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La Sécession-Ala

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Academic year: 2021

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(1)

LA TUIBDHCS DE GENÈVE du I I ATBIL 1012

L e ttr e de P a r is

7

La Question des Jeux

Ïh o j e t c e Bé q l e u i x t I

...Jeux en régie;

A ttribution du bénéfice net aux intérêts publics; Exploitation des jeu x dans u n local ferm é; Enjeu m axim u m : 2 francs, "

( S i g n é : ) LA CONFÉRENCE INTERCANTONALE DES .TEÜX.

? ?

— Il ne nous reste plus à exploiter

que les jeux innocents.

néreux expéditeur. L ’envoi é ta it d esti­ né, en effet, à une Société philanthro»

pique. ^

C o n t r e l e H o m e R u l e

Une illusion de moin3

P aris, 7 avril. On ne v erra p as en F rance, d u m oins a v a n t longtem ps, de boulangeries e t de : boucheries m unicipales. Si l’idée de les 1 in sta u re r d an s la R épublique q u ’av a it ■ conçue M. Caillaux, lors de son passage a u x affaires, si c e tte idée n ’est pas m orte — une idée ne p e u t p as m ourir — elle est on ne p e u t plus m alade. R écitons auprès d ’elle les dernières prières.

C’est en octobre 1911 que le conseil des m in istres français ap p ro u v a it u n p ro je t d e loi a y a n t po u r o b je t d ’a u to riser la c ré atio n de boulangeries e t boucheries m unicipales. Chose bizarre : personne ne ' c o n n a ît le te x te officiel d u p r o je t; le gou v ern em en t s’est con ten té d ’en com ­ m u n iq u e r à la presse les p rin cip au x a r ti­ cles, m ais il ne l’a pas déposé au P a r le - 1

m e n t. !

On sa it seulem ent que, d an s l’esp rit d e M. Caillaux, les com m unes p o u v aien t ê tre autorisées soit à faciliter p a r des p rêts la créatio n de sociétés coopéra­ tiv e s de boulangerie ou de boucherie, soit à créer e t à faire exploiter en régie * intéressée des boulangeries e t bouche­ ries.

Ces établissem ents au ra ie n t été te n u s à to u s les im p ô ts généraux e t spéciaux e t n o ta m m e n t à la p a te n te , qui pèsent su r les com m erces de m êm e n a tu re et le u r nom bre eû t été lim ité à un p a r cinq m ille h ab itan ts.

T el é ta it, grosso m odo, le p ro je t de M. Caillaux. A h ! m es am is, le joli tapage q u ’il p ro d u isit dans le m onde d u p e tit com m erce. On a d ’ailleurs rem arq u é que les idées de M. Caillaux, q u ’il s’agît d e l ’im p ô t sur le revenu, d u Congo ou d es boucheries m unicipales, a v a ie n t le d o n d ’ém ouvoir l’opinion publique.

C ham bres de com m erce, syn d icats com ­ m erciaux, ligues d u p e tit com merce, grou­ p em ents com m erciaux de to u te n atu re , fire n t chorus contre le p ro jet. L e Conseil m unicipal de P aris, d ’au tre s conseils, le repoussèrent sans douceur, si bien que d e v a n t c e tte levée de boucliers, le gou­ vern em en t n ’osa m êm e p as déposer le p ro je t approuvé en conseil.

I l a v a it été m u, il fa u t le reconnaître, p a i une pensée généreuse : rem édier à la cherté de la vie. Trois années consé­ cutives de m auvaises récoltes o n t aggravé les conditions de l’existence. Ce malaise a déterm iné, en ao û t e t septem bre, des p ro testatio n s véhém entes e t de v é rita ­ bles ém eutes. Com m ent rem édier à cet é ta t de crise? L e gouvernem ent a pensé que la m unicipalisation des boulangeries e t des boucheries, destinées à rem plir l ’office de « régu lateu r accidentel » dans la hausse d u pain e t de la viand *, a p p o r­ te r a it une bienfaisante solution au pro ­ blème.

C’é ta it une illusion, le p ro je t gouver­ n em ental reposait, en effet, sur une erreur économ ique e t créait u n m alentendu déplorable. P a r le rôle rég u la teu r q u ’il assignait à son pvojet, M. C aillaux laissait com prendre que les boulangeries e t les boucheries a v a ie n t p rofité des circons­ ta n ce s p o u r concerter le relèvem ent de leurs p rix e t exploiter la clientèle. Les établissem ent m unicipaux, pensait-il, d é­ jo u e ro n t ces m anœ uvres.

Or, on com m et une injustifié reg rettab le en désignant les d étaillan ts com me les a u teu rs responsables de la crise de l’ali­ m en tatio n . Les bouchers n ’onfc pas causé la hausse d u bétail, ni les boulangers celle de la farine; les uns e t les au tre s l’o n t subie e t en o n t p â ti comme leurs clients.

Ce p ro je t leurre l’opinion en laissant croire q u ’il g a ra n tira it le consom m ateur contre les tru s ts de com m erçants en gros e t de spéculateurs.

On a élevé d ’au tre s objections contre le p ro je t. On a d it n o ta m m e n t q u ’il c o n stitu a it une a tte in te au d ro it de p ro­ priété, puisque la boulangerie e t la bou­ cherie m unicipales concurrenceraient avec les subsides com m unaux les autres é ta ­ blissem ents. On a d it mille choses encore e t fo rt raisonnables; e t lè p ro je t est dem euré dans les cartons d u m inistère. L e cabinet qui a succédé à celui de M. C aillaux n ’a pas voulu reconnaître l ’en­ fant.

Ou n ’est pas près, je crois, d ’être plus te n d re pour lui. J e m e rappelle en cc m om ent ce propos d ’u n d ép u té radical d u centre de la, F rance. Il rev e n ait de sa cam pagne e t on lui d isa it :

— Que dem an d en t vos électeurs? — R ien ! . . . — Mais encore?...

— S u rto u t, plus de réform es sociales. Ça leur coûte tro p cher !

H enri C I S S E .

C hronique berlin o ise

L a Séeession-AIa

P âques, 6 avril. Le beau nom de P âq u es ne tie n t pas ses prom esses, m ais m algré les grisailles célestes, c’est bien d éjà l’o u v ertu re de la saison estivale. L a Sécession a eu je u ­ di son vernissage; il y a v a it foule, m ais les to ile tte s p rin tan ières e t les chapeaux clairs m an q u aien t, e t p o u r cause. On ne p o u v a it guère juger l’exposition dans la cohue d e c e tte prem ière visite, m ais l’im pression générale f u t dès l’abord défavorable. Il nous sem ble que jam ais la Sécessiou n ’a adm is ta n t de toiles incohérentes. Il est difficile à des gens sensés, a y a n t quelque idée d u beau, de ne p as être choqué p a r ces élucubrasons de cerveaux en délire.P lusieurs de ces toiles, où des figures rouges jaunes ou bleues, g rim acent en de bizarres contorsions,vous d o n n en t l’idée d ’une danse de Saint-Guy.. Que d ’ab e rra tio n chez la p lu p a rt de ces je u n es qui de l’Im pressionism e to u rn e n t à l’o utrance. D an s ce salon carré, m a n ­ q u e n t les vigoureux H odler. Ce m aître incontesté, m ais bien m al com pris p a r plusieurs de ses disciples im itateu rs, n ’a envoyé qu ’une seule toile, une fem m e vue de dos, d éjà connue e t p e u ca ra c té ­ ristique.

P ourquoi ce m em bre d ’h o nneur d o n t nous som m es fiers, m êm e en ne le com ­ pren an t pas toujours, n ’a-t-il pas relevé par u n envoi sérieux, le n iveau de cette

exposition?

O n v it au m ilieu des œ uvres des tachistes, confettistes, une nouvelle école les cubistes, d o n t les ten d an ces so n t re ­ présentées p a r les ta b le a u x d ’un certain r a b lo Picasso (Paris) form és de cubes, fle triangles e t a u tre s figures géom étri­ ques agencées com m e d an s ces boîtes de e u x d e patience, l’effet est risible. A é té de ces insanité?, il y a les œ u v re s

fortes e t saines des m a îtres de la Séces­ sion. M ax L ieberm ann, p résid e n t d ’h o n ­ neur q u ivient d ’être prom u d octeur hono­ ris causa, p a r l’U nivexsité d e Berlin, exposait « U n corso au M onte P rin cio , e t u n excellent p o rtra it. Q uant à Co- rin th , p résident, représenté p a r un b er­ ger dépenaillé, il b rilla it sans cela p a r son absence, e t c’est le vice-président qi lu t le discours d ’ouv ertu re. Il fa u t dire que d eu x toiles de valeur, a p p a rte n a n t à la K unst-halle de H am bourg, et signées de C orinth ne sero n t exposées q u ’après P âques.E lles seront, espérons-le, m oins bru tales que celles de l’an dernier. D ’au tre s anciennes connaissances se r e ­ tro u v e n t avec plaisir. Voilà les savoureux intérieurs e t les p o rts des d eu x H ubner, les com positions sincères d u com te K a- le k re u th e t de K ardorff ; une m ère e t son enfant, bonne toile expressive, puis les tu lip es roses de Mosson, les fleurs d ’a u ­ tom ne de Weiss, m êm e de H linsch, un ja rd in en fla irs ; ceci repose u n peu.

Ne p:' .«us pas d e sculpture, nous j n :avon> p u to u t voir, le ridicule d ’une femme agenouillée, d ’une longueur ex a­ gérée nous a désagréablem ent frappé, ainsi que des tê te s en m arb re m o n stru ­ euses d ’effet. Puisse u n e seconde visite, m odifier n o tre im pression.

A l’entrée d u ja rd in zoologique, les lam pes à gaz flam boient su r les d eux pilônes, non plus, c e tte fois, en l’h o n ­ n eur de la femme, m ais de l’aviation. Sur la façade se lit le m ot « Ala ». S u iv an t l’usage usité, on raccourcit les immenses titre s en quelques le ttres, cela v e u t dire: A llgem eine-Luftfahrzeug-A ustellung.

L à sont exposés to u s les ty p e s d ’aéros possibles, avec les perfectionnem ents les plus divers, ce qui n ’em pêche pas, hélas, les hardis navig ateu rs de l’air de se tu e r en m asse. Le prince H enri a o u v ert l’exposition. E n son discours, il a assuré sa h a u te p ro tec tio n e t encore plus celle de son père l’em pereur, a u x pionniers de l’av ia tio n ; il a prom is des subven­ tions, e t déclaré que l’arm ée allem ande possédera b ie n tô t une flo tte aérienne com me celle de la F rance.

E n p arc o u ra n t c e tte exposition, on voit que les constructeurs allem ands o n t beaucoup voyagé, beaucoup rete n u et com me tou jo u rs, p rofité des résu ltats de to u te s les inventions faites p a r d ’a u ­ tres. Ils o n t im ité e t perfectionné avec patience. Q uoiqu’il en soit, les locaux regorgent de visiteurs e t l’on entend ré p é te r à la sortie : Colossal; « A la est g ia n d ».

E n d é p it d u vent, le jour de l’inaugu­ ra tio n , on v it voler au-dessus de Berlin, l’av ia te u r H irsch, su r son biplan Taube, avec un passager; il ne p u t a tte rr ir pour v isiter A la com m e il l’a u ra it voulu, e t après avoir plané au-dessus d u Zoo, il re to u rn a à Jo h a n n ista l, o ù il a tte r r it sans incident.

1. A .

FÊTE FÉDÉRALE DE BYMNASTiQUE

B A L E , 5 -9 J u ille t

Les préparatifs de la cinquante-sixième fête fédérale de gymnastique, qui aura lieu cet été à Bâle, se font en silence, mais avec zèle. A la tête du comité d'organisation se trouve M. le colonel Iselin, commandant de corps d’armée.

Le programme général est établi comme suit :

Vendredi 5 juillet : soir, 8 h. soirée à la cantine. .

Samedi 6 juillet : matin, 5 li. % û 11 h. y2, concours de sections e t de groupes, exercices populaires, concours artistique e t national. 8 h. y2 à 11 h. y2, lutte libre et lutte suisse lim e division. Soir, 1 h. à 7 h. Y2> concours de sections, concours de groupes e t concours individuels. 4 h. y2 à 7 h. »/,, lutte libre et lutte suisse, Ire ivision. 4 h., réception de la bannière fédérale par les divers comités et les sections de l’association de Bâle, Cor­ tège e t remise officielle de ïa bannière sur la place do fête. 8 h. soirée ;i lu cantine.

Dimanche 7 juillet : m atin, 5 h. y, à 11 h. y, concours de sectins e t de groupes, exercices populaires, concours artistique et national. 8 h.

yt

à i l h. >/2, lu tte libre et lutte suisse, Vme division. 9 h. à 9 h.

y2,

allocution re­ ligieuse au parc do la Schiitzenmatle. Soir, 1 h. à 3 h., concours de sections e t spéciaux, 1er groupe. 2 h. V2 à 3 h. y2, exercices par­ les sociétés d ’hommes. 3 h. à 4 h., produc­ tions spéciales par les sociétés de dames. 4 h. à 5 h., exeroices d ’ensemble avec accom­ pagnement de musique. Solennité patrio ti­ que. Discours du représentant du Conseil fédéral. 5 h., oortège officiel. 7 h. récep­ tion officielle des autorités, des délégués étrangers, des invités e t d u jury. Banquet

officiel au casino. 8 h. Y->, soirée à la cantine' Lundi 8 juillet: matin, 5 h. % à 11 h. ÿ2, concours de sections e t de groupes, exercices populaires, concours artistique e t national. 8 h.

y2

à 11 h.

y2,

lutte libre e t lu tte suisse, Soir, 1 h. à 7 h., concours de sections e t de groupes, exercices populaires, concours a rtis­ tique et national. 4 h. à 7 h. lu tte libre et îutte suisse. 5 h. à 7 h. concours spéciaux, lim e groupe. 8 h.

y2,

soirée à ia cantine.

Mardi, 9 juillet, m atin, 9 h. exercices d ’en­ semble avec accompagnement de musique. 11 h., cortège et remise de la bannière fédé­ rale au président de fête, devant la Maison de ville. 11 h à 2 h. remise des prix à la Gewer beschule. 8 h. % soirée à la cantine. 12 h., clôture officielle de la fête.

Chaque jour, des banquets seront servis à la cantine de fête, à la Schützenmatte. Tous les gymnastes ne pouvant trouver place à la cantine (on en attend douze mille), d’autres banquets auront lieu dans plusieurs grands locaux de la ville.

Ge nombre de douze mille gymnastes montre quel développement la gymnastique a pris en Suisse depuis 1886, année de la der­ nière fête fédérale de Bâle, à laquelle p arti­ cipèrent deux mille gymnastes. Ce développe­ ment' ne prouve pas le goût du peuple-suisse pour les fêtes, mais son goût pour les exer­ cices corporels. Il ÿ a vingt-six ans, la So­ ciété fédérale de gymnastique com ptait dix- sept mille membres; elle en compte aujour­ d’hui soixante-quinze mille ! Ceux qui ap ­ précient la valeur de la gymnastique aux points de vue de l’hygiène populaire e t de la défense du pays, ne peuvent refuser leur sympathie à la fête centrale, qui demande un travail sérieux de tous les membres actifs.

Les journées du 5 au 9 juillet nous procu­ reront en outre les jouissances des grandes fêtes populaires. Chaque soir, dans la spa­ cieuse cantine de dix nulle places, auront lieu des productions variées. Mentionnons avant tout le festival de M. Charles Albert Bernoulli:

la Bataille de Saint-Jacques, qui sera donné

chaque jour,et dont l’exécution ne demandne pas moins de trois cents personnes : gymnas­ tes des deux sexes, chanteurs, chanteuses et entants. La régie est en confiée à M. Melitz, directeur du théâtre de Bâle. M. S utter diri­ gera la partie musicale. Les ballets seront exercés par M. Boepple, d’après sa méthode rythmique.

Comme à chaque fête fédérale de gymnas­ tique, les exercices généraux, exécutés par près de dix mille gymnastes, ne manqueront pas d’offrir un spectacle imposant e t magni­ fique.

Les préparatifs de la fête impliquent n atu ­ rellement des dépenses considérab'es. Les seuls frais nécessités par les constructions, lesquelles seront opurtant fort simples, sont évaluées à cent vingt-trois mille francs. Les dépenses totales sont évaluées à cinq c#nt cinquante mille francs. Si h temps est m au­ vais, il sera impossible de les couvrir avec les recettes ordinaires. Les Bâlois devront dont se montrer généreux; ils le seront volontiers, car la cause de la gymnastique est une cause patriotique.

Chronique Uaudoise

Le remplacement de M . H enri T hélin au Grand Conseil et au Conseil national. — Les candidats. — Pâques à Lausanne.

— Clôture d ’années scolaires. — S a i­

son qui commence, saison qui dure et saison qui jin it. — Le 14 avril.

' L ausanne, 9 avril.

C’e s t dim anche prochain, 14 avril, que le cercle de Begnins rem p lacera com m e d ép u té a u G rand Conseil, M. H e n ­ ri Thélin, nom m é juge a u T rib u n a l fé­ d éra l; c’èst le 28 av ril que le q u ara n te- cinquièm e arro n d issem en t le rem placera com m e d ép u té au Conseil natio n al.

P o u r le siège de d é p u té au G rand Con­ seil, d eu x ca n d id a ts, l’u n e t l’a u tre de Begnins, l’u n e t l ’a u tre rad ic au x , so n t en présence : M. L ouis R ochaix, notaire, se crétaire m unicipal e t greffier de la ju s ­ tic e de paix, e t M. F e rn a n d G ervaix- A ddor, négociant en vins e t boursier com m unal.

O riginaire de Chavannes-de-Bogis, M. Louis R o ch aix est né à Bégnins, le 17 m ai 1881. Il est fils d e M. Louis H enri R ochaix, qui fu t d é p u té a u G rand Con­ seil de 1870 à 1900, année de sa m ort, e t m unicipal à Begnins, d e 1866 à 1900. Il a fa it des étu d es secondaires à Bex, de 1891 à 1895, e t au gym nase scien ti­ fique de L ausanne, en 1895 e t 1896. Il a suivi des cours un iv ersitaires à L ausanne, à Bâle, à Zurich, ju sq u ’en 1904, il est n o taire à Begnins depuis le 1er a o û t 1911. Il fa it partie,depuis 1905, d u Conseil com m unal de B egnins; il a fa it p a rtie de la m unicipalité de 1907 à 1909 e t il en est le secrétaire. I l est d e­ pu is le 26 m ai 1907, greffier de la justice de p aix d u cercle de Begnins. A u m ilitaire, 1er lie u te n a n t d ’a d m in istra tio n dès 1908. Il est p ro p rié ta ire v iticu lteu r, 11 est libre-

penseur. ' -v

Son concurrent, M. F ern an d G ervaix- A ddor est de Begnins où il est né le 24 ja n v ier 1874. Il y exerce la profession d ’ag ric u lte u r e t de négociant en vins. C’est à l’école prim aire de Begnins q u ’il a fa it to u te s ses études. Il fa it p artie, depuis d ix -h u it années, du Conseil com ­ m unal, d o n t il est actu ellem en t le p ré ­ sident. Il est boursier com m unal, cais­ sier de la section de Begnins de la Société vaudoise de secours m utuels, secrétaire du sy n d ic at agricole e t viticole d u cercle de Begnins, qui v ie n t de se fonder e t secrétaire du Conseil de paroisse; il se ra tta c h e à l’Eglise nationale.

P o u r le siège de conseiller national, aucun nouveau nom n ’est m is en a v a n t; m ais on s’est tro p pressé, p araît-il, d ’a n ­ noncer que M. E rn e st B u jard , d ’A ubonne, qui fu t le c a n d id a t d u p a rti libéral, au m ois d ’o cto b re dernier, n 'a c c e p te ra it pas, c e tte fois-ci, d e ca n d id a tu re . Il au ra it, au co n traire, m is son nom à la disposi­ tio n de ses am is politiques. L ’élection p o u rra it donc devenir in téressan te.

• * * IÏT> N ous avons eu des journées pasoales ensoleillées. L ’échange en tre la ville et la cam pagne a été trè s actif. De nom breux citad in s so n t allés adm irer, loin de nos ponts, la verd u re n aissante e t les ceri­ siers en fleurs ; de n om breux cam pagnards so n t venus à L ausanne, qui a présenté, ces jours-ci, une ex tra o rd in aire an im a­ tio n . L ’o u v ertu re à la G renette, su r la R iponne, d ’une exposition d ’aviculture é ta it p o u r eux u n a t tr a it de plus.

L undi, beaucoup d e gens chôm èrent e t nom bre de b u rea u x re s tè re n t fermés : m ardi m atin , la vie a rep ris son cours ordinaire.

***

P lusieurs de nos écoles v ien n en t de clore, p a r les exam ens réglem entaires e t la d istrib u tio n de diplôm es, sans les­ quels, au jo u rd ’hui, il est difficile de s’av e n tu re r dans le m onde, leur année scolaire : ce fu t le cas p o u r l’école ca n to ­ nale d ’agricu ltu re, d o n t le nom bre des élèves ne varie guère, e t qui d istribue, bon an, m al an, u n e v ingtaine de d i­ plôm es; po u r l’école ca ntonale de com ­ merce, d ’a d m in istra tio n e t de chem ins de fer, qui est devenue l’u n de nos plus im ­ p o rta n ts établissem ents ca n to n a u x ; pour l’école norm ale, établissem ent o ù le nom ­ b re des élèves garçons v a en d im in u an t au co n traire beaucoup, à te l p o in t que la d irectio n a dû, ce printem ps, po u r am e­ ner des inscriptions qui faisaient défaut, faire passer d an s la presse provinciale un article v a n ta n t les b eautés de l’enseigne­ m e n t e t la s itu a tio n de l'in stitu te u r, ce q u i a provoqué,dans la m êm e presse, de fo rt vives ripostes. T ieize b rev e ts seu­ lem ent o n t été décernés; les jeunes ins­ titu te u r s qui les o n t reçus, ne suffiront

aas à com bler les vides annuels. P o u r 'adm ission,il a fallu accepter à peu près to u t ce qui s’est présenté.

Q u an t au x jeunes filles, d o n t la voca­ tion reste l’enseignem ent piéféié, semble- t-il, elles so n t to u jo u rs fo rt nom breuses,

***

C ette sem aine, vendredi, s’ouvre la saison d ’opéra. Le K u rsaal continue avec succès la série de scs représentations. L ’o rch e stre é ta n t engagé po u r la saison de P âques, a clos la série de ses concerts, qui o n t été trè s nom breux, trè s in té res­ sants, et, la p lu p a rt, suivis p a r de nom ­ b re u x e t fidèles au d iteu rs. A Mézières, o n t com m encé e t se p o u rsu iv en t les ré ­ p é titio n s de la N u it des Quatre-Temps,

L a d a te d u 14 avril, chère a u x Vaudois, s ’approche e t l’o n s’a p p rê te à la fêter. Il y au ra , dans plusieurs paroisses, des cultes en com m un en tre Eglise libre e t E glise n atio n ale et, à L ausanne, à l’hô tel de F ran ce, a u ra lieu le b an q u e t p a trio tiq u e qu ’organise le com ité libé­ ra l d ém o cratiq u e lausannois, e t auquel so n t conviés d éputés, conseillers com ­ m u n a u x e t citoyens lib é rau x de to u t le can to n .

— à

—d-LA RÉPUBLIQUE CHINOISE

E n m êm e te m p s que l’accord s’est fa it e n tre P ék in e t N ankin su r la com position d u C abinet, l’accord s’est fa it aussi au su- e t de la C o n stitu tio n provisoire, destinée à rem placer, d ’une p a rt, la C onstitution républicaine provisoire de N ankin ; d ’a u ­ tre p a r t, les 19 p o in ts de la C onstitution

accordée p a r la d y n astie m andchoue. L a nouvelle C onstitution, à laquelle l’as­ sem blée de N ankin, puis Y u an Chi K aï, puis le nouveau C abinet o n t donné leur adhésion est divisée en 7 chapitres e t en 56 articles. Voici, d ’après l ’agence d ’E x ­ trêm e-O rient, u n résum é des p rincipaux : Il y a trois pouvoirs séparés ; l ’exécutif, le législatif e t le judiciaire.

L ’exécutif est exercé p ar le présid en t et les m inistres ; le législatif p a r le P arlem en t provisoire, les m inistres e t le présid en t ; le judiciaire, p a r les cours e t trib u n a u x . Tous les pouvoirs v ie n n en t du peuple.

Tous les citoyens so n t égaux sans d istin ctio n de race ni de religion.

N ul ne p e u t être a rrê té ou poursuivi qu e su iv a n t la loi.

Le dom icile est inviolable. Les professions so n t libres.

Les citoyens o n t la lib e rté de parole, de presse e t d e réunion, d ’aller e t venir et d ’h a b ite r d an s to u t le te rrito ire .

On ne p e u t violer le secret des le ttres L es religions e t croyances so n t libres. Les citoyens o n t le d ro it de p étitio n . L e P a rle m e n t provisoire e s t com posé de 131 d ép u tés élus à raison de 5 p a r les provinces su iv a n te s : les 18 provinces de la Chine propre, les 3 provinces d e la la M andchourie, la Mongolie intérieure, la Mongolie extérieure, le T hib et. L e Tur- kestan ou C hinkaï n ’élit q u ’u n député.

Le P arlem en t provisoire n ’a p as le d ro it d ’iu itiativ e, m ais vo te les budgets, les im pôts, les em prunts, approuve les tra ité s e t les déclarations de guerre e t de paix, et p e u t exprim er au gouvernem ent le désir de voir présen ter des projets de loi. Si le P arlem en t provisoire juge que le p résident v e u t renverser la R épublique, il p e u t le m e ttre en ac cusation à condition q u ’uu cinquièm e deB m em bres soient présents e t que la m ise en accusation soit votée p a r les trois q u a rts des m em bres présents.

Il p e u t de m êm e m e ttre les m inistres en accusation à condition que les trois q u a rts des m em bres soient présents et que la proposition soit adoptée p a r les d e u x tie rs d ’e n tre eux.

Les d ép u tés jou issen t de l ’im m unité parlem en taire.

Le p résident de la R épub liq u e est élu p ar le P arlem ent. Il a le d ro it d e veto sur les votes du P arlem en t, m ais celui-ci l’em porte s i les d e u x tie rs des m e m D r c s

m aintiennent, le vote.

Le p résid e n t est le chef des arm ées de m er e t de te rre , il prom ulgue les lois, déclare la guerre e t la p a ix avec l’app u i d u P arlem en t.

Il p résen te des p ro jets de loi au P a r­ lem ent. Le m inistère est responsable d e v a n t le P arlem en t, e t contresigne les p ro je ts d u p résident.

Les juges so n t in d é p en d a n ts e t inam o­ vibles. Les audiences so n t publiques. D ans les d ix mois, le P arlem en t provisoire éla­ borera la loi électorale définitive e t le P arlem en t sera réuni p o u r rédiger la C onstitution définitive.

Les AllemaDtls Jans l’Extreme-Sna

L a plus m éridionale des sta tio n s hab i­ tées é ta it, ju sq u ’à ces dernières années, la ville d e P u n ta-A re n as, située au sud du Chili, su r le d é tro it de M agellan, escale ou p o in t de d é p a rt de to u te s les expédi­ tio n s an tarctiq u es. D epuis peu, elle a cédé cfe record au p oste q u ’une m ission évangélique anglaise a étab li à U shuaia, d an s la T erre d e F eu. U shuaia est le siège d u gouverneur qui ad m in istre c e tte pos­ session au. nom de la R épublique A rgen­ tin e ; elle s e rt en o u tre, com m e P u n ta - A renas p o u r les crim inels chiliens, de lieu de tra n s p o rta tio n po u r les crim inels argentins. E lle c o n tien t p o u i le m om ent 50 condam nés m ilitaires e t 200 condam ­ nés civils. L a ville m êm e est assise a u m i­ lieu du paysage le plus grandiose de la T erre de F eu. Les déten u s so n t occupés au défrichem ent des forêts e t à la cons­ tru c tio n des routes.

Les M unchner Nachrichlen rem a rq u e n t avec fierté que l’ac tiv ité des Allem ands e t leur esp rit d ’entreprise o n t pénétré jusque dans ce coin reculé de l’univers. Le b u lle tin d u Vcrein fu r das Deutsehum

im A usland co n state que le d irec teu r ci­

vil d u bagne m ilitaire est u n Souabe, l’inspecteur général de la prison civile, u n W estphalien; que, de plus, u n forestier e t un arc h itec te so n t des A rgentins d ’ori­ gine germ anique. U shuaia est reliée avec le reste d u m onde p a r la téléeraDhic sans

fil d ’après le systèm e allem and «Tele- funken »; enfin elle est m ise en com ­ m u n icatio n régulière avec Buenos-Ay- res p a r les paq u eb o ts de la Com pagnie a l­ lem ande Iiam b u rg -S u d a m erik a .

La Demoiselle au Chapeau

L a directio n de l ’université fém inine de Chicago é ta it en procès avec une élève, m iss E stelle Mercy, q u ’o n a v a it expulsée com m e « indésirable », e t q u i p ro te s ta it contre c e tte m esure diffam atoire. Miss Mercy faisa it sensation à l’université p a r ses to ile tte s e t s u rto u t p a r u n chapeau co u v ert d ’aigrettes, estim é 1.250 francs. Questionnée à son su je t, elle déclara que c’é ta it u n cadeau de Bon oncle, m ais après enquête, on a p p rit q u ’il lu i a v a it été do n ­ né p a r u n m onsieur en instance de d i­ vorce. Cela su ffit à m o tiv er le renvoi de la jeune fille q ui a tta q u a m is T alb o t,d ire ctri­ ce de l’université, en 500.000 francs de dom m ageg-intérêts.

Le procès fu t des plus p iq u a n ts. L ’av o ­ c a t de l’université te rm in a sa p laidoirie en d isa n t au ju ry : « R egardez-la (la plai­ gnante), m essieurs 1 C’est le flirt né. Elle n’a pas cessé depuis le d é b u t de l’audience de vous faire des sourires e t de cligner de l’œ il ! »

Le ju ry , m algré c e tte m ise en garde, f u t conquis e t accorda 12.500 francs de dom m ages-intérêts à la jeune fille a u c h a­ peau. L ’université d e Chicago in te rje tte appel.

Les Amusements des “ Quatre Cents”

Le corresp o n d an t d u Standard à N ew - Y o rk ren d com pte de la dernière in v e n ­ tio n de la h a u te société new -yorkaise en m a tiè re de divertissem ent. C’e s t le « cab a­ r e t parisien. « O n loue u n re s ta u ra n t à la m ode. Je u n es gens, jeunes filles, jeunes femm es d u m eilleur m onde jo u e n t le rôle de g arç o n d e vestiaire, dam e de lavabo, danseuse de cancan, m arch an d e de ciga­ re tte s, etc. .

Les in v ités so n t im p ito y ab lem e n t d é­ pouillés p o u r une bonne œ uvre : h ô p i­ ta l, o rp h elin at ou a u tre in s titu tio n c h a ri­ table, e t la fête b a t son plein, avec con­ fetti, p e tits ballons, balles d e celluloïd, serpentins, p e n d a n t que des héritières ou de jeunes épouses d e m illiardaires, co u rt v êtu es e t les cheveux d an s le dos, s’essayent au rôle de danseuse de re sta u ­ r a n t de n u it m o n tm artro is. L e correspon­ d a n t d u Standard affirm e q u ’elles y excel­ le n t e t m êm e su rp assen t les profession­ nelles.

L0D7SSËE D’ON DON ANONYME

On ne s’im agine p as le nom bre de le t­ tre s qui, fau te d ’adresse, ou p a r suite d u d é p a rt ou d u décès des d estin a taire s, erreur de ville ou de rue, v ien n en t ch a­ que jouer échouer au b u rea u ce n tral des reb u ts.

On v ie n t précisém ent, su iv a n t l’usage, de « liq u id e r» to u te s les le ttres renfer­ m a n t des valeurs ou des billets de banque qui, depuis tro is ans e t pour les raisons que nous venons d ’indiquer, d o rm aient dans les casiers de l’adm iniB tration des P ostes.

Sait-on que plusieurs m illiers de le ttres so n t envoyées chaque jo u r au bureau des re b u ts ?... Sur ce nom bre, la m oitié environ p arv ie n t quelques jours après à d estin a tio n , grâce au flair e t à P intcl- ligence des em ployés de ce bureau. Il y a quelque tem ps, on tro u v a dans la Doîte d ’un b u rea u de poste d ’u n q u a rtie r élégant d e P aris u n e large enveloppe lourde,pansue, ne p o rta n t aucune inscrip­ tion. L a m issive fu t dirigée sur le bureau des reb u ts. A près quelques jours d ’a t ­ te n te , on se décida à l’ouvrir. Quel ne f u t pas l’étonnem ent des em ployés d ’y tro u v e r d ix billets de ban q u e de mille francs, accom pagnés de ces sim ples m ots : « D on d ’un anonym e ».

A quelle œ uvre ch a ritab le é ta it adres­ sée c e tte généreuse offrande ? Les em ­ ployés se creusaient l’esprit. A la fin, l’un d ’eu x e u t l’idée d ’exam iner a tte n - vem ent l’enveloppe. Le filigrane d un p a p e tie r parisien apparaissait. On fit une lab o rieu se' enquête e t finalem ent o n p a rv in t à découvrir l’id e n tite d u

tte-M. B onar Law , leader unioniste, s’esi re n d u en Irlan d e pour faire cam pagno co n tre le H om e rule.

H s est n a tu i ellem ent adressé a u x gens d e l ’U lster, lè foyer orangiste. Son a r­ riv ée à été. trio m p h ale à L arne. Les che­ v a u x de sa vo itu re o n t été dételés e t le véhicule a été tra în é p a r la foule. A u lunch qui lui fu t offert, M. B onar L aw déclara : « J e n i suis pas venu en Irla n d e p o u r faire des discours, m ais p o u r m e ren d re com pte p a r m oi-m êm e de l ’esp rit d o n t c e t­ t e p a rtie de l’Irlan d e est anim ée. M ainte-' n a n t je puis dire : « C ette gran d e injustice ne d o it pas être infligée au no rd de l’I r ­

lande. » . ,

D e L am e à B elfast, les gares regor­ geaient de m onde. L e chef d u p a r ti con­ se rv a teu r, ré p o n d a n t a u x adresses qui lu i é ta ie n t rem ises à la sta tio n de C arrick fergus, d it : « A près ce que je viens d e voir, si telle est v o tre faç o n de recevoir vos am is, je ne v oudrais pas être u n do vos ennem is. »

A B elfast, M. B onar L aw fu t re ç u p a r une foule en th o u siaste, e t on escomptait» la présence d e d e u x cen t m ille personnes su r le te rr a in de la société d ’ag ricu ltu re, où d e v a it av o ir lieu h ier u u g ran d m ee­ tin g contre le H om e rule.

"V s

LES DESCENDANTS DE GUTEftitËRG

A u village de B iblis (Hesse) v ie n t da m o u rir le nom m é M athieu Schœ ffers, qui fu t le dern ier d escen d an t d ’u n e fa­ m ille d e célèbres im prim eurs. Son a n ­ cê tre d irec t, P ie rre Schœ ffers, am i e t disciple d e G utenberg, fu t le co -in v en teu r d e la ty p o g rap h ie ; m oderne e t l’inv en ­ te u r d u ca ractère d it « de Schw abach » des incunables (1425-1502). L e dern ier d e sce n d an t d e G utenberg est m o rt en 1909 à M ayence. C’é ta it le général b aro n d e Molsberg, ancien aide de cam p d u roi Charles d e W urtem berg. G utenberg n ’a v a it p as laissé de descendants d irects, e t d e sa fam ille, il n e re sta que H ilde- garde, fille d e son oncle p atern el O rtlieb. E lle épousa le juge J e a n de Molsberg, an cêtre d ire c t d u général. Il existe en­ core d an s le W urtem berg u n e vieilla fam ille d e baro n s de G utenberg, m ais elle n ’a avec l ’illu stre in v e n te u r q u ’une p a re n té a p p a ren te , p uisque G utenberg s’a p p e la it de son v rai nom , J e a n Gens- fleisch.

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Un nouvel Astre

Le 12 mars dernier, M. Sigurd Enebo,' instituteur à Dombaas, en Norvège, e t mem­ bre de la Société astronomique de France, a signalé, près de la constellation des Gé* meaux, une étoile nouvelle qui a pris le nom de Nova-1912. Elle est très voisine d’unêf autre étoile la Nova-1903, découverte il y a neuf ans par le professeur e t astronome Tumer. Les bureaux des « Astronomische Nachrichten » de Kiel, avisé télégraphique­ ment, a prévenu tous les observatoires du monde, e t immédiatement tous lés télesî copes se sont braqués sur la nouvelle venue, afin de déterminer rigoureusement sa posi* tion e t ses caractéristiques, ce qui nécessita toujours de patientes observations e t d ’asseï longs calculs.

L’observatoire Flammarion, à Juvisy, en a obtenu des photographies e t plusieurs1 images spectrales. Son voisinage de la Vois lactée et son spectre où prédominent les raies de l’hydrogène donnent à penser qu’il s’agif d’une étoile d ’un éclat m odeste, dont un cata­ clysme céleste mystérieux a soudainemenl renforcé l’éclat : un nouveau soleil se sera allumé auprès de cette agglomération prodiJ gieuse de soleils que constitue l i Voie

lactée-L’observatoire de Juvisy a d’ailleurs cons» ta té que l’éclat de la Nova-1912 allait eu s’affaiblissant rapidement. Elle était dè quatrième grandeur le 12 mars; actuelle* ment elle n’est plus que de sixième grandeur/ c’est-à-dire invisible à l’œil nu. Quel cata< clysme céleste, dislocation, explosion, incem die, quelle effroyable agonie.peut-être,signaW aux astronomes de la Terre cette apparition de la Nova? On ne peut faire à ce sujet qui de vagues hypothèses remplies de science e) d’une troublants poésie.

APPEL AUX MUSICIENS DE SENEVE

Un comité d ’honneur français, dans le­ quel nouB voyons figurer une centaine de noms des plus illustres musiciens, un comité d’initiative comprenant une cinquantaine de noms appartenant également à des nota­ bilités du monde artistique et un comité poui l’étranger représentant l’Angleterre, l’AlléÙ magne, la Belgique, le Danemark, les Etats} Unis, l’Italie, la Suisse (M. Edouard Combe] e t le Luxembourg, se sont réunis pour ékÿ ver un monument à Alexandre Guilmant, 1< plus connu e t le plus populaire des orga< nistes, décédé le 20 mars 1911. Une sous»; cription est ouverte à cet effet auprès des musiciens de tous les pays susnommés. >

Professeur au Conservatoire de Paria' fondateur des concerts du Trocadéro e t d« la Schola, compositeur éminent, exécutant merveilleux, Guilmant a laissé à tous, le sou: venir d ’un grand et généreux artiste. L< monument sera élevé au Trocadéro, par les soins du comité que préside M. Th. Mutin^ 45, rue de la Boétie, à Paris. Une liste dq souscription est déposée dès co jour jusqu’au 30 avril seulement, chez MM.Rotschy frères/ Corraterie, e t tous les musiciens français ou ; enevois qui voudront contribuer pour un« part quelconque à l’érection de ce monu^ ment sont priés d ’y venir apposer leur signa< ture accompagnée de leur don, si p e tit soit? il, e t qui sera le bienvenu. Nous espéroni’ que cette sympathique manifestation rem contrera bon accueil auprès de nos dil&fc' tantes. .

P. S. — On pourra consulter chez M il Rotschy la liste des membres des trois co mités sus-nommés.

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ESPRIT DES AUTRES

Un heureux hasard : v Totor est curieux de son naturel.

Il interroge son père sur toutes les chose» qui l'intéressent : après quoi il aime à. lui faire ses' petites réflexions.

C’est ainsi qu’hier il demandait au papa i quel endroit il était né.

— Je suis né à Lille mon fils, répondit C3* lui-ci.

— E t petite maman î — Elle est née à Belfort. _

— E t moi je suis né à Paris n ’est-ce pas t

— Oui mon enfant.

Totor réfléchit et s’écrie enfin :

— C’est vraim ent extraordi naire qui

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