Surfaces cristallines
fluctuations et instabilités fluctuations et instabilités
S. Balibar S. Balibar
Laboratoire de Physique Statistique Laboratoire de Physique Statistique
de l ’ENS (Paris, France) de l ’ENS (Paris, France)
ENS, 27 nov 2003 ENS, 27 nov 2003 cristaux d'hélium: un système modèle cristaux d'hélium: un système modèle
publications co-signées avec:
visiteurs étrangers et autres collaborateurs seniors:
visiteurs étrangers et autres collaborateurs seniors:
P. Nozières (ILL et Collège de France), P. Nozières (ILL et Collège de France),
D.O. Edwards et W.F. Saam (Ohio State U.) D.O. Edwards et W.F. Saam (Ohio State U.) J.P. Bouchaud (ENS
J.P. Bouchaud (ENS CEA, Saclay) CEA, Saclay)
M. Thiel, A. Willibald, P.Evers, A. Levchenko et P. Leiderer (Konstanz Univ.) M. Thiel, A. Willibald, P.Evers, A. Levchenko et P. Leiderer (Konstanz Univ.) H. Alles (Helsinki) et A. Ya. Parshin (Moscou)
H. Alles (Helsinki) et A. Ya. Parshin (Moscou) Etudiants
Etudiants, post-docs , post-docs et autres membres du groupe à l'ENS:et autres membres du groupe à l'ENS:
B. Castaing (
B. Castaing ( ENS Lyon) ENS Lyon) P.E. Wolf
P.E. Wolf ( ( Grenoble), Grenoble), F. GalletF. Gallet ( ( Jussieu), Jussieu), E. RolleyE. Rolley (ENS) (ENS) C. Guthmann (ENS)
C. Guthmann (ENS) F. Graner
F. Graner ( ( Grenoble) Grenoble) R.H. Torii
R.H. Torii ( ( Jet Prop. Lab) Jet Prop. Lab) E. Chevalier
E. Chevalier ( ( Aerospatiale) Aerospatiale) Ingénieurs:
Ingénieurs:
C. Laroche (ENS Paris
C. Laroche (ENS Paris ENS Lyon), J.C. Sutra-Fourcade (ENS) ENS Lyon), J.C. Sutra-Fourcade (ENS)
formes cristallines: le cas du plomb formes cristallines: le cas du plomb
la croissance révèle le la croissance révèle le facettage dans des facettage dans des directions de haute directions de haute symétrie
symétrie
à basse température, à basse température, davantage de facettes davantage de facettes différentes
différentes
microscopie électronique microscopie électronique JJ Metois and JC
JJ Metois and JC Heyraud
Heyraud
(CRMC2 - Marseille, (CRMC2 - Marseille, France)
France)
T > 120 °C
T > 120 °C T > 120 °C T > 120 °C
50 °C < T < 120 °C
50 °C < T < 120 °C T < 50 °C T < 50 °C
indium indium
à basse température:
à basse température:
de plus en plus de de plus en plus de facettes
facettes
photographies photographies JJ Metois and JC JJ Metois and JC Heyraud
Heyraud
CRMC2 Marseille CRMC2 Marseille
T > 100 °C T > 100 °C
40 < T < 100 °C
40 < T < 100 °C 20 < T < 40 °C20 < T < 40 °C
10 < T < 20 °C
10 < T < 20 °C T < 10 °CT < 10 °C
cristaux cristaux d'helium 4 d'helium 4
cristaux d'helium 4 en croissance cristaux d'helium 4 en croissance à partir de l' helium 4 superfluide à partir de l' helium 4 superfluide photographies S.Balibar,
photographies S.Balibar, C. Guthmann et E. Rolley, C. Guthmann et E. Rolley, ENS, 1994ENS, 1994
structure hcp structure hcp
(hexagonal close packed) (hexagonal close packed) à mesure que T baisse:
à mesure que T baisse:
"
transitions rugueuses"
"
transitions rugueuses"
(roughening transitions) (roughening transitions) successives
successives
1.4 K 1.4 K
1.1 K 1.1 K
0.5 K 0.5 K
0.1 K
0.1 K
video sequence
video sequence
la transition la transition
rugueuse rugueuse
à T = 0 à T = 0
les atomes minimisent leur énergie les atomes minimisent leur énergie potentielle
potentielle
la surface est localisée
la surface est localisée sur l'un des sur l'un des plans cristallins
plans cristallins, cad ", cad "lisse"lisse"
Landau 1949: les surfaces Landau 1949: les surfaces
cristallines sont lisses dans toutes les cristallines sont lisses dans toutes les directions rationnelles (n,p,q)
directions rationnelles (n,p,q)
at T > 0 , fluctuations thermiques:
at T > 0 , fluctuations thermiques:
ad-atomes, ad-lacunes, marches avec ad-atomes, ad-lacunes, marches avec décrochements, terrasses...
décrochements, terrasses...
les surfaces sont "rugueuses" et les surfaces sont "rugueuses" et délocalisées au dessus de T délocalisées au dessus de TRR , , une température de transition une température de transition rugueuse
rugueuse qui dépend de l'orientationqui dépend de l'orientation les surfaces rugueuses sont libres par les surfaces rugueuses sont libres par rapport au réseau
rapport au réseau
modèle "solid on solid " de Leamy and Gilmer 1975 modèle "solid on solid " de Leamy and Gilmer 1975
TTR R = 0.63 J = 0.63 J
(J est l'énergie d'un lien entre proches voisins) (J est l'énergie d'un lien entre proches voisins) T = 0.571 J
T = 0.571 J
T = 0.632 J T = 0.632 J
T = 0.667 J T = 0.667 J
fluctuations des marches:
fluctuations des marches:
l'énergie libre des marches s'annulle à T l'énergie libre des marches s'annulle à T
RRun raisonnement simple:
un raisonnement simple:
une marche à la surface d'un réseau cubique une marche à la surface d'un réseau cubique longueur Na, énergie de chaque lien : J
longueur Na, énergie de chaque lien : J énergie interne des marches:
énergie interne des marches:
~J/2 par longueur élémentaire a
~J/2 par longueur élémentaire a entropie:
entropie:
3 possibilités sur chaque site, donc k
3 possibilités sur chaque site, donc kB B ln (3ln (3NN)= Nk)= NkBB ln3 ln3 énergie libre
énergie libre par unité de longueur: par unité de longueur: = (J/2 - k = (J/2 - kBBT ln3)/aT ln3)/a transition rugueuse à
transition rugueuse à TTRR = J / 2k = J / 2kBB ln3 ~ 0. 45 J / k ln3 ~ 0. 45 J / kBB
où les marches prolifèrent (leur énergie libre s'annulle) où les marches prolifèrent (leur énergie libre s'annulle)
Mais en fait, la surface n'est pas confinée sur un seul plan Mais en fait, la surface n'est pas confinée sur un seul plan
empilement de terrasses près de T empilement de terrasses près de TRR
a a
fluctuations de surface fluctuations de surface
le modèle de sine - Gordon le modèle de sine - Gordon
un hamiltonien effectif pour les déformations de la surface z(r):
un hamiltonien effectif pour les déformations de la surface z(r):
€
H = ∫ d
2r ⎡ ⎣ ⎢ 1 2 γ ( ∇z )
2+ V cos 2πz d ⎤
⎦ ⎥
= = + d + d22 /d/d22 : rigidité de surface (surface : rigidité de surface (surface stiffness)
stiffness)
surface tension de surface, surface tension de surface,
i.e. énergie libre par unité d'airei.e. énergie libre par unité d'aire V : potentiel cristallin
V : potentiel cristallin hypothèses près de T
hypothèses près de TR R , assumptions :, assumptions : faible amplitude z (
faible amplitude z (zz << 1) << 1) couplage faible avec le réseau (
couplage faible avec le réseau ( V/V/ << 1 << 1 )) calcul de renormalisation:
calcul de renormalisation:
Nozières 1985-94Nozières 1985-94
'' ''
Hamiltonien sine-Gordon:
Hamiltonien sine-Gordon:
si V = 0 si V = 0
hauteur z ; composantes de Fourier z
hauteur z ; composantes de Fourier zkk ; équipartition de l'énergie ; équipartition de l'énergie
chaque mode a une amplitude <zchaque mode a une amplitude <zkk22> = k> = kBBT / T / kk22S S (S=L(S=L22 est l'aire de la surface) est l'aire de la surface)
l'amplitude totale est l'amplitude totale est
divergence logarithmique comme pour la surface libre d'un liquide divergence logarithmique comme pour la surface libre d'un liquide si V ≠ 0
si V ≠ 0 , comme , comme , si on remplace <z , si on remplace <z22> par son> par son approximation T ln (L/a) / 2approximation T ln (L/a) / 2, la contribution à l'énergie de surface est, la contribution à l'énergie de surface est
qui diverge si T <
qui diverge si T < TTRR = (2/ = (2/) ) aa2 2 : les fluctuations à grande échelle sont tuées par : les fluctuations à grande échelle sont tuées par le potentiel cristallin à T < Tle potentiel cristallin à T < TRR ; <z ; <z22> sature au-delà d'une certaine longueur > sature au-delà d'une certaine longueur de corrélation.
de corrélation.
une estimation approchée de T une estimation approchée de T
RR€
H = ∫ d
2r ⎡ ⎣ ⎢ 1 2 γ ( ∇z )
2+ V cos 2πz d ⎤
⎦ ⎥
€
〈 z
2〉 = 1
4π
22πkdk T γk
22π /L 2π /a
∫ = 2πγ T ln ⎛ ⎝ ⎜ L a ⎞ ⎠ ⎟
€
cos2πz
a = exp −2π 2 z2 a2
⎛
⎝
⎜⎜
⎞
⎠
⎟⎟
€
ΔE = L2V exp −2π2 a2
T
2πγ ln L a
⎛
⎝⎜ ⎞
⎠⎟
⎡
⎣⎢ ⎤
⎦⎥=VL
2−π T γ a2
⎛
⎝⎜
⎜
⎞
⎠⎟
⎟
quelques prédictions théoriques quelques prédictions théoriques
la transition rugueuse est de type
la transition rugueuse est de type " "Kosterlitz - Thouless"Kosterlitz - Thouless"
comme la transition superfluide en 2D, la transition liquide-solide en 2D, comme la transition superfluide en 2D, la transition liquide-solide en 2D, la transition magnétique du modèle XY, la transition isolant-conduteur d'un la transition magnétique du modèle XY, la transition isolant-conduteur d'un plasma 2D, etc.
plasma 2D, etc.
ordre infini
ordre infini : l'énergie libre des marches s'annule exponentiellement : l'énergie libre des marches s'annule exponentiellement la rigidité de surface présente un "
la rigidité de surface présente un "saut universelsaut universel""
et une singularité en racine carrée:
et une singularité en racine carrée:
T < T
T < TRR : rigidité infinie : rigidité infinie = ∞ (une surface lisse est plane) = ∞ (une surface lisse est plane) T = T
T = TRR : : (T (TRR) = ) = TTRR / 2a / 2a2 2 T > T
T > TRR : : (T) = (T) = (T (TRR) )
[ [
1 - (tt 1 - (ttcc))1/21/2] ]
où t = T/T
où t = T/TRR - 1 est la température réduite - 1 est la température réduite
(t(tcc caractérise l'amplitude du couplage au réseau à l'échelle caractérise l'amplitude du couplage au réseau à l'échelle microscopique)microscopique)
comparaison avec les expériences comparaison avec les expériences dans l'helium: l'énergie de marche dans l'helium: l'énergie de marche
l'énergie des marches l'énergie des marches s'annule
s'annule
exponentiellement:
exponentiellement:
~ exp [ -~ exp [ - /2(tt/2(ttcc))1/21/2]] où t = 1 - T
où t = 1 - TRR/T est la /T est la température réduite température réduite et tet tcc mesure la force du mesure la force du couplage de la surface au couplage de la surface au réseau sous-jacent
réseau sous-jacent mesure dans l'hélium mesure dans l'hélium (ENS 1983-92) :
(ENS 1983-92) : TTRR = 1.30 K = 1.30 K
ttcc = 0.58 (couplage faible) = 0.58 (couplage faible)
0.0 0.5 1.0 1.5
1.1 1.15 1.2 1.25 1.3 1.35
Temerture (K)
une mesure dynamique une mesure dynamique
faire croître un faire croître un cristal à travers un cristal à travers un
troutrou observer la observer la relaxation de la relaxation de la surface vers sa surface vers sa
hauteur hauteur d'équilibre d'équilibre dans une cavité dans une cavité interférométrique:
interférométrique:
précision ~1 précision ~1 mmmm
HH vv
cristal d'helium cristal d'helium
liquide liquide
(Wolf, Gallet, Balibar et al. (1983-87) (Wolf, Gallet, Balibar et al. (1983-87)
nucléation de nucléation de
terrasses terrasses
mesure mesure
interférométrique interférométrique de la relaxation de la relaxation de la hauteur H de la hauteur H d'une surface d'une surface cristalline vers sa cristalline vers sa position
position d'équilibre d'équilibre
0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8
1.13K 1.145K 1.155K 1.173K 1.178K 1.19K 1.23K
1/H (mm-1) 10-1
10-2
10-3
10-4
10-5
évidence expérimentale:
évidence expérimentale:
vitesse
vitesse v = k v = k mm exp[- exp[- 22/(3a/(3arrCC mm k kBBT)]T)]
différence de potentiel chimique:
différence de potentiel chimique:
mm = H (= H (rrCC--rrLL)/)/rrCCrrLL pente
pente énergie de marche énergie de marche
terrasse terrasse
marche marche
aa
linéaire linéaire
et et
non-linéaire non-linéaire
T < T
T < TRR : croissance non-linéaire : croissance non-linéaire
(v dépend de la force appliquée selon une loi quadratique (spirales autour de (v dépend de la force appliquée selon une loi quadratique (spirales autour de dislocations-vis) ou exponentielle (nucléation de terrasses)
dislocations-vis) ou exponentielle (nucléation de terrasses) T > T
T > TRR : croissance linéaire : croissance linéaire v = k
v = k mm (attachement d'atomes un par un) (attachement d'atomes un par un)
0 10 20 30 40 50
0 200 400 600 800 1000
1.205K 1.218K 1.234K 1.252K 1.285K
heiht dierence (μm)
près de la près de la température de température de transition rugueuse transition rugueuse
comportement comportement
critique du critique du
taux de taux de croissance croissance
La théorie de renormalisation de Nozières's RG décrit aussi La théorie de renormalisation de Nozières's RG décrit aussi l' évolution du taux de croissance l' évolution du taux de croissance (i.e. la mobilité de la surface) (i.e. la mobilité de la surface)
ajustements avec les mêmes valeurs des paramètres que pour l'énergie des ajustements avec les mêmes valeurs des paramètres que pour l'énergie des marches (T
marches (TRR = 1.30 K ; t = 1.30 K ; tcc = 0.58 ; L = 0.58 ; L00 = 4 a ) = 4 a ) rugosité dynamique
rugosité dynamique : les facettes sont détruites par une croissance rapide : les facettes sont détruites par une croissance rapide ( un"( un"effet de taille finie"effet de taille finie" dans le calcul de renormalisation) dans le calcul de renormalisation)
la relation universelle la relation universelle
k k
BBT T
R R= (2/ = (2/ ) ) (T (T
RR) a ) a
22Quand T
Quand T T TRR = 1.30 K , la rigidité de surface = 1.30 K , la rigidité de surface
(T(TRR) = ) = k kBBTTRR / 2 a / 2 a22 = 0.315 erg.cm = 0.315 erg.cm-2-2
accord avec les mesures de courbures de Wolf et al. et de Babkin et al.
accord avec les mesures de courbures de Wolf et al. et de Babkin et al.
universelle
universelle : ne depend pas de quantités micoscopiques telles que : ne depend pas de quantités micoscopiques telles que le potentiel cristallin.le potentiel cristallin.
la théorie de Nozières's prédit aussi
la théorie de Nozières's prédit aussi la variation angulaire de la variation angulaire de , , comme un autre "effet de taille finie".
comme un autre "effet de taille finie".
une dynamique une dynamique
de croissance de croissance
remarquable remarquable
surfaces lisses: mouvements de marches surfaces lisses: mouvements de marches
surfaces rugueuses: collisisions avec les phonons
surfaces rugueuses: collisisions avec les phonons (cf. électrons dans les métaux) (cf. électrons dans les métaux) v = k
v = k mm with k ~ T with k ~ T -4-4 : le taux de croissance diverge à basse T: le taux de croissance diverge à basse T
les cristaux d'helium croissent suffisamment vite en dessous de 0.5K pour que des
les cristaux d'helium croissent suffisamment vite en dessous de 0.5K pour que des ondes ondes de cristallisation
de cristallisation puissent se propager à leur surface comme s'il s'agissait de liquides.puissent se propager à leur surface comme s'il s'agissait de liquides.
solide solide
superfluide superfluide
liquide normal liquide normal
gazgaz
pression (bar)pression (bar)
température (K) température (K)
00 2525
22 11
les cristaux d'helium 4 croissent à partir d'un
les cristaux d'helium 4 croissent à partir d'un superfluidesuperfluide (viscosité nulle, grande conductivité thermique(viscosité nulle, grande conductivité thermique))
la chaleur latentela chaleur latente est très faible (cf. diagramme de phases) est très faible (cf. diagramme de phases) cristaux
cristaux extrêmement pursextrêmement purs, de , de grande conductivité thermiquegrande conductivité thermique
-> résistance à la croissance négligeable dans le liquide et dans le solide, -> résistance à la croissance négligeable dans le liquide et dans le solide,
la vitesse de croissance n'est limitée que par des effets de surface la vitesse de croissance n'est limitée que par des effets de surface
crystallization waves
QuickTime™ et undécompresseur Animationsont requis pour visionner cette image.
la relation de dispersion des ondes de cristallisation la relation de dispersion des ondes de cristallisation
2 forces de rappel 2 forces de rappel : : - rigidité de surface
- rigidité de surface (à haute fréquence ou courte longueur d'onde) (à haute fréquence ou courte longueur d'onde) - gravité g ( à basse fréquence ou grande longueur d'onde)
- gravité g ( à basse fréquence ou grande longueur d'onde) inertie : flux de masse dans le liquide
inertie : flux de masse dans le liquide ( ( rrCC > > rrLL))
mesure expérimentale précise de la rigidité de surface mesure expérimentale précise de la rigidité de surface
€
ω
2= ρ
Lρ
C− ρ
L( )
2[ γq
3+ ( ρ
C− ρ
L) gq ] superfluide
superfluide
cristal
cristal
surfaces à marches surfaces à marches
simulation d'une surface (115) de cuivre (J. Lapujoulade, Saclay) simulation d'une surface (115) de cuivre (J. Lapujoulade, Saclay)
mesures de mesures de
rigidité de rigidité de
surface surface
Rolley et al. (ENS - Paris) Rolley et al. (ENS - Paris) PRL 72, 872 (1994)
PRL 72, 872 (1994)
J. Low Temp. Phys. 99, 851 J. Low Temp. Phys. 99, 851 (1995)
(1995)
l'anisotropie des surfaces à marches l'anisotropie des surfaces à marches
pour une surface de pour une surface de
faible angle d'inclinaison faible angle d'inclinaison par rapport à la facette, par rapport à la facette,
deux composantes du tenseur deux composantes du tenseur de rigidité:
de rigidité:
: énergie de marche: énergie de marche
d d : interaction entre marches: interaction entre marches
€
γ
⊥= β aφ
€
γ
//= 6δ a
3φ
aa
interactions entre marches interactions entre marches
interaction entropique:
interaction entropique:
pas de croisements pas de croisements car pas de surplombs car pas de surplombs
les marches sont confinées par leurs les marches sont confinées par leurs voisines
voisines réduction d'entropie réduction d'entropie répulsion entropique
répulsion entropique
interaction élastique:
interaction élastique:
recouvrement des champs de recouvrement des champs de déformation
déformation ddelel/l/l2 2 ~ ~ 22/El/El22
(E : module d'Young) (E : module d'Young)
répulsion
répulsion élastique:élastique:
€
δS
l2 = π 2 6
(kBT)2 β l2
€
δ
ell
2≈ γ
2E l
2l l
l l
interactions élastiques + entropiques interactions élastiques + entropiques
courbe pleine:
courbe pleine:
prédiction théorique prédiction théorique pour des marches bien pour des marches bien séparées (dans la
séparées (dans la limite
limite 0).0).
dans l'helium les dans l'helium les marches sont très marches sont très étalées (couplage étalées (couplage faible) et la mesure faible) et la mesure exige d'être faite à très exige d'être faite à très faible inclinaison
faible inclinaison
distribution de distribution de
largeurs de largeurs de terrasses dans le terrasses dans le
silicium silicium
E.D. Williams and N.C. Bartelt, E.D. Williams and N.C. Bartelt,
Science 251, 393 (1991) Science 251, 393 (1991) Schartzentruber et al.
Schartzentruber et al.
PRL 65, 1913 (1990) PRL 65, 1913 (1990)
les transitions rugueuses les transitions rugueuses
des cristaux mous des cristaux mous
module de cisaillement << tension de surface:
m a <<
les marches se transforment en les marches se transforment en dislocations-coins sous la surface dislocations-coins sous la surface -> l'énergie de marche
-> l'énergie de marche ~ ~ mama22/4/4 est très est très faible
faible
les marches sont très étalées,
les marches sont très étalées, leur interaction leur interaction élastique
élastique dd ~ ( ~ (a)a)22 / / mlml22 est grande est grande
et et d se compensent, et la température de d se compensent, et la température de rugosité T
rugosité TRR d'une surface (1,n,0) est : d'une surface (1,n,0) est :
€
T
Rn= 2
π γ
⊥γ
//a
n2= 2 π
6βδ
a
2a
n2≈ γa
2n
2finalement, beaucoup de facettes parce que la finalement, beaucoup de facettes parce que la cellule unité est grande ( a ~ 50 Angström) cellule unité est grande ( a ~ 50 Angström) pour des surfaces (1, 1, 2) T
pour des surfaces (1, 1, 2) TRR ~ 27000 K ! pour ~ 27000 K ! pour des surfaces (9, 8 , 15) T
des surfaces (9, 8 , 15) TRR ~ 360 K ~ 360 K
experiences: Pawel Pieranski et al. (PRL 84, 2409, 2000 et Eur. Phys. J. E5, 317, 2001) théorie: P. Nozières, F. Pistolesi and S.
Balibar, Eur. Phys. J. B24, 387 (2001)
une instabilité mécanique une instabilité mécanique
R.J. Asaro and W.A. Tiller 1972:
R.J. Asaro and W.A. Tiller 1972:
un précurseur de la fracture et de la corrosion un précurseur de la fracture et de la corrosion M.A. Grinfeld 1986-93 :
M.A. Grinfeld 1986-93 : instabilité mécanique instabilité mécanique
formation de motifs en hétéroépitaxieformation de motifs en hétéroépitaxie P. Nozières 1993 + C. Misbah 1994:
P. Nozières 1993 + C. Misbah 1994:
l'instabilité est du premier ordre (saut l'instabilité est du premier ordre (saut d'amplitude au seuil)
d'amplitude au seuil)
les sillons sont profonds et concentrent les les sillons sont profonds et concentrent les contraintes
contraintes
seuil de contrainte:
seuil de contrainte:
€
σ
∗= γ Eq
∗1− σ
P2with q
∗= (ρ
C− ρ
L)g
γ
étude étude
expérimentale expérimentale
dans l'helium dans l'helium
R. Torii and S. Balibar R. Torii and S. Balibar
J. Low Temp. Phys. 89, 391 (1992) and J. Low Temp. Phys. 89, 391 (1992) and M. Thiel, ..., S. Balibar and P. Leiderer M. Thiel, ..., S. Balibar and P. Leiderer Europhysics Lett. 26, 707 (1992)
Europhysics Lett. 26, 707 (1992)
mesure de la longueur d'onde au seuil mesure de la longueur d'onde au seuil * = 7 mm (the capillary length)* = 7 mm (the capillary length)
et surtout de la déformation au seuil:
et surtout de la déformation au seuil:
u* = 7.5 10u* = 7.5 10-5-5
en accord avec le calcul de Nozières en accord avec le calcul de Nozières l'instabilité est bien du premier ordre l'instabilité est bien du premier ordre
formation spontanée de motifs en formation spontanée de motifs en
hétéroépitaxie hétéroépitaxie
une instabilité des films déposés en hétéroépitaxie une instabilité des films déposés en hétéroépitaxie formation de cristallites 3D (boites quantiques) formation de cristallites 3D (boites quantiques) pas de dislocations
pas de dislocations
une origine purement élastique ?une origine purement élastique ? composés Ga
composés GaxxInIn(1-x)(1-x)AsAsyyPP(1-y)(1-y) A. Ponchet et al.
A. Ponchet et al. [ Appl. Phys. 74, 3778 (1993)][ Appl. Phys. 74, 3778 (1993)]
composés SiGe / Ge composés SiGe / Ge A.J. Pidduck et al.
A.J. Pidduck et al. [ Thin Solid Film 78, 222 (1992)][ Thin Solid Film 78, 222 (1992)]
désadaptation de la maille cristalline désadaptation de la maille cristalline
une déformation locale u > 10une déformation locale u > 10-2-2
prédiction théorique : la longueur d'onde du mode le plus prédiction théorique : la longueur d'onde du mode le plus
instable
instable ~ (~ ( EuEu2)2) ~ 100 to 1000 nm ~ 100 to 1000 nm une question relativement ouverte
une question relativement ouverte
pas encore d'étude systématique (à ma connaissance).
pas encore d'étude systématique (à ma connaissance).
conclusion conclusion
la transition rugueuse et l'existence de facettes à la surface la transition rugueuse et l'existence de facettes à la surface des cristaux
des cristaux
l'interaction entre marches cristallines l'interaction entre marches cristallines
une instabilité mécanique des surfaces solides une instabilité mécanique des surfaces solides 2 articles de revue:
2 articles de revue:
S. Balibar and P. Nozières, S. Balibar and P. Nozières,
"
Helium crystals as a probe in materials science"
"
Helium crystals as a probe in materials science"
Sol. State Comm. 92, 19, 1994 Sol. State Comm. 92, 19, 1994
S. Balibar, H. Alles and A. Ya. Parshin S. Balibar, H. Alles and A. Ya. Parshin
"
The surface of helium crystals"
"
The surface of helium crystals"
à paraître dans Rev. Mod. Phys. 2004 à paraître dans Rev. Mod. Phys. 2004