Séminaire Claude Chevalley
M. L AZARD
Groupes semi-simples : structure de B et de G/B
Séminaire Claude Chevalley, tome 1 (1956-1958), exp. no13, p. 1-13
<http://www.numdam.org/item?id=SCC_1956-1958__1__A13_0>
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GROUPES
SEMI-SIMPLES :
STRUCTURE DE B ET DEG/B.
M.
Lazard,
1956/57 Expo sé
nO 13(Exposé
de le25.3.57)
1.-
Propriétés
de certains groupesnilpotents
àopérateurs.
Dans tout ce
numéro,
nousétudierons
desgroupes
discrets àopérateurs (cf. Bourbaki, Algèbre, chapitre I, paragraphe 6) ;
le domained’opérateurs
T
fixé
une fois pour toutes n’interviendra pasexplicitement,
Parcontre, pourabréger
lesénoncés,
nous conviendrons de dire"sous-groupe"
au lieu de"sous-groupe stable" ,
"suite de Jordan-Hölder" au lieu de "suite de Jordan- RÕIder en tant quegroupe
àopérateurs" ,
etc *.. Nous dironsqutun
groupe Best produit
semi-direct d’une famille de sous-groupes(P.). si
toutélément
de Bs’écrit
d’unemanière
et d’une seule sous . laforme 03C0ni=1
1=1 P. ,J.P i (1in).
LEMME 1. w Soit B un groupe
nilpotent.
a)
La suite centrale descendante de B : B - 1 1 1+1 c+l,
=(e)
est une suite de sous-groupes dont la
longueur
estla
classe E de B..
b)
SoitC ~
B un sous-groupe deB;
alors il existe un sous-groupe D de Bqui
contïent strictement C comme sous-groupedistingué.
c)
Si B estsimple (i.e.
ne contient as de sous-groupedistingué propre)
B ne contient as de sous-groupe propre.
d)
Si Bpossède
une suite deJordan-Hölder,
tout sous-groupede
Bdans une suite de Jordan-Hölder.
,
DÉMONSTRATION.
â)
Toutes cespropriétés
sont bien connues pour les groupes sansopérateurs. Rappelons
que B.1 est engendré
par les commutateurs xyx -1y -1
1+1 ’
avec
B ,
y ~ B.. Comme la suite 1 centrale descendante estcomplètement
in-variante
(i.e, f(B.)
3. C B. J. pour toutendomorphisme
f deB),
c’est bien unesuite de sous-groupes
(stables).
b)
SoientC ~
B unsous-groupe
de B et i leplus grand
indice tel queB~
Alors D =B.C
contient strictementC ~
et C estdistingué
dansD
(passer
auquotient
moduleB..).
c)
Si B estsimple,
il estabélien (sinon B2
serait un sous-groupe dis-tingué propre),
et tout sous-groupe estdistingué.
d)
Soit(e)
=H
dH.
C ... =B une suite de Jordan-Hölder deB .
Diaprés c)
on nepeut
intercaler entreH.
etH..
aucun sous-groupe dis- tinct deH.
et deHi+1 ,
IIrésulte
alors facilement duthéorème
de Schreier- Zassenhaus(Bourbaki, ibid.)
que si C o C ...C.C.
est une suite stricte- ment croissante de sous-groupes de B telle que C. soitdistingué
dansC..
(0
1h-1),
on ah (n .
Partant d’un sous-groupe Cquelconque,
ondéduit
de
b)
et durésultat précédent qu’on peut
construire une suite decomposition
où figure C ;
il suffit alors de raffiner cettedernière
en une suite de Jordan- Hölder.DÉFINITION 1.-
Un groupe B sera ditvérifier
les conditions(C) si : Cl)
B estnilpotent.
C2)
B admet une suite de Jordan-Hölder(H.) ;
notations :H..
=(e) , Hi-1 C. Hi pour 1 i n , H, = B .
°03)
La suite de Jordan-Hëlder(H.)
estclivée par
une famille de sous-groupes (Pi)1in ; autrement dit, pour
==(e) ,
= ~ ’ ~ ~
- ...- -.--
.s
C4-)
Lesquotients H,/H.~
sont deux à deux nonisomorphes.
PROPOSITION 1.- Soient B
un groupe vérifiant les conditions (C) ~ (P.).~.
nune famille de sous-groupes clivant une suite de Jordan-Hölder
(H.) . Alors : a)
Toute suite de Jordan-Hëlder de Best clivée par les mêmes sous-groupes
(P.) ~ rangés éventuellement
dans un ordredifférent.
b) Tout sous-groupe
ettout quotient
de Bvérifient
les conditions(C).
c)
Tout sous-groupe de B estproduit
semi-direct des sous-groupesP.
contient ; plus précisément,
siP03B1(1),...,P /.B
.sont tous les sous- groupes distincts P. contenus dans un sous-groupe C deB , rangés
dans unordre quelconque,
toutélément
x ~ Cs ’écrit d’une manière
et d’une seulesous la
y.y~...y. avec y. ~ P ~ ~’ B
’d)
Les sous-groupesP.
sont tous les sous-groupessimples
de B .DÉMONSTRATION, a)
Soit.- .
n ~e suite deNous savons que ses
quotients Ki/Ki-1
sontisomorphes
auxquotients Hj/Hj-1
dela suite
(H.) p rangé s
dans un ordre convenable. Pour tout indice o((103B1n),
soit
1(ce ) le plus petit
.
indice i tel que Comme est iso-
morphe
àH /H -1 , P
n’a, pas de sous-groupe propre(lemme 1, c) ;
doncP03B1~Ki(03B1)-1= (e). Comme Ki(03B1)/Ki(03B1)-1
n’a pas de sous-groupe propre,~~-f~~l ~ ~~ ) ~
" 1~- ~résulte
queP~
estisomorphe
àK~~/K~ )~ !
comme les
P03B1
sont deux à deux sonisomorphes, Inapplication 03B1~ i(c)
estinjective,
doncbijective puisqu’elle applique l’intervalle
fini lui-même.
Autrement, ’ dit lesPi
clivent la suite(Ki).
b)
II est clair que les conditions(C)
sontvérifiées
pour toutsous-groupe
H. figurant
dans la suite(H.).
Demême,
siH,
estdistingué
dansB ,
B/H. vérifie
les conditions(C) .11
suffitalors d’appliquer
le lemme1,
d.c)
Six ~ H.; IL (avec
les notations de ladéfinition 1) ,
ondémontre
sansque x = y1y2 ... yi , avec des y. bien 1 ,
déterminés
par x ;H. 3-
est donc leproduit
semi-direct desP. J
pouri.e.
leproduit
semi-direct desP. qu’il
contient. Cettepropriété
est vraiepour tout sous-groupe
C ,
car Cfigure
dans une suite de Jordan-Hölder cli-vée
par lesP..
Pour montrer que l’ordre des facteursP. peut être
choisiarbitrairement~
nous pouvons Soient alors~"~
sous-groupes
P. rangés
dans un ordrequelconque.
Lapropriété cherchée
estévidente
si B estabélien.
Sinon raisonnons parrécurrence
sur la classe cde B o Soit I~
[1,n)
l’ensemble de tousles
indices i tels queBc
(dernier
sous-groupe nonréduit
àl’élément
neutre de la suite centrale descen- dante deB).
Si nous passons auquotient
moduleBc , l’hypothèse
derécur-
rence nous montre que les
produits y. ... yn
avecy. ( P-
et7.
= e pouri
~-
1 constituent unsystème
dereprésentants
de B mod. B . Comme B estdans le centre de B et que
B =T . -
il enrésulte
que(y.~-~y~)2014~i
’-Vp ~i bijection
deP~
x...xP~
sur B.d)
est uneconséquebce immédiate
dec).
.2.-
Soient B un
groupevérifiant
les conditions(C) ,
1~ ensemble de ses sous-groupes
simples.
Si 1 est unepartie
de l’intervalle d’entiers nous dirons que 1 estsaturée
si le sous-groupeengendré
parles (P.). r-r
ne contient pas d’autre sous-groupesimple ;
ce sous-groupe,
produit
semi-direct des seranoté
l est unepartie quelconque
de[ 1,n ] ,
laplus petite partie saturée contenarrt
lsera dite
engendrée
par 1.(L’intersection
d’une famille departies satu- rées
est évidemmentsaturée).
PROPOSITION 2 Soient B un groupe
vérifiant
lesconditions (C) ,
l’ensemble de ses sous-groupes
a)
Si{ 1,1 ,}
est unepartition
de en deuxparties saturées,
B est
produit
semi-direct deBI
et deb)
Si l et l’ sont deuxparties saturées de [ 1,n ]
telles queBI 3t
soient
conjugués
dansB ,
alors 1=1’ .c)
Pourqu’une partie
soitsaturée,
il faut et il suffitquelle
vérifie
la conditionsuivante : pour
toutcouple l ,
laplus petite partie saturée
contenant iet j
est contenue dans 1.DEMONSTRATION.
a)
est uneconséquence immédiate
de laproposition 1,
c.b) Démonstration
parrécurrence
sur la classe c de B(la proposition
estévidente
si c =1) ° Considérons
les deux sous-groupesB c
etque nous pouvons
écrire respectivement Bii et Ii et I’i étant
des
parties
de AlorsB-
etBIl
sontconjugués
dans B. Comme ils sontcentraux,
on aévidemment Il
=I’ . Considérons
maintenant le quo- tientB/Bc’
etappliquons l’hypothèse
derécurrence
auximages
deB-
et deB.., :
nous ondéduisons
que =I-li (différences ensemblistes) ;
d’où1=1’.
(Ce résultat
nesignifie évidemment
pas que tout sous-groupe est dis-tingué,
mais que, si C est un sous-groupe de B etx E B ,
n’estun sous-groupe que s’il est
égal
àC).
c) Supposons
les(P.) ordonnés
comme dans ladéfinition 1,
cequi équi-
vaut à supposer les
parties saturées
pour(lemme 1,b) .
Rai-sonnons par
récurrence
sur le nombred’éléments
de 1 . Soient 03B1 leplus grand élément
de l et l’ =1 -{~J . Alors,
si1~
le sous-groupeengendré
par P. et P. ne contient pas etl’hypothèse
cierécurrence s’applique
donc àqui
estsaturé.
Pour montrer que l estsaturé,
ilfaut montrer que est un sous-groupe. Il suffit donc de montrer que C
P PI
i pour tout i(= 1 ;
or c’est un casparticulier
del’ hypothèse.
Signalons
pour conclure unrésultat qui
servirapeut-être:
tout sous-groupe propre maximal est
distingué,
et lequotient
estabélien.
on endéduit qu’il
existe une famille -minima de P,qui engendre
B : elle estconstituée
z
par tous les
Pi qui
ne sont pas contenus dans le groupedérivé B2
de B o2.- Structure du groupe
Bu .
Dans ce
numéro,
nous notons G un groupealgébrique
connexesemi-simple,
T un tore
maximal,
B un groupe de Borel contenantT, Bu
lapartie
uni--potente
de B .THÉORÈME
1.-a)
Si l’on faitopérer
parautomorphismes intérieurs
leséléments
de T
sur le rou e
àopérateurs Bu vérifie
les conditions(C)
dela
définition
1.b) Soit B
l’ensemble d©sracines 03B1 associécs à
Tui
sontnégatives
sur la chambre de
Weyl associée
â B . Les sous-groupes stables minimaux deBu
sont les intersections EûB de Bu
avec les centralisateurs Z x destores singuliers Q
C T de codim 1(correspondant respectivement
auxracines
c{ ):)
.
c) Si PO{
estidentifié
à _K par11 isomorphisme
03C403B1 :K -? P ()(
, on a.
t
03C403B1(03BE)
t -1 = l; eX.(t)03BE) pour 03B1~ 03B2, 03BE~ K , t ~
T .d)
Tout sous-groupe deBu normalisé
par T estfermé.
C’est leproduit
semi-direct
des P03B1 qu’il
contient.r. ’
DEMONSTRATION.
Appliquons
le lemme 2 del’exposé 9 (en
yremplaçant
G parB).
Nous en
déduisons
l’existence d’une suite decomposition
z . / deBU,
où les sous-groupes
Hi
sont tousnormalisés
par T . Pour tout zH./H. 1 1.»l est isomorphe
àK; H. ~.
estengendré
par par deséléments
du centralisateur d’un tore
Q. J.
decodim
1 .Les tores
Q. l.
sont des toressinguliers
de codim 1.Sinon, d’après
lethéorème 2,b
del’exposé l29
ltun desZ. 3..
seraitégal
à T et l’on auraitHi .
D’après l’éxposé
12(proposition 2
et corollaire authéorème 1)
nous savonsque =
P. 1
estisomorphe
à. K eSi 03C4i : K~Pi
est unisomorphisme
deK sur
P,
nousavons, pour 03BE E
K etT, t-c. ("£ =03C4i (03B1i(t)03BE) ,
où
oi , 1
est la racineassociée
à et B(exposé 12, définition 1).
Comme 03B1i
~ n’est pasnul,
03B1iJ.(t) prend
toutes les valeurs deK-,
et P..3est
simple
en tant que sous-groupe àopérateurs ,
On endéduit
queP.~H..
===
(e) ~ puisque
et queP.d H, ~ puisque (e).
~* ~-"~
Le groupe
B
estnilpotent (puisqu’il
estunipotent
etconnexe)
et ad-met,
en tant que groupe àopérateurs,
une suite deJordan-Hölder clivée
par lesP..
Reste à montrer que lesP.
sont deux à deux nonisomorphes
en tantque groupes à
opérateurs.
OrP.
estisomorphe
à P. si et seulement sic. =o~. (rappelons
estindépendant
duchoix
de?".) }
mais si~
==03B1j ,
leurs noyaux connexesQ. -’ et Q. J coïncidente
donc =P.. J
Nous avons donc
démontré a) ;
au passage, nous avonsétabli
que l’inter- sectionP.
de B avec le centralisateurZ~
d’un toresingulier Q~
decodim 1 dans T est un sous-groupe stable
simple
deB ,
Laproposition
1établit
les autres assertions duthéorème
1(noter
que lesP~
sontfermés~
ainsi que les sous-groupes
engendrés
par certains d’entreeux).
Nous allons
maintenant étudier
certainssous-groupes
stables deB~ .
PROPOSITION
3. Soient, avec les notations précédentes,
rrun élément
du norma- Usateur deT ,
w 1 ’opération du groupe de Weyl ?fM définie
par y . PosonsB~=B~~B"~ .
Alors
B’
est un sous-groupe deB~ normalisé
par T ~S~ c~
estune racine
négative
surC(B),
les conditions suivantes sontéquivalentes :
a)
p cBIU
. ’b)
c)
o( estnégative
sur la chambre deWeyl
d) l’hyperplan
de0393Q(T) orthogonal
à o( nesépare
pas les chambres asso-ciées
augroupes de Borel
B et wB=03C3B03C3-1.
Enfin,
si w ,w’~ M , B’uw
==équivaut
à w =w’ .
DÉMONSTRATION.
CommeBu
etwBu
sontnormalisés
parT ,
il en est demême
de leur intersection
B’u .
Ilrésulte alors du théorème 1, d,
queB’u
est leproduit
semi-direct desP~ qu’il
contient. Pour~~B,
la relationéquivaut
à ou encore à03C3-1P~03C3~Bu. D’après
le corol-laire 1 de la
proposition
2 del’exposé 12~
cette relationéquivaut
àSoit ~ ~ ~(B) ~
alors~ ~ équivaut
à~w~o~ B~ 0 .
Or~ w"~~ ~~
=:03B1. w x B . Enfin ~
estnégatif
sur et = si et seule-ment si
l’hyperplan orthogonal
nesépare
pao ces chambrer deWeyl.
Cela démontrel’équivalence
dea), b), c),
etd).
Soient
w,w’
$~/~
=B’~ . Alors,
si nousappliquons d),
nous voyonsque les chambres et
C(w’B)
ne sontséparées
par aucunhyperplan
li-mitrophe
dans0393Q(T)’
lacaractérisation
des chambres deWeyl (exposé
.11, théorème 1) ,
celasignifie
que= C(w’B),
i.e. w = w’ .2.-
a) Si V (: parcourt
la chambre deWeyl associée
à un groupeBDT , (-V) parcourt
la chambre deWeyl associée
à un groupe de BorelLa relation entre B et B est
symétrique ~
ces deux groupes deBorel,
ainsique les chambres
associées,
seront ditsopposés. Toute racine 03B2 prend
dessignes opposés C(B) et C(B).
b)
Lesintersections respectives
de Bet~ B avec
le centralisateur Zd’un
toresingulier Q~T
de codim 1sont
lesdeux groupes de Borel
de Zcontenant T o
c)
IIexiste un élément
et un soûlw~
~ tel quew~
B =B . Qn_a
w2B
= 1(élément neutre).
Si B’ = wBest
un groupe de Borelcentenant
T(w~ M))t
on a WB’ =DEMONSTRATION, a) résulte
duthéorème
1 del’exposé
11. Les chambresC(B)
etsont
situées
depart
et d’autre de touthyperplan
dequi
ne lesrencontre
pas, donc enparticulier
de touthyperplan limitrophe
d’une chambre(hyperplan orthogonal
à uneracine).
b) résulte
del’exposé
12(corollaire
do laproposition
1 etproposition 2) c)
L’existence etl’unicité
dewB résulte
de ce queM opère
d’unemanière
simplement
transitive sur les groupes de Borel contenant T(ou
sur les chambresassociées).
Commedéfinit
unautomorphisme
deF~(T)~
les chambreswC(B)
~~ et sontopposées ;
autrementdit,
wB =(wWp)B
=~
~"~ ~
,’
’
~ B B
La relation
~
== 1 résulte =w~B =
PROPOSITION 4.-
Avec
les notationsprécédentes, posons
pour w6 M, Buw
===
B’u.
AlorsBu
estproduit
semi-direct de sesdeux sous-groupes B et
B’uw . On a BuwB
=B". et B’wuB == (e) .
"" ’
’
’
DÉMONSTRATION.
Diaprés
laproposition 2, a
et lethéorème 1,
il suffit de montrer que pour toutc~~)
on a une et une seule des relations etP~
cela
résulte
de laproposition 4~c
et du lemme 2. Ladernière partie résulte
dece que
-(si
1désigne l’élément
neutre deM) P’1u
=Bu, Bu1
==(e).
On
peut
montrer facilement(cf.
le corollaire 2 de laproposition
2 del’exposé 12)
que tout sous-groupeP~(~~~)
est l’intersection d’une famille de spus-groupes Mais ilpeut
exister des sous-groupes deBU normalisés
par T
qui
ne sont pas de cette forme.3.-
Racines fondamentales.DEFINITION
3.-
Nousappellerons
racines fondamentales parrapport
au groupe de Borel B "D Tles-racines-associées
à Tet
B dont leshyperplans
ortho-gonaux
dansr.9.(T)
sontlimitrophes
de la chambre~(B) .
L’ensemble des racines fondamentales parrapport
à B sera(C ~) ~
ensemble desracines
négatives
sur~(B)).
THEOREME 2.-
Si ~
est le rang du groupealgébrique
connexesemi-simple G ,
i.e. la dimension d’un tore maximal de
G ,
il y aexactement ~
racines fonda-mentales par
rapport
à un groupe de Borel B .Considérées
comme formesliné-
aires surj~~T) ~
elles sontlinéairement indépendantes~
DEMONSTRATION Les
propriétés énoncées
nedépendent
pas de lamanière
dent ona
norme
lesracines ;
autrementdit,
ce sont despropriétés
deshyperplans
li-mitrophes
deC(B) c L’indépendance linéaire
des0( E ~ If
aété démontrée
aunuméro
4 del’exposé
11(page 9) .
Pour que leur nombresoit égal à l ,
il fautet il suffit que 1~ intersection II des
hyperplans limitrophes
de seréduise
à(0)$
Or legroupe,de Weyl
estengendré
par lessymétries
parrapport
à ces
hyperplans (exposé lly théorème 2).
Le sous-espace H est donc l’inter- section de tous leshyperplans limitrophes
des chambres deWeyl
dansP~(T).
Il est donc de la forme
F (Q)?
où Q est lacomposante
connexe de l’inter- section des toressinguliers
de codim l’ de T .D’après
lethéorème 2,
e del’exposé 12,
H ==(0) ,
PROPOSITION 5.-
a) Toute racine
esttransformée
par au moins unélément
deTfT?
d’une racine fondamentale
par rapport à
B..
b) Le groupe semi-simple
Gest engendré par -les
centralisateurs des toressinguliers Q !>I
C. T de codim 1lorsque ~ parcourt 03B2
’"DEMONSTRATION.
a) Soient 03B2
uneracine,
Hl’hyperplan orthogonal
à/3
dans.r.8(T),
Bt un groupe de Borel tel que H soitlimitrophe
de la chambreC(B’) .
Si~
est tel que wB’ ==B , w./3
est fondamentale parrapport
àB ou à
B ~
dans ce dernier cas, est fondamentale parrapport
à B.b)
Ilrésulte
dea)
que tout centralisateur d’un toresingulier
de codim 1de Test
trasnformé
de l’un desZ ~
par unélément
deÎ# .
Or ces centra-lisateurs
engendrent
G(exposé 12, théorème 2,d) .
Il suffit donc de montrer que le sous-groupeengendré
par lesZ, (« 8 ù ")
contient le normalisateur N de T. ,Or~)
estengendré
par lessymétries
parrapport
auxhyperplans
limitrophes
deJ~(B) ~
et l’intersection N se compose de deux classes moduleT :.T lui-même
et la classe dont leséléments définissent
lasymétrie
parrapport
àQ~ .Le
sous-groupeengendré
par lesZ.
contient unsystème
degénérateurs
deN ,
donc Nlui-même.
LFMME 3.- Soient G
un groupe algébrique
connexe(non nécessairement
semi-simple)
dont le groupe deWeyl
est d’ordre2,
T un toremaximal,
B et-B
deux groupes de Borel
(avec il l’espace homogène G/B , Alors,
sil’on fait
opérer
B sur/7 , à
sedécompose
en deuxorbites ;
chacune d’elles contient exactement unpoint invariant
par T. Ceténoncé
reste valable si l’on yremplace
par sonimage p~r
unmorphisme bijectif.
/
DEMONSTRATION. On n’a fait
qu’énoncer,
sous une formeplus géométrique,
desrésultats établis
au cours de ladémonstration
du leimne 1.de l’exposé
12.COROLLAIRE. Avec les notations du lemme
3, si
o" est unélément
du normalisateurde
T non contenu dans soncentralisateur,
est unepartition
deG .
DÉMONSTRATION.
Si l’on fait Bo
=
B ,
lespoints
de 03A9 invariants par T sont lesimages
de B et de6" B ;
lesimages réciproques
de leurs orbites par B sont B et B () B .PROPOSITION
6.-
Soient G un groupe connexesemi-simple,
un groupe de Borel et un toremaximal,
etc ... commeprécédemment.
Alors :a)
pour queB£
seréduise
àl’un
desP~,
il faut et il suffit qued É Ô$* et
que w soit .lasymétrie
parrapport à l’hyperplan orthogonal à ~.
Nous poserons dans ce cas
C.
=(o{~ é ~) .
b) C~
est un sous-~groupedistingué
de Son normalisateur contient le centralisateurZ~. ~ Q..
c)
’DÉMONSTRATION. a)
Soitw E ~f) .
Ladétermination
desP.
CB:
seramène
à la recherche des
hyperplans limitrophes
de chambres dansqui
séparent ~(B)
et~(wB) ~ diaprés
laproposition 3,d
et laproposition
4.-.
L’énoncé
est alors uneconséquence
facile duthéorème
1 del’exposé
11(et
des
développements qui précèdent
soncorollaire) .
Il enrésulte
en effet quedeux chambres sont
séparées
par un seulhyperplan limitrophe
si et seulementsi elles ont un mur commun dans cet
hyperplan limitrophe,
si elles sonttransformées
l’une en l’autre par lasymétrie
parrapport
à cethyperplan.
b)
Ilrésulte
duthéorème
1 que est un sous-groupe stable maximal deBU .
Il est doncdistingué (lemme 1,b) .
Soit ufiélément
deZo(
appar-tenant au normalisateurde T mais non à T
~)*
Alors lasymétrie w E ’(1/D? associée
à a estdéfinie
parl’automorphisme intérieur associé
àCet
automorphisme permute BU
etwBu .
Il conserve donc leur intersectionB_~
=0~
normaliseC,
. Posons =A
est ungroupe de Borel de sa
partie unipotente
estAo(
=Po ’1’ 0 Co(
est
normalisé
par T et parPo( (puisque
donc parA .
Maisdu lemme
3) ZO{ =iL«
DoncZ 0B
normalisec)
On a : B =TB~
=C~
= Donc :Z~B
== = == =Z.
==4.- Structure de
l’espace homogène G/B.
THéOREME
3.- Soient
G ungroupe algébrique connexe,
B un groupe de Borelcontenant un tore maximal une
variété algébrique
surlaquelle
Gopère algébriquement
ettransitivement~
de telle sorte que le stabilisateur d’unpoint
soit un groupe de Borel.Alors~
si l’on faitopérer
B fise
décompose en
un nombre finid’orbites:
chacune d’elles contient exactementun
point
invariant par T .DEMONSTRATION. Si G n’est pas
semi-simple,
le radical R de Gopère
tri-vialement sur car il est contenu dans l’intersection des groupes de Borel.
Nous pouvons donc faire
opérer
surfl
le groupesemi-simple G/R ,
etremplacer
B par son
image qui
est un groupe de Borel deG/R.
Nous nous ramenons ainsiau cas où G est
semi-simple,
ce que nous supposeronsdésormais.
Soient
(0"" w)w e-1J{)
une famille dereprésentants
des classes mod. T du normalisateur N deT,
ete?
lepoint
de 1) invariantpar
B. Alors lespoints
deIl
invariants par T sont lespoints (w
E1>6») , qui
corres-pondent
aux groupes de Borel de G contenant T.Montrons d’abord que pour
w ~
w’ .Le stabili- sateur de (TeB
dans G est wB = 03C3B’y" ;
son stabilisateur dans B est B~wB =B’wuT .
Si Be- et B03C3w’eB
avaient une intersection nonvide,
ilscoïncideraient
(comme
orbites par B d’unmême point) ;
les sous-groupes T et seraientconjugues (comme
stabilisateurs de deuxpoints
d’unemême orbite),
ainsi que leursparties unipotentes
etB’w’u. Diaprés
la
proposition 2~b
on auraitB’~
=B~ ~
d’où w = w’diaprés
laproposition
3.
~Montrons maintenant pose -Q’ ==
~Y’ =~..
Il suffit de montrer
que diaprés
laproposition 5~
quepour
~( ~ .
Considérons eeB~03A9.
Le stabilisateur estA,
== i.e. un groupe de Borel doZ~ . Désignons .
par03C3~
unélément
de
N~(Z~- T) .
Le corollaire du lemme 3 montre queZ~==
~~~Z ~03C3weB
= 03C3eB~A , 03C3~03C3 03C9eB. Comme
==(proposition 6,c),
V~B~weB = BZ~03C3weB
=B03C3weB~B03C3~03C3weB . 03C3~03C3weB = 03C3w’eB,
avecw’~ M).
Donc
weB = B03C3weB~B03C3w’eB~03A9’, Z~03A9’~03A9’,
cequi achevé
ladémons-
tration.
COROLLAIKE 1.-
Supposons
Gsemi-simple. Alors
lesensembles B03C3wB ,
où
w ~ M), définissent
unepartition de
G . Pourchaque w ~ M) , l’appli-
cation
(b,b’)~b03C3w
b’de Bu
x B dans B03C3w B estbij ec tive .
DÉMONSTRATION. Prenons 03A9 ==
G/B .
Les ensembles constituent uneparti-
tion de
G , image réciproque
de lapartition de 03A9
en classes detransitivité
suivant B . Comme le stabilisateur de dans B est
B~T ~
et que Best
produit
semi-direct deBuw
et del’application
Buw
dansB03C3weB
estbijective.
En remontant àG ,
on endéduit
que toutpoint
deBy
B ==B S"
Bs’écrit
d’une.manière
et d’une seule sous la formeb(f w b’ indiquée.
COROHLAIRE 2,-
Supposons toujours
Gsemi-simple.
Alorsla dimension
del’orbite
est la dimension de
Buw L’orbite
deest ouverte dans
-Cl
La somme ’ des dimensionsdes orbites B03C3weB
estégale
an , dimension commune de 03A9 et de
Bu (pour
tout w~ M)) .
Les orbites par B de dimension(n-l)
sont les ensemblesavec les notations de la
proposition 6, l’application
estbijective,
pour.f!li.. ( Ób 1:1 .
Si G est de
rang l, sa
dimension est est .unepartie
ouvertede G ,
etl’application de
dans estbijective.
DÉMONSTRATION.
Toute orbite par D est unepartie épaisse, et, plus précisément,
une
partie irréductible
ouverte dans sonadhérence (exposé 5,
lemme4).
Laréunion
desadhérences
des orbites B03C3e
estf3 ;
comme03A9
estirréductible,
l’une de ces
adhérences
est~1 ~
et parconséquent
l’une des orbites estun ouvert de Une seule orbite a cette
propriété,
car deux ouverts de 03A9 ontune intersection non vide. Nous avons vu que
l’application
deB
surest
bijective ;
la dimension de B03C3 2eB est doncégale
à celle deBuw,
d’oùdim
Da7 we13 ~ n . L’égalité
nepeut
avoir lieu que siD~
= 1,e, si W =Wp.
La somme des dimensions de
B w
et de estégale
à n ,puisque B
estproduit
semi-direct deDU
et deD’u
= .. Pour que dimBU
=(n-1 ) ,
il faut"
w w
~~~
wet il suffit
DU == 1 ~
i.o. que soitsymétrie v« définie
par
c:>o( (d- E B*) .
Les orbitesBeB (01- E- B*)
sont donc les seules de dimension(n-l) ; rappelons qu’on
aposé C03B1= B’uw03B1
= Prenons03A9 = G/B 0
Si G est de
rang 4 ~
B = est de dimension(n+Î),
etdim
G = dim D -!-+ dim
G/B
==(2n+). L’image réciproque
de l’ouverteB
dans G est l’ou- vert B03C3wB B =03C3wB(03C3-1wBB03C3wB)B =0-L’application
b’ deBu B
danswD
D est
bijective ;
lepetit
calculprécédent
montrequ’il
enest de
même
deInapplication (b,b’)~bb’
de dansBB ,
ou encore del’application
de dansB .
PROPOSITION 7.-
Reprenons
les notations dusupposant G
semi-simple~
un sous-groupe à unparamètre
de 1’.Alors~
siDEMONSTRATION. L’élément
xpeut s’écrire
x =b03C3we , avec b~Bu , et,
pourt on a tx = tb03C3 weB = = Nous allons
remplacer
BU
par un espace vectorielKn
de lamanière
suivante. Ordonnonsl ’ensemble Ôh
’.des racines r::J.
négatives
sur( G~ = {o( 1 ’ .. - , el. n £ > . Alors,
avec les notations duthéorème 1~ l’application ~s définie
par~(~i~~~~)
== 1: 0( (03BEi)...03C403B1 (03BEn)
estbijective (proposition 1, c ).
Lemorphisme 03C6
de1 "
K*x ~
dans Kdéfini
parse
prolonge
on unmorphisme
deK*
xK~
dansK (K*
=K
u~oo~ ) ~
enposant
03C8(,(03BE1,...,03BEn ))
=(0,...,0) ;
oneffet,
tous les entiers03B1i,>
sontstrictement