement ce qu’est l’ubérisation des services, montrer que ce phénomène provoque une recomposition du système productif traditionnel, puis, présentez les limites des plateformes de consommation sur internet.
https://www.vie-publique.fr/fiches/270196-quest-ce- que-luberisation + doc.7 p.125 + https://www.francetvinfo.fr/economie/l-uberisation- une-nouvelle-maniere-de-consommer-du-
service_1230417.html
Vous pouvez rédiger votre réponse ou réaliser une infographie via le site CANVA.
Les ambitions mondiales des géants du numérique chinois
Mise en commun :
Les géants du numérique chinois, les BATX (Baidu, Alibaba,Tencent, Xiaomi ) sont considérés comme les équivalents des GAFAM. Ils symbolisent l’innovation numérique « made in china » et ne cachent pas leurs ambitions mondiales.
En quoi la révolution du numérique, à travers l’exemple des BTAX, favorise- t-elle une recomposition de l’espace productif mondial ?
Les BATX sont présents dans divers secteurs d’activité. Baidu, moteur de recherche (80 milliards environ en 2017 de capitalisation boursière) est le Google chinois (650 milliards pour Google). Alibaba, plate-forme de vente en ligne représente 432 milliards de capitalisation en 2017, pas très loin d’ Amazon (464 milliards). Tencent, (condensé de Facebook, Instagram, Viber….) totalise 386 milliards de dollars .Xiaomi fabrique des smartphones, c’est l’Apple chinois en quelque sorte. Cet essor des BATX concurrence les géants américains. Ils disposent d’un certain nombre d’atouts. D’après le magazine 01.net du 21 mars 2018, les géants chinois sont très compétitifs. WeChat, l’application mobile de messagerie de Tencent possédait plus d’un milliard d’utilisateurs en 2018. Alibaba, géant du e-commerce chinois a battu tous les records de vente en ligne grâce à sa « black Friday » le « 11-11 ». Son chiffre d’affaires en 24h s’est élevé à 25 milliards de dollars. Le développement à l’international est une stratégie incontournable. L’Europe, marché de 500 millions de consommateurs est une des cibles privilégiées. Xiaomi est présente à Paris, Londres, Madrid mais aussi en Europe de l’Est et centrale (Pologne, Slovaquie, Ukraine…).
10 Séquence réalisée par E. DAGORNE et F. JANNAS à partir d’une proposition de F. SAINTE-ROSE-FRANCHINE – LGT de Bellevue
Mais ces groupes chinois ne se limitent pas à l’e-commerce marchand, ils s’intéressent au tourisme. Ainsi, Les clients chinois d’Alibaba « peuvent réserver un voyage en Europe où tout est compris ». Chaque année plus de 2 millions de Chinois visitent la France.
Néanmoins, il existe des faiblesses. Alibaba a été associé aux « arnaques en tout genre et surtout à la contrefaçon ». On assiste donc, à une montée en puissance des BTAX, géants numériques chinois qui concurrencent de plus en plus les GAFA et gagnent des parts de marché en tissant leur toile à travers le monde. La chine, pays en développement, il y a quelques décennies entend devenir la puissance numérique du 21 ème siècle, stratégie ouvertement relayée par Xi Xiaping lors du dernier congrès du PC.
Développement des réseaux et services nouveaux : l’uberisation en marche
Avec les TIC, les systèmes productifs sont transformés. Toutes les fonctions sont impactées : direction-gestion, conception, production, logistique-transport, commerce. De nouveaux systèmes, de nouveaux produits (objets connectés, 5 G..), de nouveaux services apparaissent.
Ce document est une affiche publicitaire de 2015 vantant « l’ubérisation » des services. Uber est une start-up californienne née en 2009 qui utilise des applications mobiles pour connecter directement clients et professionnels.
En 2011, ce service s’est internationalisé, et a provoqué de vives réactions des services traditionnels de taxis (manifestations hostiles, grèves des chauffeurs de taxis…) .
Cette publicité incite à devenir son propre patron en devenant chauffeur dans une société blessée par le chômage. C’est « l’uberéussite », qui entraîne épanouissement personnel et bonheur chez les nouveaux patrons. Ces services touchent en particulier des millions de jeunes qui cherchent à économiser mais aussi à gagner de l’argent.
Cette application ou plate-forme internet est liée à d’autres services.
Airbnb permet de louer des appartements, Blablacar d’utiliser le covoiturage, Deliveroo favorise la livraison de plats aux consommateurs à domicile par des coursiers (vélos ou scooters). Le développement de ces sites internet mettent en évidence l’économie du partage ou économie collaborative. Ce sont des plateformes de consommation en pleine expansion. Un marché qui devrait rapporter 335 milliards de dollars en 2015. Cependant, ces entreprises se désintéressent des questions sociales et de réglementation du travail. Leur modèle repose sur une masse de précaires toujours plus nombreux (Deliveroo, 54 millions de chiffres d’affaires payait aux livreurs de repas 7,5 € de l’heure avant 2017. Depuis, elle a baissé la tarification jusqu’à 5€ voire 4 €, allant jusqu’à utiliser des migrants ou des mineurs dans des conditions illégales, d’où la colère des livreurs dans plusieurs villes de France en 2019 pour réclamer une hausse des tarifs).
B) De nouveaux enjeux économiques et géopolitiques
Ecoute active :
La numérisation est à l’origine d’une guerre juridique, technologique, industrielle et commerciale entre Etats. La recherche et l’innovation sont au cœur des enjeux. Les Gafa étendent leur influence au monde par le biais de nouveaux secteurs économiques tel que la culture, les médias, le commerce en ligne, les transports…). Cependant, des réseaux sont fragiles par rapport à la cybercriminalité (fraudes, détournement, demande de rançon). La domination des USA fait débat car les agences de renseignement (NSA, CIA…) sont accusés d’espionner des Etats alliés et des firmes sur les réseaux numériques d’où une volonté de certains Etats de réguler Internet.
C’est une des pierres d’achoppement entre les EU et la Chine concernant cette bataille technologique et géopolitique. En effet, la firme chinoise Huawei, géant du réseau mobile, maitrise la technologie de l’internet ultra- rapide et souhaite la diffuser à travers le monde, notamment en Europe. Le président chinois fait du lobbying pour l’adoption de cette nouvelle technologie face à des pays européens plus méfiants
Il s’agit d’un enjeu crucial pour le futur proche : la maîtrise du réseau numérique dépasse les simples enjeux technologique, mettant en exergue des préoccupations politiques (dans le cas chinois, l’extension du modèle
11 Séquence réalisée par E. DAGORNE et F. JANNAS à partir d’une proposition de F. SAINTE-ROSE-FRANCHINE – LGT de Bellevue
communiste), ainsi que des intérêts militaires (en lien avec de possibles problèmes d’espionnages politiques et industriels) économiques et financiers. C’est la question de la puissance qui se cache derrière.
On peut reproduire le schéma de la page 135 sur : les puissances de l’espace productif mondial.
Conclusion :
Les espaces productifs sont diversifiés et contrôlés par les pays du Nord qui sont de plus en plus concurrencés par les puissances émergentes. Avec la mondialisation, de nouveaux espaces productifs apparaissent et mobilisent de nouvelles ressources naturelles et humaines. On assiste également, à une spécialisation de l’activité productive, orchestrée, organisée par des acteurs privés et publics, dans le cadre de la DIT.
D’autre part, la mise en place de la numérisation, bouleverse ces espaces de production en favorisant l’essor des réseaux et l’apparition de nouveaux services. Elle est à l’origine d’une bataille féroce par rapport aux enjeux multiples, notamment économiques et géopolitiques.
Enfin, les espaces productifs sont en recomposition avec une nouvelle hiérarchie des puissances industrielles ; l’Asie apparaissant comme le pôle productif majeur. Les littoraux et les grandes métropoles étant au cœur du système productif, on assiste à des flux d’échanges considérables.