Relations entre les composantes densitométriques
et l’état de surface de planches rabotées
chez Pseudotsuga menziesii
G. NEPVEU A., Station de Re
T. TRAN NGOC rches sur la Qualité
/.PV.!.!4.. Station de Recherches sur la Ounlité cles Boi.s Centre de Recherche.s
forestières
cle NancyCha»ipefiou.r, F 54280 Seich(iiiips
*Cfzaire de Technologie dit Bois
Ecolc: supérieure de Sylviculture cle Quang Ninh, Viet Na/11
Résumé
Trois critères ont été déterminés sur les courbes d’état de surface de
planches
rabotéesprovenant de 8
jeunes
douglas(Pseudotsug ll
>71efiziexii). On a étudié ensuite les relations entre ces critères et les composantes densitométriques obtenues parradiographie
auxrayons X, en
distinguant
la variabilité intraarbrc (entre cernes) et la variabilité individuelle (entrearbres).
Les
principaux
résultats sont les suivants :- le bois
juvénile présente
des critères derugosité particuliers
qui peuvents’expliquer
par les composantes densitométriques spéciales de ce bois ;
- il existe une variabilité individuelle
significative
pour la qualité des états de surface des planchesrabotées ;
- l’état de surface est lié, aux niveaux intra et
intcrindividuel,
aux composantes densi- tométriqucs ;- parmi ces composantes
densitométriques,
la densité minimum de cerne est uncritère déterminant pour expliquer la
rugosité ;
on estimequ’un gain
de 65kg/111:!
pour la densité minimum peut améliorer larugosité
de 40 p. 100.Introduction
L’état de surface est un des critères essentiels servant à définir la
qualité
dansles industries du
bois,
notamment du faitqu’il
conditionne lespertes
de matière aurabotage
et au ponçage, Les élémentsqui
contribuent à donner un bon état de surfacese
séparent
en deuxgrands
groupes : lespremiers proviennent
desprocédés
indus-triels,
les seconds tiennent auxpropriétés intrinsèques
dubois,
à savoir des défauts tels quenŒuds, contrefil....,
ou bien à la nature du matériau(densité, ...)
en l’absencede toute anomalie du
plan ligneux.
Séparer
l’influence de ces facteurs pourapprécier
leurpoids respectif
estparti-
culièrement
important,
toutspécialement
pour Faméliorateur forestier soucieux de savoir si la sélection à l’intérieur d’uneespèce
degénotypes
àplans ligneux particu-
tiers aura pour
conséquence,
sur leplan
industriel, une meilleurequalité
desproduits
finis.
Les études consacrécs il cette
qucstion
sont rares : noussignalerons
celle deK
ELLUK X PERRIN
(1980) qui
ontprocédé
audéroulage
en simulation dequelques
conifères et ont constaté que la diminution
d’hétérogénéité
du bois(différence
entre densités maximum et minimum du cerne) enchangeant d’espèce
conduisait à uneamélioration des états de surface.
Le but du
présent
travail a été d’observer les relations entre les variations de la densité du bois intraarbre et intcrarbre etquelques
critères décrivant les états de sur-face des
planches
rabotéesqui
enproviennent.
1. Matériel et méthodes
L’étude a
porté
sur 8jeunes douglas (P s eudot.l ’ l I ga
iticiil-iesii)présentant
entreeux, au vu de mesures
préalables,
des variations sensiblesd’hétérogénéité
dubois,
ceparamètre,
upriori important,
étant mesuré pourchaque
arbre par la moyenne por- tant sur un certain nombre de cernes des différences entre densités maximum et mini-mum de cernes.
Cette essence a été choisie car elle fait
l’objet
à l’heure actuelle en France d’un programme d’améliorationgénétique
degrande ampleur
(études devariabilité,
sélec- tion, vergers àgraines)
se proposant deprendre
en considération laqualité
intrin-sèque
du bois. Il est donc depremière importance
designaler
auxgénéticiens
lescritères de densité il sélectionner, cette décision étant liée à
l’impact
de ces critèressur
l’aptitude technologique
du bois enquestion.
1.1.
C’oiifectioii
deséprouuelles
et <t!f&dquo;;H;’!fDans la bille de
pied
dechaque
arbre, on adécoupé
uneplanchette
passant par l’axe de l’arbre dont les cotes étaicnt les suivantes :- 300 mm de
longueur :
- 160 mm de
largcur :
- 5 mm (! 0.) tnm)
d’épaisseur après rabotage.
Le
rabotagc
a été effectué de la manière suivante :- l’arbre
porte-outil
a deux couteaux ; sa vitesse de rotation est d’environ 4 500 tours par minute :- une face a été
dégauchie
avec une avance «manuelle » ;
;- la seconde face
(celle qui
sera étudiée) a été rabotée avec une avance de 4.2 mètres par minute.L’humidité des 8
planches-échantillons
a étécontrôlée ;
elle estcomprise
entre10 et 11 p. 100. La direction d’avance est naturellement
parallèle
à l’axe desplanches,
le
rabotage
commençanttoujours
par lapartie supérieure
de laplanche.
Ensuite, les états de surface des
planches
ont été mesurés sur la face rabotée.ceci suivant deux tracés
parallèles perpendiculaires
au i-il du bois surchaque planche (fig.
1 ). On a utilisé pour cc faire unrugusimètre spécialement
mis aupoint
à laStation de Recherches sur la Qualité des Bois (KELLER et al.. 1980). L’échantillon.
fixé sur un tour, défile devant un
stylet
terminé par une extrémitéhémisphérique
de1 mm de rayon
qui,
parcourant uneligne
droite sur la surface de laplanche
(enl’occurrence
perpendiculaire
au fil du bois) suit lesirrégularités
de cette surface ettransmet ses
déplacements
à un capteur. Les variations détectées par lestylet (dé- pressions
etpics)
sont transcrites,ngrandies,
sur ungraphique.
Après
obtention des deux courbes d’états desurface,
on adécoupé
deuxparal- lélépipèdes
de bois diamétraux de 5 mm delarge
dont les axesreprésentent
les deuxtrajets
durugosimètre
sur chacune desplanches.
Ceci a été réalisé en utilisant desscies-fraises
jumelées (THII-:RCI!,LIN
& l’ERR1 N,1972).
Ces deuxparallélépipèdes
ontensuite été
radiographiés
dans le sens axial et on aobtenu,
par rnicrodensitométrie.les courbes de variation de densité du bois en continu du coeur vers l’écorce ( Por.c!.
1966) :
l’exploration
du film s’est cffectuée auvoisinage
de la face surlaquelle
l’étatde surface a été mesuré.
1.2. Varicrhles
prise!
en (-oiisiélértitioitLa
figure 2 présente,
pour l’individu 8,trajet
l, la courbe d’état de surface (côtés «départ
» et « arrivée »), la courbedensitométrique correspondante,
ainsi que lepositif
de laradiographie.
Il
apparaît
nettement que les « creux» importants
de la courbe d’état de sur-face
correspondent
aux limites de cernes, donc aux variations brutales de densité d’un cerne à l’autre. Nous avons doncdécoupé
la courbe d’état de surface en unesérie de
portions
de courbes dont les limitescorrespondent
aux limites de cernes.La
figure
3 et le tableau1 indiqucnt
les critèresqui
ont été relevés sur les por- tions de courbes d’état de surface, ainsi que lescomposantes densitométriques
notéescerne par cerne. Ces dernières ont été obtenues par traitement à l’ordinateur
(Ki!1.1![!.R
& XEUXHT. 1973). Le tableau 2 décrit
l’échantiilonnage
retenu.Remarques
- La méthode
adoptée
pour relever les critères derugosité
ne tient pascompte
des ondulations degrande amplitude
couvrantplusieurs
cernes que l’onpeut
observersur les courbes
complètes,
les moyensmathématiques
nous faisant défaut. Il fautajouter
que ces ondulationspeuvent
être liées à la nature dubois,
mais aussi à l’usure différente des couteaux de la raboteuse lelong
de l’axe de l’arbreporte-outils.
- Nous avons
également procédé
à desradiographies tangentielles
desparallé- lépipèdes
debois,
mais nous avons constaté que la liaison état de surface-courbedensitométrique
semblait meilleure avec lesradiographies axiales ;
c’estpourquoi
nousavons
poursuivi
l’étude avec ces dernières.Nous insisterons sur le fait que les courbes d’état de surface
obtenues,
commetoute courbe décrivant un état de surface notamment en
bois,
sontdépendantes
duprotocole expérimental adopté (en particulier
de lagéométrie
et de lapression
dupalpeur, laquelle interagit
avec les variations de dureté du boisrencontrées).
Dans le mêmeesprit,
nousindiquerons
au lecteur que nous neprétendons
naturellement pas décrireintégralement
les courbes d’état de surface à l’aide des 3 critères relevés.2. Liaisons recherchées. Calculs
Nous avons
déjà indiqué
notre propos enintroduction,
mais de manière forcé-ment
imprécise
du fait que laméthodologie
n’était pas encore décrite.2.1. Liaisons
étudiées
Nous recherchons les liaisons suivantes :2.11. Relation entre les composantes
d ensitométriques
cl’un cerneparticulier
et les critères relevés sur la
portion
<le courbe d’état desurface correspondant
au cernePour ce
faire,
nous observons les corrélations intraindividu(l’individu
étant dé- fini par lapopulation
de cernescorrespondant
a undemi-trajet) ;
celles-ci nous indi-queront
dansquel
sens évolue l’état de surface a l’intérieur d’un individulorsqu’on
modifie les
composantes densitométriques
enchangeant
d’accroissement annuel.2.12. Relation entre les
cum p os l lntes ileiisitoiiiétriqttes
moyennes d’un inclividu(l’individu
étantdéfini
ccimme ci-clessersl et ses critères d’état desurface
moyens Elle vaindiquer
comment éventuellement évolue l’état de surface moyen si onmodifie les
composantes densitométriques
par sélection d’individus. C’est cette cor-i-élittion
qui
est laplus
intéressante pour le sélectionneur.Nous rendrons compte de ces deux types de liaison en ayant, au
préalable, pré-
senté la variabilité des caractères il l’intérieur des individus en fonction de
l’âge,
etla variabilité entre individus.
Il aurait été
également
intéressant d’étudier les relations entre la variabilité descomposantes densitométriqucs
intraindividu(variabilité
définie parexemple
par leurécart-type)
et, d’une part, des critères relevés sur les courbes d’état de surface moyens del’individu,
d’autre part, la variabilité de ces derniers. En effet, onpourrait
consi-dérer que des critères de
rugosité
trop variabtes a l’intérieur d’un individu sont néfastcs au même titre que peuvent l’être des critères moyens de telle ou telle valeur.Malheureusement notre
échantillonnage
était trop faible pour étudier raisonnablement;:cs liaisons.
2.2. Mode de <iilcul
Les
points
2.11 et 2.12 ont été traités par un programmed’analyse
de variance- covariance à un facteurqui, classiquement,
permet de comparer despopulations
pourun certain nombre de caractères, et de calculer les corrélations au niveau inter et
intrapopulation.
Le tableau
3 présente l’analyse
de variance-covariance réalisée.TABLEAU 3
3. Résultats
3.1. Variabilité des caractères eii
fonctioii
del’âge
On a retenu
uniquement
pour cette étude 12 individusprésentant
au moins10 cernes
(c’est-à-dire
desâges
allant de 2 à I1 ansdepuis
lamoelle),
à savoir lesindividus 2a1. 7a2. 8a1. 13a2. 23a1. 28a2, 2d2.
7d1, 8d2, 13d1, 23d2, 28d1 ;
on notera que les côtés « arrivée » ct« départ
», ainsi que lestrajets
I et 2 sontrépartis
demanière
équilibrée.
Les
figures
4 et 5présentent
l’évolution dequelques variables,
lafigure
4 pour les composantesdensitométriques,
lafigure
5 pour les critères d’état de surface. Descomparaisons
de moyennes par sériesappariées
(au seuil de 5 p.100)
ont été effec- tuées pour tester le caractèresignificatif
des variations dues àl’âge.
Si l’on excepte le cas de la
largeur
de cernequi
chute brutalement vers 7 ans, onremarque que les trois
premiers
cernes(c’est-à-dire
ceuxd’âges
2 à 4depuis
lamoelle)
se
distinguent
assezsignificativement
des autres de lafaçon
suivante : densité mini-mum de cerne élevée, densités moyenne et maximum de cerne relativement
plus
fortes(de
manière toutefois moins nette que pour lepremier caractère).
Ces observations révélatrices d’un boisjuvénile
sont relativement conformes à celles notées sur Pseil-dotsuga
menziesü. notamment par POLGE (19b4 et 1966, op. cit.) et THoBy(19751.
Le caractère
singulier
des cernesjuvéniles apparaît également
pour deux critères derugosité (h
etS/b),
mais pas sura/b malgré
la trèsgrande
variabilité de ce der- nierparamètre ;
h etS/b augmentent
sensiblement en passant au bois « adulte ».Cette constatation nous a incités par la suite à effectuer certains calculs en ex-
cluant les cernes dont le caractère
juvénile
étaitplus prononcé
(cernesd’âges
2 à 4depuis
lamoelle),
de manière à ne pas faireapparaître
certaines liaisons ou à en mas-quer d’autres du
simple
fait de ce bois bienparticulier.
i.2. Variabilité individuelle cles composantes
d ensitométriques
et cles critères relevés sur les courbes d’état de
surface
Le tableau 4 rend compte du caractère
plus
ou moinssignificatif
des différencesindividuelles,
un individu étant,rappelons-le,
lapopulation
de cernescorrespondant
à un des
quatre demi-trajets
d’état de surface effectués pourchaque planche.
Dans la 2&dquo; colonne de ce
tableau,
on observe un effet individuel trèsimportant
sur tous les caractères
étudiés,
toutparticulièrement
sur les densités maximales de!l’il
cerne et, comme
conséquence,
sur leshétérogénéités
1 et 2(!;’!;F
de12,74 **
à16,70 ** ),
de même que sur la différence entre densité moyenne et densité minimumqui
est unautre critère
d’hétérogénéité (hétérogénéité
3).Viennent ensuite les F « moyens
» (de 4,12
à7,40)
pour la densité moyenne decerne, les
pourcentages
de densitésupérieure
à certainsniveaux,
et les inverses despentes
entre cesderniers,
ainsi que pour deux critèresdécrivant
les états de surface : h etS/b ; enfin,
les F pour lalargeur
de cerne eta/b
avec des valeursplus faibles,
mais restant toutefois
significatives
au seuil de 1 p. 100.Nous constatons d’abord que le fait d’éliminer les trois cernes les
plus juvéniles
de notre échantillon
(donc
de diminuer la variabilitéintraindividu)
a pour effetd’aug-
menter les écarts entre individus pour tous les caractères mesurés
(à l’exception
de lalargeur
de cerne). De cefait,
nouspoursuivrons
unepartie
de nosinterprétations,
d’une part avec l’ensemble des observations, d’autre part avec un sous-ensemble issu de ce dernier et
privé
des trois cernes lesplus proches
de la moelle. De cettemanière,
il serapossible d’apprécier
si les corrélations éventuelles entre critères relevés sur les courbes d’état de surface etcomposantes densitométriques
sontdues,
ou non, à laprésence
de boisjuvénile.
Une
question
se poseimmédiatement, qui
conditionne l’intérêt d’une sélection individuelle(c’est-à-dire
une sélectiond’arbres)
pour les caractères mesurés :quelle
estl’importance
de la variabilité intraarbre ? En d’autres termes, les 4trajets
correspon- dant à chacun des 7 arbres étudiés (et 2trajets
pour l’arbre n&dquo; 29) sont-ils ou non très différents ’?Les
figures
6 à 11répondent
à cettequestion
pourquelques-uns
des critères étu- diés(échantillons
excluant les 3 cernes lesplus proches
de lamoelle).
Cesfigures
nous
indiquent l’importance
desdifférences,
d’unepart
entre lestrajets
1 et 2,grâce
ill’observation de la
dispersion
despoints
autour de la droite y = x, et d’autrepart
entre les côtés « arrivée x et
« départ
», c’est-à-dire les côtésopposés
parrapport
à la moelle.A
l’exception
dea/b,
ilapparaît
que lestrajets
1 et 2 sont relativement iden-tiques
pour tous les caractères(h, S/b
etcomposantes densitométriques),
et cemalgré
le fait que toutes les
populations
neprésentent
pas strictement le même nombre de cernes, donc pas les mêmes années calendaires. Ceci veut dire que la variabilité est faible lelong
d’unegénératrice
de l’arbre et que lesméthodologies
de mesure em-ployées
dans cetteexpérience
sont fiables.Il convient aussi de
signaler
que les critères d’états de surface h et S/b(fig.
6et 7) sembleraient être moins bons pour les
trajets
1 que pour lestrajets
2,puisque
la
plupart
despoints
sont au-dessus de la droite y = x. Cecipourrait signifier
que, dupoint
de vue de ces 2paramètres,
les états de surface sont moins bons à lapartie
inférieure des arbres
(le trajet
1 étanttoujours
situéplus
bas que letrajet
2 ; voirfig. 1)
ouplus probablement
à unequestion
decomportement
del’outil, lequel
tra-vaillait
toujours
dutrajet
2 vers letrajet
1.Si maintenant on passe d’un côté à l’autre de la
moelle,
en suivant le même diamètre del’arbre,
c’est-à-dire si l’on compare les côtés a(arrivée)
et d(départ),
onconstate des cas de
figure
assez différents suivant les caractères. Pour la densité maxi-mum et moyenne de cerne
(fig.
10 et11),
on note une stabilité relative. Tel n’est pas le cas pour la densité minimum de cerne(fig. 9)
et les 2 critères h et S/h(fig.
6et
7),
du moins en cequi
concerne certains arbres(arbre
n° 23 pour h etS/b,
arbren
° 8 pour la densité
minimum),
alors que d’autres sontparticulièrement
stables (ar- bres n°’ 2 et 13 pour h etS/b,
arbres n&dquo;‘ 2, 21 et 28 pour la densitéminimum).
Ceci illustre le faitdéjà
bien connu que lesarbres,
s’ils sont différents dupoint
de vue deleurs
propriétés
moyennes, le sont aussi pour la variabilité de ces mêmespropriétés ;
il n’est d’ailleurs pas à exclure que des critères
d’homogénéité
intraacbre soientaussi,
sinonplus, importants
pourl’aptitude technologique
que la moyenne individuelle deces critères.
Notons
enfin,
tant pour h que pourS/b,
que les côtés« départ
» neprésentent
pas de valeurs
systématiquement supérieures
ou inférieures aux côtés «arrivée » ,
c’est un
point positif
pour lerugosimètre
utiliséqui
semble donc ne pas donner un biaissystématique
suivant le sens de mesure(de
l’écorce vers le coeur pour le côté«
départ
» ou du CŒur vers l’écorce pour le côté« arrivée »).
3.3. /!C/«/tOt!S intrctincliviclu entre
composantes d el 1 sitométriques
et critères relevés sur les courbes d’étai cle
surface
Le tableau 5
présente
ces corrélations endistinguant l’échantillonnage complet
et celui
privé
des 3 cernes à caractèrejuvénile.
Les corrélations sontmutipliées
par 1 000. Ilapparaît
des liaisons nettementsignificatives
entre les critères h etS/b
d’une
part,
la densité minimum d’autrepart (plus
la densité minimum estforte,
meil-leur est l’état de
surface).
Enrevanche,
ni la densité moyenne de cerne, ni la densité maximum de cerne ne semblent influencer les critères derugosité
ainsi définis. Lescoefficients
significatifs
etpositifs
avec les 3 critèresd’hétérogénéité
hétéro 1, hé- téro 2 et hétéro 5, ainsiqu’avec
lepourcentage
de bois de densitésupérieure
à300
g/dm 3 (d,&dquo;&dquo;,)
résultent vraisemblablement de l’effet de la densité minimumqui
sert à les calculer. Nous observons
également
une relation linéaire élevée de h et deS/b
avecd!cc,_; ;&dquo;, d 4 : i o-GII(Jo drun-co o : plus
cesparamètres
sont élevés(donc plus
lapente
de la courbedensitométrique
intracerne estfaible), plus
h etS/b
semblent donc s’améliorcr.L’élimination de
l’échantillonnage
des 3 cernes lesplus juvéniles
conduit pour h etS/b
à une chuteglobale
descocfficients ;
cecis’explique
très bien par le fait que les cernesjuvéniles
ont le bois à densité minimum laplus
forte et des critères het S/b relativement moins élevés
(fig.
4 et5).
Ces cernes contribuent donc assezfortement aux variabilités et aux corrélations intraindividuelles dont il est ici ques- tion. Nous
soulignerons cependant
que,malgré
cetteélimination,
les coefficients res- tentstatistiquement significatifs.
Le critère a/b se
comporte
assez différemment des 2 autres critères décri- vant l’état desurface ;
enpremier lieu,
presque tous les coefficientsaugmentent
envaleur
absolueaprès
élimination du boisjuvénile.
On ne retrouve pas la relationavec la densité
minimum,
mais un coefficientpositif
et(faiblement) significatif
avecles densités moyenne et maximum de cerne
(a/b augmenterait,
donc l’état de surfacese
dégraderait quand
ces deuxcomposantes densitométriques augmenteraient).
Les relations avec les
pourcentages
de densitésupérieure
à 600 g et 750g/dm 3 .
ainsi
qu’avec
les critèresd’hétérogénéité
résultent des observations ci-dessus. On noteégalement
une amélioration de l’état de surface(du point
de vue dea/b)
pour lescernes les
plus larges.
3.4. Relutions interindividus entre
composantes densitométriques
et critères relevés sur les courbes d’état de
surface
Le tableau 6 rend
compte
de ces relations. Ilapparaît
cohérent avec le tableau 5.On remarque en
particulier
une forte corrélationnégative
entre h etS/b
d’unepart,
la densité minimum de cerne d’autrepart ;
lafigure
12 illustre cette dernière pour la relation entred&dquo; ’ill
et h. Onpeut
constaterqu’en
améliorant la densité minimum decerne au niveau individuel de 65
g/drrrB
cequi correspond
à l’ordre degrandeur
dela variabilité interarbre
(voir
tabl.4),
onpeut
faire décroître h de 7Il,
soit une amé- lioration de presque 40 p. 100 parrapport
à une moyennegénérale de
18il,
TABLEAU 6
4. Discussion et conclusions
Le travail
présenté
ici apporte un certain nombre d’informations relativement inéditesqu’il
seraitimportant
de confirmer avec unéchantillonnage plus
étendu etdes moyens matériels
qui
nous faisaient défautjusqu’à présent.
Il serait enparticulier
nécessaire de réfléchir
davantage
aux critères d’état de surface que nous n’avons puappréhender
ici que de manièregrossière, d’où,
sans nuldoute,
unappauvrisse-
ment notable de
l’information,
de mêmequ’aux techniques
de mesure et de saisie deces
importantes propriétés technologiques.
Cette remarque vaut aussi pour l’information recueillie sur les courbes densito-
métriques,
encore que dans ce cas, les moyens matériels soient maintenantdisponibles (P
E
RRIN
&F ERR A ND , 1983).
L’utilisation de
techniques
améliorées devraitpermettre
d’affinerplus
encoreles résultats intéressants dont nous
disposons
d’ores etdéjà
etqui
nous conduisent àavancer les affirmations suivantcs :
- le bois
juvénile présente
despropriétés originales
sur leplan
de larugosité, propriétés qui s’expliquent
pour unelarge part
du fait desprofils densitométriques particuliers
de cebois ;
- il existe une variabilité individuelle
significative
pour laqualité
des états de surface deplanches
rabotées à l’intérieur del’espèce Douglas ;
- l’état de surface est
lié,
tant à l’intérieur des individus(en passant
d’un cerne àl’autre) qu’entre individus,
auxcomposantes densitométriques
que l’onpeut
relever parradiographie
d’échantillons non destructifs(carottes
desondage) ;
-
parmi
cescomposantes densitométriques,
la densité minimum de cerne est uncritère
déterminant ;
onpeut
estimerqu’un gain
de 65g/dm :1 ,
réaliste du fait de la variabilité individuelle de cecaractère, pourrait
conduire à une amélioration deprès
de 40 p. 100 du critère derugosité
étudié.Summary
Relationships
between densitometriccorn h onents
andplaned
boardssmoothness in
Pseudotsuga
menziesiiThree criteria were determined on smoothness curves of planed boards from 8 young
douglas
fir (Pseudotsuga 1//enziesii). Therelationships
between these criteria and densi-tometric components (measured
by
X-ray technique)distinguishing
intratreevariability
(between rings) and individualvariability
(between trees) were studied.The main results are the
followings :
-
juvenile
wood smoothness parameters are particular with respect to mature wood.This fact seems to be related to densitometric components of
juvenile
wood ;- the individual
variability
issignificant
forplaned
boardssmoothness ;
- at intra- and intertree
levels,
the smoothness is related to densitometric components ;- among these densitometric components, the minimum
ring
density is a determinant criterion : we estimated that an increase of 65 kg/m; for this churacteristic can improve smoothness by an average of 40 percent.Zusammenfassung Zusammen
h
iinge
zwischenDichtekoinpoiieiiteiz
und clerOberflächenrauhigkeit gehobelter
Bretter derDotiglasie (Pseudotsuga menziesii)
Drei Kriterien wurden bei den
Oberflächenrauhigkeitskurven gehobelter
Bretter an achtStämmen
junger Douglasien
unterschieden. Anschliessend wurden dieZusammenhänge
zwi-schen diesen Kriterien und den an Hand von
Röntgenaufnahmen
ermitteltenDichtkomponenten
untersucht. Dabei wurde die Variabilität innerhalb der Bäume d.h. zwischen den
Jahrringen
und zwischen den Bäumen
berücksichtigt.
Die
wichtigsten Ergebnisse
können wiefolgt zusammengefasst
werden :- das Holz
junger Douglasien zeigt spezielle Rauhigkeitskriterien
die durch diespeziellen Dichtekomponenten
dieses Holzes erklärt werdenkönnen ;
-,- die individuelle Variabilität der
Oberflächenrauhigkeit gehobelter
Bretter istsigni-
fikant ;
- die
Oberfiachenrauhigkeit
innerhalb und zwischen den Bäumen ist mit den Dichte-komponenten
korrclicrt ;- unter den Dichtekomponenten ist vor allem das Dichteminimum der
Jahrringe
einwesentliches Merkmal zur
Erklärung
derRauhigkeit ;
man kann annehmen, dass eineErhöhung
des Dichteminimullls um 65 kg/m’ eineVerbesserung
derRauhigkeit
von ca.40 p. 100
erbringt.
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