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Cours de Communication

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Cours

Communication de

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Ce cours est accompagné d’une feuille de progression dont il est nécessaire de suivre toutes les étapes dans l’ordre.

Ainsi on obtiendra le maximum de résultats, c-à-d d’améliorations dans votre propre vie et celle de votre entourage.

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Avant-propos

Quand vous étudiez ce cours, il est très important que vous éclaircissiez tout mot mal compris avec un dictionnaire.

Le fait d’aller au-delà d’un mot dont on n’a pas tout-à-fait saisi le sens peut causer une impression de s’endormir, des bâillements et de l’ennui. Si vous ressentez ce genre de phénomènes quand vous étudiez de la théorie, revenez en arrière, et cherchez le mot que vous n’avez pas compris, puis éclaircissez-le à l’aide d’un dictionnaire. N’hésitez pas à demander l’aide du superviseur de cours.

La confusion, l’incapacité à saisir ou à apprendre se manifeste APRÈS un mot dont vous n’avez pas la définition et que vous n’avez pas compris. Il se peut que ce ne soit pas uniquement les mots nouveaux ou inhabituels qu’il vous faille chercher dans le dictionnaire.

Certains mots courants se révèlent souvent mal définis, et engendrent ainsi de la confusion.

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Introduction

De tous temps l’homme a cherché à communiquer avec ses semblables. Des livres, des pièces, des philosophies entières ont été écrits au sujet de tentatives et d’échecs à communiquer avec les autres.

Les incompréhensions entre individus, les disputes familiales, les problèmes de la jeunesse, les difficultés au travail, les conflits raciaux, les guerres, tout cela provient d’une incapacité à vraiment communiquer.

Mais qu’est-ce que la communication?

Comment faut-il parler pour qu’une autre personne écoute et comprenne?

Comment écoute-t-on?

Comment sait-on si l’on a réellement été entendu et compris?

Les gens savent que la communication constitue une part importante de la vie, mais on ne leur a pas dit COMMENT communiquer, ni ce qu’EST la communication.

Une définition précise de la communication a été établie. Il s’agit en réalité d’une formule qui contient tous les ingrédients de la communication ainsi que leur rôle.

Il peut s’avérer extrêmement bénéfique d’étudier en détail et de bien comprendre chacun des éléments qui la composent. Lorsqu’on étudie un tel sujet, il est vital de cher- cher à faire un lien entre les concepts qui sont définis, et votre vie. Cherchez des exem- ples vécus par vous-même ainsi qu’observés chez d’autres. Ne vous bornez pas à une simple compréhension théorique.

La communication, ce n’est pas juste parler. Des gens peuvent parler sans réelle- ment communiquer. Et l’on peut aussi communiquer sans parler.

Vous pouvez observer que le niveau de succès d’une personne correspond à son niveau de communication.

Ce cours se veut être une aventure dans laquelle vous puissiez améliorer la qualité de votre communication et par conséquent vous rendre plus capable dans votre vie.

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Un cours axé sur la pratique

Ce cours ne cherche pas à être académique. Il contient bien sûr de la théorie, mais les concepts fondamentaux sur lesquels reposent la communication et la vie seront agré- mentés d’exercices pratiques que vous accomplirez chaque fois avec une personne qui sera votre partenaire.

La responsabilité vis-à-vis du partenaire

D’autre part vous serez également amené(e) à faire faire des progrès à votre parte- naire. Si cela représente une responsabilité importante, vous découvrirez probablement vite l’enrichissement personnel que peut apporter le fait d’aider une autre personne à s’améliorer. Cela ne pourra que renforcer les améliorations et les mieux êtres dont vous ferez vous-même l’expérience en tant que personne aidée.

L’harmonie dans la vie dépend de l’équilibre entre ce que nous apportons et ce que nous recevons dans nos différentes activités et associations avec les autres. En d’autres termes l’échange au sens large du terme, l’équilibre entre donner et recevoir est essentiel dans la vie. La communication est aussi un échange, et ne peut être une véritable com- munication que si elle a lieu dans les deux sens.

Pouvez-vous trouver des exemples de gens qui parlent mais n’écoutent pas? Ils ne respectent pas le principe de l’échange. De même pour les gens qui écoutent mais ne prennent jamais la parole.

Le fait d’aider un(e) partenaire va renforcer cette idée d’échange et d’équilibre dans la communication, et du même coup dans la vie.

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Qu’est-ce que la communication?

La communication peut être définie comme l’échange d’idées ou d’objets entre deux personnes.

Nous avons donc besoin de deux personnes et d’une idée ou de quelque chose à communiquer. Examinons cela de plus près:

Premièrement il faut une personne qui mette en route la communication. Nous l’appelons le point-cause (ou point-source) parce qu’elle est cause du commencement de la communication. L’autre reçoit la communication, donc nous l’appelons le point-récep- tion.

Revenons maintenant au point-cause. Nous savons que s’il veut faire passer son idée, il faut qu’il ait l’intention d’atteindre l’autre. Nous mettons donc “INTENTION” de son côté, intention signifie “vouloir que”. Il lui faut aussi avoir son “ATTENTION” sur l’autre personne pour voir si celle-ci est prête à recevoir ce qu’on lui dit. Nous avons donc là également “ATTENTION”.

Le point-réception, pour recevoir le message, doit avoir son attention sur l’expédi- teur. Il a donc également besoin de l’ “ATTENTION”.

Afin qu’il y ait une bonne communication, il faut mettre en place un autre fac- teur. Imaginons quelqu’un disant à une autre personne “Le poisson est bon pour la santé”. L’autre personne comprend “Le poison est bon pour la santé”. Quel est l’élément manquant à la bonne communication dans ce cas, et qui la rend imparfaite? Ce que nous appelons la DUPLICATION, c’est à dire la reproduction exacte. Nous disons que le message n’a pas été dupliqué. Il s’agit d’un néologisme, un mot emprunté à l’anglais. La personne qui a reçu le message n’a pas copié exactement ce qui était dit.

C’est là que la plupart des communications échouent. Parce que nous n’avions pas l’attention de la personne ou parce que notre propre intention à faire passer notre idée n’était pas assez forte, l’idée n’est pas dupliquée, elle n’est pas reçue de la façon dont nous l’avons voulu, si bien que naît un malentendu.

Mais attention, la duplication doit être accompagnée de compréhension.

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Etre capable de reproduire exactement les sons d’une langue étrangère peut s’as- similer à de la duplication. Mais cela ne fonctionnera que si la personne peut en com- prendre le sens.

Donc la communication se présente ainsi:

Cette illustration montre la formule de la COMMUNICATION qui est:

CAUSE-DISTANCE-EFFET avec INTENTION, ATTENTION et DUPLICATION.

Emilie est CAUSE et Julien est EFFET et il existe une DISTANCE entre eux.

Emilie met son ATTENTION sur Julien et obtient l’ATTENTION de Julien.

Emilie expédie à Julien sa communication avec INTENTION et Julien a l’INTENTION de la DUPLIQUER et le fait, avec COMPREHENSION.

C’est la façon dont une idée passe d’une personne à une autre. C’est la façon de parler et d’écouter.

VOILA COMMENT COMMUNIQUER!

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Une démonstration pratique

Le mot “démonstration” est ici pris au sens de “Action de montrer, d’expliquer telle ou telle donnée d’une science” (dictionnaire de l’Académie française)

Afin de vous aider à fixer les idées, prenez une série de petits objets tels que cray- ons, gomme, trombones, bouchons, capsules, petits bonshommes de jouets d’enfants, etc.

Choisissez 2 objets qui représentent Emilie et Julien. (Par exemple 2 petits bonshommes, ou peu importe, du moment qu’ils soient chacun représentés par un objet). Mettez-les à une certaine distance l’un de l’autre. Maintenant vous allez représenter chacun des élé- ments de la formule de communication: Placez un autre objet qui représente l’attention du point source dirigée vers le point réception, donc de préférence un objet allongé qui peut être dirigé dans la bonne direction. Puis un autre objet qui montre que le point réception a son attention sur le point source, et est donc prêt à recevoir la communica- tion.

Maintenant il vous faut un objet qui représente l’idée qui va être communiquée, et qui traverse la distance du point source vers le point cause. Et encore un autre objet qui correspond à l’intention du point source, il a l’intention que le point réception duplique et comprenne ce qu’il veut dire.

Montrez aussi que le point réception duplique et comprend effectivement ce qui est dit. Montrez qu'il doit avoir l'intention de dupliquer ce qui est dit.

Pour être précis, cela se résume en une formule dite « Axiome de la communica- tion » :

LA COMMUNICATION EST LA CONSIDERATION ET L’ACTION QUI CONSIS- TENT A ENVOYER UNE IMPULSION OU PARTICULE A PARTIR D’UN POINT - SOURCE A TRAVERS UNE DISTANCE JUSQU’À UN POINT - RECEPTION, AVEC L’INTENTION DE REALISER AU POINT - RECEPTION UNE DUPLICATION ET UNE COMPREHENSION DE CE QUI EMANAIT DU POINT - SOURCE.

Pourquoi « la considération et l’action » ? Il est clair que des actions effectuées sans considération qu’on est en train de les effectuer n’ont pas du tout la même efficacité.

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L’accusé de réception

Quand deux personnes sont en bonne communication, A envoie son idée à B, B la reçoit, puis renvoie sa réponse ou réplique à A qui la reçoit. Que fait maintenant A?

En général il ne fait rien. Il manque ici quelque chose d’indispensable pour une bonne communication. Et c’est l’accusé de réception.

Qu’est-ce que l’accusé de réception? C’est la façon dont vous faites savoir à quelqu’un que vous avez reçu sa réponse et/ou que vous avez compris sa communica- tion. Ce peut être un signe de tête ou un sourire, un merci, un OK ou autre chose. Cela fait simplement savoir à l’autre personne que vous l’avez reçue. Si je vous demande l’heu- re et que vous me répondez: “Il est 9 heures”, comment savez-vous que j’ai reçu votre réponse si je ne vous donne pas un accusé de réception? Vous ne saurez pas si vous avez été entendu ou non.

Ce manque d’accusé de réception est très fréquent dans notre société actuelle, et c’est la cause de quantités de difficultés de communication. Vous verrez des gens qui ne parlent pas du tout. Ils ont depuis longtemps renoncé à l’idée que quelqu’un les aie jamais entendus, les écoutera ou veut les écouter, tout cela car ils ont accumulé trop de situations où d’une manière ou d’une autre, on ne leur accusait pas réception. Il en va de même pour la personne qui parle sans arrêt: Elle est tout à fait sûre que personne ne l’a entendue et elle essaie encore de se faire entendre. S’il se trouvait là quelqu’un qui puisse donner un accusé de réception et leur faire savoir qu’on les a écoutées, elles s’améliore- raient.

Ce sujet sera développé plus loin et fera l’objet d’un exercice pratique.

Ne minimisez pas cet exercice, jouez-le un peu comme une petite pièce de théâtre à votre partenaire, en lui expliquant chaque partie et action. Celui-ci doit s’assurer que tous les éléments soient bien présents. Faite-le plusieurs fois jusqu’à ce que vous ayez bien en tête tous les éléments de la formule de communication, et que votre partenaire soit satisfait que vous ayez bien tout montré.

Ensuite demandez à votre partenaire de faire pareil, et vérifiez qu’il/elle fait cor- rectement cette démonstration.

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Qu’est-ce qu’un cycle?

Selon le dictionnaire Larousse :

« Suite de phénomènes se renouvelant dans un ordre immuable : Le cycle des saisons. » Autre définition du Larousse pour la Physique :

« Partie d’un phénomène périodique qui s’effectue durant une période. »

Le mot « cycle » se réfère d’habitude au caractère répétitif d’un phénomène.

Cependant nous le prenons ici plutôt au sens de la Physique, comme étant le dérou- lement que suit une action au cours duquel l’action est commencée, continue le temps nécessaire, puis se termine comme prévu.

Vous constaterez que la communication a lieu par cycles. L’accusé de réception termine le cycle. Le manque d’accusé de réception laisse le cycle ouvert, en suspens.

On parle d’un bon cycle de communication dans la mesure où une communica- tion respecte tous les points de la formule définie plus haut, et dans la mesure où cette communication a reçu un accusé de réception approprié. Les gens capables d’effectuer de bons cycles de communication ont tendance à mieux réussir dans la vie.

Commencement Déroulement Fin

(Un coureur au départ d'une course à pied, puis on le voit courir, puis on le voit atteindre la ligne d'arrivée)

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La communication réciproque

La conversation est le processus qui consiste à faire alterner communication émise et communication reçue.

Prenons deux unités vivantes en communication; nous pouvons appeler la première A et la seconde B. Dans un état de bonne communication, A émettrait et B recevrait. Puis B émettrait et A recevrait. Puis A émettrait et B recevrait. Puis B émettrait et A recevrait. Dans chaque cas, A et B sauraient tous deux que la communication est en train d’être reçue et ils sauraient quelle est la source de la communication et où se trouve cette source de la communication.

Donc, nous avons A et B qui se font face au cours d’une communication. A émet.

Son message parcourt une certaine distance pour arriver à B qui le reçoit. Dans cette phase de communication, A est la Cause, B est l’Effet et nous appelons Distance l’espace qui les sépare. Remarquons que A et B sont tous deux des unités vivantes.

Une véritable communication ne peut s’établir qu’entre deux unités vivantes, et non pas entre deux objets, ni d’un objet à une unité vivante.

A, unité vivante, est la Cause. L’espace intermédiaire est la Distance, et B, unité vivante, est l’Effet. À présent, quand cette communication est complétée, les rôles s’in- versent. A, qui reçoit une réponse, est alors l’Effet et B est la Cause. Nous avons ainsi un cycle qui complète une véritable communication.

Par définition, une communication n’a pas besoin d’être à double sens. Nous voy- ons donc qu’il y a COMMUNICATION et COMMUNICATION RECIPROQUE.

Notez que si la communication a lieu entre deux unités vivantes, elle peut être transmise par l’intermédiaire d’un livre, d’une oeuvre d’art, d’un écran, un smartphone ou tout autre media. Elle provient toujours d’une unité vivante qui peut également être un animal. Par exemple dans le cas d’un jeu video la communication émane du créateur du jeu ou du développeur qui l’a mis en place, elle est différée dans le temps et arrive aux joueurs via un écran. Néanmoins la formule de communication est toujours d’applica- tion. Si le jeu n’est pas compris par les joueurs il n’aura pas beaucoup de succès. Et cela signifie que le créateur n’a pas eu assez d’intention pour s’assurer que la communication soit suffisamment claire pour être comprise.

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Le mot “confronter”

Confronter veut dire être en face de quelque chose, être face à face avec quelqu’un ou quelque chose.

Dans le langage courant, nous assimilons souvent ce mot à quelque chose de négatif, nous sommes souvent confrontés à des choses désagréables. Confronter semble être plus une chose que l’on doit faire, plutôt qu’un acte volontaire : être confronté à un supérieur, être confronté à des témoins, se confronter à un adversaire.

Ici nous utilisons ce mot avec un sens plus large : nous le voyons comme une apti- tude à faire face à une personne ou à une situation ou à n’importe quoi, sans se dérober ni réagir négativement, et sans même ressentir d'émotions négatives. Pouvoir être là à l’aise en face de quelqu’un ou de quelque chose, sans plus. Et alors on peut bien mieux gérer ce qui a besoin d’être géré.

Par exemple si on peut confronter un problème, on pourra plus facilement le ré- soudre. Si on le fuit ou si l’on refuse de le regarder en face, le problème va rester gênant, et il risque même d’empirer.

La valeur de la confrontation

Combien de fois avez-vous parlé à une personne qui ne prêtait pas attention et qui ne portait pas d’intérêt à ce que vous disiez ? C’est un peu comme si vous parliez à un mur, et c’est aussi stérile.

Le regard vitreux, les yeux dans le vague ou vides d’expression, les battements rapides des paupières et tous les phénomènes de ce genre indiquent une baisse de l’apti- tude à confronter.

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Souvenez-vous maintenant des individus avec lesquels vous avez conversé qui vous ont semblé pleins de vie. Ces personnes, vous l’avez constaté, s’intéressent à tout, elles ont l’esprit vif et sagace. Elles ont beaucoup d’énergie à dépenser, pourtant on se sent détendu en leur présence. Leur regard se pose sur vous. Vous n’avez pas l’impression qu’elles vous regardent sans vous voir.

Ces individus possèdent une grande capacité de confrontation. Ils sont d’un abord facile, ils s’intéressent à vous. Ils peuvent mettre leur attention sur un objet et l’y mainte- nir sans être emportés par un courant de pensées fugitives. Ils sont attentifs au monde, et ne sont ni introvertis, ni fixés sur leurs problèmes personnels.

Si un individu ne peut confronter la personne à laquelle il s’adresse, l’entretien ne sera pas aussi efficace qu’il pourrait l’être.

Le meilleur moyen de résoudre les problèmes est de les analyser sans faux-fuyants.

Certaines personnes croient que le fait de les éluder va les faire s’évanouir. C’est là une idée séduisante mais qui, malheureusement, ne marche pas ! Les problèmes vont s’en- tasser et empirer.

Améliorez l’aptitude d’une personne à faire face et à confronter, et elle découvrira qu’elle gère plus aisément sa vie et ses problèmes.

De plus, il est essentiel, pour pouvoir parler en public, d’être capable de confront- er. Avez-vous déjà vu un conférencier qui préférait ne pas avoir de public ? Il est timide, ses propos sont incohérents, il ne trouve pas ses mots, il est tendu. Nous avons affaire à un individu dont la confrontation est mauvaise.

Améliorer sa confrontation l’aidera à se sentir plus à l’aise, à rassembler ses idées et à les transmettre à son auditoire.

Améliorez la confrontation de l’individu et vous augmenterez son aptitude à con- trôler les situations.

Les individus dont la fonction est de diriger les autres dans une sphère quelconque de la vie, que ce soit au travail, dans des activités à caractère social, à l’école ou au sein du foyer, doivent confronter, s’ils désirent une amélioration de ceux dont ils sont respons- ables.

L’aptitude à confronter est l’aptitude à mettre et à maintenir son attention là où on le désire. Autrement dit, nous améliorons directement la concentration, l’aptitude à faire face à des situations et à des problèmes, et à communiquer avec les gens.

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Les 3 parties d'une personne humaine

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Comment accomplir les exercices d’en- traînement?

Vous allez bientôt commencer les exercices proprement dits.

On pratique ces exercices d’entraînement ou exercices de communication entre partenaires. Le terme de “partenaire” sert à désigner deux étudiants de niveau compara- ble mis ensemble par le superviseur de cours.

Dans la pratique, l’un des partenaires tient le rôle de l’étudiant, l’autre celui de moniteur (« coach » en anglais. On utilise souvent ce terme-là, même en français.) Les rôles sont ensuite inversés.

Nous verrons plus loin comment être un bon moniteur, mais pour le premier ex- ercice, ce rôle n’est pas prédominant. Allons-y pour la pratique !

Une personne humaine est constituée de 3 parties. La partie la plus visible est le corps. Une autre partie est le mental: les enregistrements de nos souvenirs conscients et inconscients, ainsi que divers automatismes, tels que ceux qu’on met en place quand on apprend à marcher. Ce n’est pas le cerveau. Celui-ci fait partie du corps. La troisième partie c’est vous: ce qui est conscient d’être conscient.

Qu’êtes-vous ? Vous n’êtes ni un corps, ni un cerveau. Vous avez un corps et un cerveau. Vous n’êtes pas un nom, vous avez un nom. Vous n’êtes ni de la matière, ni de l’énergie, vous causez les choses. Vous êtes capable de prendre des décisions. Qui décide?

C’est vous-même, ce n’est pas votre corps. Il peut arriver que le corps vous impose des restrictions, des malaises et des maladies. Mais en temps normal, c’est vous le décideur.

Vous êtes un être spirituel, très capable. Vous n’avez pas un esprit ni une âme. Vous êtes un esprit ou une âme. Vous êtes l’unité vivante capable d’émettre des communications.

Vous êtes réellement l'être spirituel. Qu’est-ce qu'un être? C’est ce qui est la per- sonne, la personnalité de base. C’est le “je” qui a la faculté d’être cause, c’est vous.

Quand on parle de l’aptitude à confronter les choses, les situations et les gens, il s’agit de votre aptitude à confronter, c’est à vous en tant qu'être de confronter.

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EXERCICE D’ENTRAINEMENT 0

(Cet exercice d’entraînement se compose de plusieurs parties.)

1ère partie :

Nom : CONFRONTATION LES YEUX FERMÉS Commandements : Aucun.

Position : Étudiant et moniteur sont assis face à face, les yeux fermés, à une distance adéquate - à peu près un mètre.

But : Entraîner l’étudiant à être là, à l’aise, et à confronter une autre personne. Tout le but est d’habituer l’étudiant à pouvoir ÊTRE là, confortablement, à un mètre d’une autre personne, à ÊTRE là et à ne RIEN faire d’autre.

Sur quoi mettre l’accent dans cet exercice : Étudiant et moniteur sont assis face à face, les yeux fermés, sans faire de conversation. C’est un exercice silencieux. Il n'est aucune- ment permis de gesticuler, de bouger, de s’aider d’une partie du corps pour confronter, d’utiliser un “système”, un intermédiaire pour confronter ou tout autre supplément à ÊTRE là.

SOYEZ LÀ, À L’AISE, ET CONFRONTEZ.

Lorsque l’étudiant peut ÊTRE là, à l’aise, tout en confrontant, et qu’il est parvenu à une amélioration majeure et stable, il a

réussi l’exercice.

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2ème partie :

Nom : CONFRONTATION (TR 0)

(TR vient de « Training Routine », l’anglais pour « Routine d’Entraînement ».

Cet exercice très fondamental est souvent désigné par cette abréviation « TR0 », ou « Training 0 »)

Commandements : Aucun.

Position : Étudiant et moniteur sont assis face à face à une distance adéquate, à peu près un mètre. Cette fois ils ont les yeux ouverts.

But : Entraîner l’étudiant à confronter une autre personne. Tout le but est d’habituer l’étudiant à pouvoir MAINTENIR une position à un mètre de quelqu’un d’autre, à ÊTRE là et à ne RIEN faire d’autre.

Sur quoi mettre l’accent dans cet exercice : Étudiant et moniteur sont assis l’un en face de l’autre. Ils ne doivent ni discuter ni chercher à se rendre intéressants. Ils sont assis à se regarder, et ne disent ni ne font rien pendant un certain temps. L’étudiant ne doit ni parler, ni s’agiter, ni rire nerveusement, ni être embarrassé, ni tomber dans l’engourdisse- ment.

On remarquera que l’étudiant a tendance à S’AIDER d’une partie de son corps pour confronter, plutôt que de simplement confronter, ou à utiliser un système de con- frontation plutôt qu’à ÊTRE seulement là. Quand l'étudiant s'aide d'une partie du corps pour confronter, on dit qu'il "confronte avec cette partie du corps", ce qui peut occa- sionner un inconfort, voire même un ressenti de douleur physique. La solution est sim- plement de confronter et d’ÊTRE LÀ. Les étudiants ont également tendance à utiliser des subterfuges mentaux pour éviter d’avoir à vraiment confronter, tels que de se désin- téresser, de s’apercevoir que les choses n’ont pas d’importance, de ne donner aucun signe de vie, etc. Cependant, ces réactions se dés-intensifient, et finalement l’étudiant peut être uniquement là et confronter.

On passe à côté du sens de l’exercice si l’on pense que confronter signifie : “CRÉER UN EFFET sur le moniteur”. Tout son but est d’accoutumer l’étudiant à ÊTRE LÀ, à un mètre d’une autre personne, sans avoir à s’excuser, ni bouger, ni être embarassé ou se défendre.

Lorsque l’étudiant peut ÊTRE là et confronter et qu’il est parvenu à une améliora- tion majeure et stable, il a réussi l’exercice. L’aptitude à confronter est l’aptitude à mettre et à maintenir son attention là où on le désire. Autrement dit, nous améliorons directe- ment la concentration, l’aptitude à faire face à des situations et à des problèmes, et à communiquer avec les gens.

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Comment être un bon moniteur

Avant de passer à la 3è partie de l’Exercice d’Entraînement 0, il vous est nécessaire d’apprendre votre rôle de moniteur. Les principes de base qui suivent vous permettront d’être efficace en tant que moniteur :

1) Dirigez en ayant un but.

Prenez pour but, quand vous êtes le moniteur, de faire faire à l’étudiant un exercice d’entraînement correct. Soyez tenace en travaillant afin de parvenir à ce but. Lorsque vous corrigez l’étudiant, en tant que moniteur, ne le faites pas sans raison valable. Ayez le but en tête que l’étudiant comprenne mieux l’exercice d’entraînement et qu’il le fasse au mieux de ses aptitudes.

2) Dirigez avec intention.

Derrière toute action de diriger, vous devez avoir l’intention d’obtenir qu’à la fin de la séance l’étudiant réalise qu’il fait mieux les choses qu’au début. L’étudiant doit avoir le sentiment qu’il a accompli quelque chose à cette étape de l’entraînement, même si cette étape est petite. C’est, et cela doit toujours être votre intention, lorsque vous dirigez, d’ob- tenir que l’étudiant que vous dirigez devienne quelqu’un de plus capable et qu’il ait une plus grande compréhension de ce sur quoi il est dirigé.

3) Autres conseils :

- Dans les exercices d’entraînement, le moniteur doit diriger à l’aide du matériel donné sous les paragraphes « Sur quoi mettre l’accent dans cet exercice » et « But » de l'exercice d’entraînement.

- La plupart des gens oublient une petite chose quand l’étudiant a bien exécuté l’ex- ercice ou s’il a fait du bon travail sur un point particulier : il faut le lui dire. Outre corri- ger des erreurs, il y a aussi le fait de complimenter la justesse.

- N’hésitez pas à dire « raté » (on utilise souvent aussi le mot anglais « flunk ») à l’étudiant lorsqu’il fait quelque chose qui reviendrait à se diriger lui-même. La raison en est que l’étudiant tendra à « s’introspecter » et fera trop attention à ce qu’il fait et com- ment il le fait, plutôt que de simplement le faire.

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EXERCICE D’ENTRAINEMENT 0

3ème partie :

Nom : CONFRONTATION AVEC HARCÈLEMENT Commandements : A l’usage du moniteur : “Commencez”,

“Ca y est”, “Raté” (ou “Flunk”).

Position : Étudiant et moniteur sont assis l’un en face de l’autre, à une distance adéquate, environ un mètre.

But : Entraîner l’étudiant à confronter une autre personne. Tout le but est d’amener l’étudiant à pouvoir ÊTRE là, à l’aise, à un mètre de quelqu'un, sans se départir de son calme, sans être distrait et sans réagir le moins du monde à ce que l’autre dit ou fait.

Sur quoi mettre l’accent dans cet exercice : Après que l’étudiant a réussi le TR 0 et qu’il peut ÊTRE là, sans embarras, le “harcèlement” peut débuter. Tout, excepté le fait d’ÊTRE LÀ, est l’objet d’un recalage de la part du moniteur.

Les contractions, les battements de paupières, les soupirs, la bougeotte, et tout ce qui sort du cadre de la simple confrontation font l’objet d’un rapide recalage en en don- nant la raison. A noter qu’il n’est pas interdit de cligner des yeux naturellement. Mais que tout clignement des yeux de façon nerveuse ou excessive doit être recalé, comme toute autre manifestation d’une non confrontation.

Méthode à suivre : L’étudiant tousse - le moniteur annonce : “Raté ! Tu as toussé. Com- mence”. Il n’ajoute rien.

Comment aborder un thème de harcèlement :Le moniteur est en droit de dire ou de faire tout ce qu’il désire, sauf quitter sa chaise. Il ne doit pas toucher l'étudiant. Tous les mots prononcés par le moniteur, hormis ceux dont il se sert pour diriger, ne doivent susciter aucune réaction de la part de l’étudiant. L’étudiant est recalé toutes les fois qu’il réagit le moins du monde au harcèlement.

Quand le moniteur réussit à faire réagir l'étudiant et qu'il le recale, il doit ensuite répéter la phrase, l'action ou l'expression qui a fait réagir l'étudiant. On appelle cela un

"bouton". Il s'agit de "presser le bouton" et de recaler l'étudiant jusqu'à ce qu'il ne réagisse

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Le moniteur doit laisser l’étudiant remporter quelques succès, puis chercher à le soumettre à une tension plus forte, afin de trouver d'autres boutons qui le feraient réagir.

C’est ce qu’on appelle le “harcèlement”.

Si l’étudiant réagit, le moniteur reprend instantanément son rôle de moniteur (voir méthode ci-dessus). L’étudiant a réussi lorsqu’il peut ÊTRE là, à l’aise, sans être démonté, sans être distrait, ou sans réagir à tout ce que le moniteur dit ou fait, et lorsqu’il a atteint une amélioration majeure et stable.

N.B. - Le moniteur ne doit pas rire de concert avec l’étudiant, mais remplir son rôle de moniteur, en utilisant uniquement les mots ci-dessus.

La valeur de l’intention

Le terme intention signifie : Application ou direction de l’esprit.

Une bonne définition trouvée sur internet et applicable ici est « L’envie ou la résolution prise par une personne d’agir et d’atteindre un ou des objectifs fixés à l’avance », donc cela signifie fondamentalement « vouloir que »

L’intention dans la communication

L’état d’esprit d’une personne qui pense que “de toute façon cela n’intéressera per- sonne”, ou “ils vont sûrement se moquer de moi”, ou “je vais me couvrir de ridicule”, la pousse à refouler ou à retenir sa communication, à marmonner ses mots et à s’exprimer confusément et avec hésitation. Certaines personnes s’expriment du coin de la bouche, articulent mal leurs mots ou les avalent, parlent aux murs, etc., au lieu de s’adresser à la personne avec laquelle elles veulent s’entretenir.

D’autres personnes parlent d’une voix si faible ou avec tant d’hésitation qu’il vous faut tendre l’oreille pour entendre ce qu’elles veulent vous dire.

D’autres encore utilisent plus d’effort ou de gestes qu’il n’en faut pour transmettre leur communication : Elles s’expriment par mouvements brusques et saccadés, gesticu- lent, adoptent des expressions du visage, agitent les mains et froncent les sourcils, etc.

On doit pouvoir exprimer une idée et la transmettre sans pour autant faire de tels efforts.

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Beaucoup de ces efforts proviennent d’une difficulté à communiquer, assez semblable aux difficultés rencontrées lorsqu’on essaye de monter à bicyclette pour la première fois. Lorsque vous vous sentez capable de rouler à bicyclette, tous les efforts que vous avez faits auparavant disparaissent.

Une plus grande aisance et une plus grande confiance font également disparaître les efforts.

Ceci ne signifie pas qu’il faille rester immobile lorsqu’on communique, mais que l’on doit pouvoir transmettre ses idées sans effort.

Une communication efficace est une communication directe qui s’accompagne de l’intention que l’interlocuteur la reçoive et qui a un volume suffisant pour traverser facilement une distance. Une telle communication rapprochera les gens, améliorant ainsi leurs relations personnelles.

Lorsque vous dites quoi que ce soit, on doit pouvoir vous entendre et vous com- prendre.

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EXERCICE D’ENTRAINEMENT 1

Nom : ALICE AU PAYS DES MERVEILLES (TR 1)

But : Entraîner l’étudiant à transmettre une communication nouvelle dans une nouvelle unité de temps, sans reculer ni essayer de submerger ni utiliser d’intermédiaires.

"Dans une nouvelle unité de temps" signifie que l’affirmation ou le commandement est donné nouvellement, maintenant, comme si on venait de le penser, non pas comme s’il avait été dit auparavant ou confondu avec des déclarations passées.

"Submerger" : 1) S’abattre sur, peser sur, porter sur, de façon irrésistible, écraser.

2) Subjuguer la pensée ou les sentiments de quelqu’un.

"Intermédiaire" : Dans ce contexte, toute action, mouvement, expression ou inflexion de voix utilisés pour faire passer la communication plutôt que de simplement la trans- mettre, tels que les froncements de sourcils, les mouvements de mains, etc

Commandements : L'étudiant lit au moniteur une expression (phrase de discours entre guillemets) extraite du livre "Alice au Pays des Merveilles". Il la répète tant que le moni- teur n'est pas satisfait qu'elle soit parvenue là où il se trouve.

Position : Étudiant et moniteur sont assis face à face, à une distance adéquate.

Sur quoi mettre l’accent dans cet exercice : La communication va du livre à l'étudi- ant qui, l'ayant faite sienne, la transmet au moniteur. Elle ne doit pas passer du livre au moniteur.

Elle ne doit ni manquer de naturel ni être artificielle. La diction et l'élocution ne jouent aucun rôle. Cependant, le volume de la voix peut avoir son influence. Le moni- teur doit avoir reçu clairement l'expression ou la question et l'avoir comprise avant de dire "Bien".

Méthode à suivre : Le moniteur dit "Commencez"; il dit "Bien" sans redonner le "Com- mencez" s'il a reçu la communication, ou il dit "Raté" (ou « Flunk ») s'il ne l'a pas reçue.

"Commencez" n'est pas utilisé à nouveau. L'expression "Ca y est" sert à interrompre l'ex- ercice en vue d'une discussion ou pour terminer l'action en cours.

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Au cas où la séance serait interrompue en vue d'un échange d'opinions, le moni- teur doit dire "Commencez" avant de poursuivre.

Cet exercice n'est réussi que lorsque l'étudiant peut faire passer une communica- tion de façon naturelle, sans effort, sans qu'elle paraisse artificielle, sans gestes ou effets oratoires, et lorsqu'il peut le pratiquer facilement et d'une manière détendue.

La valeur de l'accusé de réception

Dons le cadre de la communication, l'ACCUSÉ DE RÉCEPTION est ce qui fait savoir à la personne qui a parlé qu'on a entendu et compris sa communication.

L'absence d'accusé de réception

La meilleure façon de juger de la valeur de l'accusé de réception est d'observer ce qui se passe en son absence.

Combien de fois avons-nous vu quelqu'un se mettre en colère parce qu'on ne lui avait pas fait savoir que sa communication avait été reçue et comprise.

Il arrive qu'une personne soit contrariée après avoir offert un cadeau et n'avoir reçu aucun remerciement, ne serait-ce qu'un sourire, en guise d'accusé de réception.

La personne qui écrit une lettre et ne reçoit ni réponse, ni accusé de réception du destinataire, reste en suspens et s'interroge.

Supposons qu'elle reçoive, quelques années plus tard, une lettre lui accusant récep- tion : II se peut qu'elle ressente alors un sentiment de soulagement. Le cycle de commu- nication a désormais pris fin.

Une personne qui, jour après jour, accomplit sa tâche sans recevoir un seul accusé de réception, perd son enthousiasme, son goût au travail, éprouve un sentiment d'inutil- ité. Un accusé de réception, qui revêt la forme d'une augmentation de salaire, montre à la personne qu'elle est appréciée.

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L'enfant auquel on n'accuse jamais réception se fait de plus en plus bruyant pour capter l'attention. Les parents se demandent pourquoi leur enfant éprouve un sentiment de frustration.

Ceux-ci pourraient apprendre ce qu'est un accusé de réception et le pratiquer. Ils pourraient écouter et comprendre ce qu'on leur dit, puis en accuser réception. L'enfant qui reçoit un accusé de réception se déride sans tarder.

Les personnes auxquelles aucun accusé de réception n'a été donné ont tendance à réitérer la même communication tant qu'elles n'en ont pas reçu. A titre d'exemple familier, prenez la femme qui appelle depuis la cuisine son mari en train de regarder la télévision : "Chéri, il est l'heure de passer à table". Ne recevant pas de réponse, elle réitère son appel : "Chéri, il est l'heure de passer à table". Contrariée, elle entre dans la pièce et annonce : "II est l'heure de passer à table". Son mari lui répond alors d'une voix désagréable, tout en regardant la télévision : "Ça va, je ne suis pas sourd". Cette scène de ménage peut être évitée si le mari accuse réception à sa femme par un "Merci ma chérie"

et vient à table, lorsqu'elle l'appelle une première fois.

Confusion et ordre

Nous avons vu que la communication suit un cycle de cause-distance-effet. Le point-source a l'intention que le point réception reçoive la communication. Lorsque l'expéditeur doute de la réception du message qu'il a envoyé, il se pose des questions et son interrogation prend la forme d'un cycle de communication inachevé. Le message a tendance à persister et à retenir son attention.

Ces cycles de communication inachevés finissent par s'accumuler et donnent l'im- pression que la vie est compliquée. L'accusé de réception permet de mettre fin aux cycles de communication et de mettre bon ordre à la vie.

La compréhension

Le fait d'entendre ce qui a été dit n'est pas, à lui seul, suffisant pour mettre fin à un cycle de communication. Il faut également comprendre ce qui a été dit. Aussi faut-il in- diquer que l'on a entendu et compris la communication pour terminer le cycle. L'accusé de réception fait savoir à son interlocuteur : "J'ai entendu et compris ce que vous m'avez dit". Ce cycle de communication est désormais terminé".

Un accusé de réception ne constitue pas nécessairement "une réponse" à la com- munication. Il indique simplement à l'interlocuteur que l'on a reçu et compris ce qui a été dit et que le cycle est donc terminé.

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Note à propos du contrôle

Le sujet du contrôle est un facteur important dans la vie. Les gens qui vous disent que le contrôle est mauvais sont en train de vous dire que les accidents d'auto et autres choses de ce genre sont bons. Les accidents et les confusions n'arrivent qu'en l'absence de contrôle. Si tel est le cas, le contrôle est donc un sujet très important. Mais qu'est-ce que le contrôle?

Le controle consiste uniquement à mettre en route, changer et arrêter. Il n'y a pas d'autre facteur dans le contrôle positif. Si on peut mettre quelque chose en route, chang- er sa position dans l'espace ou son existence dans le temps et l'arrêter à volonté, on peut dire que l'on contrôle cette chose, quelle qu'elle soit. Si vous pouvez uniquement vous arranger pour mettre en route quelque chose, ne pouvez continuer son changement de position ou d'existence dans le temps qu'avec difficulté, et si vous ne pouvez l'arrêter que de façon douteuse, vous ne pouvez dire que vous la contrôlez bien, et nous pouvons franchement dire que vous la contrôlez de façon piètre ou dangereuse.

Si vous ne pouvez mettre quelque chose en route, si vous ne pouvez la changer de position dans l'espace, si vous ne pouvez l'arrêter, nous pouvons dire avec certitude que vous ne la contrôlez pas. Si vous essayez de mettre en route, de changer et d'arrêter quelque chose ou quelqu'un sans le faire de façon vraiment positive, vous avez introduit une inconnue dans cette activité et le résultat sera douteux, c'est le moins qu'on puisse dire.

Il existe donc une chose que l'on appelle le bon contrôle. Le bon contrôle implique le savoir et une attitude positive. Une jeune femme qui peut mettre en route la cuisson d'un bon plat, veiller à ce que tout se déroule à la bonne température, et arrêter au bon moment, est capable de contrôler cette préparation. Si elle avait des difficultés à mettre en route, à continuer son action et à l'arrêter, elle aurait non seulement un "mauvais con-

Répondre ou gérer cette communication fait l'objet d'un nouveau cycle (tel qu'il est décrit dans la section "La Communication réciproque").

Une réponse appropriée fait néanmoins aussi comprendre qu’on a reçu et compris la communication. D'autre part, accuser réception ne signifie pas nécessairement être d'accord avec ce qui a été dit.

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Lorsqu'intervient le "mauvais contrôle", l'incompétence entre en jeu ainsi que les accidents, les difficultés, l'inefficacité, et pour tout dire, beaucoup de malheurs et de désolation. Comme nous définissons le mauvais contrôle comme un non-contrôle, ou comme une tentative ignorante de contrôler sans vraiment effectuer un contrôle, nous pouvons dire que quantités de difficultés résulteront d'une attitude non positive.

Le contrôle est si loin d'être mauvais qu'une personne équilibrée et en très bonne condition ne voit aucune objection à un contrôle bon, positif, et est capable d'exercer elle-même un contrôle bon et positif sur les gens et les objets.

EXERCICE D'ENTRAINEMENT 2

Nom : ACCUSÉS DE RÉCEPTION (TR 2)

But : Enseigner à l'étudiant qu'un accusé de réception est une méthode destinée à con- trôler les communications d'une personne et qu'un accusé de réception y met un point final.

Le contrôle est défini ici comme étant l’aptitude à mettre en route, changer et ar- rêter ou terminer les choses à volonté.

Commandements : Le moniteur lit à l'étudiant des expressions extraites du livre Alice au Pays des Merveilles (lire uniquement les phrases de discours entre guillemets) aux- quelles ce dernier accuse réception. Il répète chaque expression à laquelle, selon lui, l'étudiant n'a pas réellement accusé réception.

Position : Étudiant et moniteur sont assis, se faisant face, à une distance adéquate.

Sur quoi mettre l’accent dans cet exercice : Enseignez à l'étudiant à accuser précisément réception de ce qu'a dit le moniteur de façon à ce que ce dernier sache que l'étudiant a entendu sa communication. Demandez-lui de temps à autre ce que vous venez de dire.

Coupez court à tout accusé de réception insuffisant ou exagéré. Laissez d'abord l'étudi- ant faire tout ce qu'il désire afin de faire parvenir ses accusés de réception, puis stabilisez sa façon de faire. Enseignez-lui qu'un accusé de réception met fin à un cycle et qu'il ne constitue pas plus le début d'un nouveau cycle de communication qu'il n'incite l'inter- locuteur à poursuivre.

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Apprenez-lui, de surcroit, qu'on peut ne pas réussir à transmettre un accusé de réception, ou ne pas parvenir à arrêter une personne par un accusé de réception, ou qu'on peut lui ôter l'envie de parler au moyen d'un accusé de réception.

Méthode à suivre : Le moniteur dit : "Commencez" puis lit une phrase tirée du livre.

Il recale l'étudiant pour chaque accusé de réception qui lui paraît incorrect. Il répète la même phrase toutes les fois qu'il a collé l'étudiant. Il est en droit d'utiliser : "Ca y est"

soit pour interrompre l’exercice et échanger des points de vue avec l'étudiant, soit pour terminer la séance en cours. Le "Ca y est" une fois donné, on doit utiliser "Commencez"

avant de reprendre la séance.

NOTE : Les accusés de réception habituels sont "Bon", "Merci", "D'accord" ou "Bien", mais ne vous limitez pas à ceux-ci. Vous pouvez utiliser tout ce qui est approprié et qui fait comprendre à l'autre personne que vous avez reçu et compris sa communication. En tant que moniteur, ne permettez pas à l'étudiant de faire cet exercice à la manière d'un robot. Il doit manifester une réelle compréhension de ce qui a été dit.

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Nom : DEMI ACCUSÉS DE RÉCEPTION (TR 2 1/2)

But : Enseigner à l'étudiant qu'un demi accusé de réception est une méthode pour en- courager une personne à communiquer.

Commandements : Le moniteur lit à l'étudiant des expressions du livre Alice au Pays des Merveilles (lire uniquement les phrases entre guillemets), et l'étudiant donne des demis accusés de réception pour encourager le moniteur à continuer. Le moniteur répète toute expression pour laquelle il ne se sent pas encourgé par le demi accusé de réception.

Position : Étudiant et moniteur sont assis, se faisant face, à une distance confortable..

Sur quoi mettre l’accent dans cet exercice : Enseignez à l'étudiant qu'un demi accusé de réception est une méthode pour encourager quelqu'un à CONTINUER de parler.

Coupez court à tout accusé de réception qui arrête la persone qui parle. De plus, ensei- gnez-lui qu'un demi accusé de réception est une manière de faire continuer une per- sonne à parler car cela lui donne l'impression d'être entendue.

Méthode à suivre : Le moniteur dit : "Commencez" puis lit une phrase tirée du livre. Il recale l'étudiant chaque fois qu'il sent que le demi demi accusé de réception n'a pas été correct. Il répète la même phrase toutes les fois qu'il a dit "Raté" à l'étudiant. "Ca y est"

est utilisé soit pour interrompre l’exercice et échanger des points de vue avec l'étudiant, soit pour terminer la séance en cours. Le "Ca y est" une fois donné pour une discussion,

EXERCICE D'ENTRAINEMENT 2 1/2

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Comment obtenir une réponse à votre question

Vous avez certainement rencontré dans la vie de tous les jours des gens qui omettent de répondre à vos questions ou qui ne tiennent pas compte de ce que vous dites, des gens qui abordent un sujet et qui concluent une discussion sans que ni l'un ni l'autre ne se souvienne du thème de la conversation ou des raisons pour lesquelles ils l'avaient entamée. Peut-être vous rappelez-vous avoir demandé à quelqu'un - enfant, employé ou ami - d'accomplir une certaine tâche, et avoir constaté que votre ordre était resté sans écho, soit qu'on y ait désobéi, soit qu'il ait été exécuté complètement de tra- vers, ou que le temps ait été gaspillé en de vaines et interminables discussions !

La raison principale pour laquelle les cadres sont surmenés et surchargés de travail vient de ce que leurs directives n'ont pas été exécutées et qu'ils ont omis de les réitérer jusqu'à leur accomplissement, sans faire cas de toutes les réactions saugrenues qu'elles suscitent.

Avez-vous déjà vu une personne accepter une réponse qui n'avait aucun lien avec la question qu'elle avait posée, et se retrouver dans le même mystère qu'auparavant ?

Les questions restées sans réponse et la désobéissance aux ordres concourent à plonger la personne dans un état de confusion et de fatigue, tout en ne lui laissant même pas l'occasion d'aborder ce qu'elle s'était proposé d'entreprendre. Tout ceci découle de notre impuissance à obtenir des réponses à nos questions ou à faire exécuter nos ordres, ou de notre incapacité de les réitérer ou d'insister auprès des personnes responsables jusqu'à ce qu'ils soient menés à bien. Voilà qui explique le phénomène connu sous le nom de "burn out".

Ne pas poursuivre jusqu'au bout une affaire en cours, ne pas obtenir de réponse à nos questions, s'écarter du sujet ou du thème qu'on est en train de traiter sont sources de quantité de problèmes et de contrariétés. Ne pas obtenir de réponse définitive à une question laisse le cycle inachevé, et retient encore une partie de notre attention. Ne pas conclure un sujet avant d'en aborder un autre est une source habituelle de confusion et de dispute au cours des conversations. La résolution du problème est d'apprendre à terminer les cycles en cours et à éviter d'exécuter un nouvel ordre, une nouvelle requête, ou d'aborder une nouvelle question ou un nouveau thème avant d'avoir mené à bien ou conclu le cycle en cours.

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EXERCICE D'ENTRAINEMENT 3

Nom : QUESTION DUPLIQUÉE (TR 3)

But : Apprendre à l'étudiant à dupliquer (reproduire exactement), sans variation, dans sa propre unité de temps, une question comme s'il s'agissait chaque fois d'une nouvelle question, sans la noyer dans d'autres questions puis à accuser réception de la réponse.

Enseigner qu'on ne pose jamais une deuxième question avant d'avoir reçu une réponse à celle qui a été posée.

Commandements :

"Est-ce que les poissons nagent ?" ou "Est-ce que les oiseaux volent ?"

Position : Étudiant et moniteur assis face à face, à une distance adéquate.

Sur quoi mettre l’accent dans cet exercice : L'étudiant pose une question et accuse réception de la réponse à cette question, dans une seule unité de temps qui est alors ter- minée

. Empêcher l'étudiant de se fourvoyer en variant les commandements. Bien que l'on pose la même question, elle est posée comme si elle n'était jamais venue à l'esprit de qui que ce soit auparavant.

L'étudiant doit apprendre à donner un commandement, à recevoir une réponse et à accuser réception dans une seule unité de temps.

On recale l'étudiant s'il ne répète pas exactement la même question, s'il fait du Q-et-R*

et ne réussit pas à contrôler les digressions du moniteur.

(*) Q-et-R (Q and A en anglais) : Vient de Question – Réponse (Answer en Anglais).

Cela veut dire poser une question sur ce qu’une personne a répondu (et qui ne répond pas à la question), au lieu d’obtenir une réponse à la question. Plus généralement cela veut dire « Ne pas réussir à terminer un cycle d’action », ou bien « Entreprendre une nouvelle action avant d’avoir terminé la première ».

Méthode à suivre : Le moniteur dit : "Commencez" et "Ça y est" comme dans les exer- cices précédents.

(31)

L'exercice une fois débuté, il n'est pas tenu de répondre aux questions de l'étudi- ant, mais il peut faire un commentaire ou, en d'autres termes, être sujet à un retard de communication pour se défaire de l'étudiant.

(Retard de communication : Temps nécessaire à un individu pour donner une réponse à une question posée, qu'il soit silencieux jusqu'à ce qu'il réponde, ou qu'il ait parlé dans l'intervalle).

Le moniteur doit répondre fréquemment; et, un peu moins souvent, tenter de brouiller et d'entraîner l'étudiant dans un Q-et-R ou de le plonger dans la confusion.

Exemple :

ÉTUDIANT

Est-ce que les poissons nagent ? MONITEUR

Oui.

ÉTUDIANT

Bon. Est-ce que les poissons nagent ? MONITEUR

Tu n'as pas faim ? ÉTUDIANT Si.

MONITEUR Raté.

Lorsqu'il n'obtient pas de réponse à sa question, l'étudiant doit dire sans brusque- rie : "Je vais répéter la question", et ceci jusqu'à ce qu'il reçoive une réponse. On recale l'étudiant pour tout ce qui n'est pas : Question, accusé de réception et, si nécessaire, phrase de répétition. On le recale pour un mauvais accusé de réception. On le recale pour Q-et-R (comme dans l'exemple ci-dessus), pour tout état de confusion, pour l'ab- sence d'accusé de réception, ou pour un accusé de réception survenant après un retard de communication indubitable.

Toutes les paroles prononcées par le moniteur, hormis la réponse

à la question et "Commencez", "Raté", "Bon", "Ça y est", ne devraient avoir aucune influence sur l'étudi- ant si ce n'est de l'amener à redonner la phrase de répétition et la question. On entend par phrase de répétition : "Je vais répéter la question". "Commencez", "Raté", "Bon" et "Ça y est" ne peuvent être em-

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N'importe quelle autre affirmation sous le soleil peut être utilisée. Le moniteur peut tenter de quitter sa chaise dans cet exercice. S'il y parvient, l'étudiant est recalé. Les paroles déroutantes du moniteur devraient toutes toucher l'étudiant et avoir pour objec- tif de le désarçonner et de lui faire perdre le contrôle de la séance ou le fil de ses idées.

La tâche de l'étudiant est de continuer la séance en dépit de tout, en se servant uniquement de la question, de la phrase de répétition ou de l'accusé de réception.

Si l'étudiant fait quoi que ce soit autre que ce qui est mentionné ci-dessus, il est recalé et le moniteur doit le lui dire.

EXERCICE D'ENTRAINEMENT 4

Nom : GESTION DES ORIGINATIONS (TR 4)

Origination : ceci est un néologisme pour désigner une déclaration ou une remarque (souvent hors de propos et inattendue) ayant trait à l’état de la personne qui émet cette communication. Exemple : Au beau milieu d’une conversation, l’interlocuteur vous dit

« J’ai faim ».

But : Apprendre à l'étudiant à ne pas être désarçonné ni à rester muet face à une origina- tion émise par son interlocuteur, mais à gérer la situation sans heurt.

Commandements :

"Est-ce que les poissons nagent ?" ou "Est-ce que les oiseaux volent ?"

Le moniteur répond, mais de temps en temps fait des déclarations inattendues qui peu- vent provenir d’une liste préparée fournie par le superviseur. L’étudiant doit gérer les originations à la satisfaction du moniteur.

Position : Étudiant et moniteur assis face à face, à une distance adéquate.

Sur quoi mettre l’accent dans cet exercice :

On enseigne à l’étudiant à entendre l’origination et à faire 3 choses : 1) La comprendre,

2) Y accuser réception,

(33)

Si le moniteur sent une certaine rudesse, s’il trouve qu’il y a trop de temps perdu, ou un manque de compréhension, il corrige l’étudiant pour améliorer son maniement.

Contenu verbal:

Toutes les originations concernent le moniteur, ses idées, ses réactions ou ses diffi- cultés, aucune ne concerne l’étudiant. A part cela, la procédure est la même que pour les exercices antérieurs. Le contenu verbal suivi par l’étudiant est régi par :

1) Clarifier (si besoin) et comprendre l’origination, 2) Accuser réception à l’origination,

3) Donner la phrase de répétition et répéter la question proprement dite.

Tout ce qui s’écarte de ces 3 points vaut un raté !

On doit apprendre à l’étudiant à éviter tout heurt, à faire la différence entre un problème vital concernant la personne, et un effort pour dévier du sujet.

On donne un raté à l’étudiant s’il fait plus que 1) Comprendre

2) Accuser réception

3) Ramener le moniteur à la question

Le moniteur peut faire des réflexions concernant l’étudiant comme dans le TR3.

Si l’étudiant ne sait pas faire la différence entre celles-ci (en essayant de les manier) et les originations du moniteur ayant trait à lui-même, c’est un raté.

Exemples d'originations pour le TR4:

J’ai mal au ventre

La pièce paraît plus grande Mon corps est lourd

J’ai eu un tiraillement dans la jambe J’ai l’impression de sombrer

Les couleurs de la pièce sont plus brillantes J’ai l’impression d’avoir la tête à l’envers Je me sens en pleine forme

J’ai une peur terrible

Je viens juste de réaliser que j’ai mal à la tête depuis des années ! Je me sens complètement confus

Je me sens comme qui dirait plus léger

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Informations supplémentaires pour être un bon moniteur

1) Soyez réaliste :

Soyez réaliste quand vous êtes le moniteur. Lorsque vous donnez une « origina- tion » à l’étudiant, faites que cela sonne vraiment comme une origination – et non pas quelque chose de tiré du feuillet – afin que l’étudiant la gère exactement comme si les conditions et les circonstances étaient réelles. Cela ne signifie cependant pas que vous deviez réellement ressentir les originations données à l’étudiant. Si vous lui dites « J’ai mal à la jambe », cela ne signifie pas que votre jambe vous fait mal, mais vous devez le dire de façon à faire comprendre à l’étudiant : « j’ai mal à la jambe ».

Autre chose : n’utilisez pas des expériences de votre passé pour diriger. Soyez inventif dans le temps présent.

2) Lorsque vous dirigez, prenez une chose à la fois :

Par exemple dans le TR 4, quand l’étudiant atteint le but fixé par le TR4, vérifiez l’un après l’autre les autres TRs.

Est-ce qu’il vous confronte ?

Est-ce qu’il fait sienne la question qu’il pose et est-ce qu’il a réellement l’intention qu’elle vous parvienne?

Est-ce que ses accusés de réception terminent les cycles de communication ? Etc…

Mais dirigez ces choses une à une. Ne dirigez pas deux choses ou plus en même temps. Assurez-vous que l’étudiant fasse chaque chose correctement avant de passer à l’étape d’entraînement suivante.

(35)

Vous avez terminé le cours avec la feuille de progression. Félicitations!

Si vous êtes satisfait(e), pensez à inviter des connaissances qui pourraient également en bénéficier.

Le monde serait tellement mieux si tous com- prenaient et appliquaient les données que vous avez apprises!

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