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Submitted on 1 Jan 1954
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Sur la correction de Jensen-Mayer au moment magnétique des noyaux
C. Marty
To cite this version:
C. Marty. Sur la correction de Jensen-Mayer au moment magnétique des noyaux. J. Phys. Radium,
1954, 15 (11), pp.783-784. �10.1051/jphysrad:019540015011078301�. �jpa-00235070�
783 On peut donc conclure avec certitude que le polo-
nium, le thorium, l’actinium ou leurs dérivés, émettent
de très grandes trajectoires dépassant les parcours des protons de projection de l’hydrogène et même
les protons de transmutation de l’azote. Il semblerait’
que ce rayonnement ait le même parcours pour les trois éléments ; or leurs rayonnements connus ont des parcours et des énergies très différents :
,Po : 3,8 cm de parcours dans l’air; énergie : 5,2 MeV;
Th C’ : 8,6 cm de parcours dans l’air; énergie : 8,78 MeV;
Ac C’ : 6,5 cm de parcours dans l’air; énergie : 7,44 MeV.
Si les grandes traces observées provenaient d’une
réaction (et . p) il semblerait logique que celles émises par le Th et l’Ac aient des parcours nettement
plus longs que celles émises par le Po.
D’autre part, l’examen au microscope de plaques
à
«tubes » contenant une solution de chlorure de radium a également décelé la présence de ces mêmes grandes trajectoires.
Manuscrit reçu le 29 juillet 1954.
[1] ADER. 2014 J. Physique Rad., I954, 15, 583.
[2] ADER. 2014 J. Physique Rad., I954, 15, 60.
[3] ADER. 2014 J. Physique Rad., I952, 13, II0-III.
SUR LA CORRECTION DE JENSEN-MAYER AU MOMENT MAGNÉTIQUE DES NOYAUX
Par C. MARTY, Physique et Chimie nucléaires,
Collège de France, Paris.
Jensen et Mayer [1] ont montré que si un proton
se déplace dans un potentiel où figure un couplage spin-orbite, on obtient une correction au moment
magnétique usuel. Ceci peut se voir de la façon
suivante : soit H l’hamiltonien déterminant le mou- vement de proton :
où M est la masse du nucléon, V(r) un potentiel central et E (r) la dépendance radiale de l’interaction
spin-orbite. Le courant électrique u induit par (1)
est e ( ih)-1 [r, H] ou
et contient un terme dépendant explicitement du couplage spin-orbite. En présence d’un champ magné-
-->
tique constant le on a une énergie d’interaction,
ce qui permet de calculer aisément le moment magné- tique.
Soit p. le moment magnétique usuel. Le second
terme de (2) introduit une correction qui, pour une
seule particule, est :
.ou encore
Le facteur -r2 E > peut être remplacé de façon approchée par r2 > ’ E > et connaissant la valeur
expérimentale AE du splitting du doublet 1, on peut
avoir àg.
On trouve :
suivant que
6.E étant en MeV et en prenant comme rayon
1
nucléaire i,4.io-13 A-, cm.
Les estimations faites par Jensen et Mayer ont
conduit à penser que 6.p. est petit devant ii, en raison
rdes valeurs 6.E choisies. En fait, des. mesures plus
récentes [2], [3] du splitting AE montrent que ceci n’est pas toujours le cas.
,
Le tableau I donne les valeurs du moment magné- tique ti, du moment magnétique corrigés + àti et
de la valeur expérimentale p’exp quand elle existe ou
la valeur de A choisie pour le calcul de 6.p., pour
quelques configurations simples j:f:.1..
,TABLEAU 1.
La correction est faible pour les configurations
du type j = I 1 + i en raison de la valeur élevée de p- mais il n’en est plus de même pour celles du type j =I- ,
avec des valeurs de j pas trop grandes. En ce qui
concerne l’accord avec les valeurs expérimentales,
la correction est très défavorable pour 15N car ce noyau a un moment magnétique en dehors des lignes
de Schmidt. Pour 39K, la correction joue dans le bon
sens et de façon appréciable; toutefois dans ce cas AE n’est pas connu avec précision et il ne faut pas attacher
un sens absolu à g + A03BC.
,Ces résultats peuvent être étendus à d’autres configurations. Dans le cas de 4°K, de configuration
on trouve en couplage j j :
Pour les configurations (j).:I::.7:j, on a comparé les résul-
tats obtenus à ceux de Mizushima et Umzeawa [5]
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019540015011078301
784
et Flowers [6]. Les résultats sont groupés dans le
tableau II où T est la longueur du spin isotopique
total et MT sa projection sur un axe (demi-valeur
de l’excès de neutrons).
TABLEAU 1 J.
On note à nouveau sur ce tableau que la correc- tion 3,,u est grande pour les noyaux de type l = 1 - 2 ? 2
dans l’état fondamental.
Naturellement, il convient de ne pas attacher un
sens absolu aux valeurs de A,j. calculées ci-dessus,
en raison des approximations faites pour le calcul
de r2 ; ) et dans le cas des configurations à plu-
sieurs nucléons de l’influence du type de couplage
choisi. Mais l’existence de Du est nette pour les noyaux de type j = 1 - I à valeurs de j pas trop
2
élevées.
Manuscrit reçu le
II juillet 1954.
[1] JENSEN J. H. D. et GOEPPERT-MAYER M.
2014Phys. Rev., I952, 85, I040.
[2] AJZENBERG F. et LAURITSEN T.
-Rev. Mod. Physics, I952, 24, 32I.
[3] ADAIR R. K.
-Phys. Rev., I953, 92, I49I.
[4] HADLEY J. A.
-Canad. J. Physics, I953, 31, 278.
[5] MIZUSHIMA M. et UMEZAWA M. - Phys. Rev., I952, 85, 37.
[6] FLOWERS B. H. - Phil. Mag., I952, 43, I330.
REVUE DES LIVRES
GÉNIN (R.), Électronique et Physique nucléaire. Prin-
cipes de construction des amplificateurs linéaires (i
Ivol. 17 X 26 cm, i5i pages, Collection Actualités scien- tifiques et industrielles, Hermann, Paris, 1953).
,Suivant son introduction même, l’auteur a cherché à
« préciser les principes généraux qui doivent guider la réali-
sation d’un projet d’amplificateur destiné à transmettre les
signaux fournis par les détecteurs de rayonnements ionisants, et en particulier les chambres d’ionisation
».L’auteur étudie d’abord le circuit d’entrée d’un amplifi-
cateur. Il rappelle les différents modes dé collection des ions dans une chambre d’ionisation, puis considère le circuit
proprement dit. Après avoir établi les équations du circuit, il est conduit à étudier le tube d’entrée dont l’importance
est fondamentale; il signale les caractéristiques des tubes spéciaux ou des pentodes commerciales qui peuvent être utilisées comme lampes électromètres, après sélection.
L’étude du régime permanent de l’amplificateur à résistance- capacité, pratiquement toujours employé lorsqu’il s’agit d’impulsion formées par une chambre d’ionisation, est l’objet
du second chapitre. Pour mener à bien ses calculs, l’auteur rappelle quelques principes d’analyse symbolique puis étudie
la bande passante d’un étage puis de plusieurs étages successifs.
Dans le même cadre, il résoud le problème de la bande pas- sante maximum pour un gain donné.
,