Assurance priv´ee, Assurance sociale, retraite et sant´e
F. Langot
Univ. Le Mans (GAINS & IRA) Banque de France & PSE & Cepremap & IZA
2013-2014
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Introduction & Plan
Introduction & Plan
Partie 1 : Epargne
Epargne : lissage des revenus Profiter des revenus financiers
Partager les risques individuels de revenus, de mort Plan
Chapitre 1 : l’´epargne en certain Le mod`ele `a 2 p´eriodes Le mod`ele multi-p´eriodes Chapitre 2 : l’´epargne en incertain
Risque de revenu Risque de mort Assurance Chapitre 3 : les faits
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Introduction & Plan
Partie 2 : Retraite
Retraite : en fin de vie, on ne peut plus travailler. Comment avoir des revenus ?
Profiter des revenus financiers
Partager les risques individuels de revenus, de mort Plan
Chapitre 1 : l’´epargne en certain Le mod`ele `a 2 p´eriodes Le mod`ele multi-p´eriodes Chapitre 2 : l’´epargne en incertain
Risque de revenu Risque de mort Assurance Chapitre 3 : les faits
Introduction & Plan
Partie 3 : Sant´e
Sant´e : un autre capital `a entretenir...comment assurer son financement ?
Profiter des revenus financiers
Partager les risques individuels de revenus, de mort Plan
Chapitre 1 : l’´epargne en certain Le mod`ele `a 2 p´eriodes Le mod`ele multi-p´eriodes Chapitre 2 : l’´epargne en incertain
Risque de revenu Risque de mort Assurance Chapitre 3 : les faits
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Partie I : Epargne
Chapitre I : L’´epargne en certain
Un mod`ele `a 2 p´eriodes
Hypoth`eses 2 p´eriodes revenus :(y1,y2) pr´ef´erences : u(c1,c2)
r´emun´eration des march´es financiers :r Probl`eme
maxc1,c2
u(c1,c2) s.c.
c1+s1 = y1
c2 = (1 +r)s1+y2
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La solution du mod`ele `a 2 p´eriodes
Probl`eme ´equivalant maxs1
u(y1−s1,(1 +r)s1+y2) CPO
u01(c1,c2) = (1 +r)u02(c1,c2) c1+ 1
1 +rc2 = y1+ 1 1 +ry2
⇒2 ´equations, 2 inconnues (c1,c2).
Exemple : utilit´e log
u(c1,c2) =log(c1) +βlog(c2) avecβ = 1+ρ1 . La CPO donne
1
c1 = (1 +r)β 1 c2 En passant en log on obtient
∆ log(c) =r−ρ
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Le¸con `a tirer de l’exemple
Profil de la consommation
r > ρ: le march´e financier r´emun`ere plus que le coˆut de l’impatience⇒incitation `a l’´epargne⇒on consomme donc plus demain⇒c2>c1ou ∆ log(c)>0. (Motif d’int´erˆet).
r < ρ: le march´e financier r´emun`ere moins que le coˆut de l’impatience⇒d´esincitation `a l’´epargne⇒on consomme donc moins demain⇒c2<c1 ou ∆ log(c)<0.
Variation des param`etres
↑r : on peut passer d’un profile d´ecroissant `a un profil croissant si le march´e financier r´emunn`ere mieux.
↑ρ: on pr´ef`ere le pr´esent⇒moins d’´epargne, plus de chance d’ˆetre dans un profile d´ecroissant.
Illustration graphique
courbe d’indiff´erence
K =log(c1) +βlog(c2)⇒κc2β =c1 contrainte budg´etaire
c1+ 1
1 +rc2 =Y Diff´erenciation
dc1 = −βc1
c2dc2
dc1 = − 1 1 +rdc2 Optimum ssi
βc1 c2 = 1
1 +r ⇔ 1
c1 = (1 +r)β 1 c2
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Le cas particulier r = ρ
Dans ce cas, on a ∆ log(c) = 0⇔c1 =c2 ≡c.
Lissage parfait de la consommation :∀(y1,y2) donnant le mˆemeY, on consommec.
⇔ on supprime toutes les variations de consommation li´ees aux variations de revenu gardant Y constant.
La contrainte budg´etaire d´etermine alors seule cette consommation :
c = Y
1 +R avec R = 1 1 +r
Autre pr´ef´erences
u(c1,c2) = c11−σ
1−σ +βc21−σ 1−σ avecβ = 1+ρ1 . La CPO donne
c1−σ = (1 +r)βc2−σ ⇔c2 = [(1 +r)β]σ1c1 En passant en log on obtient
∆ log(c) = 1
σ(r−ρ) La solution (on met dans la CB la CPO) :
c1 = Y
1 + (1 +r)σ1−1βσ1
⇔c1= (1 +r) (1 +r) + ((1 +r)β)σ1
Y
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Le¸con `a tirer de cette exemple
c1 = (1 +r)
(1 +r) + ((1 +r)β)σ1Y
Quand σ est grand, alors les variations de consommation sont faibles.
Plus σ est ´elev´e, moins le consommateur est pr`es `a diminuer sa consommation en p´eriode 1 pour augmenter sa
consommation en p´eriode 2.
Plus σ est ´elev´e (utilit´e tr`es concave), plus le deuxi`eme terme du d´enominateur est petit (`a la limite 1), ce qui diminue l’effet du n´egatif du d´enominateur sur la consommation.
Au del`a du cadre `a 2 p´eriodes
Hypoth`eses T p´eriodes
revenus :(y1, ...,yT) pr´ef´erences : u(c1, ...,cT)
r´emun´eration des march´es financiers :r,∀t.
Probl`eme
max
{ct}Tt=1 T
X
t=1
βt−1u(ct)
s.c. at+1= (1 +r)(at+yt−ct) ∀t= 1, ...,T −1 aT ≥0
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Comment r´esoudre le probl`eme ?
Soitxt=at+yt (ce que je poss`ede dans la p´eriode t) : max
{ct}Tt=1 T
X
t=1
βt−1u(ct)
s.c. xt+1= (1 +r)(xt−ct) +yt+1 ∀t = 1, ...,T −1 xT ≥yT
SoitVt(xt) la valeur maximale du mon utilit´e `a la p´eriode t : Vt(xt) = max
ct
{u(ct) +βVt+1(xt+1)} ∀t= 1, ...,T −1 En utilisant la contrainte budg´etaire, on a, ∀t = 1, ...,T −1
Vt(xt) = max
ct
{u(ct) +βVt+1((1 +r)(xt−ct) +yt+1)}
Solution du mod`ele de cycle de vie
CPO dVt(xt)
dct = 0⇒u0(ct) = (1 +r)βVt+10 (xt+1) ∀t= 1, ...,T −1 o`u Vt+10 (xt+1) repr´esente l’accroissement optimal de mon utilit´e si je poss`ede 1 Euro de plus.
Comment d´eterminer cet accroissement d’utilit´e ?
Imaginons que je soit plus riche d’1 Euro aujourd’hui (”dont de dieu”), alors
dVt(xt) dxt
=Vt0(xt) = (1 +r)βVt+10 (xt+1) ∀t = 1, ...,T −1
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Solution du mod`ele de cycle de vie
La CPO et l’accroissement de la valeur donnent : u0(ct+1) = (1 +r)βVt+20 (xt+2) Vt+10 (xt+1) = (1 +r)βVt+20 (xt+2) d’o`u
u0(ct) = (1 +r)βu0(ct+1) ∀t = 1, ...,T −1 C’est la condition d’Euler
Solution du mod`ele de cycle de vie
Par r´ecurrence, avec c1−σ1−σ, on a
ct = [(1 +r)β]t−1σ c1 Vct =φt−1c1 On introduit ce r´esultat dans la CB :
T
X
t=1
1 1 +r
t−1
φt−1c1 = Y
⇔c1
T
X
t=1
φ 1 +r
t−1
= Y
⇔c1
1−ΦT
1−Φ = Y avec Φ = 1+rφ
⇒c1 = 1−Φ 1−ΦTY
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Qu’apprend-on de plus qu’avec le mod`ele `a 2 p´eriodes
On suppsose
r > ρ⇒ profile croissant de consommation : r > ρ⇒φ >1 donc ↑ct.
y1=y2 =...=ye = 0⇔´education
yr =yr+1 =..=yT = 0⇔ Retraite, avec r>e.
⇒ endettement, puis accumulation et en fin de vie ”on mange” son ´epargne pour arriveraT = 0.
Impact de la condition terminale :aT = 0 :
Si il y a un motif de leg, alorsaT >0 et donc les retrait´es ”ne mangent pas” toute leur ´epargne.
Hausse du taux d’int´erˆet
Consid´erons une augmentation de taux d’int´erˆet.Il y aura deux effets:
Effet revenu : le prix de la consommation de demain baisse, ↑ du pouvoir d’achat ⇒consommer davantage en 1 et 2.
↑ du coˆut dec1 (possibilt´e de gagner plus d’int´erˆet en consommant moins aujourd’hui) ⇒ consommer plus en 2.
u(c1,c2) = c11−σ
1−σ +βc21−σ 1−σ avec
Y(r) = y1 y2= 0 Y0 = 0 C(r) = c1+1+rc2 C0(r)<0
↓du prix dec2 si ↑r.Effet revenu
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Hausse du taux d’int´erˆet
La CPO donne :
c1−σ = (1 +r)βc2−σ ⇒∆ log(c) = 1
σ(r−ρ)⇒[r ↑⇒∆ log(c)↑]
⇒Effet de substitution.
Effet total :la solution (on met dans la CB la CPO) est
c1 = 1
1 + (1 +r)1−σσ βσ1y1 dc1
dr >0 siσ >1.
Partie I Epargne
Chapitre II
L’´epargne en incertain
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Section 1
Le risque de revenu
Un mod`ele `a 2 p´eriodes en incertain
Hypoth`eses revenus :
s = 1 (y1,0) avec une probabilit´e π s = 2
y1,1−πy2
avec une probabilit´e 1−π
⇒E(y2) =y2, maisVar(y2)>0 et croissante avecπ.
pr´ef´erences : u(c1) +βu(c2)
r´emun´eration des march´es financiers :r,∀s.
Probl`eme
max
c1,c2(1),c2(2)
{u(c1) +βE[u(c2)]}
s.c.
c1+s1 = y1
c2(1) = (1 +r)s1 π c2(2) = (1 +r)s1+1−πy2 1−π
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Solution
Les choix optimaux sont solution de :
V = max
c1
u(c1)
+βπu((1 +r)(y1−c1)) +β(1−π)u
(1 +r)(y1−c1) +1−πy2
CPO
u0(c1) = (1 +r)βπu(((1 +r)(y1−c1)) +(1 +r)β(1−π)u
(1 +r)(y1−c1) + y2 1−π
⇔u0(c1) = (1 +r)βE[u0(c2)]
Probl`eme : impact de l’incertitude sur l’´epargne.
Solution : le cas de l’utilit´e quadratique
On supposeu(c) =c−b2c2. Dans ce cas u0(c) = 1−bc, d’o`u 1−bc1 = (1 +r)βE[1−bc2]
⇔1−bc1 = (1 +r)β−(1 +r)βbE[c2]
La variance ne joue aucun rˆole ici.
Les CB impliquent E[c2] = (1 +r)(y1−c1) +y2, En certain, on a c2 = (1 +r)(y1−c1) +y2, idem.
⇔c1 = − (1 +r)β−1
b[1 + (1 +r)2β]+ (1 +r)2β 1 + (1 +r)2βY Solutin identique⇔ Equivalent certain.
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Solution pour u000(c) 6= 0
Par un d´eveloppement de Taylor, on a E[u0(c2)] = E
u0(E[c2]) +u00(c2−E[c2]) + 1
2u000(c2−E[c2])2
= u0(E[c2]) + 1 2u000E
(c2−E[c2])2
| {z }
=σ2c
De mˆeme, on a
u0(c1) =u0(c1) +u00(c1−c1)
Solution pour u000(c) 6= 0
Dans la CPO
u0(c1) +u00(c1−c1) = (1 +r)β{u0(E[c2]) +1 2u000σc2} c1 = c1+ (1 +r)β1
2 u000
u00σc2
Donc si uu00000 <0 alors c1<c1 ⇒ Epargne de pr´ecaution.
Dans le cas o`u u(c) = c1−σ1−σ alors uu00000 =−(1 +σ)/c. L’indice absolu de prudence, d´efini par ω(c) =−uu00000 augmente avec σ.
L’incertain cr´ee un motif d’´epargne suppl´ementaire : s’assurer.
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Solution pour u000(c) 6= 0
Si u000= 0 alors pas d’´epargne de pr´ecaution (´equivalent certain).
Si u000>0 alors ´epargne de pr´ecaution.
L’utilit´e marginale est convexe.
Par l’in´egalit´e de Jensen, on au0(E[c2])<E[u0(c2)].
E[u0(c2)] augmente avecVar(c2) siu0(c2) est convexe. Donc plus la variance augmente, plus l’utilit´e marginale de
consommer en 2 augmente.
La seule fa¸con pour l’agent de ”r´etablir” la condition d’Euler est de diminuerc1et donc d’augmenter l’´epargne.
u000 <0 alors ´epargne de pr´ecaution n´egative : ”les imprudents”.
Les actifs financiers et l’assurance
Probl`eme
max
c1(1),c1(2),c2(1),c2(2),b(1),b(2),a
{E[u(c1) +βu(c2)]}
s.c.
π
c1(1) +qb(1) = y1
c2(1) = b(1)−pa+a 1−π
c1(2) +qb(2) = y1
c2(2) = b(2)−pa+1−πy2 Id´ee :Pour avoir un march´e de l’assurance, il faut de l’h´et´erog´en´eit´e ex-post, mˆeme si homog´en´eit´e ex ante.
⇒Les chaceux seront cr´editeurs ex post et pourront indemniser les malchanceux, d´ebiteurs ex post.
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Les actifs financiers et l’assurance
On rempla¸cantb(1) etb(2), on a
c1(1),c1(2),cmax2(1),c2(2),a
π[u(c1(1)) +βu(c2(1))]
+(1−π)[u(c1(2)) +βu(c2(2))]
s.c. (π) c1(1) +q(c2(1) +pa) =y1+qa (1−π) c1(2) +q(c2(2) +pa) =y1+q y2
1−π Le lagrangien est
L = π[u(c1(1)) +βu(c2(1))] + (1−π)[u(c1(2)) +βu(c2(2))]
+λ(1)π[y1+qa−c1(1)−q(c2(1) +pa)]
+λ(2)(1−π)[y1+q y2
1−π −c1(2)−q(c2(2) +pa)]
Les actifs financiers et l’assurance
Compagnie d’assurance
Π = pa−πa
⇒p = π
Mutualisation par le march´e : inter-personnelle, diff´erent de l’assurance intra-personnelle ⇔on ajoute une possibilt´e d’´echange.
Le prix de march´e du risque est sa probabilit´e.
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Les actifs financiers et l’assurance
Les CPO sont
u0(c1(1)) = λ(1) u0(c1(2)) = λ(2) βu0(c2(1)) = λ(1)q βu0(c2(2)) = λ(2)q
λ(1)π(1−p) = λ(2)(1−π)p Commep =π, on aλ(1) =λ(2) et donc
u0(c1(1)) =u0(c1(2)) ⇒ c1(1) =c1(2) u0(c2(1)) =u0(c2(2)) ⇒ c2(1) =c2(2) Assurance parfaite⇔ mˆeme solution qu’en certain
Le¸cons `a tirer de l’assurance parfaite
Si il n’y a qu’un titre pour transf´erer de la richesse entre aujourd’hui et demain, et que ce demain est multiple, alors l’incertain ne peut ˆetre ”parfaitement” assur´e :
L’agent qui peut ˆetre malchanceux demain ne peut s’´echanger qu’avec lui-mˆeme entre les p´eriode
⇒ Epargne de pr´ecaution (sous-optimal)
Si il y a la possibilit´e de s’´echanger des titres ex post, et que ces titres sont aussi nombreux que la ”multiplicit´e des demains”, alors l’agent peut retrouver la mˆeme allocation qu’un certain
⇒ La mutuallisation des risques supprime leurs potentielles cons´equences (optimal).
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Section 2
Le risque de mort
Le risque de mort
Hypoth`eses
mj : proba du mourir `a l’ˆage j
Survivre jusqu’`a l’ˆage t :st= Πtj=1(1−mj)
⇒ Lien : mt = 1−sst
t−1
Les survies conditionnelles : st,t+1= st+1s
t
Utilit´e : U(c1,c2, ...cT) =PT
j=1βj−1u(cj) Revenu : (y1, ...,yT).
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Epargne et risque de mort
Ecriture r´ecursive de l’utilit´e
V0 = u0+ (1−m1)u1+ (1−m1)(1−m2)u2+...
+[Πtj=1(1−mj)]ut+...
= s0u0+s1u1+s2u2+...+stut+...
⇒V5 = u5+ s6
s5u6+s7
s5u7+...+ st
s5ut+...
= u5+ s6 s5
u6+s5
s6
s7 s5
u7+...+ s5 s6
st s5
ut+...
= u5+ s6 s5V6
Le risque de mort : rentes et assurance vie
En utilisant la contrainte budg´etaire, on a, ∀t = 1, ...,T −1 Vt(xt) = max
ct
{u(ct) +βst,t+1Vt+1((1 +r)(xt−ct) +yt+1)}
La condition d’Euler est donc
u0(ct) = (1 +r)βst,t+1u0(ct+1) ∀t= 1, ...,T −1 Soit avecu(c) = c1−σ1−σ,
ct+1
ct = [(1 +r)βst,t+1]σ1 ∀t = 1, ...,T −1
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Le risque de mort : rentes et assurance vie
En utilisant l’approximation log(1 +x)≈x pour x petit, alors
∆ log(ct+1) = r−ρ−mt+1 σ
La mortalit´e diminue la croissance de la consommation.
⇒ Moins demain est certain, plus il faut consommer vite pour profiter de sa richesse.
Mˆeme si r > ρ, ce qui explique ∆ log(ct+1)>0|jeunes, on peut avoir ∆ log(ct+1)<0|vieux pour mt grand = DATA Ceci ne dit rien sur la richesse : cela d´epend des contrats sur les march´es financiers.
L’assurance vie
Supposons que vous ayez le choix entre deux placements de 1 Euro pour un an. Vous avez 50% de chance de survie `a la p´eriode 2.
Le placement A consiste en un certificat de d´epˆot qui paiera avec taux de rendement r peut importe si vous ˆetes vivant ou non dans un an. Donc, la valeur de march´e `a terme est 1 +r.
Mais si vous ˆetes mort, l’utilit´e que vous y accorder est de 0.
Le placement B vous donne 2(1 +r) = 50%1 (1 +r) si vous survivez et z´ero sinon. L’esp´erance de rendements des deux produits est la mˆeme : 1 +r.
Le consommateur pr´ef`ere B, quelles que soient ses pr´ef´erences, puisqu’il valorise le placement seulement s’il est vivant.
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L’assurance vie
Le probl`eme devient alors Vt(xt) = max
ct
u(ct) +βst,t+1Vt+1
1 +r
st,t+1(xt−ct) +yt+1
d’o`u la CPO
u0(ct) = (1 +r)βu0(ct+1) ∀t = 1, ...,T −1 identique `a celle en certain.
L’assurace vie(versement d’une rente si ”vie”) peut donc assurer parfaitement contre le risque de mort.
Les actifs financiers et l’assurance vie
L = π[u(c1(1))] + (1−π)[u(c1(2)) +βu(c2(2))]
+λ(1)π[y1−c1(1)−qpa]
+λ(2)(1−π)[y1−c1(2)−qpa+q(a−c2(2))]
CPO
u0(c1(1)) = λ(1) u0(c1(2)) = λ(2) βu0(c2(2)) = λ(2)q
λ(1)πqp = λ(2)(1−π)q(1−p)
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Les actifs financiers et l’assurance vie
La derni`ere CPO ´etablit le lien entre λ(1) etλ(2) :
⇔λ(1)πp=λ(2)(1−π)(1−p) March´e de l’Assurance en concurrence parfaite (Π = 0) :
⇔p = 1−π On a doncλ(1) =λ(2) et donc c1(1) =c1(2).
Les actifs financiers et l’assurance vie
Le probl`eme de l’agent est alors
L = u(c1) +β(1−π)u(c2) +λ[y1−c1−(1−π)qc2] d’o`u
q =βu0(c2)
u0(c1) ⇔Idem qu’en certain (q = 1/(1 +r)) Une assurance vie ”compl`ete”, permet de retrouver les r´esultats d’une ´economie sans risque.
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Les actifs financiers et l’assurance vie