Correction du devoir n
o1
I
Soit (E) l’équationx4+4x2−21=0.
C’est une équationbicarrée. On effectue le changement de va- riable :X=x2.
(E)⇔
½ X=x2
X2+4X−21=0 .
Résolvons l’équation (E’) :X2+4X−21=0.
∆=100>0 ; l’équation (E’) a deux solutions réelles :X1= −7 et X2=3.
On revient à l’équation initiale en résolvant les équationsx2=X1
etx2=X2.
• x2=X1= −7 n’a pas de solutions dansR, car−7<0.
• x2=X1=3 adeuxsolutions dansR:−p 3 etp
3.
(Attention à ne pas oublier la solution négative !) L’équation (E) a pour solutions : S={−p3 ;p3}
II
Résolvons dansRl’inéquation (2x+1)(3x−4) (x+1)(x+3) É0.
• L’ensemble de définition estR\ {−3 ;−1}
• Le numérateur s’annule pourx= −1
2oux=4 3
• Le numérateur est un trinôme du second degré, du signe du coefficient dex2à l’extérieur de l’intervalle formé par les ra- cines, de même que pour le dénominateur.
On renseigne alors un tableau de signes : x −∞ −3 −1 −1
2 4
3 +∞
(2x+1)(3x−4) + + + 0 −0+ (x+1)(x+3) + − + 0 +0+ (2x+1)(3x−4)
(x+1)(x+3) + − + 0 −0+
On voulait que l’expression fût inférieure ou égale à 0. L’en- semble des solutions est S =]−3 ;−1[∪
·
−1 2; 4
3
¸ .
III
Démontrons par récurrence que, pour toutn∈NavecnÊ6, 2n>6n+7.
On notePncette propriété.
• Initialisation :Pourn=6, 26=64 et 6n+7=6×6+7=43 donc 26Ê6×6+7.
La propriété est vraie pourn=6
• Hérédité: on suppose la propriété vraie pour un entiernquel- conque avecnÊ6, donc 2nÊ6n+7.
Alors : 2n+1=2×2nÊ2×(6n+7)=12n+14=6(n+1)+7+n+1 Ê6(n+1)+7 donc la propriété est vraie au rangn+2.
Enne est donc héréditaire.
D’après l’axiome de récurrence, la propriété est vraie pour tout nÊ6.
IV
P(n) est la propriété : « 4n+1 est un multiple de 3 » oùndé- signe un entier naturel.
1. Supposons la propriété vraie à un rang n quelconque, donc, il existe un entierkn∈Ztel que 4n+1=3kn, d’où 4n=3kn−1.
Alors : 4n+1+1=4×4n+1=4×(3kn−1)+1=12kn−3=
3(4kn−1)=3kn+1en posantkn+1=4kn−1.
On obtient bien un multiple de 3, donc la propriété esthé- réditaire.
2. Elle estfaussepourn=0 donc on ne peut pas en déduire qu’elle est vraie pour toutn∈N(elle est même fausse pour toutn).
V
test la suite définie part0=0 et, pour tout entier natureln, tn+1=tn+ 1
(n+1)(n+2) 1. On truvet1=1
2,t2=2 3,t3=3
4. 2. On conjecture quetn= n
n+1pour toutn∈N.
3. Démonstration par récurrence :
• Initialisation:Pourn=0, n
n+1 =0=t0donc la pro- priété est vraie pourn=: 0.
• Hérédité: on suppose la propriété vraie pour un rangn quelconque, donct,n= n
n+1. Alors :tn+1=tn+ 1
(n+1)(n+2)= n
n+1+ 1
(n+1)(n+2)= n(n+2)+1
(n+1)(n+2) = n2+2n+1
(n+1)(n+2) = (n+1)2
(n+1)(n+2) = n+1 n+2 après simplification.
La propriété est donc vraie au rangn+1, donc elle est héréditaire.
D’après l’axiome de récurrence, elle est vraie pour toutn, donc, pour toutn∈N, tn= n
n+1 .
VI
1. On remarque que chaque étape du coloriage consiste à co- lorier un neuvième de la surface non coloriée jusque là.
Par conséquent : pour toutnÊ1n, An+1=An+1
9(1−An)= 8 9An+1
9 . 2. Pour toutnÊ1, on poseBn=An−1.
(a) Pour toutn Ê1,Bn+1= An+1−1= 8 9An+1
9−1 = 8
9An−8 9=8
9(An−1)=8 9Bn.
∀nÊ1, Bn+1=8 9Bn .
La suite (Bn) est géométrique, de raisonq=8 9 et de premier termeB1= −8
9.
(b) On en déduit que, pour toutn Ê1,Bn =B1qn−1=
−8 9
µ8 9
¶n−1
= − µ8
9
n¶
puisAn=Bn+1=1− µ8
9
¶n
(c) Comme−1<8
9<1, lim
n→+∞
µ8 9
¶n
=0 donc
n→+∞lim An=1 .
La surface coloriée a une aire qui tend vers celle du carré initial, même si elle a des trous partout ! (d) On cherchentel queAnÊ0, 85 ; à la calculatrice, on
trouvenÊ17. On verra plus tard avec la fonction lo- garithme comment trouver sans tâtonnement la va- leur denla plus petite qui convient.