Ecrit 2 CAPES Mathématiques
G. Julia, avril 2017 1
CAPES Maths 2017, épreuve 1, problème 2 : Une équation fonctionnelle
Le problème 2 recherche les applications de R*+ vers R*+ bornées sur
[
1, +∞[
qui vérifient (a) : ∀x>0,∀y>0: f(
x f( )
y)
=y f( )
xLa condition « bornée sur
[
1,+∞[
» restreint le champ des applications candidates comme on le constate dans la question III.Par exemple l’application identique vérifie (a) mais elle n’est pas bornée sur
[
1, +∞[
. Il est fort possible qu’il y en aie d’autres beaucoup plus exotiques ( ?). Je n’ai pas creusé la question.Apparemment, le sujet est rédigé à l’intention de candidats qui pensent que l’involution est l’inverse de l’évolution. Dans ce cas, l’enseignement des mathématiques en France serait en effet involutif.
II. 1 et 2. Soient y1 et y2 deux réels strictement positifs ayant la même image par f.
En appliquant (a) avec x=1; y=y1 : f
(
f( )
y1)
=y1 f( )
1 . En appliquant (a) avec x=1; y=y2 : f(
f( )
y2)
=y2 f( )
1 .( ) ( )
y1 f y2 f(
f( )
y1)
f(
f( )
y2)
f = ⇒ = et donc f
( ) ( )
y1 = f y2 ⇒y1 f( )
1 = y2 f( )
1Puisque f
( )
1∈R*+, f( )
1 ≠0 et y1 f( )
1 = y2 f( )
1 ⇒y1 =y2Ainsi, ∀y1∈R*+,∀y1∈R*+ : f
( ) ( )
y1 = f y2 ⇒y1 =y2. f est unegjapplication injective.
II. 3. En appliquant (a) avec x=y=1 : f
( ) ( )
f( )
1 = f 1 . Les réels 1 et f( )
1 ont des images égales. f étant injective, ces réels sontgjégaux : f
( )
1 =1II. 4. En appliquant (a) avec x=1 , ∀y∈R*+,: f
(
f( )
y)
=y f( )
1 =y . Ainsi : f o f =Id , f est une involutiongjde R*+.
II. 5. En appliquant (a) avec x=a ; y= f
( )
b : ∀a>0,∀b>0: f(
a f(
f( )
b) ) ( ) ( )
= f b f a .L’application f étant involutive, ∀b>0 : f
(
f( )
b)
=b. On obtient : ∀a>0,∀b>0: f( ) ( ) ( )
ab = f a f b .L’application f est compatible avec la multiplication des réels strictement positifs.
Ecrit 2 CAPES Mathématiques
G. Julia, avril 2017 2
III. 1. En appliquant (a) avec y=x : ∀x>0,: f
(
x f( )
x)
=x f( )
x ce quigjexprime que ∀x>0:x f( )
x ∈FIII.3. En vertu de II. 5, ∀x∈F,∀y∈F : f
( ) ( ) ( )
xy = f x f y =xy.Ainsi( )
x, y ∈F×F⇒xy∈FD’autre part : :
( )
1 1( )
1=1
=
=
∈
∀ +
f x x x f
x f f
x R* et par conséquent :
( )
xf f x
x 1 1
: =
∈
∀ R*+ .
En particulier, dans le cas où x∈F :
x f 1x=1
. Ainsi : F
F x
x∈ ⇒ 1∈ .
En conséquence :
( )
x y f y
x y f
x f F
y F
x gjulia
1 1 : 1
, 2017 =
=
∈
∀
∈
∀ . Ainsi
( )
Fy F x F y
x, ∈ × ⇒ ∈
III. 4, 5 et 6. Dès lors que F est stable pour le produit et le quotient et qu’il est non vide puisqu’il contient 1, F est un sous-groupe du groupe multiplicatif (R*+, ×).
De ce fait, si F contient un élément x distinct de 1, il contient toutes ses puissances entières relatives.
• Si x>1,pour tout entier n strictement positif f
( )
xn =xn, ce qui contredit le caractère borné de fpuisque =+∞
+∞
→ n nlim x
• Si 0<x<1,pour tout entier n strictement positif
( )
n n nx f x
x
f 1 1
=
=
− , ce qui contredit le caractère borné de f puisque =+∞
+∞
→ n
n x
lim 1 En conclusion, f ne peut
gjavoir d’autre point fixe que 1 : F=
{}
1IV. En vertu de III. 1 : ∀x>0 : x f
( )
x ∈F. En vertu de III. 6 ∀x>0 : x f( )
x =1.En conséquence :
( )
x x f
x 1
:
0 =
>
∀ .
L’application inverse est l’unique application vérifiant les conditions imposées dans cet énoncé.